Just one night

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Trystan Brosca
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MessageSujet: Just one night   Mar 29 Juin - 21:24

Le cycle de la nuit commençait lentement son œuvre sur le quartier des affaires. Difficile de parler d’une vrai nuit, surtout dans cette partie du vaisseau qui ne connaissait jamais l’ombre. Mais il y avait quelque chose de bien plus obscur ici qu’ailleurs. Dans cette foule sans visage d’une jeunesse désabusé aussi bien que doré, je trouvais quelque chose…Une impression de désespoir, de chaos peut être…D’une génération qui vivait sans aucune limite et qui n’arrivaient pas à trouver ses marques. Comme les ailes d’un papillon cherchant frénétiquement l’air sous ces ailes…Mais bien trop fragile pour espérer pouvoir s’envoler un jour. Le nom de ce quartier était si bien choisit…Assez pour me permettre de savourer toute l’ironie de cette situation.

*J’aimerais pas être à la place des patrouilles du coin*

L’idée de passer son temps à ramener des camés et des alcooliques chez Papa-Maman en évitant de faire un rapport trop détaillé lui retournait l’estomac. Boulot ingrat mais nécessaire…Tout cela pour que la loge ‘noble’ soit tranquillisée alors qu’il y avait des affaires plus urgentes à traiter. Bah, tout le monde n’apprécie pas d’être au cœur de l’action. Haussement d’épaule, nouveau soupire…Nouvelle cigarette. Difficile de trouver un coin sombre mais au détour d’une ruelle tout était possible dès qu’on quittait les artères noires de monde. De là, je pouvais observer le flux de personne sans qu’on fasse trop attention à moi. En l’espace de quelques minutes, vous pouvez avoir l’impression que le monde peut passer sous vos yeux. Vous vous rendez soudainement compte en fixant leurs visages combien ils sont absorbés par leur propre vie. Cette manière de se déplacer…De s’habiller…En faisant un peu attention, on peut deviner pas mal de chose sur un homme.

Tout comme celui là qui faisait tâche dans le décor. Un peu trop rond, suant abondamment, légère calvitie et la large chemise blanche des employés de bureau. Inutile de dire qu’il ne devait pas être à sa place parmi la jeunesse dorée. Avec un léger sourire, j’écrasais ma cigarette rejoignant la foule anonyme, me glissant derrière lui. Les mains dans la poche ventrale de mon sweat, mon doigt se crispa sur le chien de mon arme dans un cliquetis mécanique audible pour ceux qui pouvait y faire attention. L’homme s’immobilisa, tremblant légèrement, désirant se retourner avant d’être stoppé par ma voix.

« Niraj, Niraj…Inutile d’attirer plus l’attention que tu ne l’as fais jusqu’à présent. Tout va bien ce passer. Tout est dans le sac je suppose ? »

L’homme bafouilla quelque chose sans y arriver et fini par hocher la tête. Si nerveux…Oh bien sûr j’y étais pour quelque chose. Monsieur 03Y1222-2016 avait bien des choses à se reprocher. Que ce soit dans sa vie professionnelle ou personnelle. Pas de quoi fouetter un chat mais la conscience était une chose complexe et l’imagination nous pousse parfois à penser des choses étranges. Moi qui lui proposait l’absolution de tous ces péchés, comment ne pouvais je pas lui demander de faire soudainement preuve de générosité et de professionnalisme en lui demandant quelques informations sur des malversations financières et gratuitement qui plus est ? Oh j’avoue que de profiter d’un faible d’esprit à qui il avait simplement fallut lui promettre d’entrer des dossiers qui n’existaient que dans son esprit dérangé me causait presque des remords…Presque.

« Voilà comment cela va se passer. Tu va simplement mettre le sac au sol et tu va partir sans te retourner de la même manière que tu es arrivé. Tu va rentrer chez toi et oublier ces derniers jours. Merci pour votre bienveillante coopération en espérant ne plus voir votre nom réapparaitre dans nos fichiers »

L’homme hocha la tête en détachant la sangle de son sac à dos et le laisser glisser au sol avant de disparaitre. Imaginer son expression de soulagement me décrocha un sourire attendrit. Si la vie pouvait être aussi facile tout les jours ! Mais cela ne serait rien comparé aux expressions fermés de ses collègues devant les données que j’avais récupéré de manière…Disons…Tout à fait fortuite. Est-ce qu’ils hurleraient de frustration ou râlerait devant le travail supplémentaire donné ? J’avais presque hâte. En ramassant le sac, je remarquais d’autres personnes qui ne faisaient pas très couleur locale. Je pestais intérieurement. Ces données devaient déranger la mauvaise personne et non ceux que je cherchais. Trop propre sur eux et maintenant j’étais repéré. La foule à cela de bon qu’il est difficile de circuler à contre courant. De quoi me donner quelques minutes pour m’engouffrer dans une autre ruelle.

J’attrapais les disques de donnée entre mes dents pendant que je me défaisais de mon sweat trop reconnaissable de loin. Rangeait mon arme dans son holster à la ceinture et le recouvrait de mon long tshirt noir. J’éparpillais mes affaires un peu partout pour brouiller les pistes et ressortit dans une autre artère en simple t-shirt. Je n’eus aucun remord à m’emparer d’une écharpe non loin de son propriétaire trop absorbé par le décoté de son amie et la passait autour du cou. Derrière moi, les gorilles bousculaient du monde, littéralement rivé à leurs radios. Cela s’annonçait mal pour sortir tranquillement du quartier. Au moins ils n’avaient pas vu mon visage. A peine le signalement d’un homme seul en jean…Ce qui devait correspondre à plus de 60% de la population masculine. Mais il valait mieux ne pas prendre trop de risque. Ils cherchaient un homme seul et transporter ces disques n’allaient pas m’aider.

Il y avait bien plusieurs groupes de jeune parmi lesquelle je pourrais m’intégrer mais les gorilles se rapprochaient trop rapidement pour espérer faire illusion assez de temps s’ils faisaient un minimum attention. Je cherchais frénétiquement une solution quand j’aperçu une femme seule tenant un sac à la main. Je glissais les disques à l’intérieur, lui prit le sac des mains en passant mon bras autour de ces épaules en chuchotant mon appartenance au NSS. Quand mes poursuivants passèrent près de nous, je m’arrêtais pour me pencher vers elle, tournant le dos à la foule tout en surveillant la situation du coin de l’œil. Ils n’avaient rien remarqués de particulier. Mon rythme cardiaque s’abaissa alors que je soupirais. Il était temps de m’excuser et de prendre congé. D’un large sourire que je réservais pour ces occasions, ma voix se fit plus douce et mon visage plus tranquille. Un masque…

« Merci de votre compréhension mademois…. »

Mes yeux croisèrent les siens…Puis firent attention aux lignes de son visage, fin, racé, impérieux. Cela me disait quelque chose. C’était presque familier. Et puis soudainement le flash. Le cœur manque de faire un battement, l’esprit s’affole, les pensées deviennent confuses.

