Un peu de maladresse

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Melissa Zwölle
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MessageSujet: Un peu de maladresse   Mer 21 Juil - 15:09

Qu'est-ce que je fous ici ? Voilà la question qui résonne dans sa tête depuis de longues minutes. Au départ, rien ne la prédisposait à venir s'échouer ici. La journée avait commencé tranquillement. Son premier rendez-vous avait été avec un monsieur charmant. La quarantaine, le genre gentil, très maladroit. Il n'était pas de ceux qui tentaient quoique ce soit le premier jour. Ils s'étaient promenés, avaient déjeuné ensemble puis s'étaient quittés. Pour son second rendez-vous, elle avait pris le temps de se changer. Presque en courant, Melissa s'était rendu au parc des étoiles rouges. Là, un homme, environ 30 ans, l'attendait. Sa robe vaporeuse rose pâle lui donnait une allure de petite fille contrastant avec les vêtements sérieux du client. Un véritable homme d'affaires qui considérait qu'il pouvait tout avoir. Rapidement, il lui fit comprendre. Un bras passa autour de sa taille. Mel jeta un discret coup d'oeil à la main masculine. Il resterait probablement sage pendant un moment. En beau parleur, il se lança dans un discours puis usa des flatteries. Ses doigts glissèrent sur une fesse. Le message était clair.

La suite fut une très, trop, longue après-midi dans l'un des hôtels proches. L'imagination du monsieur se voulait sans limite. Ce dernier lui avait d'ailleurs fait comprendre, qu'il avait payé assez cher pour avoir 4 heures en sa compagnie. Aussi, la demoiselle se devait de supporter tous ses caprices. Qu'elle se rassure, il n'était pas violent ou fou. Heureusement, il n'aurait plus manqué que ça ! Les explications données, il avait commencé à s'appliquer à sa tâche. Après une bonne douche et content de sa performance, il lui avait proposé de finir la soirée en tout bien tout honneur autour d'un verre. Melissa accepta songeant que ça lui donnerait sûrement envie de faire à nouveau appel à elle. Et voilà, comment on pouvait se retrouver dans le night-club d'un endroit chic. Juste parce qu'on voulait assurer ses arrières. À cette pensée, un sourire nerveux se dessine sur ses lèvres. Ah ça, pour être assurées, elles le sont. Pour combien ? Jusqu'à temps, qu'elle soit vieille et toute fripée sans doute. Une moue au visage, elle attrape son verre posé sur une table toute proche.

Si beaucoup dansent, la jeune femme fait parti de ceux qui allongés lascivement sur les banquettes, observent leurs congénères. Spectatrice des parades amoureuses, la métisse focalise son attention sur un couple en formation. Les mouvements des corps sont significatifs, toutefois elle attend le moment où la gifle tombera. La proie est-elle vraiment disponible ? Prête à accepter un geste tendancieux ? Non. Elle flirte mais un homme prendrait ça pour une invitation à plus. Son visage se détourne pour saisir la silhouette d'un autre représentant de la gente masculine. Pas un jeune. Peut-être est-il en recherche de chair fraîche. Sa langue passe sur ses lèvres retirant toute trace du cocktail. La prédatrice ne sommeille pas dans son esprit. Son corps a besoin de repos, pourtant il refuse de s'extirper de sa confortable assise. Et si elle buvait jusqu'à en être saoul ? Non, ce n'était pas elle.

Un soupir s'envole. Décidée à se lever, le haut de son corps se redresse alors qu'elle manque de renverser l'intégralité de son breuvage sur son voisin. Oups... Elle tourne le visage vers lui et inspecte du regard sa tenue sans s'attarder. On dirait qu'un malheur n'a pu être évité. Le tissu s'imbibe de quelques gouttes provenant du cocktail. Un vrai gâchis quand on pense au prix à payer à l'Astrid pour boire un coup.

 - Je suis désolée... 

Elle n'ajoute pas qu'elle ne l'a pas fait exprès mais ça tombe sous le sens. Cependant, la métisse hésite à fuir. Ce ne serait pas poli et puis il ne va pas la manger ! Et s'il croyait qu'elle l'avait fait intentionnellement pour le draguer ? Ils se trouvent dans un night-club après tout. Non, c'est absurde, totalement idiot ! Qui utilise une telle technique ? Passant une main dans ses cheveux, Melissa repose son verre et ouvre son sac. Poliment, la métisse demande.

 - Vous avez besoin de quelque chose pour sécher le liquide ?

Elle pourrait l'ignorer, pivoter son visage dans une direction opposée à la sienne. Ce serait peut-être même mieux mais son ton a rien de séduisant alors aucune raison qu'il y ait méprise. La tête penchée, elle attend la réponse à sa question. Ce laps de temps lui permet de détailler discrètement sa malheureuse victime. Jeune hein. Considérant que l'observation suffit, elle baisse les yeux sur son sac.
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Trystan Brosca
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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Mer 21 Juil - 17:27

Le désespoir...C'était ce qui étreignait le cœur de Trystan alors qu'il dansait sur cette piste. Des vagues d'hommes et de femme sans visage qui s'abrutissait à coup d'alcool, de drogue ou de concupiscence. Faire semblant d'oublier le monde à l'extérieur de ces murs, oublier cette vie trop réel, échapper aux lois et aux responsabilités. Des êtres qui désiraient transcender leurs êtres et devenir autre chose...Quelque chose de supérieur...Quelque chose de plus primitif...Quelque chose d'autres que le pauvre hère qu'ils rencontrent tout les matins devant la glace. Qui se réveille en regardant ce plafond éternellement blanc en se demandant...et maintenant ?

L'agent du NSS n'était pas comme eux. Il n'était là que pour traquer sa proie, se fondre dans la masse...Épouser cette détresse, respirer cette terreur à l'idée qu'elle prenne fin au point du jour artificiel. Artificiel...Superficiel...Et paradoxalement, ce qui se passait sur cette piste était le reflet de personnalité profonde. Autant dire une source non négligeable d'information pour lui. Les caméras de surveillance était une chose, mais sans contexte, une image était une image. Tout comme un dossier restait un agglomérat de mot et d'étiquette qui pouvait se montrer maladroit ou trop incomplet.

C'était assez ironique de penser qu'il avait besoin de cet endroit où l'on perdait pied avec toutes les valeurs de la société pour mieux la comprendre. Il avait beau faire partie de la section Action, son travail nécessitait beaucoup d'information qu'il ne pouvait glaner que sur le terrain et non assis derrière un terminal. Mais pour ce soir, il ne s'agissait pas de cela. Non ce soir, il était venu traquer une cible...Un homme d'affaire qui ne semblait pas correspondre au profil de son dossier. Il n'y avait guère plus que son instinct derrière cette affirmation...Mais c'était mieux que faire des patrouilles en attendant quelque chose non ?

Cependant, les résultats n'étaient pas là. Du moins à son niveau, il n'y avait rien d'intéressant. Au mieux cela relevait de la coordination qui pourrait fouiller en profondeur à la recherche de quelques malversations. Il rejoint l'une des banquettes, saisissant son INomad pour faire quelques photos discrètes l'homme et de ces associés. Il eut droit en échange à un rapide résumé des dossiers conservés dans les banques de données. Pas de suspicion de terrorisme, ni de détournement d'argent ayant attrait à l'achat d'arme illégales. Tout juste des retraits tout juste douteux...Corruption ? Non probablement des petits vices personnels.

A se demander si Madame était au courant.

