Ou bien il aurait réussi à s'enfuir. Cependant cela, il en doutait fortement.

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Vesper E. Landerwijn
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MessageSujet: Ou bien il aurait réussi à s'enfuir. Cependant cela, il en doutait fortement.   Dim 2 Mai - 1:05

    Et comme par automatisme, cet automatisme détestable, il commença à courir.
    Fumer. Il n’y avait plus que cette idée qui hantait son esprit qui rongeait son corps. Il faudrait finir toute cette histoire au plus vite. Fumer. Il le sentait si bien. Ce manque. Et cette drogue qui l’aveuglait, l’enveloppait de sa dépendance néfaste, lui rappelait à chaque instant son existence qui faisait la déchéance de son être et ne le concentrait que sur un et unique but : arrêter cet homme.
    Alors il courait.
    Il remarqua à peine la présence du Lieutenant à ses côtés. Peut-être que s’il en avait eu pleinement conscience, il se serait tout simplement arrêté et aurait laissé M. Heajade continuer la poursuite seul. Le travail d’équipe, ce n’était franchement pas, non franchement pas… son truc. Mais en cet instant, il n’y avait vraiment plus que l’homme qui courait, cet inconnu en noir, qui l’intéressait. Et toutes ses pensées, toute sa concentration était bloquée sur lui. Sur cet être devant lui. Le rattraper. Le capturer. Fumer.
    Il remarqua à peine qu’il venait de quitter le Q.G. de la N.S.S. et qu’il s’élançait à présent dans la rue. Il ne faisait pas attention… et percuta un passant de plein fouet. Le choc fut comme une détonation qui le ramena à la réalité. Alors oui, il était bien dehors et devant lui il y avait bien le Lieutenant et autour de lui, il y avait cette foule qui les regardait courir, cette masse de gens aux visages étonnés, apeurés, énervés. Cette vague de personnes qui l’observaient, l’encerclaient de leurs regards. C’était ce sentiment encore de solitude, cette sensation familière d’être en opposition face au monde. Oui, ce sentiment, cette sensation, encore et encore.
    Merde, s’il avait eu le temps de fumer, tout ceci, tout ceci, il n’y aurait jamais pensé. Ne plus jamais y penser. Se concentrer sur cet être en noir et qu’il apercevait encore au milieu des autres.
    Courir. Faire marcher le monde.

    « Vesper ! »
    Ah oui, il était là lui aussi. Le Lieutenant.
    « Les papillons, ça te dit quelque chose ? »
    Il hocha brièvement de la tête sans quitter des yeux l’inconnu. Vesper n’avait pas fait attention au parcours de celui qu’ils pourchassaient, simplement trop obnubilé par cette envie de tabac qu’il n’arrivait pas à refreiner. Et cette envie s’était emparée de son corps, contrôlait son esprit, le poussait encore à courir. Mais courir, c’était toujours mieux que de s’arrêter. Il en était persuadé. La dernière fois qu’il s’était arrêté… Ah, la dernière fois qu’il s’était arrêté, qu’il avait pris le temps de regarder le monde… Non, il ne fallait pas s’arrêter. Tout plutôt que de s’arrêter. Continuer à courir. Ne pas lâcher l’homme des yeux. Alors il poussait, dégageait ces insignifiantes choses qu’étaient les hommes et il avançait.
    M. Heajade avait raison. Ils étaient bien au quartier des Papillons.

    « Vesper… »
    Encore. Vesper. Ne pouvait-il donc pas se taire ? La foule, ça n’avait pas d’importance. Mais le bruit, le bruit… Il ne pouvait pas supporter qu’on le dérange lorsqu’il était concentré. Il n’écouta pas même ce que le Lieutenant lui dit. Ne pas lâcher l’homme des yeux, c’était la seule chose qui l’intéressait. Le reste avait si peu d’importance.
    Il continuait à courir. Il n’y avait plus que cela à faire. Les rues s’amincissaient. Se dépeuplaient. Et bientôt il n’eut plus des ruelles étroites et vides. L’homme avait beau courir vite, son pas s’affaiblissait. Il n’avait aucune chance contre eux. Contre les deux plus hauts placés de la N.S.S. Il connaissait bien le quartier, cela ne faisait aucun doute, mais petit à petit, ce fut la peur qui remplaça son assurance. Il prit un embranchement, puis deux, s’enfermant lui-même dans son propre labyrinthe. La panique, sûrement. Encore une rue, puis deux et trois. Jusqu’où ? Jusqu’à… Jusqu’à l’impasse.

