AccueilAccueil   Portail  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

 

 Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

we're watching you
Invité
Invité


MessageSujet: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Mar 4 Mai - 0:53

Les jambes croisées et les mains sagement posées sur ces mêmes genoux en un savant échafaudage, Sebastian attendait son patron avec la confiance tranquille de celui qui n’a rien à se reprocher. Un suspect s’était suicidé dans les heures suivant sa remise en liberté? Et alors? Si blâme il y avait, ce n’était sûrement pas à Sebastian de le porter, mais bien à ce malheureux qui s’était enlevé la vie. La culpabilité avait été trop lourde ou bien il avait tout simplement réalisé la vacuité de son existence. Peu importe. Cela n’avait absolument rien à voir avec le fait que…

« Nous savons tout, mon cher Monsieur. »

Trois jours. On a empêché 03Y0811-3019 de dormir depuis trois jours. Il vacille sur sa chaise. Encore plus difficile de garder son équilibre quand nos mains sont menottées dans notre dos. Bastian, lui, a la pêche. Il retourne chez lui se reposer pendant que 03Y0811-3019 est tenu éveillé, coûte que coûte. Pour le moment, il est assis sur le coin de la table et ses jambes ballantes décrivent un mouvement de pendule. À droite, à gauche, à droite, à gauche. Presque comme s’il voulait hypnotiser 03Y0811-3019. Dans la main, une pomme qu’il croque à belles dents. L’image même de la Tentation? Pas du point de vue de 03Y0811-3019 qui le fixe d’un regard partagé entre l’extrême fatigue et la haine indicible.

«
Tout. »

Bastian ponctue ses mots d’une bouchée de pomme. Il est d’une humeur sémillante, aujourd’hui.

« Si vous avouez, nous vous laisserons rentrer chez vous. Retrouver votre lit. Ça vous plairait, n’est-ce pas ? »

Un sourire. Ou plutôt, une variante du même sourire, celle qui est empreinte d’une complicité feinte.

« Et puis, entre vous et moi… Madame n’a pas à être mise au courant de ces menus détails de votre vie privée. Cela pourra rester notre petit secret. Bien sûr, il nous faudra conserver un enregistrement de nos séances en tête-à-tête, dans l'éventualité où il nous faudrait contre-vérifier certaines de votre déclarations, mais rassurez-vous, l'information demeurera strictement confidentielle, tant et aussi longtemps que vous vous conduirez en accord avec la loi.»

Il s’est penché pour le chuchoter à l’oreille. 03Y0811-3019 a frémi de dégoût, mais Bastian est conscient que le sentiment ne lui est pas seulement dirigé. Les paupières se ferment presque, l’enquêteur vient pincer une joue portant une barbe de trois jours, une mémé devant son petit-fils. Deux paires d’yeux se croisent. 03Y0811-3019 passe aux aveux, du bout des lèvres. Avant de quitter la pièce, Bastian lui tapote aimablement le dos.


Et bien sûr, il avait fallu que ces vautours de journalistes récupèrent toute l’affaire et la transforment en scandale. Sans doute que l’épouse de 03Y0811-3019 avait piqué une crise d’hystérie. Ah, si seulement elle savait…!

Au chuintement familier d’une porte Sebastian se redressa pour adresser un salut quasi-militaire au Lieutenant Heajade. Il aimait bien puiser dans son répertoire de comportements et déployer celui qu’il avait étiqueté au nom de « docilité obséquieuse. » Le gobelet de café posé sur le bureau en était un flagrant témoignage.

« Vous m’avez convoqué, Chef ? »

Il demeura debout, préférant se rasseoir qu’une fois qu’on le lui aurait permis. Chaque fois qu’il se retrouvait devant Heajade, une question lui brûlait les lèvres : « Comment on se sent, sans femme ni enfant ? » Il se censurait toutefois mentalement et ne formulerait sans doute jamais cette interrogation… à moins que le bon Lieutenant ne termine un jour dans sa salle d’interrogatoire. Rien n’aurait permis de deviner les pensées qui traversaient l’esprit de Bastian, alors qu’il poursuivait :

« Si c’est au sujet du tapage médiatique, je peux tout expliquer et si vous le souhaitez, je suis prêt à me présenter moi-même devant les journalistes pour défendre l’intégrité de la N.S.S. »

Un sourire. N’était-il pas charmant dans le rôle du brave petit soldat ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

we're watching you
Jess Heajade
Cold.
Messages : 55



Misc.
Relations:
Informations importantes:

MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Mar 4 Mai - 23:18

    Amusant, c’était presque le mot qui aurait pu décrire la situation. Pour une fois, la NSS était calme, les seuls bruits qui parvenaient aux oreilles de Jess étaient les chuchotements de certains, tout étaient collés aux fenêtres ou tournaient la tête en direction du monde, dehors, au pied du bâtiment. Cette situation quoiqu’inhabituelle était compréhensible, c’était aujourd’hui que la réputation de la NSS qui était mise en jeu, une drôle d’affaire à vrai dire, un interrogatoire, un agent aux méthodes efficaces -bien que critiquées par un certain nombre de personnes-, une libération, un suicide. A première vue tout semblait passer pour une personne qui ne souhaitait pas avoir de problèmes plus tard dû à sa déposition, certes les suicides quelques temps après un interrogatoire n’étaient pas fréquents et ceux qui survenaient se passaient généralement avant ce dernier, malheureusement pour nos chers agents maintenant l’ordre sur le vaisseau, cette fois-ci c’était différent, d’ailleurs cela leur avait valu des ennuis. C’était maintenant qu’attendaient une horde de journaliste près à questionner l’agent Sebastian Berkowitz quant au suicide de ce suspect retenu trois jours au poste et qui selon eux s’était suicidé à cause d’un abus de pouvoir et surement à la suite une torture soit disant mentale. A vrai dire le lieutenant se fichait un peu de savoir la vérité sur le fond de cette histoire, la réponse il la connaissait surement, la NSS est un grand pot ou l’on mélange une pate mixte; certains ingrédients sont doux, gentils et aimables, d’autres cependant épicent le plat, lui donnent un gout plus ferme, plus fort. Ces derniers ingrédients étaient tout aussi utiles que les doux; on peut dire que sans eux le plat demeurerait fade. Ce genre d’ingrédient avait d’ailleurs pour habitude de ne pas être très agréable pendant les interrogatoires et il était parfois possible que certains sortent avec quelques « égratignures » au visage, dû à une mauvaise chute ou quelque chose du genre.

