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 [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence

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MessageSujet: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Sam 21 Aoû - 16:31

Les portes de la cage viennent de se refermer, tout le monde a pu y assister. Les hommes ont reçu leurs ordres, même ceux n’étant pas sur le terrain. Aussi les oreillettes de tout le personnel du NSS résonnent-elles au rythme de la voix de Jess, leur chef. Tout le monde a l’autorisation de tirer sur les rebelles. Il faut quand même avouer que c’est une tâche plus facile pour ceux pris dedans que ceux dehors. Mais ça n’inquiète pas tellement les valeureux soldats. Les patrouilles commencent, on râle d’ailleurs près d’une sortie, un véhicule y est stationné et bientôt un petit groupe se retrouve autour. Qui est l’idiot qui l’a laissé là hein ? Deux autres gardes de la cage expliquent l’histoire farfelue du type avec sa bestiole, personne ne rit. Et si c’était un rebelle ? Un rebelle déguisé ? La panique commence à monter en flèche et on n’en remarque même pas le duo de jeune femme qui passe près d’eux. Où est passé ce supposé mec du NSS hein ? On doit le retrouver !

Les véhicules sont en mouvement ici et là mais il y a justement tellement de mouvement que les militaires et officiers ne pensent pas à se regarder trop longtemps. Là, on croit avoir remarqué un regard effrayé mais c’est la même chose pour tout le monde, ils ont tous la peur au ventre. Et s’ils se faisaient tirer dessus ? Tout ça pour un tag, impossible. Les civils font du tapage à l’entrée, qu’on libère les prisonniers ! Le bruit rend les officiers responsables de cet endroit agressif et un coup part. La foule s’emballe, on les repousse et un homme lâche un juron. « Faîtes votre boulot comme il faut bande de petits cons ! On n’a pas besoin de civils dans les pattes en plus ! » Le message est enregistré mais la foule ne se calme pas, un homme provoque même un officier pour avoir la voix étouffée sous un bruit sourd. Un bruit d’explosifs à petite dose. Les soldats se regardent, quelqu’un a lancé une grenade ? Quand même pas, il faudrait être malade non ? …

Une troupe de soldats se lance dans la direction du bruit, encore une distraction digne de ce nom pour les évadés. Un bout de mur a sauté. Il reste d’ailleurs des explosifs d’attacher au dit mur. Que doivent-ils faire ? La panique grandit, personne ne veut sauter, pas à cause d’une idiotie pareille, pas pour venger des tags ! On essaie de communiquer avec l’intérieur mais rien à faire, le réseau est mort. Et pas très loin, quelqu’un sourit. Tout va selon les plans et une nouvelle explosions se fait entendre, un autre bout de mur, si ça continue comme ça, les dégâts seront terribles. Une voix de femme se fait entendre, plus forte, plus calme que les autres. « Y’a pas un officier capable de nous désamorcer une bombe ici ?! » Une bombe ne suffira peut-être pas cela dit. Alors, quelqu’un est-il présent ? Où est-ce que vous êtes tous trop occupés à marcher vite ou encore, à regarder ceux qui le font ? Levez vos armes, allez vous osez ? Et si c’était simplement un officier effrayé ? Après tout, vous aussi vous avez peur non ? C’est immanquable.


- Tour de passage :
Daisuke Akihiko
Alexis Hummer
Rita
Marlow Malone
Elliot Sholme

Veuillez poster à la suite de ce message et non pas ouvrir un autre sujet, merci :).
Pour toutes les informations, vous référer à ce sujet : Sujet #1
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Daisuke Akihiko
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Ven 27 Aoû - 1:37

    Une légère explosion venait tout juste d’avoir lieu du côté de la cage et penché tranquillement sur la rambarde du balcon extérieur de la pièce décrépie où Marlow avait installé leur QG pour la journée, Daisuke soupira. Quel idiot pouvait faire ce genre de truc hein ? Se redressant, il se frotta le front. Les choses n’allaient pas nécessairement comme elles le devaient. Il avait bien vu les citoyens s’amasser devant l’entrée et l’unique sortie aussi, de la cage. Si les rebelles voulaient sortir du périmètre, il leur faudrait de l’aide extérieur pour percer ses grandes clôtures et franchement avec la masse de soldat et officier qui se baladaient dans le coin, ce n’était pas gagné. Heureusement, il n’était pas l’un d’eux, l’un des prisonniers et lançant un regard à son téléphone, il ne put s’empêcher d’éprouver de la compassion. On ne pouvait pas tuer ses gens, il n’osait pas imaginer ce que Quincey aurait à endurer si c’était lui l’imbécile qui avait voulu faire sa marque dans le manoir. Se tournant vers Marlow, il lui tapota le dos.