Il s'assit en soupirant. Il n'était pas du genre à aller colporter ce genre de nouvelle. C'était simplement du sadisme...Mais cela ne restait qu'un point de vue. C'était comme d'appuyer sur la gâchette avec l'intention de tuer. Si lui le faisait, on dirait que c'est pour sauvegarder le système. Si un rebelle le faisait, c'était un acte de protestation...Mais dans l'histoire, c'était toujours le sol qui s'abreuvait de ce liquide qui attisait la haine. C'était toujours les larmes d'une famille qui emplissait les cœurs de tristesse. Et c'était toujours un vide qui se creusait dans les âmes e les consciences sans qu'on n'y prenne garde. L'humanité était si complexe parfois.

Trystan passait songeusement le pouce sur l'image qu'il avait furtivement capturée avant qu'une chose passablement mouillé ne vienne se glisser sur son entrejambe.

«  Hun ? »

En écartant le bras il comprit rapidement que c'était de l'alcool...Et il serait quitte pour changer de pantalon s'il ne voulait pas voir fleurir les rumeurs. Une femme qui renversait son verre de cette manière, cela pouvait tout de même prêter à confusion. Heureusement, c'était surtout sa chemise noire qui avait surtout été touché. Ce n'était pas un drame en soit. Du coin de l'oeil il regarda son interlocutrice qui retint immédiatement son attention. Elle était sublime...Mais il y avait autre chose...Comme une impression de déjà vu. S'il devait l'avouer, il était certain qu'il y avait quelque chose de fuyant dans son attitude. Comme si elle craignait quelque chose.

Elle savait qu'il était Officier ?

Peut probable...Mais il était certain de connaître ce visage. De manière fugace, il se rappelait d'une rue...Et étrangement, il se souvenait plus d'un homme. Il fronça les sourcils sans réussir pour autant à mettre des noms sur des visages. Bah, s'il ne l'avait pas retenu, c'était certainement sans importance. Et puis si elle agissait comme cela, il y avait fort à parier que soit elle était intéressée, soit elle ne faisait pas partie de la loges des Nobles. Aucune noble n'agirait ainsi et encore moins la jeunesse dorée. Il était prêt a parier qu'elle avait été invitée ici...Cependant elle semblait seule. Quelque chose ne collait pas dans l'histoire. De quoi aiguiller sa curiosité ?

«  Je...Ce n'est rien. Cette nuit était un véritable désastre...Je suppose que cela la clôture dignement.  »

Il eu un petit sourire quand il rangea son appareil dans la poche de sa veste trainant non loin.

« Mais si vous me proposer de la sauver par un acte de générosité, je ne pense pas pourvoir refuser votre offre... »

cela évidement tout dire et rien dans le même temps...
« ..Une serviette serait parfait. Ou quoique ce soit que vous pouvez m'offrir d'autre. »

Il tendit sa main dans un léger sourire.

« Je m'appelle Trystan....et merci pour votre aide. Cela peut vous sembler bizarre mais d'ordinaire la plupart des gens ici aurait certainement rit et se serait enfuit en me laissant en plan. Vous avez l'air de quelqu'un de bien et j'avoue que c'est assez rare pour être noté...Si je peux faire quelque chose pour vous, n'hésitez pas. »

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Melissa Zwölle
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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Lun 26 Juil - 18:27

Il répond et elle le fixe, incertaine. Est-ce que l'inconnu se moque d'elle ou est-il sincère ? Décidant de ne pas trop se poser de questions, Melissa sort de son sac, un ventilateur de poche. Ses sourcils se haussent alors qu'elle se demande si l'objet peut réellement faire l'affaire. Ça sèche mais ça n'éponge pas. Avec son autre main, la jeune femme fouille pour extirper un mouchoir. Elle les lui tend en souriant maladroitement. Seulement le jeune homme a un geste aussi étonnant qu'inattendu pour Mel. La main tendue la surprend autant que les paroles. Bêtement, la métisse le dévisage ne sachant quoi faire. Se montrer polie ne serait pas un mal et mettant son côté gauche temporaire à l'écart, elle finit par poser le mouchoir afin de serrer la main. La poigne se veut douce, timide. Elle n'a pas l'habitude de ce genre de cérémonial. Ça se sent. Trystan ? Comment doit-elle se présenter ? Ici Cherry serait préférable. Après tout il suffirait qu'un client l'aperçoive pour que tout se complique. Melissa. Cherry. Les deux identités se succèdent jusqu'à ce qu'un prénom s'envole de ses lèvres.

- Cherry... Enchantée Trystan et merci... 

La jeune femme n'ose pas ajouter que les apparences peuvent être trompeuses. Ou alors peut-être qu'elle est réellement quelqu'un de bien. Ses sourcils se froncent doucement pendant que son cerveau pèse le pour et le contre. Son métier et sa personnalité sonnent comme deux choses distinctes. Toutefois elle se contente de sourire avant de donner le mouchoir, jugeant bon de garder ses interrogations.

 - La plupart des hommes m'aurait sûrement criée dessus en m'insultant ou en me demandant de leur payer un nouveau pantalon... Alors je vous retourne votre compliment... 

Sans peine, la jeune femme imagine les insultes. À peu près les mêmes que celles fusant dans la chambre. À croire qu'ils sont dotés d'un manque d'imagination flagrant. Mais là, ce n'est pas le cas et il est toujours plus agréable de rencontrer une personne civilisée, qu'un goujat. Mais la rencontre avec la seconde espèce nullement en voie d'extinction se veut inévitable quand on fait son travail. Sa main gauche glisse dans sa crinière brune. Quelques mèches tombent paresseusement, encadrant son visage. La fatigue dort dans chacun de ses muscles et son corps semble lui dire qu'elle ferait mieux de rester ici encore un moment. Au lieu d'ignorer son voisin, Mel se tourne, décidée à engager la conversation. Enfin en tout bien tout honneur. Il est charmant mais elle n'a pas l'intention de nouer ce type de relation. Son employeur n'aimerait pas ce bénévolat.

 - Vous venez souvent ici ?

Banal mais c'est tout ce qui lui vient à l'esprit. Elle préfère éviter la question 'qu'est-ce que vous faîtes dans la vie' par principe. En plus, la situation est toujours embarrassante avec les hommes. Lorsque le mot secrétaire s'échappe de sa bouche, leur regard semble en dire long, comme s'ils comprenaient sa véritable activité. Combien de fois l'envie de plaider innocent l'a-t-elle prise ? Souvent. Trop souvent. Pour se donner du courage, Melissa finit son verre puis en commande un autre. Ce n'est pas raisonnable mais si elle s'arrête à deux verres, ça devrait aller. Le numéro de sa rue n'a pas encore disparu de son esprit et elle devrait réussir à marcher droit.

 - Vous voulez boire quelque chose ? Disons que c'est pour me faire pardonner ! 

À une table plus loin, un homme les observe. Mel esquisse une moue, cet observateur lui dit quelque chose. Elle l'a aperçu en arrivant mais pourquoi les surveillent-ils ? Ses lèvres dessinent un sourire amusé. Agacée, la jeune femme se tourne entièrement vers Trystan, n'offrant que la vue de son dos au curieux. D'un léger mouvement de tête, elle dessine sa direction tout en demandant à sa nouvelle rencontre.

- Vous le connaissez ? Un ami à vous ? 

Son ton reflète son énervement. Pourvu que ce ne soit pas la technique d'approche, l'un qui joue au gentil pour appâter et l'autre qui espionne afin que tout aille bien. Deux collègues sont déjà tombés sur des mecs qui procédaient ainsi. D'un coup, la métisse croise les bras, sur la défensive. Finalement les élans de gentillesse sont immanquablement suspects ! Toutefois, elle est prête à écouter ses objections, s'il en a. Ses yeux se plantent dans les siens avec aplomb. Melissa ne rend pas compte de l'agressivité illustrée par son corps et encore mieux de la minute de paranoïa intense qui a pris possession de son esprit.


