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 Visite médicale

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Trystan Brosca
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MessageSujet: Visite médicale   Jeu 1 Juil - 0:52

Ca arrive régulièrement…Au moins une fois dans l’année mais on fait toujours en sorte d’oublier ou trouver une mission au dernier moment. C’est le problème des sections actions. Les nobles veulent être certains d’avoir une élite prête à les protéger et le seul moyen de les rassurer c’était encore de passer des évaluations régulières. Cela oblige les agents à s’entrainer régulièrement et à se maintenir en forme. Les soucis n’était pas tellement de passer la visite médicale…Mais plutôt les médecins. Il leur suffisait d’un coup de stylo pour vous trouver tout et n’importe quoi. Certains restaient soft dans leurs examens complémentaires mais il y avait toujours ces légendes urbaines sur des médecins toujours prêt à vous passer sur le billot pour vous retirer des trucs inutiles histoire de faire gonfler leurs quotas. Et puis ma plus grande crainte, c’était d’être déclaré inapte à cause d’une vieille blessure ou des conséquences de tel ou telle fracture qui c’était finalement mal refermée.

Retiré du service actif, il ne me resterait plus qu’à me reconvertir comme officier de bureau. Autant dire une mise au placard que je ne supporterais pas. Pas que je ne respectais pas mes collègues compilant des heures de compilations de données diverses et variés…Mais la manière dont j’avais été élevé me poussait toujours plus loin. J’avais besoin d’être sur le terrain…De sentir le poids glacé d’une arme dans ma main…De me dépasser physiquement et psychologiquement. Je souriais à l’idée que mon profil psychologique devait décrire un officier accro à l’adrénaline et un bourreau de travail. Le jour où j’arrêterais de travailler sera certainement le jour de ma mort. Quelle aubaine pour un officier du NSS, non ? J’avais certainement pas à m’en faire quand à une possible retraite. A se demander pourquoi on ne le placardait pas sur les affiches de recrutement.

Peur de devenir sénile ? Envie de protéger le système des retraites des fonctionnaires ? Besoin d’adrénaline ? Devenez Agent du NSS !

Sûr qu’avec ce genre de spot publicitaire, on allait certainement vider les quartiers défavorisé. Faudrait un jour que j’arrête le cynisme et l’humour noir. J’écrasais ma cigarette dans une dernière volute de fumée en toisant l’hôpital du regard. J’avais plus trop le choix…Plus qu’a espérer que je n’avais pas prit de poids depuis la dernière fois et que la couche de nicotine dont j’avais tapissé mes poumons avec soin et amour ne dérangerait personne. J’avais été assez actif ces derniers temps, je n’aurais rien à craindre de ce côté-là…Plus qu’a espérer qu’ils ne me trouvent rien de bizarre. C’était le principal problème des bas fonds, l’hygiène était une vague conception de l’esprit. La moindre écorchure pouvait rapidement s’infecter. Sans parler de l’arrestation de drogué…Je frissonnais sans le vouloir avant d’entrer dans l’hopital.

Au moins, les agents du NSS avaient la chance de pouvoir avoir accès à des soins de première qualité gratuitement et de manière régulière. Ce qui n’était pas forcement le cas de tout le monde quand on ne faisait pas partit de la LUX ou de la SAYEH. Je soupirais, m’avançant vers le guichet. L’infirmière d’accueille me toisa du regard jusqu’à ce que je lui montre mon badge. Son regard devint légèrement fuyant, voir anxieux. J’appréciais l’ironie de la situation…Elle devait aussi avoir peur que je lui trouve quelque chose de suspect. Damné si je fais quelque chose…Damné si elle ne le faisait pas. C’était un peu sous estimer la formation des officiers mais je ne lui en voulais pas. Après tout j’en connaissais quelques uns qui aimaient aussi faire gonfler leurs statistiques d’arrestations. Ca fait toujours bien dans les journaux.

On me tendit un formulaire à remplir et d’aller m’assoir parmi les malades déjà présent.