    Jess était le genre d’homme qui ne portait pas de jugements trop hâtifs à propos de ce genre de méthodes, sur le terrain il savait se montrer impartial, et il savait que cuisiner longuement un suspect (bien que ce soit généralement inhumain selon certaines personnes d’Uros) se révélait plus efficace que l’adorable réplique du « Tenez, je vous ai apporté un café » suivit d’un interrogatoire sur un ton mielleux, l’interrogateur avec un sourire aux lèvres, tapotant sur l’épaule du suspect en lui rappelant qu’il est son ami, son confident et qu’il peut lui faire confiance. Parfois des méthodes plus rugueuses sont nécessaires et Sebastian était une sorte de maitre dans l’art de faire parler; c’était l’ingrédient épicé.

    Le lieutenant marchait maintenant à travers les bureaux ou au fur et à mesure qu’il s’y aventurait, les employés et agents se remettaient à leur travail, craignant la sanction qui ne tarderait pas à tomber s’ils ne dépêchaient pas de faire ce pourquoi ils étaient ici. Ils se dirigeaient maintenant vers son bureau où le présumé coupable d’après les médias attendait. La porte était fermée, et à travers la vitre, la forme floue semblait attendre, debout. Il appuya sur la poignée de la porte, puis entra.

    « Vous m’avez convoqué, Chef ? »

    Le lieutenant acquiesça en hochant simplement la tête; pour une fois il savait qu’il était inutile de blâmer l’agent malgré des techniques plutôt particulières, il avait toujours su se montrer convaincant et efficace. Même si d’autres parvenaient aux même résultats avec d’autres méthodes, Jess comprenait que les comportements et manières d’interroger dépendaient en grande partie du caractère des agents, tout différents.

    « Si c’est au sujet du tapage médiatique, je peux tout expliquer et si vous le souhaitez, je suis prêt à me présenter moi-même devant les journalistes pour défendre l’intégrité de la N.S.S. »

    Ce fut agréablement surprenant. A l’instar de la plupart des personnes que Jess convoquait dans son bureau et qui finissaient bêtes et honteuses, ne cherchant même pas une excuse, Sebastian lui semblait avoir déjà réfléchi à son action, et avait même trouvé une solution au problème qui s’imposait actuellement; à savoir ces abrutis, polaroïds et microphones à la main, qui attendaient tout une déclaration qui pourrait faire la une des journaux clandestins vendus généralement dans les rues des quartiers où résident la Ios et la Poojah ou autres médias, comme les émissions TV qui cherchaient sans cesse à monter implicitement le peuple contre l’état établi. Jess s’occuperait de son intervention plus tard, pour le moment sa préoccupation majeure était les évènements pour le moins anormaux qui se déroulaient en face de la NSS.

    « Eh bien je vous en prie vous m’expliquerez tout sur le chemin, nous allons clouer le bec à ces amateurs d’articles à scandales. Ah et tournez sept fois la langue dans votre bouche avant de parler; ils aiment les erreurs et les phrases ambigües. »

    C’est sur ces mots-ci qu’il l’invita à sortir de la pièce. La suite promettait d’être intéressante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

we're watching you
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Ven 7 Mai - 3:29

Bastian observait les mots s’écouler de la bouche de son supérieur avec fascination. Et cette démarche, ces mouvements. Tous si réels et si décalés à la fois. Voilà que ça le reprenait, ces moments d’absence durant lesquels il prenait plus que jamais conscience de sa condition d’extra-humain (et d’extra-terrestre, dans la mesure où chaque habitant d’UROS était également un être provenant d’autre part que feue la planète Terre).

Maman qui lui lisait Shakespeare. “Your face, my thane, is as a book where men / May read strange matters. To beguile the time, / Look like the time; bear welcome in your eye, / Your hand, your tongue: look like the innocent flower, / But be the serpent under't.” Et à lui de répondre : « Oui, Maman, » parce que “We will speak further” n’aurait pas été assez obéissant et « Oui, ma Dame » aurait été trop incestueux. Ressembler au monde, il n’aurait pu faire mieux de toute manière. Il avait grandi au son de tragédies et de brouillaminis, de fatalités et de déchirements. La comédie humaine ? Il ne la haïssait pas. Il n’en faisait seulement pas partie. La chair, l’enveloppe étaient bel et bien organiques. Quant au reste…

Le flottement ne dura qu’une fraction de seconde puisque déjà, il répliquait :

« Bien sûr, patron. »

Un hochement de tête alors qu’il passait devant le Lieutenant et que tous deux s’engageaient dans les couloirs des quartiers généraux de la N.S.S. Il cilla à peine lorsque, à peine après avoir franchi le seuil de la salle de presse, il était assailli de flashs d’appareils-photos et bombardé de questions. Des collègues de la Section A à la solide carrure leur permirent de se frayer un chemin jusqu’à l’estrade et Sebastian se rangea derrière son patron, pendant que celui-ci faisait taire la horde de journalistes. Comme à l’habitude, un sourire flottait sur ses lèvres tandis qu’il dévisageait la horde de reporters affamés. Oui, oui. Cause toujours. Je suis un être abject, il l’ignore, vous vous en doutez.