Dernière édition par Melissa Zwölle le Jeu 29 Juil - 18:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Mer 28 Juil - 13:29

Cherry…Elle s’appellait Cherry…Cela ressemblait à l’un de ces vieux films. Ceux qu’on appelait les polars où la voix envoutante du narrateur n’était autre que celle du détective. Et comme dans toutes les histoires, cela commençait toujours par une femme fatale. Cherry. Il avait du mal à croire qu’il s’agissait là d’un prénom mais il n’avait aucune preuve du contraire. Cela ressemblait plutôt à un genre de surnom affectueux, de petite gourmandise à croquer, plus enivrante que toutes les liqueurs.

Marrant…Lui si désabusée versait dans lyrisme aussi archaïque que mal venu. Qu’y pouvait il à part le garder pour lui ? La jeune femme lui plaisait beaucoup mais toujours cette sensation qui le tenaillait. Son instinct lui dictait qu’elle avait quelque chose qui l’intéressait. C’était ce qu’il ressentait. Encore plus quand elle lui serra la main…Elle ne semblait faite pour ce genre d’endroit alors qu’elle se fondait dans le décor avec grâce et beauté. Quelque chose n’allait pas mais quoi ? S’emparant du mouchoir délicatement, il tamponna son vêtement en souriant.

« Me dire que je ne suis pas pareil à la plupart des hommes…Vous cherchez à me faire rougir ? Non au pire, j’aurais pu vous inviter un après midi pour m’aider à choisir un nouveau pantalon. Passer du temps en ma compagnie me parait un châtiment assez terrible pour vous dissuader de recommencer. »

Passer du temps avec un officier du NSS ? Certainement une punition cruelle s’il devait lui faire passer un interrogatoire mais de cela, elle n’en savait rien encore pour le moment. Devait il le lui dire ? Voir sa réaction ? Secouer un peu sa cage pour voir ce qu’il en ressort ? Continuer pour le plaisir ? Trystan ne savait pas trop quoi faire sur le moment. S’il avait pu consulter son inomad, il aurait collecté les informations nécessaires à une prise de décision mais déjà la jeune femme le regardait à nouveau.

‘Vous venez souvent ici ? Vous voulez boire quelque chose ? Disons que c’est pour me faire pardonner’

Il haussa un sourcil avant de hausser les épaules dans un nouveau sourire. Son expression semblait hésitante. On aurait dit qu’elle aurait voulut parler d’autre chose. Qu’elle avait besoin d’autre chose…De se confesser ? Difficile à dire mais cela excitait la curiosité de Trystan, bien déterminé maintenant à ne plus la lâcher avant de comprendre ce qui l’attirait tant chez elle.

« Non, je n’aime pas trop ce genre d’endroit. Je préfère les éviter si bien que je ne viens uniquement pour des raisons professionnelles. Difficile d’y couper mais en général mes clients aiment ce genre d’endroit. Mais oui, je ne dirais pas non à boire un verre tant que c’est du whisky glace. »

Sans crier gare, la voilà entrain d’esquisser une moue et tout son corps suit vibrant d’une colère contenue. Trahison. Voilà ce qu’elle semblait dire alors qu’elle se tournait vers lui. Trystan laissa s’échapper un vague étonnement devant se soudain changement de comportement et son regard glissa vers l’inopportun. Ses yeux détaillèrent l’individu avec précision et froide violence qui ne jurait pas sur ces yeux bleus aciers avant qu’il ne redevienne plus léger en se reposant sur son interlocutrice.

« Non. Pas un ami…Voyons…Peut être un admirateur secret ? Quel dommage de devoir lui annoncer que je ne m’intéresse qu’aux dames. A moins que ce ne soit vous qui attiriez son attention ? Après tout séduisante comme vous êtes, vous ne laissez pas indifférant. »

Il se pinca légèrement les lèvres, ne sachant comment elle allait le prendre mais surtout savoir si elle accepterait une aide quelconque. Devait il jouer franc jeu maintenant ? Et ce type qui les lachait pas…L’avait il remarqué entrain de surveiller sa cible ? Si c’était le cas, il était comprit mais ce sourire laissait planer le doute. S’il voulait sa peau, il se ferrait plus discret…Non c’était comme s’il désirait la jeune femme avec un regard entendu. Comme s’il savait quelque chose qu’il ignorait.

« Cependant, je doute qu’il vous veuille que du bien et je doute qu’il s’intéresse à moi en particulier. Si vous avez des ennuis, je pourrais peut être vous aider. Je pourrais vous protéger... »

Il fit une légère moue du bout des lèvres, réfléchissant sur le prix à payer.

« …Il me faudrait déjà entendre votre histoire. Me faire confiance hors nous venons tous juste de nous rencontrer. Je pense que je pourrais déjà commencer à vous faire confiance en vous avouant un petit secret. »

Il se pencha en avant pour lui murmurer quelques mots à l’oreille.

« …Je suis du NSS… »

Voilà qui résumait bien qui il était, ce qu’il pouvait faire pour elle, ce qu’il était capable de faire. Mais quel serait sa réaction…
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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Jeu 29 Juil - 17:59

Un rire n'a pu être réprimé aux paroles du jeune homme. Mel s'est imaginée un instant la scène. Eux dans une boutique. Qui penserait qu'il s'agit d'un châtiment ? Jamais, jamais. Il suffirait qu'elle croire une collègue pour qu'une rumeur circule à l'agence. Il n'en est pas question ! Depuis le début, elle leur a dit, qu'elle n'aurait jamais de petit ami en exerçant leur très prenant métier et elle s'y tiendrait jusqu'au bout. Ne se rend-il pas compte que c'est facile d'influer sur la réputation d'une jeune femme ? À moins que ça ne soit une plaisanterie. La jeune femme ne sait pas trop sur quel pied, pourtant elle murmure.

 - Vous avez une conception intéressante des punitions... 

Plutôt louche, mais ça, elle se garde bien de le dire. Ce genre de réflexion pourrait mener sur un terrain glissant et la jeune femme n'a pas envie de se retrouver dans une fâcheuse posture. Aux premières abords, une personne peut paraître gentille, nullement dangereuse mais les plus tordus ne sont pas forcément les plus méchants ou les plus agressifs. À la place, les question de Melissa fusent. Rapidement, elles trouvent des réponses mais un bout de la phrase fait tiquer la jeune femme bien qu'elle se garde de le montrer. Alors comme ça, il ne vient ici que pour des raisons professionnelles ? En silence, Mel passe en revue différents métiers. Dealeur ? Non, il n'a pas l'air d'être dans ce créneau. Gigolo ? Suffisamment mignon pour mais aucune cliente collante en vue. Quel genre de travail a-t-il ? La suite n'est qu'empreinte d'agacement et d'énervement. Elle se sent capable de lui vider son verre de whisky sur la tête, s'il n'est pas convainquant. Bien sur, Trystan a aucune raison d'essayer de la convaincre. Il pourrait lui dire n'importe quoi de vrai ou de faux. Cependant la jeune femme se laisse tenter par les explications douteuses. Les admirateurs secrets sont à redouter. Ils peuvent dépasser les limites sans peine. Elle espère donc que ce soit sa nouvelle rencontre qui soit visée plutôt qu'elle.

 - Hm méfiez-vous aussi... Les hommes peuvent être persistants... 

Bon, ça tient davantage la supposition qu'autre chose. Mais les hommes doivent bien se faire harceler par leurs prétendants après tout. Il n'y a pas de raison ! Un sourire amusé apparaît sur son visage. Ce n'est qu'une boutade. Son corps se détend malgré les mots incompréhensibles qui se succèdent. Ses yeux noisettes fixent le jeune homme. Son air ahuri ne la met pas en valeur, tant pis. Et puis il y a une bombe qui explose dans ses tympans. Le mot vibre dans ses oreilles. NSS. NSS. NSS. Il se répète à tel point que la jeune femme sent qu'elle en perd le sens. Dubitative, perplexe plus qu'effrayée, ne réalisant pas encore la situation, Melissa se penche. Ses yeux se plantent dans ceux de son interlocuteur.