Je me retournais et…Je devais bien avouer…Il y avait du monde…Pas mal de monde. J’allais certainement y passer l’après midi avant de pouvoir trouver un médecin de disponible pour me faire passer mes examens. Nouveau soupire, air légèrement blasé, j’allais me trouver une place en essayant de trouver quelqu’un qui ne crachait pas ces poumons à chaque respiration. Machinalement, je portais la main vers mon paquet de cigarette avant que plusieurs regards incendiaires ne convergent vers moi.

*J’aurais mieux fait de rester couché aujourd’hui*

Encore cette impression que j’avais la poisse. Autant commencer maintenant, j’aurais terminé plus tôt. L’espoir fait toujours vivre faute de mieux à ce qu’on disait.


Dernière édition par Trystan Brosca le Mer 1 Sep - 20:50, édité 1 fois
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Lucrèce Devereux
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MessageSujet: Re: Visite médicale   Ven 2 Juil - 2:56

    « Alors, mon grand, tu veux bien ouvrir cette petite bouche et faire Aaaaah ? »

    « Aaaaaaaaaaaaaah… »


Un sourire chaleureux étirant ses lèvres, Lucrèce réprima un froncement de sourcils. Hum, ce qu’elle avait sous les yeux n’était pas joli joli, comme qui dirait. L’enfant qu’elle examinait avait les amygdales en piteux état et il n’était pas nécessaire d’avoir fait de longues études pour reconnaître une angine érythémato-pultacée, autrement dit, une angine blanche – dieu que les termes scientifiques pouvaient être ronflants, elle ne s’y ferait décidément jamais. Clin d’œil malicieux, tandis que sa main frôlait un instant les cheveux du garçon.

    « C’est bon, champion ! Tu es bien courageux… »


Car cela avait dû lui coûter, d’effectuer le petit exercice qu’elle lui avait demandé. Cela se ressentait à sa voix, faible et rauque. Une angine, c’était toujours douloureux, d’autant plus pour un enfant. Un soupir mourut contre la barrière de ses lèvres et Lucrèce continua son examen avant d’aider le petit à se rhabiller puis de le conduire près de sa mère, assise non loin du lit métallique servant aux auscultations, aussi inquiète qu’une mère aimante pouvait l’être devant l’état de santé défaillant de sa progéniture. En s’installant au bureau réservé au médecin, elle entama la rédaction d’une ordonnance, en expliquant brièvement à la femme – qui aurait bien eu besoin de fortifiants, elle avait l’air épuisée – de quoi son fils était atteint et comment faire pour le guérir. Ses doigts serraient la plume électronique avec agacement, alors qu’elle s’efforçait de prescrire les médicaments les moins chers disponibles sur le marché, mais avec un peu de malchance, cela ne suffirait pas. Si on s’en référait à leur allure générale, la femme et l’enfant étaient issus de la Pooja. Ils n’avaient ni le brillant tapageur de la Lux, ni le terne décrépit de la Ios. Mais cela ne voulait absolument rien dire, après tout. Une chose était certaine, l’argent devait être un sérieux problème dans cette petite famille. En témoignait l’état du petit. Son angine avait vraiment progressé, ses amygdales se touchaient presque tant ils étaient gonflés et on avait du mal à discerner leur couleur originale sous les couches infectées. S’ils avaient eu les moyens de payer une auscultation préventive, nul doute qu’ils seraient venus bien avant. Malgré tout, Lucrèce était résignée à ne pas parler d’opération, à ce stade. Cela ne servirait qu’à alarmer inutilement – et beaucoup trop – une mère qui devait avoir son quota de problèmes pour les années à venir. En lui tendant le feuillet électronique, elle eut un sourire affable et une simple phrase, sur un ton neutre.

    « Ces médicaments sont disponibles au niveau de la pharmacie de l’hôpital, vous pouvez passer les récupérer de là-bas. »


C’était déjà moins cher qu’à l’extérieur – et elle avait déposé sa griffe, au bas de l’ordonnance. La femme serait bien accueillie et le gamin pourrait être soigné comme il se doit, sans que personne n’ait l’impression que le docteur Devereux avait fait la charité. C’était un simple coup de pouce, après tout. Ni plus, ni moins.


