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 Quand il aurait mieux valu préférer l'épée à la plume. [En cours]

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Arsène Carlier
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MessageSujet: Quand il aurait mieux valu préférer l'épée à la plume. [En cours]   Dim 28 Mar - 1:00

Première apparition : quand il aurait mieux valu préférer l'épée à la plume.

La plume, plus forte que l'épée ? En un sens, cela était vrai. Parmi les jeunes élèves d'Arsène, certains mêlaient savamment l'escrime orthographique à leur grand art de la catastrophe ; une habileté curieuse que le Professeur, pour sa part, ne souhaitait absolument pas connaître, mais qui manquait souvent la faire s'allonger par terre pour se laisser mourir. Ha. Ha ha. S'ils avaient su.

En fin de journée, lorsque l'heure de la correction des dictées arrivait, les pensées d'Arsène pour ses adorables élèves revêtaient fréquemment de fausses allures charitables. Un blâme intérieur allumait son œil, une frénésie malsaine prenait sa main, et le porte-plume, armé d'encre rouge, s'acharnait avec la dernière perversité sur la – malheureuse - feuille et les immondices qu'elle contenait. Puis un petit sourire sardonique venait ponctuer le remarquable rétablissement d'ordre dont elle était la fière – si fière – garante.

Finalement, l'on pouvait dire d'Arsène qu'elle était une enseignante passionnée. La douce effervescence du parc n'aurait su la distraire de sa tâche. Elle s'installait ordinairement à l'extrémité d'un banc – des fois qu'un valeureux s'approcherait et oserait occuper l'autre, les jambes croisées, une pile de copies sur les genoux. Arsène estimait que ses élèves, les futures élites de la Haute Société, se devaient d'avoir une irréprochable écriture manuscrite. Elle abhorrait en conséquence les automatismes des claviers et autres tueurs de charme et de distinction du même acabit. Les élèves, rois ? Certainement pas. La Reine, c'était elle. Durant les heures de cours qu'elle dispensait, ses élèves avaient tout intérêt à savoir négocier leurs caprices s'ils ne voulaient pas les voir sévèrement battus en brèche.


Le jour ne déclinait pas encore tout à fait quand Arsène sentit sa plume trembler violemment au-dessus d'un mot – qui en réalité n'en était plus vraiment un. Quelle aberration. Pourtant... Elle retourna la copie, parcourut des yeux ce qu'elle en avait déjà lu ; une écriture impeccable, une orthographe irréprochable, en outre, la somme de ce qui lui avait inspiré une si bonne impression jusque... jusque... Oh. Ce devait être une erreur d'étourderie. Bien sûr. Une si belle copie. En achever la lecture le lui confirma. Et comme de juste...
Arsène retrancha quatre points. L'erreur d'étourderie, dans son barème, avait toujours été ce qui coûtait le plus cher. Elle était assurément dans son bon jour pour n'en pas retirer un cinquième ; quelle idée avait-on de rendre une étourderie si flagrante ! Pensez, ce n'était alors plus une faute lexicale ou grammaticale ! Satisfaite – disons à moitié, parce qu'elle ressentait naturellement de la tristesse pour son élève, Arsène voulut noyer la copie corrigée sous les autres. Seulement, la fièvre qui n'avait cessé d'animer sa main – le chagrin, le chagrin – provoqua le soubresaut de ses doigts fins. La feuille vola, atterrit au sol dans un claquement sec, et glissa sur quelques mètres. Arsène, sans lever le menton, avait dédaigneusement suivi cette fantaisie papetière d'un regard certes bleu tendre, mais incrédule.


… Eh bien ? Qu'attendait-on pour la lui ramasser ?

[Libre ^^']




« Il est certaines gens dont l'indifférence et le mépris font plus d'honneur que l'amitié et les louanges. »


Dernière édition par Arsène Carlier le Dim 5 Déc - 21:38, édité 2 fois
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Archibald Altman
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MessageSujet: Re: Quand il aurait mieux valu préférer l'épée à la plume. [En cours]   Lun 26 Avr - 17:17

S’il n’en tenait qu’à lui, un individu tel qu’Archibald aurait travaillé jour et nuit, jusqu’à ce que le seul repos qu’il connaisse ne soit son dernier. Il ne comptait cependant pas parmi ces bourreaux de travail déplaisants, qui n’ont cesse de se plaindre qu’on ne suit pas leur exemple et malheur s’ils se retrouvent dans une position de pouvoir, car ils exigeront alors que tous les imitent et fassent de leur bureau leur nouvelle demeure. Non, Archie avait l’humanité et le bon sens nécessaires pour comprendre que s’il se plaisait à cataloguer et élaguer indéfiniment les documents de la bibliothèque, tous ne partageaient pas sa passion démesurée pour le classement.