    Alors, notre suspect est encore en vie ou ont c’est déplacé pour rien mon vieux ?

    Parce que bon, il avait beau être davantage préoccupé par le cas des pauvres types qui c’étaient improvisés tagueur pour la cause, il n’en restait pas moins en mission. De l’infiltration, pas sa tasse de thé en somme. Franchement, un type tel que Dai n’avait pas tellement de talent de comédien, sauf pour avoir l’air encore plus bête -et encore ce n’était pas sur que ce soit un jeu avec lui-. Observant la demeure du suspect, il plissa les yeux mais ne vit rien d’intéressant. Il devait attraper ce salaud, un dealer de drogue, pas un pauvre type qui est forcé de vendre son stock pour faire vivre sa famille ou parce qu’il a presque pissé dans son pantalon devant le chef de la zone, non non. Eux, ils se contentaient de les attrapés et de les mettre au frais un petit moment, histoire qu’ils retiennent la leçon mais lui, l’occupant de l’appartement voisin, était loin d’être un simple revendeur. C’était un chef de zone, un petit con qui pensait faire fortune sur le dos des gens perdus et/ou effrayés. Lui, ils ne se contenteraient pas que de le mettre au frais. Il en était donc à se dire qu’il détestait réellement les enfoirés de ce genre lorsqu’un autre bruit d’explosion se fit entendre, plus fort cette fois.

    Se redressant d’un bond, Daisuke s’empressa de regarder dans ses jumelles. Il n’en croyait pas ses yeux, un véhicule de soin s’approchait en vitesse de la partie est de la bâtisse qu’il ne voyait pas, là où les bombes se trouvaient. Quel imbécile avait pu installer plusieurs bombes et les faire sauter à des temps différents ? Merde quoi ! Grognant, il s’empara de son téléphone et tripotant l’arrière un moment, arriva enfin à le faire fonctionner. Un point rouge clignotait sur son écran mais il le fit disparaître. Saleté va. Bientôt il tapait quelque chose sur son téléphone alors qu’il chargeait son arme de son autre.

    Et si on bougeait un peu ? Ça me fait bien suer de rien ficher ici, Marlow. On va aller faire peur au méchant.

    Le message fut envoyé et il soupira à nouveau. Pourvu que les choses se calment du côté de la cage, les cris de civils avaient repris et ça n’augurait rien de bien. Il entendit clairement des protestations dans les rangs civils alors que lui et son compagnon, Dai devant bien entendu –il allait trop vite, comme toujours-, rejoignait le rez-de-chaussée. Lançant un regard autour d’eux, le rouquin laissa finalement Malone passer devant lui. Le respect des ainés en quelque sorte. Souriant à son partenaire, il le suivit puis une fois près de la ruelle, celle qu’il devait dépasser pour atteindre l’immeuble du vendeur de coke pourri, il s’arrêta. Laissant un truc au sol, il redressa sa chaussure en grognant, un grognement un peu forcé probablement.

    Merde, fichu chewing gum ! Même un oiseau s’en sortirait pas.

    À cet instant, une forme s’avança des ténèbres, laissant Dai sourire légèrement. Est-ce que Marlow était là ou avait-il plutôt avancé sans plus s’inquiéter ? Après tout, son ami connaissait sa mauvaise habitude à caché de petit truc ici et là. Il ne s’en inquiétait plus, ne s’en était même jamais inquiété en fait, alors ça n’avait rien d’étonnant. Le rouquin se libéra du dit chewing gum non pas sans un dernier juron puis décampa doucement, s’assurant que la silhouette n’était pas trop loin de lui. Une fois à la hauteur du colosse qui lui avait tout appris du métier, Daisuke souffla tout bas et d’un ton presque désolé.

    Tu ne veux pas savoir qui nous suis mais laisse. Je doute que des artistes soient réellement dangereux pour nous.

    Un sourire qui se voulait encourageant aux lèvres, il lui tapota l’épaule puis se remit sérieusement au boulot. Ce n’était plus le temps de blaguer ou de jouer, ils avaient une descente à effectuer. Normalement les rôles qu’ils jouaient étaient simple; Dai faisait l’appât ou encore les faisaient courir et Marlow s’occupait du reste. Soit de les sonner, de les cogner, de les mettre au frais ou de leur foutre une balle ou une décharge, quelque part. Ce soir, il ne ferait surement pas exception mais ils devaient redoubler d’attention, de prudence. La tension dans le bas de l’Uros était presque palpable, hors leur proie n’était pas assez stupide pour ne pas rester sur ses gardes pendant que les officiers du NSS et des soldats rôdaient dans le coin. Ou peut-être que si…
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Melissa Zwölle
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Jeu 2 Sep - 19:20