Ce jour là, la totalité du temps de Lucrèce s’était joyeusement et pleinement consumée en une série de remplacements, effectués entre les services Pédiatrie et Médecine Générale. La plupart des médecins étaient réquisitionnés aux urgences suite à un attentat rebelle, les deux pédiatres titulaires opéraient un cas difficile et absolument tous les internes couraient à droite et à gauche, dans les couloirs, aidant comme ils pouvaient qui ils pouvaient. C’était l’une de ces journées surchargées, où on avait l’impression que la moitié des habitants de l’Uros s’était réveillée malade, et que la seconde moitié ne tarderait pas à trouver un disfonctionnement dans la machinerie de son corps dans les quelques heures qui ne manqueraient pas de suivre. Et Lucrèce, prenant l’espace d’un fugace instant conscience de son statut de directrice, se dit qu’il était peut-être temps de songer à effectuer un recrutement…

Quoiqu’il en soit, comme il y avait décidément bien trop de monde, elle s’était résignée à renoncer au bloc opératoire pour cette fois et à faire plutôt le tour des différents services, endossant stéthoscope et tensiomètre et déambulant allègrement dans son domaine à elle. Elle ne quitta la pédiatrie que lorsqu’une infirmière lui annonça qu’elle était attendue dans son bureau. Allons bon, encore de l’administration, hein… Alors qu’elle s’amusait tant, avec ses petits patients !

Ce fut donc pleine de mauvaise volonté et entourée d’une sombre aura négative – traînant presque des pieds, si elle n’avait pas eu une aussi stricte éducation – que Lucrèce traversait les couloirs de l’hôpital, évitant délibérément les ascenseurs et prenant tous les tours et détours possibles et imaginables, poussant le zèle dans la fuite jusqu’à s’arrêter prendre des nouvelles, auprès de la réceptionniste, de la secrétaire médicale qui était actuellement en congé de maternité. Réceptionniste qui lui apprit que les médecins de l’étage ne s’en sortaient plus, comme elle pouvait s’en rendr' compte rien qu’en r'gardant ces pauv’ bougres qui f'saient la queue d'puis des lustres, juste pour une ptite visite.

Pour Lucrèce, ce fut la phrase salvatrice, celle qui lui permettrait de retarder encore un peu le fatidique instant où elle devrait faire face aux dossiers sur son bureau. Sourire lumineux collé sur ses lèvres, ce fut avec un grand plaisir, voyons, c’est normal qu’elle prit sous son bras une petite pile de dossiers, de tout autre type que ceux qu’elle était censée étudier avec le plus grand soin – oh, elle le ferait plus tard… plus tard… – et qu’elle se dirigea vers le cabinet vide du généraliste du service – qui, en fait, était ophtalmologiste, et qui se trouvait en ce moment au bloc IV en train d’opérer une cataracte chez un patient diabétique… Oui, il était vraiment temps de recruter…

Bon. En lui donnant les dossiers, la réceptionniste avait omis de les trier par ordre d’arrivée. Certes, personne ne se plaindrait ouvertement – les seuls qui en avaient le cran (et les contacts) étaient les imbéciles de la Lux, mais généralement, ces individus ne voyaient pas l’intérêt d’attendre avec le peuple – mais cela n’empêcherait pas Lucrèce de lui dire quelques mots, en sortant. Après tout, il était de notoriété publique qu’elle ne tolérait pas l’amateurisme. Soupirant faiblement, elle lut le nom figurant sur le dossier n°947865J et le prononça intelligiblement dans l’interphone encastré dans le bureau – une secrétaire médicale devrait aller chercher le patient. Quelques secondes plus tard, un homme fut introduit dans le cabinet. Sourire aimable, mains jointes devant elle.

    « Bonjour, Monsieur Brosca. Installez-vous, je vous prie. »


Dans son regard, un éclat d’interrogation. Alors, jeune homme, quel est donc le motif de votre visite… ?
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Trystan Brosca
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MessageSujet: Re: Visite médicale   Ven 2 Juil - 12:26

S'il y avait une chose qui ne changeait pas malgré les années et la technologie, c'était le nombre de dossier à remplir. Les éternelles questionnaires à l'intelligence remarquable à remplir sur une film plastique qui enregistrait vos réponses. Depuis quand n'avez vous pas vu un médecin, depuis quand remonte votre dernière relation non protégée, faite vous du sport plusieurs fois dans la semaine, mangez vous équilibré...Le NSS était décidément un petit joueur. Il fallait des dizaines d'heures de compilation de donnée pour faire un dossier sur un individu lambda tandis qu'ici, on leur faisait tout simplement remplir un questionnaire. Et ca devait leur prendre quoi...5 minutes ? Étrange tout de même qu'on fasse autant de résistance quand il s'agissait de vous protéger que de vous soigner. Les deux peuvent vous sauver la vie mais on ne fait confiance qu'à l'un en pointant l'autre du doigt.