 - Vraiment ? Est-ce que vous me faîtes marcher en pensant que les femmes raffolent des hommes armés ? Les missions, les uniformes, tout ça, vous savez quoi... Ah vous avez des uniformes d'ailleurs ? 

Elle demande mais c'est sans malice. N'y connaissant rien, il pourrait lui dire tout ce qu'il désire. Est-il vraiment un officier ou alors est-ce un truc pour draguer ? Il l'a murmuré à son oreille mais c'est peut-être juste pour ajouter du charme. Comme ces moments, parfois faux, d'intimité. Sans gêne, un sourire ennuyé aux lèvres, elle s'approche de lui, son corps glissant sur la banquette. Ce rapprochement semble éveiller la curiosité de quelques personnes les entourant. Cependant Mel n'y prête pas attention. La curiosité ne dure jamais très longtemps de toute façon. Ses jambes se croisent, le genou de l'une d'elle venant buter contre la cuisse du blond.

 - Mais alors vous êtes en mission secrète Trystan ? Je ne vous dérange pas ? Je ne vous accapare pas trop ? 

Ses bras passent autour d'un des siens. Allez, elle ne fait que s'amuser. Rien de bien méchant. Surtout que Melissa n'a aucunement l'intention de confier sa situation à un inconnu. Et puis, même si elle n'en a pas l'air, elle est capable de se défendre. À condition que son agresseur ne soit pas armé, ce serait déloyal en plus. Elle, elle n'a que ses chaussures et ses ongles. Et un spray aussi. Sur la notice, il est écrit qu'un seul jet peut rendre un homme aveugle. Toutefois, elle n'a pas encore eu l'occasion de tester. Peut-être que ce fameux avec Wils, elle aurait du lui donner. L'avait-elle dans son sac à ce moment-là ? La métisse ne sait plus. Sans réfléchir, elle se pencher pour souffler une phrase à l'attention du jeune homme.

 - Je suis baby-sitter... 

Pour adultes. Petit mensonge, elle peut être multifonction en réalité. Il faut juste s'adapter à l'imagination du 'petit garde'. Va-t-il la croire ? Elle se le demande..
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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Ven 30 Juil - 23:49

Il se sent testé…Mais Trystan à l’habitude, personne ne prend au sérieux un homme qui vous annonce comme cela qu’il fait partit de l’organisation la mieux renseignée et la plus expéditive avec le sourire. Il joue avec elle comme elle joue avec lui en se rapprochant de lui. Ceci dit la sensation est agréable et l’effleurement de sa cuisse n’est pas sans déclencher chez lui des envies de luxure à assouvir avec cette charmante métisse. Baby-sitter…Alors elle devait garder de grand enfant pour être aussi langoureuse et attirante. Il n’y avait aucun doute là-dessus mais qui devait-elle garder ? Il n’y avait personne qui ressemblait à un gamin colérique qui avait perdu son jouet. Même l’admirateur secret ne semblait pas plus s’en émouvoir, pas plus que la plupart des clients glissants des regards indiscrets sur le physique de sa nouvelle…cible ?

« Une mission secrète ? Non pas vraiment, ce soir je venais simplement lever un doute sur la personne que vous voyez là bas. C’est une personne assez en vue, riche et dont les opinons politiques semblent pour le moins…Divergente avec notre cher empereur. Alors l’agence m’a dépêché histoire de vérifier que ces tendances ne soient pas trop…Extrême. Dans le cas contraire, j’aurais été obligé tout membre respectable qu’il est de l’appréhender. Mais dans mon métier, en général c’est souvent synonyme de bataille rangée. »

Le dos de sa main et ses doigts frôlèrent la cuisse de la jeune femme en allant chercher son Inomad dans la poche intérieur de sa veste.

« Maintenant, pour répondre plus amplement à votre question…Le NSS est une organisation paramilitaire. Bien sûr nous avons des uniformes pour toutes les occasions. Que ce soit les tenues de combats pour participer à des opérations à haut risque ou encore des tenues d’apparats. Moi je fais partis de ceux qui travaillent sur le terrain. Avouez que c’est tout de même plus discret de se déplacer ainsi qu’avec une pancarte ‘NSS’ autour du cou non ? »

De son portable, il n’était pas difficile pour lui d’appeler le bureau…Et plus particulièrement son bureau. Sa plateforme de travail se mit en marche et l’officier pianota à une vitesse hallucinante. Caméra de sécurité, visionnage des bandes en simultané…Cible repérée, arrêt sur image. Agrandissement…Recherche en cours dans la base de données.

« Moi je fais partis de la section action…Pour aller plus loin, je fais partis de la cellule antiterroriste. Je m’occupe tous les jours de traquer ces types. Ils se battent pour un idéal , je trouve ça admirable….Mais les moyens employés pourraient un jour vous coûter la vie s’ils décident que votre sang doit couler pour qu’ils se fassent entendre. Bien sûr on se dit que cela à très peu de chance d’arriver. A vrai dire combien de chance avait vous que le jour où vous traversiez la rue, une voiture surgisse de nulle part et explose ? Quand vous en entendez parler aux infos, vous pensez que c’est une tragédie…Mais cela devient différant quand c’est un mari, une sœur…Ou peut être une mère qu’on retrouve en petit morceau au coin de la rue…C’est mon travail d’empêcher cela. »

Il y eu un léger bip qui fit tressaillir son oreille. En lisant le résumé, il eut un léger sourire.

« Enfin désolé, j’ai tendance à me laisser aller sur le sujet. Plutôt que de vous ennuyer avec tout cela, j’aimerais vous proposer quelque chose. Mais avant tout, il faut que vous me répondiez honnêtement et totalement à une simple question. N’y voyez aucune malice de ma part, ni aucune mauvaise intention. »

Il posa sa tête à côté de la sienne en la regardant droit dans les yeux…

« Dite moi Mélissa...Votre vie actuelle vous rend t’elle vraiment heureuse ? »


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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Lun 2 Aoû - 12:36

Mel l'écoute sidérée. Comment peut-on parler avec autant de franchise de son métier ? Elle fixe le jeune homme se demandant ce qu'il lui passe par la tête. En même temps, la jeune femme apprend des choses mais tout de même ! Elle hésite à poser une main sur son front pour voir s'il a de la fièvre. Franchement ce type ne tourne pas rond. Il ne la connait même pas et lui explique son boulot. C'est... affolant. Préférant tourner la tête quand Trystan sort son iNomad, la métisse réfléchit à la meilleure chose à faire. Partir avant d'en savoir plus ou rester pour ne pas attirer l'attention ? Le choix ne lui est pas laissé. Il reprend la mettant mal à l'aise. Non, elle ne veut pas entendre parler des rebelles. Non, elle ne veut pas entendre parler de voitures qui explosent. Et non, elle ne veut pas imaginer que sa mère puisse être touchée. En petit morceau ? Un frisson parcourt à cette idée. Par chance, elle ne fait rien d'aussi illégal. Le seul risque se cache derrière une épouse névrosée à tendance meurtrière. Toutefois la plupart se taisent ne voulant surtout pas ébruiter l'infidélité de leur époux. C'est son métier de s'occuper de ces messieurs, cependant ça ne sonne pas très bien à l'oreille. C'est beaucoup moins glorieux que d'arrêter un futur meurtrier. Disons que l'utilité public de leur travail est pas trop reconnue.