« M-ma Dame ? »

J’avoue que c’était la première fois que cela m’arrivait et que je ne savais plus où me mettre. C’était un coup à être muté dans un coin miteux…Ou a disparaitre subitement sans laisser d’adresse. Je devais faire quoi ? C’était impossible qu’elle soit là ! Il devait y avoir des gardes du corps, une escorte, quelque chose du genre ! Ma main trembla légèrement quand elle quitta son épaule. Je devais me mettre au garde à vous ? Pour l’afficher encore plus ? S’il n’y avait personne, c’était certainement qu’elle devait avoir une sorte de rendez vous secret non ? Oh #####...j’avais mis le doigt sur quelque chose ?

*Si c’était que le doigt*

Le sarcasme n’était pas de mise…Mais cela m’avait presque fait sourire. Je devais faire quoi maintenant ? Faire semblant de ne pas l’avoir reconnue ? Un peu tard maintenant. Je me raclais la gorge en me frottant la nuque mal à l’aise.

« Euh…Y a-t-il quoique ce soit que je puisse faire pour me faire pardonner ? »

Sourire gêné, yeux fermés….Plus qu’a espérer qu’il n’y avait pas un sniper dans le coin avec son viseur sur ma nuque…


Dernière édition par Trystan Brosca le Mer 1 Sep - 20:50, édité 1 fois
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Viveka Van Aalbrück
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MessageSujet: Re: Just one night   Mer 30 Juin - 16:07

Le menton dans la paume et le coude sur la table, Viveka regardait distraitement le plafond. Décoré dans un style moderne, le bar dans lequel elle était diffusait une musique jeune et dansante, pleine de vie et de pulp qui n’encourageait qu’à aller se mouvoir sur la piste. Sauf que voilà, l’Impératrice n’en avait pas envie. Pas de cavalier ? Non, pas vraiment. Elle était seule à sa table et certains étaient venus la voir pour l’inviter mais elle avait poliment décliner. Une jambe croisée sur l’autre, le portable sur la table, elle attendait un hypothétique message. De qui ? De ses enfants peut-être, ou de son amie Elena ? Ca c’était déjà plus probable. Si Viveka était libre de ses mouvements, ça n’était pas tout à fait le cas de son amie, puisqu’elle avait désormais une école à gérer. Mais ça ne les empêchait pas de passer un peu de bon temps. En l’occurrence, elles avaient été en visioconférence pendant tout l’après-midi que l’Impératrice avait passé dans ce bar, à glousser comme une lycéenne. Ecouter ce qu’il se passait dans le bureau d’Elena était parfois à mourir de rire. Des excuses bidons des étudiants aux frasques enflammées de la jeune femme, il y avait le choix, c’était comme de suivre une série à l’eau de rose comique. Du genre… Edgemont. Clueless ? Peut-être.

Mais pourquoi le faire dans un café bar ? Tout simplement parce qu’elle pouvait avoir de délicieux cocktails à l’œil, voilà tout. C’était trompeur cependant, puisqu’à peine avait-elle terminé une boisson que le verre vide était enlevé, remplacé par un plein. Il y avait plus pratique pour compter le nombre de verres ingurgités… Qui lui offrait ces verres ? Des hommes souvent. Des femmes plus rarement. Viveka n’était pas désagréable à regarder, alors ils ne perdaient rien en tentant leur chance, n’est-ce pas ?
Oui alors je sais ce que vous vous dîtes… Comment l’Impératrice peut faire ça, blablabla… Et l’honneur de la famille impériale ? Que dirait Nicholas… ? Oh la barbe ! Elle avait bien le droit de vivre un peu pour elle aussi non ? Et puis de toutes façons, elle ne faisait rien de mal. Elle n’était pas saoule, loin s’en faut, se tenait d’une façon tout à fait correcte et ne flirtait pas effrontément. Et quand bien même ça aurait été le cas, personne ne l’aurait reconnue.

A chacune de ses apparitions publiques, Viveka arborait la même coiffure et le même maquillage compliqués. C’était une savante élaboration que l’association des deux, un maquillage aux traits fins mais foncés, noirs, qui sublimaient son visage et faisaient ressortir ses yeux. Visage dégagé par des cheveux tirés en arrière et montés un peu comme une délicate pièce montée, fragile, sophistiquée, distinguée. Or, cette façon d’apparaître en publique aux côtés de l’Empereur, dont elle cassait l’apparente rigidité, était toujours la même. Aussi, personne n’imaginait que l’Impératrice, et ce même dans l’intimité, se maquillait et se coiffait autrement. Personne, sauf les membres du NSS et ses proches, qui avaient eu l’occasion de la côtoyer en dehors de ses heures de bains de foule.

Aussi, avec son opulente chevelure blonde, presque blanche, complètement libre de ses mouvements, pendante sur ses épaules et aux boucles bien dessinées ne dépendant que de la gravité, Viveka était-elle presque assurée de passer inaperçue. Ajoutez à cela une tenue anodine, composée d’un pantalon noir à rayures blanches très près du corps de la taille aux cuisses et qui par la suite tombait droit, ainsi que d’un tee shirt noir d’une simplicité notable et le tour était joué. Elle n’avait eu qu’à accessoiriser pour rendre l’illusion parfaite. Des petites sandale, un collier en argent ressemblant à un torque féminin, une montre et voilà la femme lambda. Bon, certes, ça serait la femme lambda de la Lux mais bon… Il y avait certaines limites à la volonté de Viveka de passer inaperçue. Il était hors de question qu’elle se change en clocharde de la Ios… Attention, elle n’avait aucun préjugé vis à vis des gens venant de milieux plus modestes, elle ne leur crachait pas du tout dessus. Mais il était hors de question qu’elle mette les pieds dans leur loge ou tente de se faire passer pour eux. Ca, jamais.