Enfin, ce n'était qu'une démonstration rhétorique. Trystan savait parfaitement de quoi il en retournait mais cette manière de soutirer aussi simplement des informations l'émerveillait à chaque fois. Surtout qu'il était assez simple pour un officier de mettre la main sur des dossiers médicaux. Ah ironie quand tu nous tiens...

L'officier avait à peine eut le temps de reposer son stylet que son numéro retentissait déjà dans la pièce. Du coin de l'œil, il observa l'heure affichée. Était ce une erreur ? Il resta néanmoins dubitatif, l'organisation interne de l'hôpital lui échappait après tout. Il s'avança en tendant le feuillet quand il remarqua la jeune femme en blouse blanche. Sans le vouloir, ses yeux épousèrent la forme de son visage avant de se laisser aller sur le reste de son corps le temps d'une seconde...Voyons...Médecin...Elle ne devait pas appartenir a la Pooja. Peut être la Sayeh ou la Lux. Mais à vrai dire...Ce visage lui disait quelque chose. Où l'avait il déjà vu...Ah oui...Devereux non ? Héritière de l'empire Devereux et accessoirement la plus jeune directrice de l'histoire.

On en avait largement parlé dans les journaux. Il fronça les sourcils...Depuis quand une Directrice s'abaissait elle à faire de simple visite médicale ? Enfin...Il avait bien une petite idée du pourquoi...Mais c'était peut être un peu prématuré de sa part...Déplacé aussi. Il se frotta la base de la nuque en suivant le déhanchée de la jeune femme alors qu'elle le conduisait dans le cabinet. Elle rentra rapidement dans le vif du sujet mais à vrai dire...Lui demander la raison de sa visite manqua de l'étonner. Elle ne savait pas pourquoi il était là ? Donc ce n'était pas prévu à la base qu'elle lui fasse passer...Mais alors pour quelle raison était elle là ? Il nota cette interrogation dans un coin de son esprit pour le moment. Ce n'était pas vrai...

* Fakeface ? *

La pensée le traversa un moment. C'était bien dans le style de la maison. Mais qui prendrait le visage d'une personnalité même si c'était pour assassiner un simple officier même par vengeance ! Et puis un rebelle aurait apprit un minimum son rôle. Non, on aurait plutôt dit que la directrice cherchait autre chose. Mais quoi...C'était la grande question. Il manqua d'hausser les épaules.

« Rien de bien extraordinaire. J'ai juste besoin d'un coup de tampon et d'une signature sur ma visite annuelle avec la mention apte au service. D'ailleurs, je pense que vous êtes une femme pressée qui avait bien des choses à faire. Comme vous pouvez le voir, je ne suis pas encore à l'article de la mort et je n'ai aucun antécédent dans mon dossier médical. Vous pouvez signer les yeux fermés sans aucun soucis »

On pouvait toujours rêver. L'espoir était encore gratuit et non taxé...Tout comme le sourire alors autant en profiter, cela ne coutait rien d'essayer.
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Lucrèce Devereux
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MessageSujet: Re: Visite médicale   Ven 9 Juil - 1:38

Sourire de circonstance – oserait-on dire commercial ? – et regard neutre. Quoique légèrement inquisiteur – déformation professionnelle, dirons-nous – mais dans la plus grande discrétion, cela allait de soi. Monsieur Brosca semblait en bonne santé, en entrant dans le cabinet. Il marchait normalement et n’avait, a priori, du moins, pas de problème au niveau des jambes ni du dos. Aucun symptôme d’arthrose ni d’arthrite. Il aurait certes pu se tenir un peu plus droit, mais elle doutait que la cause en fût un quelconque rhumatisme. Plutôt une question d’éducation… Son dossier stipulait que Trystan Brosca faisait partie de la Sayeh, et lorsqu’on savait que seule une petite partie – les autres étant bien trop occupées par leurs vies de débauche – de la Lux veillait à ce que ses enfants acquièrent, dès leur plus jeune âge, des manières et une tenue irréprochables… Soupir des résignations étouffées. Les joies de la Déchéance, n’est-ce pas…