Alors qu'elle songe à l'injustice faite, la voix de son interlocuteur lui fait tourner la tête. Lui proposer quelque chose ? Ses sourcils se froncent légèrement. Pourquoi n'était-elle pas partie ? Cette histoire sent mauvais ! Mais elle hoche la tête, curieuse de connaître sa question. Ses yeux clignent alors que leurs têtes sont proches. L'attente ne dure pas et l'interrogation tombe la laissant interdite pendant quelques secondes. Subitement un rire s'échappe. Ce n'est pas drôle mais elle ne s'y attendait pas ! Sa tête bascule en arrière pendant qu'elle se calme.

 - Oui et non mais comme tout le monde. Dîtes-moi qui est vraiment heureux ? Ces gens dont vous parliez ne le sont pas et ils veulent changer le régime pour l'être. Il y en a qui ne trouvent pas l'amour et se sentent seuls... Mais dans une vie, il y a aussi des bons moments... 

Et lui ? Est-il heureux ? Dort-il paisiblement sans que sa conscience ne le démange ? Son corps se redresse. Non loin, une serveuse est en approche. Elle s'approche de leur table et dépose les commandes comme si de rien était, disparaissant rapidement. Melissa observe les verres tout en murmurant.

 - Être heureux est une façon de vivre, non pas un but à atteindre. Si vous le posez comme objectif, vous ne le serez jamais... 

Sa main se tend, ses doigts se refermant sur le verre. Elle pourrait se plaindre mais elle n'aime pas ça. Même si certains moments sont de véritables épreuves, sa vie pourrait être pire. En transformant son corps en objet, l'accès à la propriété leur a été offert. Le manque de nourriture est relevé au rang de souvenirs, tout comme les privations. Mais d'un coup, elle tourne la tête vers lui. Ses paroles lui reviennent à l'esprit comme un boomerang. Le liquide passe de travers la faisant tousser. Les mots forment une boucle sans fin jusqu'à ce que ses yeux s'écarquillent. Melissa ? Il l'a bien appelé Melissa ? Son regard se pose sur l'homme.

 - Comment connaissez-vous mon prénom ? Qu'est-ce que vous voulez réellement ? 

Que sait-il de plus ? Tout ? Il connait son métier ? Sait-il qu'elle était avec Wils Lünar quand il a eu ses problèmes ? Possède-il la liste de ses clients ? Impossible. D'une, elle n'a jamais couché avec un agent du NSS. De deux, seuls ses patrons ont les noms des hommes qui sont à sa charge. Nerveuse, Mel avale une grande gorgée de son cocktail. Dans quel pétrin s'est-elle fourrée ? Sa main droite frotte sa tempe. Ses doigts remontent dans les mèches brunes y disparaissant. Vigoureusement, la jeune femme massa son cuir chevelu. Sa contrariété ne risque pas de s'envoler facilement. Ses dents mordillent sa lèvre inférieure. Le verre est reposé d'une manière abrupte, le liquide tournoyant dedans.

 - Ecoutez, je ne veux pas être mêlée à vos affaires. Ma vie me convient comme elle est et il n'est pas question que quoique ce soit ne vienne la compliquer... 

Le ton est sans appel. Son corps s'écarte de celui de l'officier afin de mettre de la distance entre eux. Son visage fixe une direction opposée. Il vaut mieux oublier leur petite discussion même si Melissa sait qu'elle n'est pas prête de l'oublier. Ses jambes se décroisent et son buste se redresse, prête à se lever.
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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Mar 3 Aoû - 1:15

Elle est vive…Elle comprend rapidement…Elle veut s’échapper. Il n’a fait pourtant que gratter qu’une infime partit du vernis de sa collaboratrice. Lapsus…De son interlocutrice. Les choses sont ce qu’elles sont mais parfois, elles sont bien plus qu’elles n’en n’ont vraisemblablement l’air. Et cela semblait être le cas de cette chère et tendre Mélissa. Les éléments ne concordaient pas vraiment et il ne pouvait faire que des suppositions…Cherry n’était pas vraiment un surnom…Sans quoi elle n’aurait pas agit de la même manière ? Quoiqu’un homme capable de vous ressortir toute votre vie pouvait faire peur. Mais il avait annoncé être du NSS et donc digne de la confiance du citoyen lambda. Du moins en théorie.

Elle avait donc quelque chose à ce reprocher.

Mais aucune preuve pour l’étayer si ce n’était cette histoire de babysiter.

Il pouvait deviner quelle était la véritable nature de cette révélation. Mais ce n’était guère plus que de l’instinct. Si elle avait quelque chose à se reprocher, il le saurait, bien évidement. Mais il lui faudrait du temps et savoir quoi chercher car il ne délèguerait pas cette tâche à l’un de ces types de la section Coordination Action…Tout ce qu’il pouvait faire c’est jouer avec Mélissa et l’amener dans ces filets. Pourquoi ? Par envie ? Par désir ? Par dépit après cette mission qui n’avait rien donnée ? Simplement parce qu’elle résistait et que cela excitait ces tendances de chasseur ?

« Vous pouvez toujours partir mais…Vous pensez vraiment que vous pourrez dissimuler longtemps tout cela ? Combien de temps tiendrez vous ? »

Il regarda à nouveau son appareil, essayant de trouver des informations supplémentaires sans savoir vraiment quoi chercher. Une idée lui viendrait bien à un moment où à un autre. S’il pouvait avoir quelques indices supplémentaires. En attendant, il devait gagner du temps et son attention.

« Comme je vous l’ai dis…L’agence est la meilleure source d’information qui soit. Ne serait ce que parce qu’elle à la main sur les caméras de surveillance du vaisseau. Mais contrairement à ce que vous pensez. Je ne suis pas une menace. Je ne suis pas votre ennemi non plus. J’aimera…Non j’espérais que nous pourrions devenir ami. »

Il pencha la tête sur le côté, l’air un peu lointain et désintéressé.

« Qu’est ce que le bonheur ? Qui l’est réellement ? Le secret de la vie, c’est qu’il faut la prendre à bras le corps et se satisfaire des petits rien qui la compose. C’est ce qu’on dit…Mais c’est toujours plus facile à dire pour certain. Je me doute que tu préfèrerais quelque chose de mieux que tout cela. Je peux faire disparaitre tout tes ennuis. Si tu veux pas que je t’aide, je peux t’introduire là où tu pourra donner le meilleure de toi-même et forger une nouvelle vie. Meilleure vie. Meilleur job. Meilleur environnement. Meilleur logement. Tout ce que tu peux désirer…Même la vie la plus simple qui soit si tu le voulais. »

Il se pencha à son oreille

« Je pourrais même transformer tout tes mensonges en vérité. Tu n’aurais qu’un mot à me dire. Même changer de loge pourrait être a portée de la main si la chose t’intéressait »

Ce n’était pas un mensonge. Les informations n’étaient jamais immuables…Et les modifier n’était pas si difficile que cela quand on savait y faire. Surtout de l’intérieur. Quand à ce que les autorités en pensaient ma foi…Falsifier quelques données surtout d’une personne de caste moyenne n’avait rien d’intéressant. Personne n’en saurait jamais rien et il savait exactement à qui s’adresser pour ce genre de chose.

« Bien sûr, j’ai des limites…Mais je peux faire beaucoup de chose. Mais il faudra me faire confiance et ce entièrement. »

Il plongea son regard dans celui de la métisse, espérant avoir captée toute son attention et l’amener à ce dévoiler un peu plus…Il lui désigna la place qu’elle avait quitté alors qu’elle était au plus proche de lui.

« Veux tu continuer cette conversation ou manquer une chance que tu ne pourrais peut être jamais plus avoir ? »


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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Jeu 5 Aoû - 17:34

 - Ça ne vous regarde pas. 