« Agent Berkowitz ! Qu’avez-vous à répondre à ceux qui vous accusent de torturer vos prisonniers ? »

Qu’ils se retrouveront bientôt dans ma salle d’interrogatoire.

« Agent Berkowitz, ressentez-vous de la culpabilité face à la mort de M. Nakhoda ? »

Pas le moins du monde.

« Agent Berkowitz… Le mauvais traitement que vous faites subir à vos suspects a-t-il un lien avec votre mission ratée sur le vaisseau Constantine ? »

Il tiqua. Ne fut-ce qu’une seconde, il tiqua. Qui avait lancé cette interrogation, hum ? Il plissa des yeux. La pouffiasse. Il la ferait traîner jusqu’à la Cage. Élevant prudemment sa main, Bastian tapota sur l’épaule du Lieutenant et demanda :

« Vous permettez, patron ? »

Un nouvel hochement tête entendu (Exit Lieutenant Heajade) et il s’avançait pour prendre la parole à son tour :

« Mesdames et messieurs… »

Look like the innocent flower. Il inspira profondément avant d’enchaîner:

« Je comprends pleinement vos inquiétudes tout comme celles de la population qu’il vous faudra rassurer et informer par le biais de vos articles. »

Rassurer avant d’informer avait-il failli souligner.

« Soyez certains que le N.S.S. tente d’agir avec le plus de transparence qu’il lui soit possible. Notre enquête a révélé plusieurs éléments sur le passé et les activités récentes de M. Nakhoda qui ont pu le pousser à commettre le pire, particulièrement lorsque nos agents, moi y compris, l’ont confronté à ses crimes. Associer le décès, ou plutôt, les circonstances du décès de M. Nakhoda avec notre investigation n’est toutefois pas une conclusion irréfutable. Si lien de causalité il y a, on le trouve plutôt entre les délits de M. Nakhoda et sa subséquente arrestation. »

Il avait joué son rôle. Quelques mots de plus et il pourrait tirer sa révérence.

« Si le doute persiste dans vos esprits, il vous sera possible de consulter nos dossiers, dès l’instant où ils auront été mis à jour, et vous pourrez constater par vous-même que le National Security System fait tout en son pouvoir pour protéger la population d’UROS avec honnêteté et efficacité. »

Argh. Cette fois, il en aurait presque éclaté de rire. Valait mieux se retirer du devant de la scène, des feux de la rampe avant qu’il ne cède à ses pulsions de se foutre ouvertement de la gueule de cette meute de pisse-copies.

« J’en ai trop fait ? » s’enquit-il, une fois qu’il se fut tourné vers son chef.


Dernière édition par Sebastian Berkowitz le Mer 4 Aoû - 0:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

we're watching you
Jess Heajade
Cold.
Messages : 55



Misc.
Relations:
Informations importantes:

MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Dim 9 Mai - 16:14

    Les questions fusaient de tout les sens et il était presque impossible d'en isoler la moindre, les mots s’entremêlaient, les phrases s’entrechoquaient, on assistait là à un parfait brouhaha, puis certains se turent et d'autres enchaînèrent, permettant alors à quelques questions d’être maintenant audibles. Sebastian ne semblait pas être gêné par cet amas d'interrogations. Les journalistes s’avéraient être une inépuisable source de questions et d’interrogations et ils auraient probablement tenu l'après midi (si ce n’est plus) si on leur en avait laissé la possibilité. Ils étaient vraiment tous les mêmes. Jess fut interrompu dans ses pensées par l'officier de la NSS (soit disant responsable du suicide de M. Nakhoda).

    « Vous permettez, patron? »

    Oui, il ne l'avait pas fait venir ici pour qu'il fasse office de pot de fleur, le lieutenant savait pertinemment que Sebastian saurait défendre l'intégrité de la NSS comme il l'avait si bien dit. Il hocha donc la tête et laissa la place à son collègue. Il attendait de lui un discours exemplaire, pas un charabia bafouillé comme la plupart des agents qu’il convoquait dans son bureau pour avoir des explications quand au chaos présent le matin dès six heures.

    « Mesdames et messieurs… »

    À peine venait-il d'entamer son discours que la presse de taisait, tendait les perches, et sortait les calepins pour noter tout ce qu'il aurait pu dire d'intéressant. Il continuait et malheureusement pour eux ce dernier eut un discours ne laissant paraitre aucune faille. Sebastian répondait même aux attentes du lieutenant, c'est pas mal du tout Berkowitz, j’appelle ça du bon boulot. La foule fut comme rassasiée un instant puis elle se remit à lui lancer un nombre incroyable de questions certaines parlaient de Constantine, tiens donc, comment étaient-ils au courant? Il obtint sa réponse dans la seconde qui suivit, mais pourquoi une telle question, ils savent tout. Il finit son discours puis se dirigea vers lui.

    « - J’en ai trop fait ?
    - Eh bien, un peu plus et ils fermaient leur clapets pour de bon ! Mais sacrée performance Sebastian. »

    Il lui adressa alors un sourire puis se dirigea vers l’estrade pour finir faire taire la presse et la faire quitter l’endroit; la NSS n’est pas une foire, c’est une structure militaire. Après avoir délivré un petit discours pour s’en débarrasser il en revint à “son mouton”.

    « Rentrons maintenant, rester ici ne ferait qu’attiser leur soif d’articles à scandales et autres conneries à publier. Venez dans mon bureau, je vous offre un café. »

    C’était surprenant pour Jess de s’être entendu dire cela; il n’invitait généralement personne à venir dans son bureau si une raison administrative ne le justifiait pas. Enfin bon, un café détendrait l’atmosphère, et s’il restait ici avec cette horde de fouille-merde, il finirait par rire de toute ces personnes et sa crédibilité en prendrait un coup.