Alexis Hummer

Plus de contact. Un espèce de grésillement insoutenable bourdonne dans son oreille comme pour lui rappeler que la liaison n'existe plus. Intérieur. Extérieur. Leurs routes sont séparées. Chaque groupe doit se débrouiller. À cette idée, le coeur d'Alexis s'emballe. Oscillant entre angoisse et joie -à savoir s'il vaut mieux être une souris dans la Cage ou en dehors, elle préfère la dernière option-, la jeune femme avance rapidement. Elle franchit l'autre côté de la rue et s'engouffre dans une ruelle tout en essayant de capter une fréquence quelconque, celle de sa collègue, d'un autre rebelle, même du NSS pour savoir ce qu'ils préparent. Le problème, c'est qu'elle se ramasse tout un tas de fréquences diffusant des contenus aussi variés les uns que les autres. Entre ses dents, quelques mots sont grognés.

" - C'est pas vrai... "

Rien à faire de ce côté-là. Elle n'a plus qu'à se reporter sur autre chose. Peut-être que des personnes situées au palais ont davantage de nouvelles. D'une main, elle sort son iNomad, ses yeux se plissant à la lecture du message qui défile. Son corps s'engouffre dans une ruelle. Brusquement, ses pas s'arrêtent quand ses oreilles perçoivent une voix. Son dos se plaque contre un mur dans une tentative désespérée d'être absorbée par la matière. Ses mains se faufilent dans ses poches. Elle doit se faire discrète, très discrète. La distance qui la sépare des deux hommes lui paraît infime. Leurs silhouettes sont faciles à distinguer. Même si elle n'en voit pas plus, ça lui suffit ! Malgré les entrainements suivis, la jeune femme ne sent pas de taille. À côté d'eux, elle doit faire figure de crevette et ce n'est pas l'heure de finir entre deux tranches d'officiers. Calme d'apparence, Alex sent pourtant son coeur cogner avec brutalité dans sa poitrine.

Du coin de l'oeil, elle surveille les mouvements. Qui dit NSS, dit voiture dans le coin, non ? Ils ne se sont pas ramenés d'Arkmeen à pied. C'est parfait pour s'échapper des environs... Sauf que pour s'en servir, il faut avoir de quoi l'ouvrir. Ou peut-être que des armes se trouvent dans le coffre ou même dans leur planque. Maintenant encore faut-il savoir où cette dernière se trouve. Entre mettre la main sur une voiture ou sur une cachette, le choix est vite fait. Quittant la ruelle -mieux vaut partir dans le sens opposé à celui des types du NSS- pour retourner sur l'artère principale, Alexis cherche innocemment le véhicule des yeux. Seulement, elle évite de s'arrêter car avec le remue-ménage ambiant, elle aurait vite fait d'attirer l'attention des mauvaises personnes. Allez savoir qui sont les bonnes et les mauvaises personnes dans cette masse affolée...

Mais elle n'a pas le temps de s'étaler sur le sujet. Une sirène retentit, des renforts ? Un bruit derrière elle tonne. Des hommes courent, prêt à tout pour sauver leur peaux. Ils crient, jurent qu'ils auront la peau des hommes du NSS. Le quartier devient bruyant. Un peu trop à son goût. Ses yeux repèrent une voiture de la sécurité. En courant, elle se dirige vers le véhicule et s'accroupit. Défoncer la portière ? Essayer de l'ouvrir en douceur ? Intérieurement, Alexis peste. Si elle avait déjà essayé de voler une voiture au moins, elle saurait comment on s'y prend ! Ses mains fouillent dans les poches de son blouson pour en sortir un petit canif. Peut-être qu'un petit coup au bon endroit aiderait... Pour le reste, elle avisera...
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Gabriel Faize
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Dim 5 Sep - 13:27


Rita - Civile

« OOUUUAAAH ! »

Rita faillit se décrocher la mâchoire en baillant. Il était quelle heure ? La jeune femme jeta un regard sur son poignet avant de se rappeler qu’elle avait jeté sa montre, six mois auparavant. Elle soupira et se redressa dans le canapé orange qu’elle avait acheté récemment. La mort de son mari n’était pas si mal après tout. Elle ne l’avait jamais aimé de toute manière. A petits pas elle se dirigea vers la cuisine où trônait la toute nouvelle horloge rose, absolument sublime, lorsqu’elle entendit un bruit sourd provenant de l’extérieur. Grommelant entre ses dents, Rita changea de direction et se retrouva sur le pas de sa porte observant autour d’elle. Mais personne ne semblait s’inquiéter de quoi que ce soit. Elle haussa les épaules et s’apprêta à refermer la porte lorsque sa voisine – une horrible commère au visage enfoui sous une tonne de maquillage – la héla.