Enfin, elle n’en était pas encore réduite à cela, n’est-ce pas ? Alors qu’est-ce qu’on fait ?…
On regarde sa montre. Elle avait encore un peu de temps devant elle, mais préférait rentrer en prenant son temps. Aussi porta-t-elle l’olive piquée dans son verre par un cure dents à sa bouche, la croqua-t-elle et l’avala-t-elle avant de négliger la pique et de s’en aller. Evidemment, elle ne laissa rien. Elle n’avait rien commandé, on lui avait tout offert. Radine ? Pas spécialement, mais bon. Tant pis.
Dehors, les rues étaient blindées. L’Impératrice avait beaucoup de peine à supporter cette proximité, mais elle faisait de son mieux. L’anonymat avait certains avantages, mais aussi des inconvénients. Et elle devait toujours se souvenir que se montrer telle qu’elle et clamer qu’elle était l’Impératrice, pour gagner soit un peu de temps soit pour appuyer ses arguments et décisions personnels, serait sceller elle-même les portes de sa demeure pour ne plus jamais en sortir sans une escouade de gros bras armés. C’était hors de question naturellement.

Aussi parvint-elle, difficilement, à prendre son mal à patience et à prendre la direction du manoir Impérial, lentement mais sûrement. Et puis, dans son sac, son téléphone vibra. Elle s’arrêta donc et allait sortir le combiné quand des disques se superposèrent au petit appareil sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Et de plus en plus étrange, voilà qu’on l’agrippait maintenant ! Que devait-elle faire ? User de sa bombe au poivre ? Appeler à l’aide ? Elle cessa les plans « foireux » d’auto-sauvetage mentaux en entendant que son « ravisseur » faisait partie du NSS. Vraiment ?
L’Impératrice coula vers lui un regard suspicieux. Il avait encore beaucoup à apprendre alors, s’il ne mentait pas. Il lui avait pris son sac à main, Viveka aurait pu le faire condamner à mort pour moins que ça. Avoir le bras d’un inconnu sur les épaules était en soit quelque chose d’assez embarrassant, mais le contact devint vraiment difficilement supportable lorsqu’il s’approcha un peu trop au goût de l’Impératrice qui détourna la tête en se mordant l’intérieur de la joue. Elle ignorait ce qu’il fuyait, mais ça avait intérêt à en valoir la chandelle… De toutes façons, que ça soit le cas ou non, elle lui ferait regretter amèrement de l’avoir prise elle pour cible. D’ailleurs… Ca y est, l’ennemi qu’il craignait sembla s’éloigner puisqu’il fit enfin cesser son manège. Viveka le toisa, comme un exterminateur toise une blette.

Il y avait mis le temps, mais il avait finit par reconnaître celle à qui il avait affaire. Tant mieux, elle n’aurait pas pu souffrir cette comédie plus longtemps. Quoique ça n’était pas certain… Les joues de la femme s’empourprèrent. Si on venait à la reconnaître à cause de sa réaction alors que depuis toujours elle n’avait aucun problème, elle le lui ferait payer au centuple. La mort serait un sort bien doux comparé à celui qu’elle lui réservait le cas échéant. Mais heureusement pour lui, personne ne l’interpella. Elle croisa les bras, ses doigts tapotant contre ses maigres biceps en un geste d’impatience.

-Ma Dame oui, rien de moins.

A ce moment précis de leur rencontre, il est bon noter que Viveka a vraiment un caractère à coucher dehors quand elle s’y mettait. Or, qu’on ne respecte pas son espace vital la poussait dans cette voie. Ca serait donc ce pauvre Trystan qui en ferait les frais.
Les yeux bleus iridescents de l’Impératrice se plissèrent à la question du jeune homme, alors que ses lèvres s’étiraient en un sourire. Ses bras se décroisèrent lentement et se refermèrent comme des serres sur son sac à main, qu’elle arracha sans cérémonie à l’agent du NSS.

-Vous pourriez commencer par me rendre mon sac…

Une fois son sac en main, elle le gifla. Une bonne gifle, sans crier gare, sans retenir la maigre force de son bras. Ca lui fouetterait le sang, à Trystan, et c’était bon pour ses nerfs à elle. Evidemment, ses disques il pouvait s’asseoir dessus, elle ne les lui rendrait pas. Chieuse ? Oui, très quand elle l’avait décidé. Une main serrant son sac, l’autre au poing serré, elle avait beaucoup de mal à décolérer. Comment un agent du NSS avait-il pu se servir d’elle comme d’un alibi ? Il méritait la mort ! Non, pire. La part par le tchi !
Sans compter qu’il fallait compter avec le fait que c’était toujours quand on ne voulait pas être vu qu’on était vu, d’après la loi de l’emmerdement maximum. Il ne manquerait plus qu’on leur prête une liaison à cause des frasques de ce jeune écervelé… Qu’on leur en prête une quand il y a matière à, c’était une chose. Quand il n’y avait rien, non !
Finalement, elle finit par croiser les bras de nouveau.

-Au point où vous en êtes jeune homme, il ne vous reste qu’une chose à faire. C’est m’offrir un verre. En route.

Un verre ? Sérieusement ? Pourquoi ? Ca… Ca regardait Viveka. Quoiqu’il en soit, elle rouvrit son sac, poussa les disques et récupéra son téléphone. Le message laissé était d’Elena. Elle la rappellerait plus tard.
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Trystan Brosca
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MessageSujet: Re: Just one night   Mer 30 Juin - 17:40

Etrange...Etranges instants que ceux ci...Ceux qui semble basculer d'un état à un autre en l'espace d'une seconde. Ces instants d'éternités qui s'étendent à l'infini. Tellement dense que vous leur en souhaitait une fin...qu'importe laquelle. Cela résumait assez bien ce que je pouvais ressentir. Ce qui m'émerveillait le plus, c'était cette vie que je voyais défiler sous mes yeux. Tout mes efforts, tout mon travail, toute cette détermination, ces épreuves endurées et ces obstacles surmontés pour en arriver là où j'en étais aujourd'hui. Tellement d'années, tellement de souffrance physique et morale, de travail...Et il suffisait d'une erreur. Une simple erreur pour voir votre vie s'écrouler sur elle même...Assez ironique quand on voyait certains fonctionnaires du NSS incompétent et pourtant toujours en poste.

Sentiment d'injustice...