Elle ne veut pas qu'il se mêle de sa vie. Le prix qu'elle paie, équivaut à sa bêtise, à son absence de méfiance. Aucune erreur n'est gratuite dans la vie et cette dernière le lui a appris. Prise au piège des mensonges, de la fierté, la jeune femme vacille. Tout explosera un jour. Le masque tombera et que restera-t-il ? Sera-t-elle encore de ce monde ? Ses paupières se ferment douloureusement repoussant avec force toutes ces interrogations. L'homme ne se rend pas compte de ses propos. À chaque phrase, son esprit associe l'ombre du chantage. À chaque phrase, l'envie de lui hurler l'ordre de se taire bute contre ses lèvres. Sa tête se baisse. Une voix lui souffle que ses rêves sont possibles. Accessibles. Mais Melissa ne veut pas y croire. Une fois lui a suffi. Pourquoi aurait-elle confiance en cet officier ? Depuis quand le NSS fait dans le social ? Pourtant un instant, la métisse se surprend à imaginer sa vie. Une où l'argent et son corps ne seraient pas liés. Une où elle pourrait rencontrer quelqu'un sans que les rapports soient faussés. Juste ça, lui suffirait. Mais même ça, c'est déjà beaucoup trop. Ses yeux s'ouvrent et ses lèvres s'animent pour souffler d'un ton sarcastique.

 - Vous croyez franchement que ce serait si simple ? Il y a des cages dont on ne s'échappe pas...  

Comme s'il peut lui offrir ce qu'elle veut ! Est-il fiable ? Non, il doit être comme tous les autres. Ils vous mettent en confiance, vous soutirent des informations et une fois, qu'ils ont tout, ils vous laissent vous débrouiller. Même pire, en pâture aux requins. Vous vous retrouvez seul face aux autres. On vous perçoit comme un traître et personne ne vous protège. La jeune femme préfère encore se taire plutôt que devoir faire face à une telle situation. Son visage se tourne vers celui de Trystan. Les derniers mots font l'effet d'une petite bombe. Et si c'était vrai ? Et si c'était faux ? Son regard descend lentement pour s'attarder sur la place quittée. Est-ce que d'autres personnes le connaissent ? Pourrait-on l'identifier ? Petit à petit, l'angoisse monte. Cette discussion ne doit pas continuer ici.

 - Est-ce qu'on pourrait aller discuter ailleurs ? En privé... 

Sans attendre la réponse, elle se lève en direction du comptoir. De son sac, elle sort une carte qui se retrouve insérée dans une borne. Le montant débité, le bout de plastique retrouve sa place d'origine. Ici, elle n'utilise que sa carte de crédit professionnelle. Toutes les filles en ont une. Quand le client ne paie rien mais qu'elles sont avec eux, elles s'en servent. Pratique comme outil de surveillance. Si une dépense faite dans à Raimyo apparaît, les ennuis suivront. D'ailleurs Trystan ferait mieux de faire de même. Melissa se glisse vers la sortie, ne lui jetant aucun coup d'oeil. Il vaut mieux limiter les risques. Son corps évite les nouveaux arrivants. Pour la plupart des jeunes, qui viennent goûter à la liberté. Ils parlent fort, sifflent les filles et ne se gênent pas pour laisser trainer leur main. Une petite moue agacé se dessine sur son visage jusqu'à ce qu'un homme lui barre la route. Bien qu'il ne dise rien, Mel sait où il veut en venir. Ses joues se gonflent alors qu'elle essaie de se frayer un chemin. Cette tentative lui donne droit à une petite tape sur les fesses. Comme si ça, ça pouvait changer ! Cependant pas question de se retourner ! Ses pas s'accélèrent. Son souffle se fait de plus en plus court.

Laissez-moi sortir. Laissez-moi sortir. Laissez-moi sortir. De cet endroit. De cette ville. De ce vaisseau. De ce corps. Mais sa supplication meurt sous les nouveaux cris. La sortie lui paraît loin, inaccessible. Ses jambes s'arrêtent. Est-ce la fatigue ou l'alcool qui s'empare d'elle ? Ou peut-être autre chose encore. Sa main gauche glisse sur son ventre. Pas question de rejeter ici ce qu'elle a ingurgité. Combattant sa sensation nauséeuse, la métisse arrive à rejoindre la rue. Sa main se pose sur son visage, masquant ses yeux. Ce n'est rien. Juste un cauchemar. Lentement, son esprit se focalise sur sa respiration jusqu'à ce qu'un faible rire brise cet exercice. Elle est pathétique, n'est-ce pas ? Pourtant, elle fait son possible afin de garder bonne figure. Qu'aucun passant ne lui jette un regard où l'étonnement se mêle à la pitié.

Sans oser se retourner, Melissa attend. Dans 15 minutes, elle partira si l'officier n'apparait pas. C'est court mais quelque chose l'effraie. L'idée que ce laps de temps ridicule puisse changer sa vie. Cette dernière ne tient qu'à un nombre. Un instant, la jeune femme a l'impression de jouer à quitte ou double en misant ce qu'elle a de plus cher.
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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Jeu 5 Aoû - 23:09

Un vague sentiment de honte. Ou du moins quelque chose qui s’y apparente-lui remonte le long de ses entrailles…Il l’avait ferré mais ce qu’il avait vu l’espace d’un instant semblait être de l’espoir ou de la terreur. Elle ne ressemblait en rien à tous ceux qu’il avait fait enfermé ou envoyé au funérarium. Elle ressemblait plus à une fille dont le seul crime avait été d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Il présentait la prostitution mais elle ne semblait pas avoir subie de violence. De ce qu’il avait vu de ce corps magnifique, rien ne lui laissait supposer qu’elle était maltraitée.

Mais ce n’était qu’un vague sentiment. Un type qui exécute sa femme pouvait il encore s’appeler un être humain doué de sentiment ? Même si elle était une terroriste, même s’il n’avait pas vraiment appuyé sur cette gâchette…Il n’avait rien fait ce jour là…Et pourtant tous le monde avait sa propre version de l’histoire. On le respectait et on le craignait pour ce qui c’était passé cette nuit là. Mais lui…Lui se sentait terriblement vide. Seul avec ces interrogations…Seul avec sa conception de la justice. Est-ce que cela avait rendu le monde meilleur ? Est-ce que cela avait amélioré sa vie ?

La métisse se lève, emportant avec elle ces questions superficielles. Il avait fait son devoir et pour un membre de la Sahey, c’était tout ce qui comptait. Remplir sa mission. Rester concentrer sur l’objectif…Mélissa était son objectif à court terme. Rien d’autre ne devait compter qu’elle. Voir ce qu’il pouvait obtenir d’elle et lui offrir une compensation. Elle voulait être heureuse ou avoir une meilleure vie ? Il la lui donnerait. Un militaire veille sur ses frères d’armes, c’était ce qu’on lui avait apprit. Elle n’était pas militaire, elle ne faisait pas partie de sa loge…Mais quiconque l’aiderait, partagerait ses joies et ses peines dans ce travail pouvaient être considérées comme tel, non ? Et puis il y avait tellement d’idiot dans le basha qu’il était difficile de trouver quelqu’un qu’il pouvait considérer comme tel.

Trystan la regarde s’éloigner, il n’arrive pas à détacher son regard de sa chute de rein avant de remarquer les dizaines d’yeux qui le fixait. Notamment ceux d’un homme qui semblait plus persistant que les autres. Le genre homme aussi riche que sûr de lui et de son pouvoir sur les autres. L’agent soutint son regard alors qu’il remet sa veste…Un geste un peu large…Il laisse entrevoir l’arme qui y gisait. Le client n’a plus la même confiance qu’il avait auparavant. Même chose pour l’homme qui les regardait tout à l’heure. Personne n’avait envie d’avoir à faire à un type armé qui ne ressemblait pas au salarié moyen mais plutôt à un truand.