    C’était une rue banale, un peu plus large et simplement bloquée par un grillage. L’homme ne se retourna pas même pour voir où étaient les deux policiers. Il agrippa le grillage de ses deux mains pour entreprendre une fastidieuse escalade. Mais il ressentait à présent la fatigue de sa course qui avait engourdie ses membres, le ralentissant. Et puis il y avait cette peur, cette foutu peur qui le paralysait presque. Si bien que lorsque Vesper et son supérieur arrivèrent dans la rue, il n’avait pas commencé sa descente de l’autre côté du mur.
    Bien, il était foutu.
    Il fallait régler la chose au plus vite. Le Commandant sorti rapidement son arme. Il la pointa avec une précision redoutable sur une des jambes de l’homme. Sa main tremblait. Et il tira.

    La détonation éclata dans la ruelle comme un hurlement déchirant le calme. Il y eut un cri, puis le bruit d’une chute. Puis plus rien. Juste le silence.
    L’homme était tombé comme une masse de leur côté de l’impasse. Mais Vesper compris vite que ce n’était pas la douleur qui l’avait fait vaciller. C’était la peur. La balle avait du déviée de quelques millimètres du aux spasmes traversant la main du Commandant.
    Dommage.
    Mais le résultat était le même. L’homme était là, tremblant de peur, attendant juste qu’on vienne l’arrêter. Au moins, ça c’était réglé.
    Vesper tira une cigarette de sa poche. L’alluma et inspira un bouffée.
    Sérénité.
    Il ne tremblait plus. Il avait retrouvé son calme. Il avait retrouvé son naturel air supérieur et regardait avec une certaine fierté la proie qu’il venait de capturer. Maintenant, il pouvait en rire. Et il sourit.
    En cet instant, il ne pensait plus à Jess, ni à son avis quant à ce qui venait de se produire. Il n’y avait plus que cette satisfaction. Oui, il était satisfait.
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MessageSujet: Re: Ou bien il aurait réussi à s'enfuir. Cependant cela, il en doutait fortement.   Dim 2 Mai - 2:45

    Jess déboula dans la rue, quelques secondes après le commandant. Le suspect était en train de grimper le grillage, cependant il semblait avoir quelque peu de mal à s’exécuter. C’est maintenant ou jamais. Cependant avant même qu’il n’eut le temps de sortir son arme; et d’avoir un des membres inférieurs du fuyard, il aperçut son coéquipier, l’arme à la main, visant l’homme. Le coup retentit, la balle siffla en fendant l’air. L’homme tomba à terre, mais ne semblait pas blessé. Le lieutenant était pourtant persuadé que le coup l’avait atteint.
    L’homme gisait maintenant au sol, tremblotant, il avait le teint blême; et tentait surement de prononcer quelques mots, toutefois il ne sortait de ces lèvres que de long sons, sans réelle signification. Paralysé par la peur sans doute. Vesper sortit une cigarette, qu’il porta à ses lèvres, alluma puis fuma dans la foulée. Il semblait plus serein. Après quelques réflexions, Jess en déduisit que c’était le manque de tabac qui l’avait mit dans cet état durant la poursuite.

    Le lieutenant pris également le temps de souffler, mine de rien ils venaient de parcourir une distance considérable. Certains de ces membres tremblaient légèrement; et plié, les mains sur ses genoux, il reprenait son souffle. Il finit par se lever et aller s’adosser contre le mur; à son tour il sortit une cigarette de sa veste, il la plaça à sa bouche puis regarda derrière lui, personne. Malgré le coup de feu, personne n’avait réagit. Ca doit leur sembler commun dans ce genre de quartier. Jess sortit son briquet puis posa son regard sur le suspect toujours à terre, il n’avait pas bougé d’un centimètre, semblable à un cadavre, la seule chose qui l’en différenciait était encore et toujours ces tentatives vaines de prononcer une phrase. Les mots butant, les voyelles trainant longuement, et bégayement transformaient son discours en ce qui pourrait ressembler à des gémissements. Il alluma sa cigarette, puis leva la tête. Il inspira une première bouffée, ses poumons s’emplirent de cette substance devenue banale pour lui. Il pensait, sans cesse. Pourquoi ce dernier était-il allé dans l’enceinte du NSS pour s’en enfuir à toute allure lorsque Vesper l’avait bousculé. Derrière tout cela se cachait surement bien plus qu’un petit acte criminel.