Qui plus est, si sa fidèle matière grise ne baissait jamais les bras, le reste de son corps, lui, en venait toujours à protester contre ses heures plus qu’extra-supplémentaires. C’était d’abord son dos qui lui indiquait qu’il était demeuré assis devant son écran – eh oui, il lui fallait malheureusement employer un minimum de technologie de pointe pour tenir les archives à jour – depuis trop longtemps. Solution temporaire : s’adonner à quelques étirements sommaires. Éventuellement, un fourmillement dans ses jambes, impatientes de lui être utiles, l’obligerait à se lever et à arpenter son bureau d’un pas pressé. Il arrivait à faire abstraction de la quasi-entièreté de son anatomie jusqu’à ce qu’il se frappe à l’ultime écueil : une vision récalcitrante. Lorsqu’il lui fallait cligner des yeux à répétition, retirer ses lunettes, secouer la tête et Dieu seul savait quoi pour ne pouvoir déchiffrer qu’une ligne d’un texte, il devait se rendre à l’évidence qu’une pause était de mise.

Dans une situation aussi désespérée – avouons que voir les lettres danser devant ses yeux relève du domaine du désespoir – l’Archibald Altman s’éloignait de sa précieuse tanière, s’aventurait hors du territoire connu d’Alyo Imperian et se réfugiait dans celui du Parc des Étoiles rouges. Un peu d’air frais – dans la mesure où on peut respirer de l’air frais, au sein d’un vaisseau recréant artificiellement une météo idyllique – lui faisait toujours le plus grand bien et lui rappelait avec nostalgie son sanctuaire de Lutia.

Archibald en était à rêvasser à l’idée de lire Plutarque dans son fauteuil élimé, au coin de l’âtre, verre de brandy en main et Laika la tête posée sur ses genoux, lorsqu’une feuille de papier vint se poser à ses pieds, un oiseau blessé, tombé de son nid, attendant d’être recueilli. Se penchant aussitôt pour se saisir délicatement de la belle abandonnée, il se redressa pour réaliser à qui appartenait la malheureuse fugitive (et compatir avec son sort, puisque qui n’aurait cherché à s’évader des griffes de cette Junon?).

« Oh, Madame Carlier. Mes salutations. »

Archie n’exprimait que trop souvent la surprise, celle de l’homme qui s’arrête jamais de s’étonner et s’émerveiller devant la diversité du genre humain. À cet instant précis, on pouvait percevoir la plus infime des circonspections dans ce « oh », comme s’il craignait presque d’avoir été pris sur le fait d’un délit pas encore commis. Pour sa défense, il fallait avouer que c’était une attitude qu’on adoptait souvent en face de sa superbe mais impitoyable interlocutrice.

« Je vous remets votre dû, » fit-il, rendant l’esclave à sa maîtresse.

Il se souvint tout à coup que converser avec une professeure d’étiquette du Maegna Institut sans retirer son chapeau était fort impudent et se dépêcha donc à se départir de son couvre-chef, puis lisser sa chevelure blonde, sans doute désordonnée.

« Beau temps, n’est-ce pas? » ajouta-t-il, en tournant la tête vers le ciel.

Un sourire discret naquit sur ses lèvres, alors qu’il songeait qu’à une autre époque, de tels propos n’auraient pas été aussi absurdes et qu’à une autre époque encore, la Dame Carlier et lui auraient sûrement été plus à leurs aises. La droiture et l’élégance de la Dame rappelaient à Archibald des temps révolus, ce qui n’aurait pu susciter que le ravissement de cet amoureux du passé… mais cela, c’était sans compter le réel tempérament de celle qu’on surnommait Arsenic. Ce sobriquet que lui avaient chuchoté, complices, des élèves de la Furie le guida tout naturellement vers une nouvelle interrogation :

« Comment se portent vos étudiants? Il me semble ne pas leur avoir rendu visite depuis trop longtemps. »


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Arsène Carlier
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MessageSujet: Re: Quand il aurait mieux valu préférer l'épée à la plume. [En cours]   Sam 1 Mai - 4:01

De ces gens qui ne voient pas les anges passer à leur suite. Qui soufflent autour d’eux, comme l’enfant souffle ses bulles de savon, les nues lactescentes d’une conviction naïve et impénétrable. Inconcevable.

Il y avait de cela chez Archibald. Et il y avait, chez Arsène, l’envie de lever une main froide à la hauteur de cette oreille par trop tendue d’espérance, pour tout rompre, sèchement, d’un seul claquement de doigts. Au diable le rêve.