...A vrai dire, ce n'était pas vraiment ce que je ressentais. J'avais envie de soupirer et d'accepter la sentence...La Divine Justice Impériale aussi impitoyable qu'expéditrice. Quoique je dise ou fasse...J'étais un homme mort. Je pouvais l'accepter ou je pouvais faire comme les lâches. Frapper, hurler dans le vide, me débattre jusqu'à la fin. Quelle autre solution j'avais ? Prendre mon flingue et la descendre ici et maintenant dans la foule ? Faire disparaître son corps ? L'idée ne manquait pas d'ambition mais ce n'était pas mon genre que de fuir mes responsabilités. On pouvait y voir de la noblesse d'âme ou de la bêtise. Peut être qu'au fond de moi, j'étais soulagé. Cela faisait maintenant quelques années que je travaillais pour le NSS. Au nom de la sécurité du vaisseau, j'avais apporté la mort et la désolation...Parfois quand on me demandait d'infiltrer un groupe, j'avais mentit et parfois trahit...Et puis...Il y avait eut aussi ma femme. Mon ex femme. Sans le vouloir, je portais machinalement la main à la chaîne autour de mon cou, absorbé par mes pensées de ce qui aurait put être.

Le retour à la réalité fut pour le moins brutal. Dire que j'étais surpris était un doux euphémisme. L'effarement devait se lire sur mon visage d'ordinaire confiné par un masque de bonne manière. On s'attend parfois à mourir...Mais pas à quelque chose d'aussi...D'aussi...Y avait il un moyen de décrire ce que je pouvais ressentir ??? J'étais...choqué...Je m'attendais à souffrir. Mais pas comme cela...Pas de manière si...Douce ? Non, si faible. Cette gifle avait des airs de rédemption, d'un pardon presque...Intime ? Je fronçais des sourcils et pour la première fois depuis bien des années, je ne savais comment interpréter ce simple geste. Un geste d'une mère à un fils ou quelque chose du genre. Me trouvait elle si jeune que cela ? Était ce sa manière d'être bienveillante envers moi ? De remettre les choses en place autant que me pardonner ? J'étais électrisé par ce contact, plongé dans des abysses d'incompréhension et pourtant...Pourtant quelque part, j'étais...heureux ? Ce mot était peut être un peu fort mais quelque part...cela représentait un peu d'espérance pour moi. J'espérais sincèrement que cette femme...L'impératrice était une personne qui méritait d'être servie. Qui méritait qu'on lui sacrifie tout.

J'ai du papillonner des yeux un moment avant de remarquer qu'un peu de sang coulait de mon nez. Par réflexe, je passais le revers de ma main dessus comme un retour à la réalité. Je ne pouvais que sourire devant ces espérances d'adolescent ou un simple pardon accordé par un simple accès de colère légitime.

-Au point où vous en êtes jeune homme, il ne vous reste qu’une chose à faire. C’est m’offrir un verre. En route.

Je...devais l'avouer...Si, il fallait bien être honnête. J'avais vu pas mal de chose depuis que j'étais entré au NSS. Sans dire que j'avais tout vu et tout fait, je n'attendais plus grand chose de l'humanité. La plupart des hommes se ressemblaient et fonctionnaient sur des schémas pour le moins classique. Argent, vice, idéaux fumeux...La sainte trinité du NSS. Mais l'impératrice était différente. Je ne savais pas sur quel pied danser. Peut être était ce simplement parce que je la considérais comme un être à part ? Ayant tout pouvoir de vie et de mort sur moi ? Le poids de la bague autour de mon cou était censé me rappeler la complexité du cœur humain. Que rien n'était jamais simple.

Elle était femme avant d'être Impératrice, une mère avant d'être le symbole d'une nation. Je l'avais gravement sous estimé...Pour la première fois, je la regardais comme une femme. Un être fait de chair, de sang et probablement de désir. Si je l'avais rencontré dans la rue dans d'autres circonstance, je l'aurais certainement invité un soir. Enfin javais l'âge d'être son fils...M'enfin sans le savoir, je l'aurais trouvé plus jeune qu'elle ne l'était. Je me frottais la nuque, légèrement gêné par la demande l'Impératrice. Qui étais je pour refuser ? Surtout qu'elle tenait mon sort entre ces mains ? Quelque part, je me sentais...Libre. Je ne pouvais plus rien faire si ce n'était que d'apprécier ce qui pouvait être mes derniers instants. Autant les passer avec une Dame de compagnie ? Après tout, il y avait des gens prêt à tuer pour passer du temps avec la famille impériale ? Un plus large sourire éclaira mon visage.

«Ma Dame...»

Je m'arrêtais au milieu de ma phase. C'était certainement trop pompeux alors que je désirais donner un ton plus léger et amusé à mon interlocutrice. Je baissais le regard avant de me reprendre et d'être...un peu plus naturel. Assez difficile pour moi.

«...Non...Disons plutôt que je n'ai pas grand chose à refuser à une femme aussi...ensorcelante »

C'était beaucoup mieux. Je n'avais pas besoin de la considérer comme une supérieure dans cette situation mais comme une femme désirant autre chose que le respect des étiquettes. L'espace d'un instant, je pensais aux données dans le sac à main...Mais cela aurait été mal venu de les demander. Bah, ce n'était pas comme si j'avais travaillé durement pour les obtenir. Quand bien même, j'aurais du m'assoir dessus d'une manière ou d'une autre. Je regardais autour de moi, je connaissais bien un bar ou deux dans le coin que j'avais l'habitude d'écumer quand j'avais besoin d'information supplémentaire. Je regardais à nouveau mon interlocutrice, hésitant sur la conduite à tenir.

« Je me nomme Trystan et pour cette nuit, j'aimerais vous offrir mon bras »

Cela faisait un peu trop ? Il se gratta nerveusement le côté du crâne.

Enfin...Si vous me le permettez »

Marcher côte à côte avec l'impératrice était embarrassant d'un côté...Mais dans le même temps qu'elle me tienne le bras pouvait être très mal interprété. Le rôle du chevalier servant n'était pas un rôle qui m'allait particulièrement bien. Si cela avait été une amie ou une cible, j'aurais su comment réagir. Il attendit la décision avant d'avancer vers un bar...
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Viveka Van Aalbrück
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MessageSujet: Re: Just one night   Mer 30 Juin - 18:57