    Ils refirent le même chemin que précédemment marchant alors le long des couloirs de la NSS, jusqu’au bureau du lieutenant. Jess était amusé, ce speech et cette foule qui y avait adhéré l’avait rendu de bonne humeur alors que ce matin même lorsqu’il se rendait à son bureau, on ne put pas dire qu’il fut très jovial. Tous travaillaient et semblaient avoir entendu le discours de Sebastian à travers le bâtiment, leur procurant alors la possibilité de ne rien faire de leur chaise et leur évitant ainsi les foudres de leur supérieur. C’était une journée qui s’annonçait bien, d’ailleurs avec le peu de travail que le lieutenant Heajade avait aujourd’hui, il aurait pu aisément sortir un peu de son bureau, en ce moment il avait une envie folle de trainer à la bibliothèque. Il se rapprochait de plus en plus de la porte de son bureau, et une question lui parcourut à nouveau l’esprit.

    « Au fait Sebastian, cet ho... »

    Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, la porte de son bureau était ouverte et il y avait trois personnes à l’intérieur, une femme accompagnée de deux hommes armés n’appartenant apparemment pas à la. Il mit à son tour un pied dans le bureau, les deux hommes le fixaient maintenant et la femme adressa alors à Jess quelques mots.

    « Nakhoda n’est pas mort, il a fui ce matin de la morgue. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

we're watching you
Trystan Brosca
Nss Rrenagate
Messages : 104



Misc.
Relations:
Informations importantes:

MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Jeu 4 Nov - 1:35

Il n’avait jamais eu de réel partenaire et c’était mieux ainsi. Paradoxalement, cela le confortait dans un rôle où il était à la fois une exception et dans le même temps l’homme de la situation. En temps que spécialiste de l’infiltration, il avait un statut assez particulier qui rendait difficile la présence d’un coéquipier même si ces derniers temps, l’essentiel de son temps était de mener des enquêtes de fonds sur les rebelles ce qui touchait plus à la section coordination. Pour combler ce trouble, on lui avait donc affecté quelqu’un et par la même offert un bureau au second étage.

Ce qu’on avait omit de lui dire, c’est l’aide qu’il devait apporter au démon qu’on lui avait affecté. Bice était une femme aussi volontaire que juste…Et parfois au point que son sens de la justice occultait sa raison, la poussant à reprendre des affaires que bon nombre de personne aurait préféré rester au fond d’un placard. Elle y voyait souvent un défi. Celui de réussir a faire jaillir la vérité avec ces propres moyens envers et contre tout…Et un homme comme Trystan n’ayant pas peur de se salir les mains et connaissait toujours les bonnes personnes lui était particulièrement utile.

Autant dire que lorsqu’on demanda un volontaire pour être son partenaire, cela n’avait pas fait un pli. Même si la plupart du temps Trystan menait ses affaires dans son coin, elle avait cette tendance a le mettre devant le fait accomplit et l’obligeait bien souvent à faire des choses qu’il n’aurait jamais fait d’ordinaire. Adossé contre un mur, il baissa la tête, dépité, obligé de traquer une saleté de chat d’une gamine. Témoin important dans une affaire de haut niveau avait elle dit.

Faut lui faire plaisir !

Faut la mettre en confiance !

Toute une matinée où ce sale matou l’avait fait passer un sale moment entre les incursions dans les magasins de lingerie féminine, la course poursuite sur les toits et surtout quand il avait du le récupérer dans un arbre et que cette saleté de bête l’avait cruellement griffé au visage. Il grinça des dents, touchant la compresse sur sa joue, frustré de cette ‘mission’. C’était l’heure de la pause café/clope.

‘‘J’aime pas que tu fume. Surveille mieux ta santé et tu devrais arrêter le café’’

Sans autre forme de procès, elle lui attrapa la cigarette pour la balancer dans le gobelet.

‘‘Je vais m’occuper du reste alors fait pas cette tête ! Dit toi que tu échappe au babysitting.’’

…Ok…

…Y a toujours pire. ..

Une leçon de sagesse qu’il valait mieux retenir. Il baissa un peu plus la tête avant de relever la tête. Un panneau d’information montrait la retransmission en direct du NSS sur ‘l’accident’ qui avait eut lieu pendant un interrogatoire. Il avait du mal à croire qu’un type aussi frêle que Sébastian avait pu faire quelque chose d’aussi violent. Enfin, il était assez expérimenté pour savoir que la nature humaine était aussi complexe que retorse. On trouve toujours un moyen quand on est déterminé et s’il y avait une chose que l’inspecteur de la coordination ne manquait pas, c’était effectivement cela.

Il soupira en se disant que l’opinion publique allait encore les descendre. On allait les taper sur les doigts, subir une restriction de budget pour marquer le coup et d’ici six mois, tout le monde aurait oublié la ‘pauvre victime’ qui avait bouleversé le vaisseau. Quelle connerie…L’hypocrisie humaine aurait du avoir des limites…Mais bon, dès qu’un homme se sentait dans son bon droit, difficile de ne pas se vautrer dans la simplification des faits et ce sentiment de justice absolue qui vous enveloppait.

Haussement d’épaule. Roulement d’yeux vers sa partenaire, l’air suspicieux.

‘‘J’espère que tu aura la décence de me ramener au NSS ’’

L’intéressée haussa les épaules, l’air détachée comme à l’ordinaire.