C’était pourtant rêver que de penser soumettre tant d’opiniâtreté. Ce qu’elle n’admettait naturellement pas ; elle soumettait, dès lors qu’elle le décidait – figurez-vous le regard noir jeté spontanément au fond de la salle, pour l’imbécile qui ose, dans un toussotement, lui donner l’air d’une femme qui ne le décide pas souvent. Mais, Archibald ? Quelle apparence, alors, qu’Arsène Carlier pût épargner qui que ce fût ? Eh bien, voyez : plutôt que de vous répondre une banalité prétentieuse, « Ce n’est qu’une question de temps. », elle vous reprochera simplement votre curiosité déplacée – et retranchera quelques points en conséquence.

Enfin. Arsène laissa choir le voile de dureté qui lui ceignait la taille et descendit majestueusement de son socle. Comprenez qu’elle se redressa,
« Monsieur Altman. »
… ponctua son salut d’un mince sourire vide d’âme,
« C’est bien aimable à vous. »
… et récupéra la copie, qui glissa doucement sous les autres, comme elle aurait dû s’y résoudre quand Arsène l’avait décidé. Au lieu de s’improviser fugitive et relieuse de destinées opposées.

Oh. Arsène percevait absolument tout. Chaque faiblesse, chaque frémissement, dans la voix, au bout des doigts, des lèvres ; même la rougeur des oreilles. Et parce que je ne peux assumer la narration quand il s’agit de la discréditer, nous nous contenterons d’affirmer qu’elle avait ici bel et bien saisi l’inflexion particulière et somme toute éloquente de ce « Oh. » Si la Dame avait été d’humeur – un peu plus – badine, elle en aurait probablement souri, avec cette froideur plus prononcée qui exprimait chez elle de l’amusement – incompris vous-mêmes. Toute personne normalement constituée intellectuellement – ce qui soudain en disqualifiait beaucoup, admettons-le tout bas – réagissait ainsi face à… sa prestance, et sa grandeur, et son austérité inspiratrices des plus beaux commandements de la Raison, de la Pondération, de la Responsabilité. Cela dit, le regard de Madame Carlier se fit plus dur, plus inquisiteur – indiscrétion discourtoise pour les autres, nécessité d’enseignante exigeante pour elle. Ce chapeau que l’on n’ôtait pas… assez vite. C’est qu’elle dut penser très fort ; mais Archibald ne trouva pas grâce à ses yeux. Arsène fit couler sur le brouillon des cheveux blonds – pureté exaspérante – un jugement dépréciateur, et cette main qui tenta délicatement d’y mettre de l’ordre ne parvint pas à polir le tesson tranchant qui lui servait alors de regard. Réellement, il y avait en cet archiviste de quoi charmer les cœurs les plus fragiles. L’on croisait le sourire doucereux d’un requin à n’importe quel tournant, mais les yeux rêveurs d’un homme prompt à vous parler du beau temps… ? Ha. Ha ha ha.

Elle le laissa dire. Son visage s’adoucit un peu ; rien, paradoxalement, ne semblait pouvoir la rendre plus incisive que ce grimage fait de douceur, puisqu’il présageait ordinairement quelque mesquinerie on-ne-peut-plus dérangeante – pour ne pas dire agressive. Toutefois, jamais de morsure sans courtoisie :

« Vos illusions vous rendent presque charmant, Monsieur. Mais je vous en prie, installez-vous près de moi. »

Archibald avait du temps à lui consacrer. Sa voix, calme mais ferme, venait de le décider. Et il n’est que trop conseillé de trembler plutôt que de chercher à savoir comment elle, Arsène, pouvait avoir le moindre moment à offrir – surtout à cet individu là. Ce devait assurément être en rapport avec ses résolutions de bourreau élégant – nous l’avons dit un peu plus haut.

Arsène joignit les mains sur sa pile de copies, contemplative, rien qu’un instant – un point, au loin. Puis elle inclina doucement le visage, comme pour mieux considérer Archibald.

« Mes élèves se portent à merveille et ne semblent guère vous regretter. Ce qui est une bonne chose, sans doute. » Qu’importe que ses propos ne fussent pas nécessairement vrais ? Les visites d’Archibald avaient systématiquement apposé un baume apaisant sur les blessures qu’Arsène elle-même infligeait – encore une chose qu’elle ne reconnaîtrait jamais.
Un battement de cils.
« Puisqu’à l’évidence, vos livres et vous véhiculez trop d’espoir. Plus, bien plus que ces enfants n’en pourraient assumer. Heureusement, l’acharnement ne semble épuiser que vous... » Elle retraçait d’un regard insistant les couleurs d’une fatigue qui rongeait insidieusement les traits de l’homme. « … De même que vous êtes vraisemblablement seul à y trouver un sens – mais je ne vous apprends rien, n’est-ce pas ? Cependant, si je ne m’abuse, Monsieur, vous ne chutez pas encore ? »