Vider son verre, se diriger vers la sortie. Un geste vers le bar pour lui indiquer de mettre cela sur sa note. Le service payera plus tard ses notes de frais comme d’ordinaire pour le compte de ces plusieurs identités. La section anti terrorisme ne connaissait pas la crise après tout, il pouvait se permettre quelques largesses tant qu’il avait des résultats à la fin du mois. Et des résultats…Ces derniers jours avaient été éprouvants. Assez pour que les lumières du club lui fassent voir des choses qui n’existaient pas vraiment…Comme cet homme qui le fixait…Une tenue de combat…La moitié du visage arrachées par une grenade…C’était qu’un pauvre gars de la section. Il n’avait pas eut de chance. Il était juste devant Trystan lors de la dernière opération quand une grenade était arrivée de nulle part. Les mains de l’agent tremblèrent légèrement en se remémorant l’odeur de la chair brûlée mêlée à celle du sang et de la poudre. Une puanteur sans pareille baignée des hurlements de ce gosse qui avait eut à peine le temps de connaître un rasoir.

…Il voulait oublier tout ça…

S’il pouvait oublier chaque opération. Chaque mort. Chaque peur. Chaque cauchemar. Chaque question.

Il secoua la tête. L’apparition n’était plus là…Il était grand temps de rejoindre la dame dehors avant qu’elle ne se fasse des idées. Sortir de la boîte n’avait pas été simple. Même à cette heure, la jeunesse dorée semblait innombrable. Des légions d’ange déchu cherchant la salvation entre quatre murs, la spiritualité au fond d’un verre et de beaux rêves bleus à coup de drogue pour éviter d’avoir à penser. Dire qu’il protégeait cela…Trystan…Trystan…Trystan ne savait plus vraiment quoi en penser. Il était fatigué de tout cela. Fatigué de cette vie où il n’arrivait plus à croire en quelque chose. Seul le travail le faisait tenir. Parce qu’il était taillé pour ça. Parce qu’il ne savait rien faire d’autre.

Allez Trys…La solution se trouve au fond de ta poche. Sa main attrape son paquet de cigarette et bientôt la fumée envahit la ruelle dans cette nuit factice. Même si ce n’était qu’un réflexe conditionné, même si ce n’était que superficiel…Cela faisait du bien. Avec ce nuage de tabac semblait fuir tout ces soucis. C’était idiot de penser cela mais il fallait bien s’accrocher à quelque chose, non ? Du coin de l’œil, il voit la jeune femme non loin. Elle ne semble pas aller au mieux. L’agent lui pose une main sur son dos avec prévenance.

« Ca va aller ? J’y suis peut être allé un peu fort…Je suis vraiment désolé. Je peux faire quelque chose pour toi ? »

Il regarda autour de lui, histoire de vérifier qu’ils n’attiraient pas l’attention avant de reporter son regard sur la jeune fille, la mine avenante et pourtant anxieuse à l’idée de l’avoir mise dans cet état.

« Si cela ne va pas, on peut terminer cette conversation chez moi. Tu pourras t’y reposer et tu n’auras rien à craindre là bas. A moins que tu es un autre endroit à me proposer ? »



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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Jeu 12 Aoû - 17:07

Le temps s'égrène lentement. Sa respiration se calme, la nausée aussi. Ses yeux fixent les passants sans réellement les observer. Ses pupilles ne retiennent que des contours flous. Les sons alentours lui paraissent lointains comme des vagues murmures à peine audibles. Ce n'est pas la fatigue mais autre chose. Un instant, ses paupières se baissent. Tout devient vague, le détachement se fait. Plus rien existe. Les voix sont réduites à néant, les mouvements sont figés dans l'instant. Mais une main la fait sursauter brisant l'instant. La jeune femme sursaute, un petit cri de surprise accompagnant ce mouvement. Son visage se tourne immédiatement pour regarder l'auteur de ce geste. Un faible sourire apparaît réalisant sa bêtise. Elle avait presque oublié l'officier. Melissa l'observe silencieusement avant de soupirer. Si seulement, ce n'était du qu'à lui, ce serait simple mais c'est un tout. Le sol sur lequel elle marche lui paraît mouvant. Ce ne serait qu'une question de temps avant que son corps ne s'y enfonce. Alors quand l'aide est mentionnée, sa tête bouge lentement de gauche à droite.

 - Ça ira, merci... 

La suite tombe et si Mel est réticente à se rendre chez un officier du NSS, elle préfère accepter. Par question de sécurité. Reprenant contenance, la jeune femme réfléchit. Aucun autre endroit ne lui vient en tête. D'une main, elle mélange ses cheveux faisant en sorte qu'ils cachent son visage au maximum. Doucement, elle passe son bras autour de celui du jeune homme et le traine en direction d'un taxi. Il vaut qu'ils aient l'air de ce qui ne sont pas. Si quelqu'un de l'agence faisait une descente, on pourrait leur dire qu'elle est partie avec un homme. Et comme en dehors de son boulot, la métisse n'en fréquente pas, le problème serait très vite réglé.

- Vous voulez vraiment me parler sans arrière pensée ? 

Son ton ne cache pas une pointe d'étonnement et de scepticisme. On ne sait jamais. Et s'il avait eu vent cette fameuse soirée avec Wils ? Elle a envie de crier, qu'elle est innocente. Qu'on l'a piégé mais Mel a une règle, ne jamais parler si on ne lui dit pas clairement les choses. Après tout, dans la bouche d'une femme qui se fait inviter par un homme, sa question pourrait avoir un sens, moins, professionnel. Au fur et à mesure qu'ils s'éloignent la musique s'affaiblit jusqu'à disparaître. Il n'y a plus que les bruits des moteurs et les voix des chauffeurs de taxi. Sans gêne, ils hèlent de temps en temps les passants dans l'espoir d'une course. N'ayant aucune idée de leur destination, la jeune femme s'arrête. Est-il en venu en voiture ? Habite-t-il loin ? Ne rien savoir la met mal à l'aise. Une petite voix lui suggère de faire confiance mais à l'aveugle, c'est difficile. Il pourrait l'emmener n'importe où. Son corps s'écarte de celui de Trystan involontairement. Le réflexe de protection se veut plus fort que son envie de le croire et elle attend sagement.

 - Je.. Je ne pense pas que je resterai trop longtemps... 

Si elle rentre trop tard, une personne risquerait de s'inquiéter. Normalement, en tant que bonne fille, la jeune femme prévient, pourtant ce soir, le poids d'un mensonge supplémentaire ne lui dit rien. Une pierre de plus ne ferait qu'alourdir son coeur. Est-ce nécessaire ? Melissa ne le pense pas. Ses lèvres s'ouvrent timidement. Ses dents se plantent dans la chair alors que l'ombre d'une hésitation flotte dans ses prunelles.

- Est-ce... que vous mentez aussi ? Beaucoup ?

Est-ce que ça vous pèse ? Comment vivez-vous avez ? Ces autres questions-là restent muettes, Melissa choisissant de les garder pour elle. En lui parlant, elle ne sait pas trop ce qu'elle espère. Peut-être rien. Juste le besoin d'échanger sur quelque chose délicat, même si tout le monde le fait. Cette nuit lui donne le sentiment de réécrire une histoire. À moins que ce ne soit juste une envie, un peu folle. Malheureusement elle ne sait par où commencer et si la direction apparaissait comme par magie, le courage serait-il au rendez-vous ? Pourquoi changer alors qu'il y a quelque chose de confortable dans cette routine quotidienne. Bien que certains aspects la dégoûtent profondément. Un index attrape une mèche de cheveux, s'entortille autour pendant que ses yeux suivent les phares d'une voiture.