« Vous avez entendu ? Il parait que les rebelles s’échappent de la cage ! Ces sales pourritures qui ont dégradés le palais impérial, condamnés à mort. Bien fait. J’espère que les soldats en feront de la chair à pâté. »


Rita eu un frisson violent aux paroles de sa voisine mais elle se contrôla et répondit d’un secouement de tête fataliste. Une fois la porte refermée, elle grimpa dans sa chambre et s’habilla le plus rapidement possible avant de ressortir dans la rue et de se diriger vers la Cage. Ces pauvres hommes ne méritaient pas de mourir pour un stupide graffiti. Elle arriva finalement au milieu de la foule qui entourait la prison et les soldats qui en gardaient les sorties. La jeune femme rejoignit aussitôt le groupe qui exigeait la libération des condamnés, hurlant plus fort que les autres des propos incohérents mais dont l’essence pouvait se résumer en cela :

« RELÂCHEZ-LES ! UN GRAFITI ! BANDE DE PETITS IMBÉCILES ! CRUEL ! »

Essoufflée, Rita s’interrompit dans sa tirade pour regarder autour d’elle. Les visages se pressaient dans son champ de vision. Peur, colère, incompréhension, joie cruelle, excitation. Et elle savait que si elle avait un miroir pour s’observer, son expression serait la même que celle des autres. Un mélange brut d’émotions qui se relâchent violement.

Une peur mêlée d’excitation, bouleversant ses sens, obscurcissant son regard et embrumant son esprit. Si Rita n’avait jamais été une fervent admiratrice de l’Empereur et du pouvoir en place, elle n’avait jamais non plus agit de quelconque façon pour lui nuire. Cette journée sera à marquer d’une pierre blanche puisqu’au fond d’elle, elle avait déjà décidé de se ranger du côté des prisonniers. Aujourd’hui elle serait hors-la-loi, mais uniquement aujourd’hui. Demain, demain elle ne sera plus qu’une mère.

S’extirpant tant bien que mal de la foule qui se marchait dessus, Rita s’éloigna un peu du centre d’action pour observer l’ensemble de l’action, même si elle n’y comprenait pas grand-chose. Là-bas des militaires les bras ballants, observant la foule d’un air désemparé, de l’autre côté, des civils effrayés et curieux, plus loin les gardes de la prison, ici des hommes, là des femmes… Rita ferma les yeux et inspira un bon coup, elle devait faire quelque chose.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Sam 18 Sep - 16:44

Un vacarme se fait entendre dans les alentours de la Cage. Des bruits de moteur, des cris et des détonations s'entremêlent alors que les gens échangent des regards perdus en les entendant. Que se passe-t-il ? Le bruit se rapproche rapidement laissant apparaître la cause du raffut ambiant. Armés jusqu'au dent, une douzaine de membres d'un gang local décide de s'inviter à la “petite fête”. Eux, rebelles, NSS, ils s'en fichent pas mal. Ils ne respectent que la loi de la rue, celle du plus fort. Chacun pour soi. Si tu n'approuves pas, tu fais avec. Toutefois les rebelles leur donnent une belle occasion pour délivrer leurs amis prisonniers dans la Cage. Ce serait trop bête de la manquer, non ? Une femme place sur son épaule, un canon Benelli M4 Super 90, prête à faire un carton si quelqu'un essaie de se fourrer dans leurs pattes. Cependant une démonstration de forme ne peut pas faire de mal et une première salve est tirée détruisant une voiture du NSS.

Des bouts de verre volent en éclat. Le véhicule s'enflamme devant la Cage, sonnant comme une provocation. Les nouveaux venus se dispersent dans la rue, sauf un groupe qui se dirige vers l'établissement pénitencier. Un homme grimpe sur une voiture du NSS et hurle.

« - CASSEZ-VOUS ! LE PREMIER QUI APPROCHE, ON LE TRANSFORME EN TORCHE HUMAINE ! »

Un rire gras suit cette déclaration explicite. Deux femmes et trois hommes se mettent à aller de passant en passant. Ils n'ont pas nécessairement l'intention de tuer, ils se contentent de racketter. Si la personne se rebiffe, ils la frappent sans sommation. Avec les officiers, ils se montrent nettement moins gentils et n'hésitent pas à leur tirer dessus sans viser les organes vitaux. Cependant la panique gagne les civils présents. Un mouvement incontrôlable de foule prend vie.