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MessageSujet: Re: Quand il aurait mieux valu préférer l'épée à la plume. [En cours]   Lun 24 Mai - 0:00

Archibald avait retenu deux leçons de l’éducation que lui avait prodiguée sa Mère : d’abord, il n’était qu’un grand garçon rêveur et ses idéaux ne le mèneraient nulle part; ensuite, il lui fallait toujours respecter les dames, tout particulièrement lorsqu’en c’en étaient des grandes et que, logiquement, elles appartenaient à la Lux. S’il avait déçu sa génitrice à bien des égards, jamais n’avait-il failli à ces deux préceptes. Il ne s’offusqua donc pas de l’examen qu’on lui fit subir – et qu’il échoua probablement avec brio – et obtempéra quand la Dame Carlier lui intima de s’asseoir auprès d’elle. Appliquant à la lettre le premier dogme maternel (il aurait, de toute façon, été bien incapable d’y déroger), il opposa au cynisme cassant de son interlocutrice l’idéal auquel il croyait avec ferveur :

« Trop d’espoir, Madame? Je suis pourtant porté à croire que c’est la seule chose qu’on ne puisse avoir en ‘trop’. »

Rien ne trahit sa déception d’apprendre qu’il avait été si rapidement effacé de l’esprit des élèves du Maegna Institut, tandis que, de son côté, la vivacité des étudiants lui manquait grandement. Mais il n’était sûrement qu’un adulte parmi tant d’autres et l’apanage de la jeunesse était parfois d’oublier, mais surtout de se renouveler. S’il n’avait su graver dans leurs mémoires sa passion pour l’histoire et l’humanité, un autre réussirait à sa place. Le succès individuel et la satisfaction d’un seul ego n’étaient rien comparés à l’éveil intellectuel de toute une génération.

« Pourquoi ne pas leur laisser leurs illusions? Ils apprendront bien d’eux-mêmes et avec un peu de chance, ils continueront toujours à rêver. »

Son regard, qui avait erré d’un groupe de pique-niqueurs aux contours de l’hôtel de ville, se posa finalement sur l’aile de l’avion en papier dépassant de la poche de son pantalon. Il se remémora ce concours durant lequel Slava et lui avaient rivalisé de puérilité pour construire le plus grand nombre de Supermarine Spitfire dans son cas, et de Yakovlev Yak-9 dans le cas du Russe. N’allons pas croire qu’Archibald ne tenait pas à la réputation de sa bibliothèque; au grand contraire, il s’efforçait d’offrir les meilleurs services aux honnêtes citoyens d’UROS… et un sous-fifre du Ministère de la Propagande n’était certainement pas inclus dans cette catégorie d’individus.

Ainsi, lorsque l’archiviste avait surpris son réceptionniste en pleine confection aéronautique en face d’un de ces casse-pieds de bureaucrate (toujours obligé de taper impatiemment du pied et fulminer à grand renfort de soupirs et de roulements d’yeux), il n’avait pu s’empêcher d’y voir l’occasion en or de perpétrer un de ces petits actes de subversion sans conséquence (du moins, sans autre conséquence que celle de faire perdre son temps à un fonctionnaire de l’État). Prenant place aux côtés de Svyatoslav, Archie avait donc tenté de démontrer le savoir-faire de la famille Altman en matière de répliques miniatures de chasseurs de la Royal Air Force et ce, au vu et au su du disciple de Richard « Goebbels » Düsseldorf. Ce ne fut qu’à son vingt-troisième « cracheur de feu » que la bibliothèque fut débarrassée de la présence du sbire du M.P.I.P.

Retirant délicatement l’avion de son hangar de fortune, il la contempla d’une expression amusée tout en poursuivant sa discussion avec l’Érynie :

« Quant à moi, je vous remercie de votre sollicitude, mais hélas non, ma chute ne semble sur le point de s’achever. Soyez assurée, Madame, que vous serez la première informée du jour où enfin je toucherai le fond. »

Point d’acrimonie dans son ton, à peine l’ombre d’une ironie à la pointe aussi émoussée qu’une épée de bois. Il lui aurait fallu se prendre lui-même au sérieux pour répliquer avec plus de véhémence. Sa légèreté s’expliquait non pas par le manque de respect qu’il accordait à Dame Arsenic, mais plutôt par le peu de cas qu’il faisait de sa propre réputation.

« Bizarrement, j’ai plus souvent l’impression de m’envoler, mais sans doute n’est-ce là qu’une autre de mes illusions… »

Et à ces mots, l’avion prenait son élan et portée par le vent, s’éloignait de sa piste de décollage. Le sourire aux lèvres, il se tourna vers son interlocutrice et lui tendit un autre de ces vaisseaux de papier, l’invitant elle aussi à s’échapper vers des cieux moins austères.


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