Avoir l’âge d’être sa mère… Non, tout de même pas à moins d’avoir été relativement précoce ! Certes, elle était son aînée d’un peu plus de dix ans, mais dix ans, ça fait jeune pour être mère. Quant au pardon que Trystan semblait vouloir voir dans la gifle qu’elle lui avait donnée, ça n’était en rien une preuve de pardon ou toute autre fabulation de ce genre. Viveka ne se prenait pour une mère qu’en présence de ses enfants et jamais elle n’aurait permis que l’un de ses princes ou la princesse se balade accoutré de cette façon… Une écharpe et un tee shirt ? Et puis quoi encore ? C’était pour le style chaud/froid ? Ridicule. Jamais Alben, Leif ou leurs frères ne sortirait habillé ainsi. Quant aux rides naissantes qu’arborait Trystan, ses fils en étaient encore, grâce au ciel, dépourvus. Aucune chance donc que Viveka ne se mette à voir ce jeune homme indélicat comme un fils.
Elle l’avait giflé parce que d’une part, NSS ou pas, on n’enlace pas une femme que l’on ne connaît pas dans la rue. Pire encore lorsqu’on appartenait au NSS, on assumait ses actes et on ne mêlait pas une tierce personne innocente à ces derniers. Deuxième raison de la baffe : la subtilisation de son sac. Un sac à main, toutes les femmes vous le diront, est l’objet le plus personnel d’une femme. Plus encore que son ordinateur puisqu’il contient ses cartes de crédit, ses accessoires et tickets de caisse. Mais aussi les photos de sa famille, même une coupure de presse de Nicholas (pour mieux se rappeler qui haïr ?). En bref, toute sa vie tenait dans son sac à main. Et Trystan avait tenté de l’en déposséder. Il avait eu de la chance que ça ne soit qu’une simple gifle et pas un coup de poing voire autre chose. Bon, l’Impératrice était tout sauf une combattante d’élite alors question dommages, elle se posait là, mais elle aurait eu pour elle l’effet de surprise.
Et enfin troisième et dernière raison de la baffe… Elle était Impératrice et nul n’était autorisé à la toucher sans son consentement. Triple erreur donc de la part de ce membre du NSS. Mais ça aurait pu être pire. Il aurait pu tenter d’être encore plus intime avec elle. Dans ce cas là, il aurait été mort sur le champ évidemment, mais comme on est sur un forum, un personnage ne peut pas mourir sans l’autorisation de son joueur. Et puis condamner un homme à mort pour si peu… Enfin bref.

Viveka avait beau avoir quarante ans passés, elle n’en paraissait pas plus de vingt cinq. Chose que personne ne savait, c’était qu’elle était particulièrement accro aux liftings et autres opérations de chirurgie esthétique. Et puisqu’elle était tout de même la première femme de l’Uros, elle avait droit au plus délicat des traitements et aucune des interventions (nombreuses) qu’elle avait subies n’était visible. C’était la magie du cinéma comme on dit. Quant à son corps, il était très bien entretenu. Ca aurait donc été la moindre des choses que l’agent reconnaisse qu’elle faisait bien moins que son âge. Son hésitation et sa gène à accepter d’ailleurs offensèrent l’Impératrice. Il tenta de se rattraper comme il pu mais c’était trop tard, ses complexes la saisirent immédiatement à la gorge, lui coupant presque le souffle et faisant rosir ses joues. Ainsi, qu’elle soit Impératrice ou bien coiffée, elle ne serait jamais assez bien pour imposer à un homme de lui offrir un verre. Soit… Elle appellerait son chirurgien dès la porte du palais passé. Cette fois, elle voulait le traitement radical…

L’officier du NSS ne lui refuserait cependant pas sa requête en publique, il savait qu’il risquait beaucoup trop s’il faisait cela. Et Viveka, si elle était satisfaite d’obtenir ce qu’elle voulait, elle était dépitée que ça se fasse d’une façon aussi… Abrupte. Certes, elle l’avait cherché, mais n’aurait-il pu simplement être heureux, honoré, flatté d’être invité à boire un verre en sa compagnie ? Non. Ca c’était bien les hommes… Il leur fallait le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. Sauf que l’Impératrice n’avait rien d’une crémière. Il allait falloir qu’il s’y fasse.

Enfin, il sembla sortir de sa stupeur. Et les quelques mots qu’il parvint à articuler, malgré son nez qui se mettait à saigner (avait-elle vraiment frappé si fort que ça ? Diantre, il allait falloir qu’elle revoit à la hausse ses aptitudes corporelles !), firent se hausser l’un des sourcils blonds de la femme. Elle resta plantée devant lui, ancrant une main sur sa taille et l’observant avec le regard de celle qui sait mieux que lui (quoiqu’à la réflexion, elle savait bel et bien mieux que lui).


-Non quoi ? Ca n’était pas une question, vous allez m’offrir un verre. Point. Ensuite, oubliez les titres. Si on me reconnaît par votre faute, je vous le ferai payer. Vous risquez plus que votre carrière. Adressez-vous à moi avec le respect que vous devez à une supérieur hiérarchique et laissez tomber les formules pompeuses. Ne me parlez pas comme vous parlez à vos camarades de caserne mais ne me parlez pas non plus comme si nous appartenions à une quelconque époque moyenâgeuse. Merci pour votre bras mais je n’en ai pas l’utilité. Je sais marcher seule.

Viveka était une femme de (sale) caractère, il fallait s’en douter. Elle savait ce qu’elle voulait et comment et quand elle le voulait, et il n’était pas concevable qu’elle ne voit pas ses demandes aboutir. Une fois ses recommandations faites, elle glissa ses doigts dans les petites poches de son jean avec désinvolture, secoua la tête sèchement pour chasser ses cheveux couleur de lune de devant son visage et prit la direction d’un bar qu’elle aimait. Pas de celui duquel elle sortait, ça serait suspect autrement. Celui où elle guida Trystan était simple, modeste mais agréable. Les gens paraissaient avenants et la clientèle était relativement aisée.
L’Impératrice prit ses aises, elle s’assit sur une chaise autour d’une table légèrement en retrait de la pièce, pour qu’ils soient tranquilles, et posa son sac sur ses genoux. Ses coudes trouvèrent la surface froide de la table, ses doigts se croisèrent et son menton vint s’appuyer sur eux.

Ses yeux bleus aux teintes métalliques se dardèrent sur Trystan. Si elle ne souriait pas, elle n’avait pas l’air mauvaise pour autant.


-Je veux une piña colada.