    HJ
  • Il n'y a pas de tour de passage.
  • Les arrivants brutalisent tout le monde sans distinction. À vous de voir si vous décidez de leur tenir tête ou adopter un profil bas.
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Marlow Malone
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Lun 20 Sep - 23:50

De temps en temps, Dai s’emballait, fonçait tout droit et négligeait d’écouter les conseils avisés, sages, posés, sûrs, experts, en somme, mirobolants de son aîné. Dans ces cas là, Marlow essayait de l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard, mais quand il échouait, et qu’il n’y avait pas d’urgence, il laissait son coéquipier s’enfoncer dans son erreur enthousiaste. C’était plus drôle.

Là, on avait un cas classique d’échec à freiner la ferveur justicière de son coéquipier. Quand Dai avait demandé Alors, notre suspect est encore en vie ou ont c’est déplacé pour rien mon vieux ? Marlow avait voulu répondre « Ben, tu sais, je crois qu’il n’y a personne en fait », mais quand il s’était retourné, il avait constaté que Dai ne l’écoutait absolument pas, tapait sur son téléphone d’une main en rechargeant son arme de l’autre. Parfois (noter le parfois) ce garçon était impressionnant.

Puis, très typique, quand Dai avait été pris de sa crise d’action en lançant un énergique Et si on bougeait un peu ? Ça me fait bien suer de rien ficher ici, Marlow. On va aller faire peur au méchant. Marlow avait bien été tenté de lui dire « Non, mais, il n’y a pas de méchant là dans cette maison », mais le gamin était déjà en train de descendre les escaliers à toute vitesse.

Ce qui fait que l’Inspecteur Malone soupira, se mit sur ses pieds, marmonna quelque chose qui ressemblait à « Ce gamin sera ma perte », avant de descendre à sa suite et de prendre la direction de la maison surveillée d’un pas pesant.

Voir Akihiko se livrer à son petit manège louche lui rappela que son coéquipier avait pour une fois une excuse pour son manque d’attention, puisqu’il était, particulièrement aujourd’hui, distrait par « autre chose ».
Cela n’empêche, il l’aurait quand même laissé courir, adrénaline au maximum, dans tous les coins de la maison vide rien que pour l’entendre dire « Mais pourquoi tu m’as rien dit ? » d’un air indigné et pouvoir répondre « Mais tu avais l’air de t’amuser tellement, je ne voulais pas gâcher ton plaisir… ».

Mais voilà, alors que Dai lui tapotait l’épaule et paraissait parfaitement concentré, près à monter à l’assaut, les clés de la voiture de service se mirent à vibrer dans sa poche. Il les sortit et constat que quelqu’un était en train d’essayer de voler la voiture (ben oui, quand même, les services de sécurité de la police n’étaient pas n’importe quoi quand même).

Il pesta et fit un petit signe à Dai.

« Bon, repos Akihiko. J’aurai voulu te laisser chasser la famille de souris qui habite seule cette maison autrement vide, mais il semblerait que quelqu’un essaye de voler notre bagnole.
Et comme tu as eu la bonne idée d’en bousiller une tout à l’heure, si on revient devant le chef, qui risque d’être de mauvais poil avec ce qui se passe aujourd’hui, en ayant paumé deux bagnoles, y’a de fortes chances pour qu’on soit condamner à marcher pour les deux mois à venir au moins. Ce qui ferait plaisir à mon doc, mais moins à moi, donc…
»

Il se décolla du mur et repartit dans l’autre sens avec un enthousiasme digne d’un condamner à mort. Arrêter les voleurs de voitures de flics étaient toujours casse-pieds. Surtout quand on n’était pas très loin d’une foule déchaînée. Mais bon…

« …demi-tour mon gars. Et si tu veux courir, t’as le droit… »

Petit sourire ironique. Dai était généralement beaucoup moins excité quand il s’agissait de « petits » voleurs…

Et là, une explosion. Ouais. Le genre de situation qu’on voit que dans les films théoriquement. Un truc improbable et imprévu qui vous fait sursauter et fait que vous êtes sur vos gardes, flingue en main, en moins de deux.
Marlow jura.
« Et merde… j’espère que c’est pas notre bagnole… » et il accéléra le pas histoire de voir ce qui se passait dans l’autre rue.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Ven 1 Oct - 13:05