L’homme s’installa et Lucrèce le laissa lui expliquer ce qu’il était venu faire à l’hôpital. C’était toujours plus enrichissant d’écouter quelqu’un expliquer son problème, même si les dossiers médicaux étaient généralement aussi complets que possible. Certes, à la réalité, elle avait à peine eu le temps de survoler le dossier du jeune homme pendant que la secrétaire médicale était allée le chercher – ce n’était pas prévu qu’elle prenne en charge les visites du docteur Wykeham, après tout. Elle n’y avait d’ailleurs rien trouvé de très folichon, à part peut-être quelques notes sur des poumons en passe de se transformer en scories* et la mention NSS. Mention qui devait sans doute justifier les diverses notes évoquant des hospitalisations et diverses interventions chirurgicales, plus ou moins légères. Monsieur devait être un habitué des cascades et sans doute une personne qui ne devait pas être friande des demi-mesures… Malgré tout, maintenant qu’elle avait vu sa florissante santé extérieure, Lucrèce se demandait très sérieusement ce qu’un agent du NSS était venu faire ici. Après tout, lorsqu’ils leur faisaient l’honneur d’illuminer l’hôpital de leur mystérieuse présence, ils y étaient généralement introduits sanguinolents sur un brancard.

Une ombre railleuse s’étendit sur le sourire de Lucrèce, lorsque l’homme finit de lui annoncer le but de sa visite. C'était donc ça... A dire vrai, elle avait presque complètement oublié qu'on puisse aller voir un médecin pour un certificat de bonne santé. Il avait besoin de la mention « apte au service » ? Elle pouvait signer les yeux fermés ? Allons, Monsieur, vous n’y pensez tout de même pas… ? Coudes sur le bureau, mains croisées soutenant son menton, elle se pencha légèrement vers Trystan Brosca, avec dans le regard l’air confidentiel et arrogant des comploteurs professionnels.

    « Monsieur, avant d’être une femme pressée, sachez que je suis médecin. »


Elle avait prêté serment, après tout, comme tant d’autres avant elle depuis des générations. Et malgré les rumeurs courant sur son compte, aucune ne pouvait prétendre qu’elle ne prenait pas son métier à cœur. Par conséquent, hors de question de signer quoique ce soit sans un examen détaillé. Pour qui la prenait-on… ?

    « De ce fait, je doute que vous espériez sincèrement que je signe votre aptitude au service sans une auscultation préalable, n’est-ce pas… ? »


Il ne devait pas être complètement obtu, ou alors, c'était qu'on avait radicalement changé de méthode, au NSS. Et comme pour annoncer – plus ou moins solennellement – le début de l’examen médical, Lucrèce se leva et indiqua, d’un gracieux mouvement du poignet, le lit métallique à son patient.

    « Maintenant, si vous voulez bien vous installer et vous déshabiller, nous pourrions commencer sans plus tarder. »


Elle était une femme pressée, après tout… Bwahaha, que cette expression était mignonne – et ne lui allait pas, surtout. Oh, et une dernière précision, parce qu’on n’était jamais à l’abri d’un malentendu…


    « Seul le haut suffira… »



{ * : Scorie … Déformation professionnelle,
la joueuse tient à s’en excuser platement >.<' }
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Trystan Brosca
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MessageSujet: Re: Visite médicale   Ven 9 Juil - 17:47

Il n’y avait que deux cas possibles dans l’esprit de l’officier. Soit cette femme était passablement consciencieuse soit elle voulait pas faire quelque chose en particulier et cherchait toutes les excuses possibles…Etrangement, Trystan optait pour la seconde solution. Cela se voyait presque comme le nez au milieu de la figure. Oh bien sûr, il n’y avait que des preuves circonstancielles à verser à son crédit. Mais le fait qu’un médecin arrive et s’empare d’un dossier comme cela sans se demander la contenance de ce dernier et tout ignorer du pourquoi de la visite…On n’allait pas lui faire croire qu’elle était là uniquement pour ses beaux yeux.