‘‘C’est demandé si gentiment’’

Retour au parking souterrain où le fauve attendait l’air mauvais sur sa banquette arrière. Trystan plissa les yeux…Ca sentait le carnage s’il montait dans cette voiture…Il le sentait…C’était pas un chat. C’était une expérience génétique échappé du Basha spécialement conçu pour lui rendre la vie impossible…C’était un complot il en était certain. Il se massa la nuque se demandant s’il n’aurait pas mieux fait de rentrer à pied quand il remarqua une personne pour le moins…Curieux. Pourquoi curieux ? Quand on se baladait avec un manteau qui était visiblement trop petit pour un homme et qu’on se baladait pied nu d’un air pressé…

Soit on avait des choses à se reprocher, soit on venait de faire des galipettes avec la femme mariée. L’option mari rentré à l’improviste ne semblait pas être de la partie quand Trystan pencha la tête sur le côté et fit quelques pas en avant pour reconnaitre finalement une tête connue. Quand il l’a reconnu, un large sourire presque sadique s’agrandit sur son visage. Il fit demi tour pour suivre l’homme.

‘‘Hey ! Trys ! Tu viens pas ?’’

Il secoua la tête regardant l’homme s’arrêter devant le coffre d’une voiture qui ne tarda pas à s’ouvrir. Trystan se rapprocha rapidement pour rabattre le coffre sur sa pauvre victime d’un coup sec, l’assommant à moitié. Sa partenaire manqua de hurler.

‘‘Merde ! T’est pas possible ! Avec la presse qu’on se colle en ce moment on avait vraiment besoin de ça’’

Il gloussa en relevant le coffre.

‘‘Mais non t’inquiète.’’

Il releva l’homme par le col. Le visage de Bice s’illumina.

‘‘Tiens donc…On fête halloween en avance ?’’

L’homme sembla vouloir dire quelque chose. Trystan lui balance la tête à nouveau sur le capot avant de vérifier l’intérieur du coffre. Vêtement de rechange, sac avec des papiers, un peu d’argent… Oh une arme ! Trystan sortit le sac de la voiture et prit ses gants pour prendre l’arme avant de jeter son présumé cadavre dans le coffre de la voiture avant de le verrouiller et de récupérer les clés. Ce dernier ne tarda pas à commencer à hurler et a tambouriner dès qu’il le put.

‘‘J’crois qu’il est pas vraiment content…’’
‘‘Ah ?’’

Bice se mit sur la pointe des pieds pour regarder le coffre en plongée.On pouvait reconnaître quelques « vous n’avez pas le droit » ou encore quelques « bande d’enflure » et enfin des « J’vais tous vous buter ». Elle regarda Trystan l’air désolée.

‘‘J’crois qu’il manque d’oxygène là dedans…’’

Trystan gloussa appréciant l’ironie de la situation…Techniquement, d’une manière administrative, le NSS n’avait que perdu un cadavre venant de sa morgue. Il visa le coffre et tira plusieurs coups. Il avait fait attention pour tirer à des endroits stratégiques ‘espérant ‘ qu’il n’avait pas tué le suspect qui étrangement était beaucoup plus silencieux. L’agent regarda par l’un des trous. Pas de sang.

‘‘J’crois qu’il a comprit qu’il faut pas trop prendre le NSS pour des idiots. Bon allez, moi je le ramène a Jess. Tu t’occupe du rapport’’

Il fit tourner les clefs autour de son index en sifflotant. Sa main chercha son paquet de cigarette et une flammèche ne tarda pas à illuminer le parking souterrain. Soupir d’aise ! La matinée se ne terminait pas aussi mal que ça finalement. Le retour au quartier général se fit très rapidement et il eut la bonne surprise de voir que Mister Nakhoda était blême et tremblant. On aurait vraiment dit un cadavre avec sa blessure à la tête. Sentiment de travail bien fait…Oui, il faisait preuve de mauvaise foi, d’ironie et de sarcasme…Mais il avait le droit !

Il prit le prisonnier sur son épaule et remonta par l’entrée principale pour tomber sur Jess et Sebastian. Il papillona des yeux un moment avant de regarder son prisonnier qui saignait sur son sweat…Il savait qu’il allait devoir justifier l’état de ce type, mais pensait qu’il aurait pu se préparer plus tôt. Heureusement pour lui, son visage n’avait aucune expression particulière. Il était là, planté, regardant le petit groupe.

‘‘Euh…J’l’ai trouvé comme ça…Juré...’’
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

we're watching you
Jess Heajade
Cold.
Messages : 55



Misc.
Relations:
Informations importantes:

MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Dim 7 Nov - 17:58

    Les informations que le groupes donnaient à Jess semblaient être réellement importantes, Nakhoda n’était donc pas un petit poisson. Comment le coup du suicide avait-il pu aussi bien marcher ? Maintenant c’est un scandale qui ferait le tour de l’Uros s’ils ne résolvaient pas le problème d’ici la semaine, voir moins. Une des grandes questions était comment un homme qui était vraisemblablement en blouse ou nu pouvait s’échapper du NSS comme ça, sans même se faire remarquer et/ou arrêter. C’était bluffant. Alors qu’ils parlaient Jess décrocha un peu. Sebastian continuait de parler avec les trois personnes présentes dans le bureau. Preuve d’une incompétence encore flagrante. Alors qu’il détournait le regard, c’est Trystan qu’il vit planté devant eux.

    « - Trystan ? »

    A sa grande surprise, il était là avec un cadavre sur l’épaule. Jess eu une envie soudaine de lui demander ce qu’il foutait avec ça ici. Et encore plus si ce ça était encore vivant.

    « - Euh…J’l’ai trouvé comme ça… Juré…
    - Quoi ? Non mais… »

    Jess se reprit. Après tout c’était Trystan et les découvertes qu’il faisait bien qu’invraisemblables l’étaient… S’il avait dit qu’il l’avait trouvé comme cela, alors c’était vrai. Il tourna la tête et interpella deux agents.