Alexis Hummer

Plus vite, plus vite. Ces deux mots tournaient en boucle dans son esprit comme pour l'aider. Rien y faisait. La portière lui résistait avec une arrogance exaspérante. Pourtant elle répétait chaque geste appris. Elle était concentrée sur sa tâche même si ça ne l'empêchait pas d'écouter les cris de la rue. Personne ne venait la déranger parce qu'elle essayait de piquer une voiture du NSS. Rageusement, son poing vint s'abattre contre le véhicule au moment où un vacarme fondit sur le quartier. Son corps se baissa. Ses oreilles écoutèrent avec attention les cris des arrivants. Et merde, les ennuis n'arrivaient jamais seuls. Puis il y eut une explosion qui la fit sursauter. Non mais ils étaient malades ? Tout allait sauter dans le coin ?! Une vieille peur remonta. Celle de mourir pour un truc idiot, bêtement à cause de types qui profitaient de leur acte juste pour délivrer des dangers publics. Eux, ils avaient agi pour tout le monde, pour qu'un vent de renouveau se fasse. La colère prit place avant de laisser place à la résignation. Ça lui servirait à quoi de s'exciter hein ?

Maintenant, il fallait qu'elle se tire d'ici point. Elle n'avait pas la fibre suffisamment révolutionnaire pour donner sa vie au nom d'idéaux. Lentement, Alexis se redressa tout en cherchant à trouver un ou une de ses semblables. Tout à l'heure, un cri lui était parvenu. Celui d'une jeune femme. La foule était dispersée mais elle se mit à courir sans réfléchir jusqu'à ce qu'elle pousse sans faire exprès une petite dame. Elle cligna des yeux. Drôle de lunettes. En forme de coeur ? Sûrement une originale qui se baladait dans le coin. Secouant la tête, Alex reprit ses esprits.

" - Faut pas rester ici m'dame, vous risquez votre peau ! "

Son débit était rapide cependant la façon dont elle s'exprimait, donnait l'impression d'une leçon de morale. Elle ne lui criait pas dessus. Mais on était pas loin. Derrière elles, des voix agressives résonnaient. Alexis poussa précipitamment l'inconnue dans une ruelle en lui faisant signe de se taire. Désactivant son Fakeface, elle fit face à la jeune femme. En d'autres circonstances, Alex aurait pensé à la politesse. Sauf que là, on était dans un cas de force majeure qui excusait tous les manquements au savoir-vivre. Les présentations ne lui traversèrent pas l'esprit et d'un ton presque impatient, elle souffla.

" - Vous connaissez bien le coin ? "

Plus exactement, elle voulait dire Est-ce que vous savez comment on peut sortir vivante de ce coin ? mais on ne savait pas sur qui on tombait. Mollement, elle s'adossa au mur. Son visage se tourna. Un instant, il faillit se décomposer quand elle réalisa que cette rue-là avait été un très mauvais choix. Des types armés ? C'était tout de même pas des officiers ? Elle n'avait jamais vu le gros aux entrainements et le rouquin ne lui disait rien non plus. Un éclair d'agacement fila dans ses prunelles. Pourvu que l'autre joue la comédie. Voilà ce qu'Alexis songea quand elle se rendit compte, qu'ils l'avaient peut-être vue changer de visage. Et que tout risquait d'être sûrement plus compliqué.
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Daisuke Akihiko
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Mar 26 Oct - 5:52

    Pour une fois que Daisuke était réellement concentré et intéressé par la tâche à effectuer, il fallait qu’un problème se pointe le bout du nez. Bien sur, tout devait nécessairement aller mal ce soir. Les explosions étaient trop rapide, les civils ne se mêlaient pas de leur oignons et il fallait qu’on leur vole leur bagnole ! Quoi, leur voiture ?! Il écarquilla les yeux et tourna aussitôt la tête en direction de son coéquipier. Sa cervelle ne fonctionnait décidément pas très bien ce soir, divisée en deux par les évènements, il n’arrivait pas à se décidé sur le plus grave de la chose. Était-ce qu’on leur vole leur voiture et qu’il soit forcé de marcher avec Marlow durant les mois à venir, un exercice pénible à n’en pas douter puisque son ainé râlerait tout le long et que lui-même râlerait qu’il n’avançait pas assez vite ? Sans parler que Quincey avait besoin de la voiture pour bosser, merde alors quoi. Ou était-ce plutôt qu’il savait qui voulait s’emparer de la voiture, avait un doute du moins, et qu’il aurait mieux valu que justement cette personne la vole sans se faire remarquer ? Difficile à dire et il se passa une main dans les cheveux, celle armée justement alors qu’il fronçait les sourcils en plissant les yeux.

    La bagnole… Merde !