Peut-être que ça donnerait l’occasion à ce jeune chien fou de délier un peu sa langue et de mettre sa timidité au placard ? Peut-être.
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Trystan Brosca
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MessageSujet: Re: Just one night   Mer 30 Juin - 20:36

Mauvais calcul…Très mauvais calcul…Le rose des joues de l’impératrice l’avait ému mais quand elle ouvrit la bouche, l’image que je m’étais faite de cette femme vola en éclat. Enfin…Il serait plus juste de dire qu’un tank avait roulé dessus et qu’il avait fait deux ou trois marche arrière histoire d’être certain qu’il n’y avait plus de miette derrière lui. Visiblement, elle ressemblait plus à la femme de caractère de ma première idée. D’ailleurs c’était à se demander si elle n’aimait pas le cuir…Et l’empereur avoir des goûts très particuliers dans l’intimité. Je dus faire appel à toute ma concentration pour tenter d’écarter l’image de cet homme commandant au vaisseau menotté et de l’impératrice avec un fouet…Peine perdu.

Ceci dit, je n’eu pas le loisir d’y songer très longtemps. C’est bizarre non ? En général c’est l’effet que ca me fait de me faire vertement réprimandée par une femme ayant pouvoir de vie et de mort sur moi. Je passais d’un éphémère bonheur aux abysses du désespoir. Enfin c’était peut être un peu exagéré de ma part de penser cela. Mais au vu des sueurs froides qui perlaient abondamment dans mon dos, je devais avouer que je n’étais pas serein non plus. Les choses devenaient plus clair : Exit le chevalier. Je m’étais royalement planté…Et totalement paumé. Bon sang mais qu’est ce qu’elle attendait de moi ? Ne pas la considérer comme une impératrice mais toujours lui parler comme une supérieure ? Un peu comme sortir la femme du patron pour qu’elle ne s’ennui pas ? Qu’elle passe une bonne soirée et qu’elle dise à son gentil mari qu’elle à trouvée un nouveau jouet à martyriser ???

C’était pas un truc à se retrouver muté à la garde du palais et faire le pied de grue devant une porte ça ? J’allais avoir rapidement besoin d’une cigarette.







Mauvaise idée, elle serait capable de me l’écraser entre les deux yeux.

Ok, analyse de la situation. Précarité d’emploi, vie en danger, patronne cherchant à boire un verre…Conclusion ? Ne pas chercher à comprendre pour le moment et observer pour le moment. Apparemment, elle n’était pas du genre à attendre ce qu’elle désirait. Elle le prenait tout simplement. Je n’avais qu’à obéir et faire bonne figure pour le moment. Coup du sort cela tombait dans mes cordes. Le hasard fait bien les choses, non ? Le bar auquel je pensais était réputé pour son ambiance un peu jazzy, de ce fait, sa clientèle était discrète et plus calme que la jeunesse qui trainait dehors. Parfait pour les rencontres un peu discrète…Du moins jusqu’ici cela avait toujours était pour le travail. Personne ne cherchait à savoir qui vous étiez et cela me convenait tout à fait. Avant d’entrer, je me servis de l’étole pour essuyer le peu de sang que le coup sec avait fait gicler avant de m’en débarrasser dans une poubelle.

La « femme du patron » commença sur les chapeaux de roue. En général, j’évite de boire de l’alcool mais privé du secours de ma prière au grand dieu nicotine, je pouvais bien me montrer souple sur les pattes arrières comme on dit dans l’armée. Je hélais la serveuse pour passer commande. Dans cet état, il me fallait bien l’aide d’un vieil ami. Jack m’aiderait à me détendre un peu. J’étais beaucoup trop nerveux.

« Un double on the rock »

Bon…2-0 pour l’impératrice, balle au centre. C’était le moment de rattraper ses gaffes…Seulement de quoi devais je parler ? Un simple « Comment vont les enfants ? » « Ca va comme tu veux avec ton mari ? » « Tu trouve pas que la comtesse de machin à vraiment abusé sur le maquillage on aurait dit de l’art contemporain ? » ? C’était pas simple de trouver un sujet de conversation, je la connaissais à peine et j’ignorais totalement ce qui pouvait l’intéresser. Voyons, je connais douze jeux de carte, huit techniques de massages, 12 poisons pour tuer quelqu’un sans laisser de trace et une centaine de blagues…Bref de quoi faire fureur en soirée ! Mais pas certain que les anecdotes professionnelles puissent l’intéresser. Du moins, c’était légèrement prématuré pour une personne qui ne désirait pas être proche de lui…Enfin en toute amitié…Et pour le moment.

MMmm…Pourquoi ne pas reprendre plus calmement ? Même si cela ne l’intéressait pas, cela lui permettrait de briser la glace et d’aborder d’autres sujets plus tard ?

« Je suis vraiment désolé pour mon attitude. En temps normal, je veille à être plus prudent et ma seule excuse était qu’il s’agissait d’une occasion que je ne devais pas manquer. Je veille a avoir deux ou trois plans différents…Ce soir, j’ai rencontré un homme qui avait des informations financières sur certaines personnes. Avec cela, il m’aurait suffit de laisser entendre que le NSS était entrain de préparer une grosse opération…Je pouvais être certains que ceux qui n’ont pas la conscience tranquille allait faire une erreur. Cependant, ce type à été suivi…Par des types qui étaient aussi incompétent que lui. Le plus drôle, c’est que cette même incompétence qui leur a permit d’arriver en retard et échapper à ma vigilance. J’ai du me fondre dans la masse. Cherchant un homme seul, j’ai cherché une personne qui pouvait m’aider à disparaitre. J’ai vu une femme qui semblait seule, agréable…L’hésitation étant la seconde cause de mortalité dans le métier, je me suis dis qu’il valait mieux demander pardon que la permission. Je préfère être encore en vie et légèrement écorché dans mon amour propre que mort…de manière inutile et totalement idiote. »

Je gloussais sans le vouloir.

« Comme épitaphe ce n’est pas terrible. J’espérais plutôt quelque chose dans le genre : Ci git un soldat mort avec panache en tuant des méchants à tour de bras pour sauver le vaisseau. »

Je soupirais sans le vouloir

« Enfin…C’est ce que voudrais ma famille et ma loge. »

Je me laissais peut être un peu trop aller ? Les consommations arrivèrent mais je devais avouer que je n’avais plus vraiment besoin de boire. Je me sentais un peu plus détendu. Je levais mon verre avec un sourire

« Au plus grand honneur qui m’ai jamais été accordé ou au plaisir d’avoir rencontré la plus jolie femme de l’empire ? Dans tout les cas, le plaisir d’avoir fait votre connaissance sera pour moi. »

Le liquide ambrée glissa dans ma gorge, sa chaleur réconfortante m’aida à me détendre un peu plus encore. Assez pour me pousser a me faire poser la question fatidique.