    « - Bien, il m’a l’air de bouger. Vous deux là-bas, amenez-le dans une des salles en bas et arrangez vous à ce qu’il ne salisse pas plus le sol de la NSS. »

    Les deux s’exécutèrent et débarrassèrent de Trystan le poids qu’il trainait depuis son arrivée. Les trois personnes regardaient Trystan avec un air ahurit, Sebastian lui ne décrochait pas le regard de la tache de sang, au pied de son collègue.

    « - Le mieux serait qu’on discute un peu de l’état et des circonstances dans lesquelles vous avez trouvé Mr. Nakhoda, Trystan. Dans mon bureau, maintenant. »

    Il restait maintenant à se débarrasser des trois personnes qui n’avaient pas arrêté de baragouiner à propos de l’incapacité du NSS à surveiller ces suspects (bien que celui-ci soit mort, et que monter une surveillance h24 des cadavres aurait été surprenante). Ainsi qu’à congédier Sebastian pour le moment, l’heure étant aux explications de son agent de l’unité anti-terrorisme.
    Il fit signe à Sebastian qui comprit de suite, les trois autres personnes après avoir compris que rester ici n’avait plus aucune importance répondirent une dernière fois avant de s’en aller.

    « - On vous recontactera Mr Heajade, des hommes passeront le chercher demain. Veillez à ce qu’il soit encore vivant d’ici là. »

    Ce genre de réponses arrogantes lui rappelait le Basha et la façon dont la hiérarchie permettait aux supérieurs de vous traiter comme un moins que rien. Enfin, c’était comme cela que ça marche, et s’énerver après deux chiens et leur maitresse n’aurait rien arrangé, le plus vite ils partaient, le plus rapidement Jess saurait ce qui pour le moment attisait tant sa curiosité, le don de l’agent Brosca pour créer des situations étranges et tout simplement incroyables.
    Jess regarda les trois personnes s’en aller par l’entrée principale, fit demi-tour, et tourna la poignée de son bureau. Trystan l’attendait sur la chaise. Il entra puis ferma la porte derrière lui. Lâcha un soupir et se plaça dans son fauteuil.

    « - Vous êtes vraiment l’agent le plus aléatoire du NSS, Trystan. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

we're watching you
Trystan Brosca
Nss Rrenagate
Messages : 104



Misc.
Relations:
Informations importantes:

MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Dim 7 Nov - 19:12

Quel dommage d’avoir été prit de court. Il aurait pu trouver une belle histoire pour enrober de sucre la dure réalité de la vie et la situation particulière dans laquelle se trouvait Mister Nakhoda. Il aurait peut être réussi à aller jusqu’au fond du dossier en apportant des éléments d’explication vis-à-vis de son exploit. Il aurait fait un beau ruban et aurait parachuté le dossier sur le bureau de ces supérieurs qui n’aurait pas regardé de trop près les circonstances de l’arrestation. Heureusement qu’il avait fait attention à ne rien laisser derrière lui.

« - Vous êtes vraiment l’agent le plus aléatoire du NSS, Trystan. »

Les paroles de Jess ne manquèrent pas de fendre un sourire prédateur sur les lèvres de l’agent. Il écarta les bras dans un nuage de nicotine.

‘‘Ah les affres des mots et de la communication. Les poètes n’auront jamais fini d’en rire et de s’en jouer ’’

Il gloussa en coinçant son clou de cercueil entre deux doigts.

‘‘ Aléatoire ? Je trouve particulièrement vexant le fait que vous puissiez caresser l’idée que je m’en remets à un ou plusieurs éléments hasardeux pour résoudre une enquête. Mes états de service, mes dernières évaluations, mon éducation et ma famille parle pour moi…Mais je suppose que tout n’est qu’une question de présentation ? ’’

Il ferma les yeux, la mine semblant démontrer qu’il était particulièrement content des derniers dénouements de l’affaire.

‘‘ Quand un homme sort bourré d’un bar et qu’il reprend sa voiture, on ne peut pas vraiment dire que c’était le hasard s’il a prit un poteau sur le chemin du retour. Tout comme une certaine personne qui se fait passer pour morte et qui s’évade d’une morgue….Je sais pas….Mettons réussisse à passer outre nos caméras et nos patrouilles me parait évidement faible pour ne pas dire impossible. De ce fait, cette personne à du faire certain compromit en passant par des endroits où il était certain de ne pas être vu ou tomber sur un membre du NSS en patrouille. Le risque était calculé…Même s’il n’a pas prit en compte le retour de mission d’agent déjà en exercice sur le terrain qu’il ne pouvait prévoir dans son équation. La clef de la réussite était dans la rapidité d’exécution de son plan et non s’en remettre au hasard. ’’

Il croisa les jambes, tirant une nouvelle bouffée de nicotine.

‘‘Ce n’était que la fatalité s’il est tombé sur un agent en exercice. Maintenant, ce n’était pas un hasard si ma voiture était garée là alors que j’étais en opération pour le compte d’un autre agent. Ce n’était pas non plus un hasard si mon œil exercé à remarqué la tenue étrange dans laquelle il se baladait. Mais si vous voulez parler de la fréquence d’éventuels évènements analogues, j’avoue que ce n’est pas tout les jours que cela m’arrive même si vous semblez croire le contraire. ’’

Oui, la langue Trystan était toujours aussi acérée dès que l’on en venait à une joute orale. Surtout quand il s’agissait de mettre ne perspective une situation.

‘‘Aléatoire ? Non...Surprenant tout au plus. Plein de surprise au mieux. Toujours plein de ressource pour ne citer que le dernier rapport d’évaluation de mes compétences. ’’
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

we're watching you
Jess Heajade
Cold.
Messages : 55



Misc.
Relations:
Informations importantes:

MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Mar 9 Nov - 0:51

    La fumée qui émanait de la cigarette de Trystan se mêlait à présent à celle de M. Heajade. Ce dernier était détendu. L’affaire sur le point d’être close, les pisse-copies qui resteraient sur leur faim, et un scandale médiatique qui n’éclaterait donc jamais. A vrai dire, ce n’était pas une si mauvaise journée.