    Crachant le vilain mot avec rage, il s’empressa d’emboiter le pas à son partenaire alors que le fameux mot se répétait encore et encore dans son esprit. Pourquoi avait-il fallut qu’on choisisse leur voiture hein ?! Il en était encore à râler mentalement contre la stupidité des membres de la résistance lorsque la petite armée de cinglé décida de débarquer. Lui et Marlow n’était pas assez près pour se prendre du fer dans les fesses ou ailleurs, après tout ils ne voyaient encore rien, mais vu l’ampleur du son qu’il leur parvenait ils n’étaient pas non plus assez loin pour être en sécurité. Imitant son partenaire, le rouquin échappa un juron.

    Merde, merde, MERDE !

    Bon d’accord, il n’aimait pas suffisamment la dite bagnole pour craindre pour la vie de celle-ci mais bordel, il l’aimait bien cette vieille caisse ! Son siège était confortable à souhait, pourvu que la vieille Berte est survécue ! Ça et le probable membre de la résistance qui tentait de la leur piquer. Une autre rafale de ‘merde’ s’échappa d’entre ses lèvres alors qu’il dépassait Marlow en courant. Il devait voir, il fallait qu’il sache et alors qu’il approchait du bout de cette foutue ruelle interminable, il remarqua la présence de deux silhouettes. Pourtant, ce ne fut pas ce qui l’inquiéta le plus, le truc le plus débile de toute la soirée quand on vient d’entendre plusieurs explosion et les cris haineux d’une bande de cinglé, mais voilà. Non, il remarqua surtout cette espèce de brouillement sur le visage de la plus jeune des deux femmes présente. Il la reconnut aussitôt, merde alors c’était vraiment elle qui avait tentée de leur piquer leur voiture ? Grognant, il approcha les deux femmes et empoigna le bras de la plus jeune. Ses yeux scannèrent aussitôt les environs de la cage, un beau gros bordel en somme. Il grogna à nouveau.

    Bordel de merde ! MARLOW !

    Il avait envie de piquer une crise et les dents serrés, il tourna la tête vers les deux femmes avant de ne les faire reculer tout en ne lâchant pas le bras de la rouquine. D’accord, il avait courut rapidement mais Malone n’était pas encore un débris, il savait courir aussi non ? Oui et après un dernier coup d’œil sur les environs, Daisuke se tourna vers celui-ci.

    Berte s’en est tirée mon vieux mais y’a deux civils ici ! C’est le bordel, vieux frère.

    Oh ça oui et il tenait toujours la fille, incapable de la relâcher. Il se frotta le front avec un bout de la paume de sa main armé, ne faisant pas attention au fait que son arme à feu pointait alors vers le haut. Son esprit cherchait une issue, quelque chose à faire et bien sur, il fallait que ce soit ce moment précis que choisisse son foutue téléphone pour sonner. Grognant encore, il indiqua les femmes à Marlow avec agacement pour lâcher sa prisonnière.

    Merde ! Tiens moi celle-là, faut la protéger.

    Pourquoi ? Il préféra ne rien ajouter et malgré le sérieux de la situation, répondit à son iNomad, un geste débile bien sur. Sauf que la situation l’était de toute manière alors un peu plus ou un peu moins. Il reconnut la voix toute féminine de son interlocutrice et soupira en baissant des yeux épuisé au sol. Les choses avançaient au moins bien d’un côté du vaisseau, comme quoi ça n’allait peut-être pas aussi mal que prévu. Il laissa donc Marlow se démerder un petit instant avec les deux femelles et leur tourna le dos, le temps de murmurer quelques paroles.

    Il est encore en vie ? … Bien. Ne tuez pas le gardien et laissez le quelque part en chemin, ramenez l’otage à l’intérieur, sinon trouver une cachette dans les jardins. Si possible, je le veux vivant Stell.

    Sur ce, il referma son iNomad et inspira un bon coup en fermant les yeux. Ça allait bien et à la fois mal, il ne savait pas quel sentiment prenait le dessus mais il savait ce qu’il avait à faire et pivota pour faire face à son partenaire, la rebelle et l’autre femme. Tien, elle portait des lunettes en forme de cœur, une excentrique ? Il la dévisagea d’ailleurs un moment avant de ne secouer la tête et de regarder son ami.

    Tu vas trouver ça débile mais je dois aller au manoir impérial, Malone.

    Oh ça pour être con, cette annonce là l’était et il n’eut pas même la force de sourire. Cette fois, c’était du sérieux et il inspira un bon coup avant de ne tourner la tête en direction d’Alexis. Sa main gauche, celle vide de toute arme -parce qu’il ne comptait pas abandonner son HK USP, ça non-, se tendit vers elle. S’il comptait prendre ses responsabilités, il ne le ferait pas sans prendre en compte celles qu’il avait face à sa famille et ses amis.