- Est-ce si grave au fond...

C'est mal. Sa maman lui a toujours dit que c'était mal. Mentir blesse les autres, c'est aussi se blesser. Mais une part d'elle ne peut s'empêcher de se demander pourquoi ils aiment autant faire du mal. Pas seulement, elle mais aussi ses clients, les politiciens, tous ceux qui portent un masque. Un instant, son expression se mue en celle d'une petite fille. Ses paupières se baissent paresseusement. Ses lèvres dessinent une moue presque boudeuse. Puis l'image disparaît. Melissa cligne des yeux et glisse ses mains dans son dos.

- Ahem, excusez-moi...
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MessageSujet: Re: Un peu de maladresse   Ven 13 Aoû - 0:14

Cette nuit semblait si sombre…Si noire…Bien plus que les précédentes. Attendant là, prostré sur l’asphalte, il ne pouvait que sentir le spectre de la culpabilité venant étreindre son cœur déjà chargé de tellement d’années de sang et de remords. Il se sentait responsable de cette jeune femme. Parce qu’il l’obligeait à affronter des choses que lui-même avait du mal à faire face. Des démons qui vont et viennent, qui se cachent sous un sourire, derrière un regard enjoué mais au fond quand on se regardait dans une glace…L’image qu’il vous renvoyait était toujours la même…Celle d’une âme condamnée à endurer une vie qu’on n’avait pas choisit.

Trystan afficha un regard légèrement surprit quand la métisse lui prit le bras. Les apparences gagnaient toujours à être préservées, une leçon qu’il avait apprise à ses dépends il y a longtemps…Celle qui avait définitivement déchirée ce qui lui restait d’innocence pour le plonger dans un monde fait d’artifice, de propagande et de désillusion. Pourtant, ce contact contre son bras lui semblait doux, n’ayant aucun parfum de regret ou de haine à son égard. Elle ne semblait pas lui en vouloir. L’espace d’un instant, il aurait aimé croire à l’image qu’ils devaient renvoyer aux yeux du monde. Celle d’un simple couple attendant un taxi.

Vague sourire

“ - Vous voulez vraiment me parler sans arrière pensée ? ”

La question ne manque pas de l’étonner. Ce petit sourire timide commence à prendre de l’ampleur…Cette étrange impression qu’il venait de laisser tomber un lourd manteau de ses épaules lui permettant désormais d’être un peu plus lui-même. Parler sans arrière pensée ? Oui…C’était possible…Il ne savait rien d’elle et ne savait encore à quoi s’attendre. Son visage se détendit, laissant passer la tristesse et le léger remord qu’il ressentait plus tôt. Surtout qu’il ne savait pas vraiment de quoi elle voulait parler par ‘arrière pensée’. En temps qu’homme ou en temps qu’agent du NSS ? La question avait de quoi le faire sourire effectivement.

Tu peux me tutoyer et m’appeler par mon prénom…Et pour répondre a ta question…Pourquoi pas ? Cela ne serait pas bien d’être le premier homme avec qui tu peux avoir une relation de confiance ? Je sais que cela peut te paraitre bizarre. Même à mes yeux c’est presque…

Ses yeux s’étrécirent un moment retenant les mots qui disparurent au fond de ses pensées. Il haussa finalement les épaules en prenant la direction de l’endroit où il avait garé sa voiture.

Oui …Je te parlerais sans arrière pensée. Tu sais, mon grand père me disait que si tu prends soin des gens, ils te le rendront au centuple. C’est vrai parce qu’ils sont militaire, qu’ils vivent ensemble et parce qu’ils veillent les un sur les autres. Je veille sur ceux qui me rendent service. Je sais que la confiance se gagne et que je n’ai encore rien fait pour mériter la tienne. Cependant…On pourrait toujours se faire une promesse…Celle de ne jamais se mentir l’un à l’autre

Trystan ne comprenait pas ce qui le poussait à agir ainsi. Ce n’était pas simplement par culpabilité. Il y avait quelque chose d’autre bien qu’il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il ne peut s’empêcher pourtant de ressentir une légère peine quand elle s’écarta de lui. Il pouvait comprendre qu’il n’était pas digne de confiance à ces yeux. Cela rajoutait au poids qu’il avait sur le cœur…

“ - Est-ce... que vous mentez aussi ? Beaucoup ? ”

…La question lui fit entrouvrir les lèvres, révélant le nacre de ces dents un bref instant. Cette fois l’officier commence à comprendre cette sympathie qu’il ressentait pour la métisse. Une vie cachée derrière un mensonge. Etait ce si grave de mentir ? La question méritait bien un instant de réflexion…Le mensonge…Un si vaste sujet qui semblait résumer une bonne partie de la vie de Trystan…Un véritable paradoxe pour lui. Depuis qu’il était enfant, il n’avait eut de cesse d’être le fils modèle…L’élève modèle…L’officier d’élite modèle…Il avait aussi essayé d’être l’ami, le collègue, le citoyen…Donner l’apparence…Toujours plus d’apparence mais au fond…N’était ce rien de plus qu’un mensonge ?

Où est ce qu’il se trouvait dans tout cela ? Quand prenait-il le temps d’être un peu lui-même ? Qui était-il ?

Et c’était sans parler de son plus grand mensonge qui lui démangeait les lèvres. Alors que la jeune femme s’excusait l’officier lui tendait une main hésitante…Ses doigts tremblant accrochèrent le poignet pour se couler dans la paume de Mélissa. Allait il trop loin ? Ses yeux s’étrécirent puis tenta de continuer sa course vers les doigts de la Métisse dans une tendre étreinte alors qu’il reprenait le chemin vers une voiture de sport noire. Le genre de voiture nerveuse et rapide dont un agent du NSS aurait besoin pour intervenir n’importe où, n’importe quand.

Je...Ne ment qu’à moi-même la plupart du temps.

L’aveu sonnait étrangement dans sa bouche. Le mettant assez mal à l’aise…

J’essaye de me persuader que j’aime ma vie. J’essaye de me persuader que certaines choses…Certains choix…Ont été les bons. Je me mens à chaque fois que je rentre d’une opération un peu trop sanglante…J’essaye de me persuader que le sang et la violence des combats ne me font plus rien. J’essaye de me persuader que je ne me réveille pas en pleine nuit parfois, couvert de sueur. Que je n’ai pas cauchemardé…Que ce que je fais est juste…Que je ne fais que mon devoir…Que j’ai rien à me reprocher. Je me mens tous les jours dans le miroir. Quand je me regarde dans les yeux et que je me dis…Que tout va aller pour le mieux. Que je suis un type bien.

Sa main se pressa légèrement dans un réflexe nerveux dans celle de Mélissa avant de la lâcher pour chercher ses clés et ouvrir la voiture. L’intérieur cuir ne tarda pas à l’accueillir.

Grave ou pas…Ce n’est pas la question. Ce que tu dois vraiment te demander c’est…Est-ce que tout ce que tu as fais, tous tes mensonges, tous ce que tu vois dans le miroir…Est-ce que tout cela t’a rendue heureuse ?

Pour lui comme pour elle, la réponse semblait des plus évidente. Il préféra laisser en suspend l’autre question qui aurait du suivre. Qui aurait le courage de faire face à tout cela ? Lui se proposait de soutenir Cherry mais lui ? Aurait il le courage de changer ? Alors qu’il enclenchait la première vitesse, sa pensée perça son cœur.

*Non…Pas de courage. Juste la réponse à une question*

Il soupira et la voiture s’élança en direction de Flinzam…

[La suite ici]
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