    « - Aléatoire ? Non...Surprenant tout au plus. Plein de surprise au mieux. Toujours plein de ressource pour ne citer que le dernier rapport d’évaluation de mes compétences.
    - Je n’entendais pas par aléatoire hasardeux, vous m’excuserez mon abus de langage, c’est bien de surprise dont je voulais parler. Et je ne doute en rien de vos compétences M. Brosca. »

    Jess esquissa un sourire. Le lieutenant considéra la réponse de l’agent assis en face de lui, cela faisait longtemps que personne n’avait argumenté correctement ou daigné défendre sa cause avec autant de conviction. Tout cela enchantait profondément Jess. Il y avait en effet peu de choses à dire, l’argumentation de Trystan lui avait profondément plu. Il faut avouer que le lieutenant ne prenait guère le temps de convoquer du monde dans son bureau pour des affaires secondaires, ceci limitant fortement les visites qu’il recevait. Des tas de feuilles inondaient le bureau, ces derniers temps Jess n’avait pas le temps de s’y pencher. La plupart étant des demandes de mutation de section. En parcourant les piles des yeux, Jess entraperçut la demande d’un ancien agent qui avait eu le malheur de se battre dans les bureaux. Le NSS c’était parfois la jungle. Le lieutenant esquissa un second sourire puis porta sa cigarette aux lèvres afin d’en tirer une bouffée. Il porta à nouveau son regard sur le héro du jour.

    « Vous avez vraiment fait du bon boulot. A vrai dire j’aurais aimé en savoir plus sur M. Nakhoda mais apparemment le plaisir de le faire n’est pas dans mes cordes, le basha parait impatient de l’accueillir dans ses quartiers. »

    A vrai dire, s’il en avait eu l’occasion, il serait descendu s’en charger lui-même, cet homme lui avait pourri la matinée, et il savait pertinemment que les trois personnes envoyées par le Basha ne lui avaient pas tout dit. L’affaire semblait toutefois intéressante. Le lieutenant posa les mains jointes sur son bureau.

    « J’ai cependant envie de discuter avec notre invité du jour. Je vous retrouve en bas dans un quart d’heure si l’envie vous en prend également, après tout c’est votre prise de la journée. »

    Sur ces mots il enjoint l’agent à quitter le bureau avec lui. Comme à son habitude, la sortie de M.Heajade engendra un arrêt des activités puériles des agents de la section action et du brouhaha constant lors de son absence. Les doigts recommençaient à taper sur les claviers, l’encre coulait sur certains papiers et les agents circulaient plus tranquillement, se mêlant aux témoins, avocats, et suspects appréhendés. Certaines personnes lui adressèrent des salutations, qu’il rendit d’un hochement de tête. Puis Jess se dirigea vers la machine à café. Il en avait besoin, réellement. Arrivée à portée de la machine tant convoitée du bâtiment il passa son badge à l’endroit adéquat, et observa le nombre de crédits restants inscrit sur le petit écran à LED : « illimité ». A vrai dire il s’en fichait complètement, la nicotine était plus importante à ses yeux que la caféine. Choisissant un café court et attendant patiemment que ce dernier ait coulé, il le prit et se dirigea vers l’escalier menant dans un petit couloir débordant de portes métalliques. Après l’avoir descendu, il le traversa, pensif. Statique, près de la porte portant le numéro quatre, il approcha le café encore brulant de ses lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

we're watching you
Trystan Brosca
Nss Rrenagate
Messages : 104



Misc.
Relations:
Informations importantes:

MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   Jeu 11 Nov - 0:53

Une brève satisfaction passa dans le cœur de l’agent, bien heureux que son discours ait détournée l’attention du Lieutenant à coup de demi-vérité et de mensonge par omission. Et puis qui cela intéressait les détails ? L’important c’était que la mission était remplit et que le suspect soit toujours vivant. Il saignait un peu, avant frisé la crise cardiaque, pouvait encore menacer de parler à la presse mais entre la pression du Basha et celle du NSS, il n’était pas certain qu’il sorte d’une cellule…A vrai dire, si les militaires reprenaient l’affaire, il y avait bien des chances pour que le suspect ne passe pas la journée de demain.

Au moins la journée finissait mieux que sa matinée.

« J’ai cependant envie de discuter avec notre invité du jour. Je vous retrouve en bas dans un quart d’heure si l’envie vous en prend également, après tout c’est votre prise de la journée. »

Trystan détourna le regard…Ca…Ca ne lui allait vraiment pas. D’une part parce que le suspect pouvait baver sur son dos mais surtout parce que cela l’ennuyait profondément de faire interroger un suspect du Basha. Il avait beau être du NSS, il était d’une famille de militaire et avait toujours le projet un jour ou l’autre de revenir dans le giron de l’armée. Que Jess mette son nez dans les affaires de l’armée c’était une chose qui lui hérissait le poil. Surtout quand les affaires en question devaient être vraiment sales. Le laisser l’interroger ? Seul à seul ?

Pas moyen. D’un détachement total il haussa les épaules.

‘‘Pourquoi pas…Je ne vois pas vraiment l’intérêt pour une affaire classée mais si c’est ce que vous voulez ’’

Il se leva, se dirigeant vers un bureau pour prendre un écran tactile, téléchargeant la paperasse qu’il allait devoir remplir pour le transfert. Cela faisait un moment qu’il n’était pas descendu dans les cellules. Il avait plutôt l’habitude des interrogatoires musclés dans une ruelle qu’une bonne conversation. Il entra donc dans la pièce ou attendait le suspect menotté. Blême mais silencieux, tout aussi silencieux que lui l’agent du NSS s’assit en face de lui, posant l’écran tactile devant lui, fouillant ses poches à la recherche de son stylet. Il tomba d’abord sur son paquet de cigarette dont les volutes ne tardèrent pas à envahir la pièce.