Ce sentiment d’être vaguement utilisé comme faire valoir face aux vicissitudes de l’hôpital était assez difficile à faire passer. Ce n’était pas non plus la première fois qu’il se faisait manipuler sciemment, quand on pouvait loger une balle à 500 mètres et résoudre tout un tas de situation compromettante, les gens de la lux avait du mal à considérer autrement les gens de la Sayeh comme une caste d’outil à utiliser sans modération. On ne pouvait pas leurs en vouloir…Cependant dans ce cas précis, ce n’était pas comme s’il avait vraiment le choix. Il devait avoir cette habilitation et s’il devait se plier aux quatre volontés de son médecin…Il allait devoir y passer. Plus qu’a espérer qu’elle ne demande pas une foule d’examen qui lui ferrait passer la journée dans ces locaux.

*Le blanc hôpital c’est loin d’être ma couleur préféré*

L’hôpital n’avait jamais été un lieu chaleureux pour lui. Ces longs couloirs blancs interminables lui retournait toujours autant l’estomac, allez savoir pourquoi mais cela sentait toujours la mort qui rode et le désespoir d’une maladie qui s’éternise.

« Vous qui passez ces portes, abandonnez tout espoir »

Il l’avait murmuré sans y prendre garde. De quel livre avait il sortit cela ? La divine comédie peut être ? La poésie italienne de la renaissance avait toujours sa place dans le cœur de l’officier. Amour, Vie, Mort, se confondant toutes les trois pour former des arabesques aux volutes intrigantes. Bah laissons là ces diatribes et passons au cœur de notre sujet. A savoir un agent du NSS retirant ce qu’il avait de vêtement un à un, dévoilant ce qui lui restait de peau vierge de toutes blessures. Son grand père appelait ça l’honneur…Son père, le devoir…Sa mère, autant de médaille de bravoure…Lui préférait le terme de ‘Stupidité Humaine’. Même si chaque blessure représentait des vies qu’il avait sauvées en secourant des otages ou en désamorçant une bombe, il y voyait plutôt des preuves de son inexpérience. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort, mais cela laisse toujours des traces d’une manière ou d’une autre.

Il était entrain de dégrafer sa ceinture quand elle lui annonça qu’elle n’avait besoin de voir que le haut. Trop l’habitude de médecin militaire en régiment ? Bah, cela lui allait bien. Il n’aimait traîner à moitié nu que dans des conditions particulières, comme être seul chez soit. Pas que Lucrèce n’éveillait pas son intérêt d’une manière ou d’une autre, mais en général, on attendait d’être plus familier avec une personne avant de passer à ce genre de petite habitude.

Trystan s’assit sur le lit métallique attendant que la directrice veuille bien faire son office. En parlant de cela, il regretta l’espace d’un instant de ne pas être dans le bureau de cette dernière. Il aurait aimé avoir plus de détail vis-à-vis d’elle…Après tout, elle n’avait qu’a lire son dossier pour en savoir beaucoup sur lui alors qu’il devait se contenter de deviner ce qu’il pouvait. Nul doute qu’elle devait être brillante mais pouvait on simplement s’arrêter à cela pour définir une personne ?
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Lucrèce Devereux
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MessageSujet: Re: Visite médicale   Ven 12 Nov - 22:39

Spoiler:
 

Bien. Le patient se leva à sa suite et l’examen put débuter. Voilà une bonne chose de faite. Approbation silencieuse, au fond de son cœur – son orgueil de médecin était satisfait, elle se sentait déjà mieux. Après tout, elle n’avait pas particulièrement le choix, sa précédente conduite avait été la seule que l’on pouvait se permettre de tenir lorsque l’on s’appelait Lucrèce Devereux et que l’on se trouvait dans une situation de ce type – ou toute autre situation, cela dit. Ce qui, soit dit en passant, n’avait pas beaucoup de sens. Elle faisait son travail, celui pour lequel elle recevait un salaire, voilà tout. Au passage, elle s’efforçait d’apposer sa signature du mieux qu’elle le pouvait ; Dignité et Elégance, sans tolérer la moindre incartade, le moindre soupçon, ni la moindre allusion pouvant porter préjudice à sa réputation et sa fierté de médecin intègre – et accessoirement de femme du monde, mais uniquement dans les cas extrêmes. Et il se trouvait que là, elle avait presque l’impression qu’on risquait de la prendre pour une idiote… Oh ho ho ! Voilà qui pouvait fort bien se montrer divertissant au possible – peut-être devrait-elle véritablement remettre l’étude de ses dossiers directoriaux à un plus tard particulièrement éloigné… Fantastique !