    D’ailleurs le commandant avait fait un travail remarquable aujourd’hui, Jess était amplement satisfait, certes il ne l’avait pas vu souvent à l’action mais les évènements d’aujourd’hui venaient de lui montrer que ce dernier méritant grandement le rang qui lui était attribué, et que ses capacités sur le terrain étaient étonnantes, bien qu’il n’eut pas touché sa cible. L’homme en question était toujours en train de fumer, il avait un sourire au coin des lèvres, était-ce la satisfaction de pouvoir enfin fumer ou était-ce celle d’avoir enfin attrapé le suspect, bien que les deux soient probablement liés, Jess optait pour le tabac.

    Ses songes s’évaporèrent, puis il porta à nouveau attention à la loque qui s’étendait toujours à la même place. Il s’en rapprocha lentement, tirant quelques bouffées sur sa précieuse cigarette. La fumée qu’il recrachait était projetée en face de lui, elle restait suspendue dans l’air quelques secondes avant de s’écraser contre son visage, jusqu’à présent neutre. Au fur et à mesure qu’il s’approchait, le suspect semblait avoir progressivement de moins en moins de facilité à respirer, si bien que lorsque Jess arriva à ses pieds, il avait l’air de suffoquer. Jess baissa les yeux sur l’individu. De grosses goutes de sueur dégoulinaient de son front, et ses cheveux étaient trempés, il était à bout de force. Ses poings étaient serrés, et il était quelque peu recroquevillé. Une sorte de lumière bleue éclairait le peu d’espace présent entre ses doigts, le lieutenant tressaillit.

    Il tendit la main vers son poing; et il enleva les doigts un à un. L’objet se découvrait peu à peu. Après quelques secondes, et une petite série de gémissement de la personne qui restait toujours tétanisée, un biper se tenait maintenant dans la paume de cet homme. Sur le petit écran, on pouvait lire un mot qui clignotait; « help ». Jess laissa échapper un juron.

    « Merde »

    Un petit bruit sonore se fit entendre, Jess regarda alors immédiatement l’écran. Un deuxième message sur l’écran venait d’apparaitre; « on arrive ».

    Il leva la tête vers son coéquipier qui venait tout juste de porter un regard en sa direction. Il lui jeta lors le biper, qu’il réceptionna avec aisance. Il regarda la phrase à son tour. Ils allaient probablement avoir la compagnie, le problème était que le premier message devait avoir été envoyé depuis un petit bout de temps et s’ils savaient où leur ami se dirigeait, ils ne tarderaient pas à débouler. C’est ce qui advint à l’instant même ou Jess était en train d’y songer. Quatre individus firent leur apparition dans l’impasse. Celui qui était en avant semblait en être le chef, et il tenait à la main ce qui était surement une barre de fer.

    Le lieutenant fit une première somation, les individus marchèrent en leur direction. Il répéta sa sommation, il l’entonna d’une voix plus grave et plus dure. Ces derniers avancèrent encore. Une quinzaine de mètres les séparaient maintenant. Le leadeur souriait avec un air malsain, et l’un de membres qui était derrière lui fredonnait une chanson qui n’était pas audible de la où se trouvaient les deux agents.

    « Je crois qu’ils ne savent pas à qui ils ont affaire. »

    Jess regarda alors Vesper, et lui adressa un clin d'oeil suivit d'un sourire.
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Vesper E. Landerwijn
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MessageSujet: Re: Ou bien il aurait réussi à s'enfuir. Cependant cela, il en doutait fortement.   Dim 9 Mai - 0:24

    « Help. »
    Il n’y avait que ce simple mot écrit, sonnant comme le début des complications.