Il sentit le regard du suspect le darder, semblant peu désireux de parler. Trystan prit une position plus confortable, appellant sur l’écran les papiers du transfert pour le Basha. L’air de rien…Il commença à les remplir dans l’ambiance lourde qu’il essayait lentement d’établir.

‘‘Vous avez essayé de me tuer tout à l’heure…’’

Trystan cocha une nouvelle case.

‘‘Je ne connais aucune procédure concernant les hommes officiellement décédés. Celles sur les suspects en fuite sont beaucoup moins contraignante…Surtout quand on ajoute à la liste des crimes la complicité de haute trahison.’’

Les yeux du suspect s’étrécirent. Sa voix était toujours aussi calme que la sienne.

‘‘Vous n’avez pas le droit. Vous n’avez aucune preuve.’’

Trystan haussa les épaules.

‘‘ Révisez votre manuel de droit. Je peux mettre en accusation n’importe qui pour n’importe quel motif. Je vous accorde que sans preuve, cette accusation sera déboutée par mes supérieurs ou le juge. Si cela ne suffit pas, je peux encore vous mettre en accusation pour une demi-douzaine de chef d’inculpations différentes : Délit de fuite, vol de matériel appartenant au NSS, attentat à la pudeur, usurpation d’identité, association de malfaiteur, conspiration… ’’

‘‘ Pathétique. Vous essayez de me faire parler en prêchant le faux.’’

Le regard bleu de trystan frappa son interlocuteur. Il délaissa sa tablette pour se laisser aller sur sa chaise et coincer sa cigarette entre deux doigts. Son visage ne laissait rien apparaitre de ses pensées ou émotion.

‘‘Vous avez déjà parlé…’’

‘‘ Foutaise ! Vous essayez simplement de me manipuler.’’
‘‘Vous pensez ? C’est le Basha qui va vous récupérer…Et s’il ne vous récupère pas ce soir, c’est qu’il y a une raison bien précise : Ils préparent en ce moment même votre transfert. Vous savez ce que cela veut dire ? Fourgon blindé, escorte et une cellule ou vous serez mis au secret pendant une durée indéterminée. Au mieux vous passerez à huis clos devant une cour martiale au pire ils vous laisseront croupir dans une cellule sans que vous avez pu passer devant une parodie de justice.’’

Le suspect montra quelques signes de nervosité.

‘‘ Spéculation. Vous n’avez toujours aucune preuve de ce que vous avancez. Si j’étais si important, ils m’auraient prit ce soir s’ils devaient cacher quelque chose qui les gênent.’’

‘‘Pourquoi ? Vous êtes peut être disposé à parler peut être ?’’

Le silence s’installa une nouvelle fois entre eux. L’agent du NSS laissa une nouvelle vague de nicotine franchir ses lèvres.

‘‘C’est bien ce que je pensais…Et des preuves j’en est plein…Même en mettant de côté le Basha, il me suffit de voir ce que vous avez fait ici. Pour se faire passer pour mort, vous avez probablement usé de quelque chose capable de vous faire tomber dans un état de catatonie avancée. Assez pour vous faire passer pour mort et ainsi effacer vos traces. Pour sortir d’ici, il vous a forcement fallut un pass…Dans le cas contraire, même si vous l’avez volé, il vous aura tout de même fallu mettre la main sur les plans du batiment. Un secret bien gardé. Dans un cas comme dans l’autre, vous avez eu l’appui de quelqu’un, ne serait ce que pour atteindre le parking souterrain. Argent, arme, vêtement, faux papiers…Vous aviez tout prévu. Je doute que votre unique but était de faire passer le NSS pour des abrutis…Vous fuyez et ce n’est pas à la portée du premier criminel de faire ce que vous avez fait.’’

A voir combien son interlocuteur gardait le silence, Trystan savait qu’il n’avait pas tapé loin avec ses déductions. Il était temps de mettre un peu plus la pression.

‘‘Que vous parliez maintenant ou plus tard, cela ne fait aucune différence pour moi. J’ai les numéros de série de vos billets…Je peux les retracer jusqu’à une banque…Un compte…De là, tout est possible. Et si cela ne l’est pas…C’est que l’affaire vient de gagner en complexité. ’’

Il laissa le sous entendu flotter. Un réseau…Espionnage…Crime organisé…Dans le cas contraire, si l’argent était facilement tracable, il obtiendrait tout un historique sous le couvert de la sécurité du vaisseau et une mise en accusation pour haute trahison d’un suspect qui venait de disparaitre. Le Basha ferrait peut être le ménage. Il l’espérait comme il espérait que les types qui s’occupaient de cette affaire connaissaient leur métier. Dans le cas contraire, retrouver les complices ne serait qu’une question de temps. Il ne fallait pas être pressé dans ce genre d’affaire.

‘‘Si j’avais vraiment envie de savoir, cela ne serait pas si difficile. Il suffit de prendre son temps et de savoir où et quand regarder. Maintenant, il y a deux solutions. La première, c’est de laisser faire. Demain vous ferrez un tour, vous rencontrerez des gens et vous allez faire un pari avec votre vie. Des informations, un service qu’importe au final. Après…Peut être que l’homme à côté de moi pourrait vous trouver une solution à l’amiable peut être. Une prison vaut une autre, mais si la cage est dorée ca peut changer la donne…Non ?’’

Maintenant, il avait fait tout ce qu’il pouvait. Ce n’était plus dans ses compétences…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


we're watching you
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Desperate Times Call For Desperate Measures [Jess]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BIENVENUE À BORD :: WELCOME TO ARKMEEN :: N.S.S QG :: Section action-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forumactif.com