« Vous…Vous vous baladez souvent comme cela ? Le service de sécurité doit s’arracher les cheveux non ? »

Difficile faire la discution tout seul...Plus qu’a espérer qu’il n’était pas allé trop loin.
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MessageSujet: Re: Just one night   Jeu 1 Juil - 19:08

C’est fou ce que les gens ramenaient tout à eux. C’est un peu normal si on se considère comme le héros de sa propre histoire, ce que ne faisait pas Viveka. Les héros de son histoire à elle, c’étaient ses enfants. Aussi, les considérations de Trystan lui étaient parfaitement indifférentes. Il se fourvoyait, une fois encore, en essayant de mettre une étiquette sur le front de la femme. Aurait-elle eu la capacité de lire dans les pensées, elle lui aurait dit que c’était chose veine que d’essayer de déterminer le but de ses actions, elle ne le connaissait pas elle-même avant de l’avoir atteint. Viveka pouvait être tellement de choses et si peu à la fois, que ça ne servait à rien que de tenter de la mettre dans une case, d’en faire un stéréotype mal dégrossi. Quant à sa vision du couple royal en total look black cuir et autre panoplie SM, il se fourvoyait, une fois de plus. Ainsi, les deux époux Impériaux parvenaient même à abuser les membres du NSS ? Intéressant. Eux qui pourtant devaient être au courant, pour des questions de sécurité, que Viveka et Nicholas faisaient chambre à part depuis toujours. La progéniture royale ne s’était pas faite sans mal d’ailleurs, autant d’un côté que de l’autre, il avait fallu alcool et prozac doublé de lexomil pour Madame, quant à monsieur… Autant ne pas vous dire ce qu’il lui avait fallu. Ils étaient donc très loin des pratiques que Trystan voyait dans ses fantasmes, plutôt particuliers du reste. Il avait oublié le masque de l’Empereur d’ailleurs.

La vérité était que Viveka aimait toujours être là où on ne l’attendait pas. Si on cherchait une femme fragile, on tombait sur son côté autoritaire et indépendant. Si c’était de la douceur que l’on voulait, on tombait sur une entêtée sans commune mesure. La raison à cela étant qu’elle détestait donner rapidement satisfaction aux gens qui l’entouraient. Elle avait en effet remarqué que plus quelque chose était difficile à obtenir, plus il était difficile de s’en lasser, le souvenir des efforts qui avaient dû être fournis pour y arriver demeurant longtemps à l’esprit. Sachant cela, elle s’arrangeait pour donner le plus de mal possible à ses interlocuteurs, sans les décourager suffisamment pour qu’ils partent fâchés. Prenez Nicholas par exemple. Ca faisait maintenant plusieurs mois qu’il cherchait les raisons de l’attitude agaçante qu’elle avait adoptée envers lui. Et bien sûr, elle ne comptait pas lui révéler le fin mot de l’histoire. A moindre échelle, c’était la même chose avec ce jeune NSS. Restait à voir s’il supporterait la lubie de l’Impératrice ou pas. Quoiqu’à la réflexion, il n’avait pas trop le choix. Incroyable de voir les scénarii catastrophes qu’un esprit humain pouvait monter…
Trystan la confondait avec Nicholas, Viveka elle n’avait pas le moindre pouvoir de faire tomber sa tête. Quoiqu’il n’avait aucun moyen de le savoir s’il supposait sa relation avec l’Empereur au beau fixe. Toujours est-il que la reine n’était pas dans les petits papiers de sa moitié, et que même si elle lui avait réclamé la mort d’un agent du NSS qui avait osé la toucher, il y avait fort à parier qu’il l’envoie elle sur les roses. Pire, il aurait sans doute augmenté Trystan. Belle ironie du sort non ?

Le menton de Viveka retrouva sa stabilité seule alors que les bras de la femme se croisaient sur la table et qu’elle se mettait à regarder alentours. Elle ne semblait penser à rien, pire même, elle avait l’air rêveur. Air rêveur qui disparu quand l’agent se mit à parler… Parler, parler, parler encore… ! De rêveur, le visage de l’Impératrice n’en avait plus que les pâles réminiscences. Son expression se mua bientôt en interrogation avant d’arborer les traits de la consternation. Son visage avait terminé de se muer à la fin du discours de Trystan, un sourcil haussé haut sur son front, l’autre légèrement froncé. Sa bouche était muette et ses grands yeux bleus maquillés d’un dégradé gris perle à noir d’une façon magnifique n’exprimaient que la surprise. Mais qu’est-ce qu’il lui avait pris de lui raconter sa vie comme ça ? Si elle n’avait pas été claire jusqu’à présent, elle allait se charger de mettre les points sur les i.

Mais d’abord… Elle avait besoin d’un verre. Se secouant mentalement, Viveka se redressa et son visage dégivra pour retrouver un semblant d’expression humaine. Les consommations arrivèrent et elle touilla son cocktail, saluant l’agent des yeux sans trinquer à son toast. Ce genre de compliments ne lui faisaient ni chaud ni froid. Enfin si. Ils lui faisaient plus froid que chaud et, une fois encore, ses joues s’empourprèrent. Elle allait devoir mettre aussi les choses au clair de ce côté là. Elle porta son verre à ses lèvres et en vida une bonne moitié. L’alcool lui donna le petit coup de fouet dont elle avait besoin pour répondre au jeune homme.


-Alors d’abord… Sachez que… Votre vie ne regarde que vous. Vous venez de commettre une erreur professionnelle que même le dernier des crétins du NSS n’aurait pas faite… Vous m’avez donné des renseignements sur vos agissements, en oubliant que nous étions dans un lieu publique et que ce ne sont pas les systèmes de surveillance qui manque… Vous trouviez vos adversaires du jour incompétents ? Vous l’êtes autant qu’eux. Pour vos aspirations personnelles, je vous dirai que vous pouvez consulter pour ça, mais en ce qui me concerne, je n’ai pas la vocation de psychologue. Quant à vos compliments, qui ne sonnent à mon oreille que comme les pâles reflets de votre peur monstre de vous voir tué dans l’heure pour vos agissements envers moi, je vous serai gréé de les garder pour vous dorénavant. C’est affreusement gênant… Quant à votre question, je dirai que mes fréquences de sortie ne vous regardent pas vraiment et que si je peux encore me permettre ce genre de fantaisies, c’est que jusqu’à présent j’ai été bien sage avec les gardes responsables de ma sécurité…