    Le spectacle était assez… spectaculaire et Vesper ne pu réprimer un sourire.
    Ils étaient quatre. Quatre adultes. Tous prétendants à cette attitude grotesque et exagérée de l’homme des quartiers peu fréquentables. Arborant cette démarche aux mouvements accentués dans une intention recherchée de provocation, ils possédaient cette expression du visage fier et narquois qui se voulait d’imposer un certain respect, presque une certaine peur. Et cette touche de méchanceté malsaine qui se dégageait de celui qui se trouvait en tête… Oui, c’était bien comme une caricature, une image amplifiée, aggravée et à la limite de l’excédent du ridicule.
    15 mètres.
    Ils avançaient avec cet air tranquille de ceux qui sont certains de leurs capacités, de ceux qui n’ont pas à craindre la défaite, qui ne réfléchissent pas mais se défont facilement des problèmes. Et sans doute, ils seraient amèrement déçus.
    A ses côtés, il y avait M.Heajade, et il n’y avait pas à s’en faire. Le Commandant ne doutait pas des capacités de son supérieur sur le terrain. Celui-ci lui adressa quelques mots auxquels Vesper répondit d’un signe de tête approbateur. Oh non, ils ne savaient pas à qui ils avaient affaire.
    10 mètres.
    Tout semblait si simple. Il n’y avait plus qu’à engager un combat. Le gagner. Puis arrêter tout ce beau monde. Tout serait simple et facile et tout rentrerait dans l’ordre, comme tout rentrait toujours dans l’ordre. Mais évidemment, les choses ne sont jamais simples ou faciles.

    Ce fut la surprise qui devança la douleur. Vesper avait à peine eu le temps de se retourner. Il avait à peine eu le temps de réagir. Le coup était parti sans prévenir et le couteau s’était lestement enfoncé dans sa chair. Il y eut une sensation de brulure transperçante puis ce fut le sang qui coula le long de sa chair pour imprégner ses vêtements. Il y eut un grognement et Vesper se prit le ventre entre les bras.
    L’individu en noir. Cet enfoiré. Il lui avait simplement fallu quelques secondes. Pendant qu’ils étaient retournés. Prendre un couteau et l’attaquer. Et lui, il l’avait oublié, ce détail sans importance et pourtant si peu négligeable. Comment avait-il pu ?

    « Petit enfoiré. » grogna Vesper.

    Et soudainement, tout s’accéléra. Déjà l’un de ces idiots se précipitait sur lui, fondant vers le Commandant à une vitesse insoupçonnable pour sa carrure. Vesper n’hésita pas même une seule seconde. Il attrapa l’individu en noir par la gorge et le projeta sur celui qui courait en sa direction. Les deux hommes se percutèrent violemment, l’un entrainé par sa chute, l’autre arrêté brusquement dans sa course, pour tomber dans un bruit de masses s’effondrant disgracieusement sur le sol.
    Et alors, Vesper ressentit un déchirement effroyable au niveau de l’impact du couteau. Il y eut un grognement puis celui d’un affaissement et il tomba à terre. Il n’y avait plus que la douleur de la blessure, effroyable lancinement qui lui déchirait le corps, qui le tétanisait. Il n’y avait plus que l’imbécile effort pour tenter de retenir le sang qui s’écoulait de sa plaie, tachait ses vêtements, éclaboussait le sol. Vesper était juste là, sur le sol, contre le mur de l’impasse. Il avait chaud et tremblait de froid. Quelque part par là, il devait y avoir le Lieutenant qui, sûrement, le regardait, se moquait de lui et se disait qu’il était bien un pitoyable Commandant pour la N.S.S. Et étonnamment, cela le fit rire.
    Mais déjà un autre de ces idiots fondait sur lui. Et tout ce que Vesper fut capable de faire, fut de regarder l’homme, sans bouger. Celui-là, il ne pourrait pas l’éviter.
    Il se tourna vers le Lieutenant et, avec étrange lenteur, il finit par dire :

    « Jess… »
    Et il y avait presque comme un soupçon de supplication dans sa voix.
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Jess Heajade
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MessageSujet: Re: Ou bien il aurait réussi à s'enfuir. Cependant cela, il en doutait fortement.   Dim 9 Mai - 17:10

    Deux des truands qui étaient maintenant dans la ruelle venaient de se percuter. Jess lui pour le moment ne bougeait pas, il songeait, il lui fallait un moyen de s’en occuper. Cependant son coéquipier ne tarda pas à tomber à terre. Il était blessé, et le couteau venait de l’atteindre au ventre; il saignait abondamment, et le temps lui était surement compté; semblable aux échecs, aujourd’hui c’était en un minimum de coups qu’il devait vaincre l’adversaire. Ils étaient trop proche pour qu’il dégaine à nouveau son arme à feu, bien qu’il très précis dans ses tirs, Jess aimait avoir clairement la cible en joue, et cette fois-ci il n’en n’aurait pas eut l’occasion.