Cela dit, il ne suffisait pas de se réjouir d’avoir trouvé appât à ses diaboliques plans de tromperie d’ennui. Autant fallait-il également garder son professionnalisme. Et quoi de mieux que la panoplie du parfait petit médecin pour jouer encore un peu avec le pauvre bougre qui n’avait besoin que d’un bête certificat d’aptitude… ? Mais chaque chose en son temps, n’est-ce pas. Les mains de Lucrèce plongèrent à l’intérieur des poches de son immaculée blouse, vérifiant qu’elle avait bel et bien ses instruments sur elle. Tout y était, sans surprise. Laissant Trystan Brosca s’installer, elle se dirigea vers l’armoire standard où était stocké le matériel d’auscultation et en retira une spatule buccale ainsi qu’une paire de gants stériles. Et tandis qu’elle enfilait ces derniers, il lui sembla percevoir un murmure. Tendant l’oreille une seconde trop tard, elle ne put saisir – et encore, elle avait certains doutes – que le fatidique « abandonnez tout espoir » … Hum ? Allons bon, que marmonnait-il donc à propos de l’espoir, ce bon monsieur ? Il se trouvait pourtant dans un hôpital ! Le lieu où l’on sauvait des vies et où tous les espoirs – ou une partie, du moins – étaient permis… Demi-sourire, sur ses lèvres. Faisait-il partie de ces hommes – et femmes, d’ailleurs – qui, traumatisés pour une raison ou une autre, par le médecin de leur enfance, gardaient dans leur maturité cette sorte de peur méfiante mêlée d’appréhension suspicieuse envers ses collègues… ? C’aurait presque pu être attendrissant. Si elle n’avait pas passé sa matinée en Pédiatrie, s’entend.

Tandis que Lucrèce enfilait son stéthoscope en se dirigeant vers le militaire désespéré, elle laissa distraitement son regard errer sur l’improbable quantité de cicatrices qui s’étaient vues dévoilées. Impassible, elle se demanda néanmoins, fugacement, si tout ceci était le fruit de convictions profondes, ou d’une simple résignation blasée – après tout, c’était son boulot. Bah. Le saurait-elle jamais… Machinalement, elle posa le pavillon métallique du stéthoscope sur le torse de Trystan.

    « Si vous voulez bien vous donner la peine d’inspirer et d’expirer, monsieur… Le plus profondément possible, je vous prie. »


Naturellement, ce fut sans la plus petite once de surprise qu’elle entendit ce qu’elle savait déjà qu’elle entendrait. Néanmoins, elle répéta l’opération sur le dos du jeune homme, par pure conscience médicale. Et en définitive, elle ne put retenir une remarque désabusée.

    « Comme vous avez probablement dû l’entendre des dizaines de fois, je ne vous ferais pas l’affront de vous répéter que vous devriez cesser de fumer. En revanche, je peux vous assurer que si vous persistez, d’ici peu, ce qui reste de vos poumons se désagrègera totalement, on devra vous opérer, et il serait fort probable qu’après cela, vous soyez jugé inapte au service. Libre à vous de me croire ou non, mais sachez que je suis on ne peut plus sérieuse… »


Après tout, qui pouvait bien se targuer de courir après les criminels avec à peine un quart de ses poumons en état de fonctionner… ?
Tout en parlant, Lucrèce avait replacé le stéthoscope autour de son cou et s’évertuait désormais à installer le tensiomètre digital autour du bras de Trystan. Alors qu’elle déclenchait le mécanisme de gonflage automatique, elle demanda :

    « Souffrez-vous de quelque chose de particulier, ces temps-ci ? Une fatigue plus importante que d’habitude, un rhume quelconque… des migraines, peut-être ? »


Tant qu’à faire, autant bien faire…
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