Terminant sur cette note plus légère, la bouche charnue de l’impératrice se fendit d’un sourire et Trystan eut même droit à un clin d’œil, c’est dire. Avec Viveka, les choses circulaient longtemps à sens unique. Pour la simple et bonne raison qu’elle avait toujours ou presque plus de choses à perdre dans une relation que la personne avec laquelle elle souhaiterait la construire. Aussi, si l’agent du NSS espérait qu’elle lui tombe dans les bras et lui raconte à quel point son enfance avait été difficile, ce qui n’avait pas été le cas évidemment, il se trompait lourdement. Quant à la supposer assez patiente pour l’écouter raconter sa vie, c’était encore moins probable. Peut-être que s’il parvenait à gagner son estime et à gravir les échelons qui le conduiraient à l’intérêt de la Dame, alors peut-être le récit de son existence captiverait-il l’oreille de l’Impératrice. Mais pour l’heure, c’était trop tôt. Beaucoup trop tôt. Et ça semblait d’ailleurs compromis, puisqu’elle l’avait tout de même traité d’incompétent. Il allait sans doute s’offusquer, se mettre en colère. Leur entretient n’aurait donc pas duré longtemps finalement, Viveka aurait eu son cocktail à l’œil, puisqu’il n’oublierait pas de payer bien sûr, avant de s’en aller, et l’affaire serait pliée. Ou bien…
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Trystan Brosca
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MessageSujet: Re: Just one night   Jeu 1 Juil - 20:19

L’officier du NSS qu’il était écouta avec attention…Et ne cilla pas le moins du monde. Restant parfaitement de marbre, il fixa légèrement blasé la jeune femme…Puis vida d’un trait sa boisson avant de porter la main à sa poche pour attraper un clou de cercueil qu’il porta à ses lèvres sans l’allumer pour le moment. Il se frotta le cuir chevelu, en soupirant…Oh bien sûr la colère le tenaillait et à vrai dire, si cela avait été n’importe qui d’autre, cela se serait terminé probablement par un bain de sang ou quelques fractures pour son interlocuteur. Seulement, des sentiments comme la haine, la vengeance ou la colère voir même l’amour était un luxe qu’il ne c’était jamais permit d’avoir. Ne jamais réagir à chaud était devenu une habitude et malgré celle qui rongeait ses veines, il n’avait aucune envie de la laisser éclater.

Que devait il penser ?

Que l’impératrice avec son dernier sourire et son clin d’œil était d’une maladresse déconcertante avec les gens ou qu’elle jouait au chat et à la souris avec lui ?

Bah, peu importait maintenant. Il avait fait l’erreur de la considérer comme une supérieure et de c’être laissé traité comme un moins que rien sans réagir. Pouvait-il lui en vouloir ? Non…Certainement pas…On ne s’étonne pas de voir une grenade exploser quand on la dégoupille. Non, c’était de sa faute. Il avait été surprit. Il lui avait donné trop de latitude et trop d’importance. En d’autre terme, il c’était montré inexpérimenté et passablement incapable. Trystan avait encore beaucoup à apprendre. Il devait bien le reconnaître et prendre sur lui. S’entrainer encore plus durement pour éviter que ce genre de situation n’arrive à nouveau. Il prit une grande inspiration et regarda à nouveau l’impératrice droit dans les yeux.

« Je garderais précieusement vos remarques en mémoire Ma Dame…Je suis effectivement un homme incompétent aussi bien dans le domaine professionnel que privé. Je renouvelle mes excuses une nouvelle fois. Si j’avais plus travaillé cet échange, je n’aurais pas eut à vous prendre à partit. Quand bien même, j’aurais du apprendre à reconnaître un membre de la famille impérial de dos, j’en suis terriblement navré. De même, au lieu de vous faire passer un moment agréable, je m’apitoie sur mon sort. Je comprend parfaitement votre ire envers moi. Je mérite sans conteste vos reproches et je veillerais à m’améliorer encore. Je vous en suis reconnaissant. »

Etait il sincère ? Oui…Après tout, ce point de vu sur la situation n’était pas sans fondement. Il c’était précipité et avait fait des erreurs. Etre réprimandé paraissait normal. De plus, il n’avait pas su prendre l’impératrice comme il aurait du le faire et c’était comporté comme un être humain égoïste en axant la conversation sur lui…Logique…Qu’est ce qu’elle en avait à faire de la petite vie d’un de ses sujets ? Il c’était laissé déborder comme un débutant. Il aurait du être plus détaché…Comme il l’était en ce moment. Ne pas tout prendre pour soit mais en tirer les enseignements. Une bonne ligne de conduite. A force de jouer les fantômes, il ne savait plus comment réagir normalement dans la vie de tous les jours. Oui, il devait lui en être reconnaissant.

« Je vous remercie de m’avoir consacré de votre temps à me parfaire. Ceci dit, même maladroite mes compliments restaient sincère…Vous êtes une femme magnifique. Je sais que mon avis ne compte guère pour une personne de votre stature mais je vous prie de ne pas en douter. »

Ahhh que cela faisait du bien d’être à nouveau soit même et d’être aux commandes de sa vie. Même s’il ne savait toujours pas comment la contenter, au moins il se sentait moins oppressé. L’effet de l’alcool ? Non pas vraiment. Il suffisait simplement de changer son point de vue sur une situation pour la transformer en une occasion à saisir.

« Je ne voulais pas non plus me montrer indiscret quand à vos sorties. A vrai dire, je ne faisais que misérablement tourner autour du pot. Ma véritable question aurait du être : Qu’est ce que vous attendez de moi ? Et si votre réponse est un autre verre, je vais arranger cela de suite. »

Il héla la serveuse pour une autre tournée. Il pouvait en commander autant qu’il le désirait, il ferrait certainement passer cela en note de frais. Après tout, c’était là pour ça, non ?

« Je ne sais pas quel sujet aborder…Mais peut être en avez-vous une idée en tête ? Je sais que vous avez une piètre idée de moi et de mes compétences. Mais si vous désirez vous entretenir d’une chose en particulier…De même, si un jour vous désirez qu’un service vous soit rendu…Malgré mes maigres compétences, je peux toujours essayer de m’arranger pour que le NSS ne soit pas au courant et vous aider de quelques manières que ce soit. Bien que je me doute que vous devez avoir une pléthore de serviteur et de personnel qualifié pour ce genre de chose. Mais si je peux vous être utile, je serais flatté et heureux de pouvoir être là pour vous. De cela, j’espère que vous n’en douterez jamais…Les raisons qui me poussent a agir ainsi sont personnelles et ne vous intéresseront probablement pas. Ca j’en doute pas »

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