    « Jess… »

    Vesper venait de lui lancer ce que l’on aurait pu qualifier d’un appel au secours, malgré sa blessure l’homme était talentueux; la surprise faisait partie du métier et nombre de fois Jess avait pris un coup à mains nues, ou avec une batte, une barre de fer ou autres armes de ce genre car il n’avait pas forcément fait attention à ce qu’il avait fait; ça faisait partie de ses anciennes erreurs, depuis il avait apprit, énormément apprit. Aujourd’hui il était seul face à la bande de salauds qui venaient de blesser Vesper, et cela pimentait le jeu. Un maximum de coups mais en un minimum de mouvements, pensait-il. Les phrases paraissaient illogiques ou bien incompréhensibles mais ce dernier avait déjà un plan tout prêt en tête. Bien que ces réflexions soient rapides, les deux hommes qui s’étaient percutés revenaient à la charge tandis que les deux autres regardaient la scène amusés.

    Kirt Layne… Ce nom lui revenait sans cesse à l’esprit lors de ces interventions cet homme qui l’avait protégé lorsqu’il était jeune, il n’avait malheureusement jamais entendu parler de lui à nouveau, mais depuis ce jour-ci il n’avait eu qu’une idée en tête, défendre les autres et savoir ce défendre. Il n’avait pas tiré qu’une cicatrice de son service militaire; vingt-deuxième jour, entrainement au combat rapproché, situation d’infériorité numérique. Ce jour-ci le sergent hurlait son nom, Heajade derrière, Heajade plus vite… Aujourd’hui il était temps de se dérouiller un peu, cependant il différerait de ce qu’il avait apprit, aujourd’hui il frapperait intelligemment.

    Lorsque le premier arriva, Jess tenta un direct du gauche, qui par manque de chance rata sa cible. Il se déstabilisa et prit un violent coup de poing au niveau du visage. Son nez saignait. Et il sentait ce gout métallique couler le long de sa gorge. Echec. Il fallait qu’il réagisse, et il ne tarda pas, il se remit rapidement sur pied et attrapa son assaillant. Il lui cogna la tête contre le mur aussi violemment que possible, provoquant alors un bruit court et étouffé. Le mur était maintenant souillé du sang de cet inconscient qui venait de frapper les deux agents et qui gisait pitoyablement par terre, inconscient. Une pièce de moins. Le deuxième tiqua seulement, mais continua sa course. Il saisit le lieutenant et brandit son couteau, geste de trop qui permit à Jess de lui déboiter le bras. Ce dernier hurla autant qu’il le pouvait puis Jess l’étala à terre et continua de le frapper aussi fort qu’il pouvait, son visage prenait la direction opposée à chaque coup qui prenait. Le sang giclait et Jess était maintenant recouvert de ce liquide chaud. Son adversaire étendu au sol, le visage démoli, gémissant. Il leva alors la tête. Ses poings étaient recouverts de sang, et son visage était parsemé de petites tâches rougeâtres.

    Les deux spectateurs qui étaient pour le moment amusés finirent par hésiter et se regardant l’un l’autre, prirent la fuite. Il laissa alors échapper un autre juron, il ne pouvait partir à leur recherche, et pour le moment la santé du commandant était beaucoup plus importante. Il se leva, trébucha, puis avança comme il pouvait jusqu’au blessé.

    « Vesper, ça va ? Réponds-moi ! »

    Le lieutenant commençait à s’inquiéter au fur et à mesure qu’il attendait une réponse, le commandant semblait respirer mais il ne répondait pas. Jess tâta les poches de sa veste, pas de portable… Il se retourna et chercha alors dans les poches de l’homme au visage démoli, il en avait un ! Il composa alors le numéro des urgences.

    « Allô, lieutenant Heajade à l’appareil, j’ai besoin d’une ambulance, maintenant ! On est aux papillons… Il y a un rue, et trois impasses on est dans l’une d’elles, Arkmeen oui, faites vite. »

    Il raccrocha, pourvu qu’ils arrivent à temps. Jess se rapprocha de Vesper et lui retira aussi doucement que possible les mains de sa blessure, elle ne saignait plus.

    « Tu vas t’en sortir Vesper, dis quelque chose! »
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Ou bien il aurait réussi à s'enfuir. Cependant cela, il en doutait fortement.

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