    Ton FAKEFACE, je suis Riot, obéit moi Hummer.

    Dans le genre ‘moi homme, toi femme, obéit’, c’était assez réglo sauf que pour le coup, c’était le dernier de ses soucis. Il devait faire vite et ne quitta pas la rouquine des yeux tout en s’adressant à son coéquipier.

    Je suis désolé de te planter comme ça Malone, t’es probablement le meilleur coéquipier que je pouvais avoir et j’apprécie, je te jure. C’est pour ça que je ne te demanderais pas de m’accompagner, si ça tourne mal je ne veux pas t’éclabousser et si jamais ça vire au vinaigre, je ne t’en voudrais pas de me tourner le dos complètement okay ? Je veux juste que tu saches que j’apprécie tout ce que tu as fais pour moi.

    Et voilà, il parlait en futur condamné mais franchement, vu la situation et ce qu’il était sur le point de faire, c’était presque ça. Normalement, tout irait bien et demain Malone râlerait que pour un jeune, le rouquin était plutôt froussard. Les choses redeviendraient normales et ils iraient prendre un verre tout en riant, ignorant le sérieux de la situation passée, tout en sachant qu’elle avait presque éclatée dans leur visage. Enfin, dans celui du roux en tout cas ! Mais d’ici là, il valait mieux que Daisuke se concentre et arrachant le FAKEFACE des mains de la demoiselle, il tapa le côté de l’épaule de son ami de son poing fermé. Un petit sourire étira les coins de ses lèvres.

    Soit prudent et évite de te prendre du plomb dans les fesses. Demain, c’est moi qui régale !

    Il évita d’aborder l’option ‘et si je crève cette nuit...’, ça aurait un peu plomber l’ambiance à son avis. Souriant, il tapa encore une fois l’épaule de son vieil ami puis avec toutes les apparences d’un lâche, ce qu’il considérait être en quelque sorte puisqu’il plantait Marlow là tout seul avec deux femmes, il prit ses jambes à son cou vers le haut de la rue. Il ne s’inquiéta pas des dérangés qui tiraient sur tout ce qui bougeait devant eux, ils étaient derrière lui, ils le prendraient pour un froussard et c’est ainsi qu’il rejoignit la cache que Alexis avait été incapable de trouver. La conscience lourde de regret, la tête pleine de ses projets futurs et le cœur remplit de crainte pour ceux qu’il aimait, Daisuke céda sa place à Riot. Ce soir il changerait le futur de l’Uros, cette nuit les choses allaient se mettre en marche. Il allait s’en assurer.
[ Pardon à tous de vous planter comme ça mais puisqu'il faut faire avancer les choses, je dois filer dans un autre sujet ! Alors n'hésitez pas à faire ce que vous voulez du temps que Dai était là ! Ce sera avec grand plaisir et puis je pourrais toujours éditer ce message. ^^ Ah si, son iNomad est toujours ouvert alors pour ceux ayant son numéro, n'hésitez pas ! ~ ]
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Mar 23 Nov - 23:45


Alexis Hummer

La panique se propageait dans son corps. Il était nécessaire qu'elle reprenne ses esprits mais tout se passait terriblement vite. Même pas le temps de filer ou de trouver une planque. Même pas le temps de se trouver une seconde chance. Ou du moins, c'est ce qu'elle croyait quand le rouquin se saisit de son poignée. Prête à hurler, à gesticuler pour se dégager, la jeune femme se figea à la voix. L'intonation lui paraissait familière. Comme si elle l'avait déjà entendu quelque part. Intriguée, Alex fixa l'homme. Il parlait de civils. C'était sa chance. Il n'y en aurait qu'une, il fallait qu'elle la saisisse maintenant. Déglutissant lentement, elle tourna son visage en direction de l'autre officier. Le bruit du iNomad la fit sursauter mais elle n'osa pas lui dire la lâcher. Ses muscles se raidirent un instant comme si son corps craignait le pire. Du renfort ? Savait-il qu'elle avait participé aux incidents de la Cage ? Cependant le rouquin se contenta la laisser aux bons soins de son collègue. Comme si on pouvait avoir confiance dans le NSS. Comme si elle allait rester, là, à attendre et finir au poste.

Le visage d'Alexis glissa en direction de la silhouette de l'homme. Elle ne parlait pas, ne posait pas de questions. Ses yeux semblaient guetter quelque chose. Un geste qui arriva. Le départ du plus jeune des officiers, parce que sauf son respect, celui qui la tenait ne paraissait pas être le perdreau de l'année. Profitant de cet instant, Alex se détacha rapidement de l'homme tout en attrapant son couteau de sa poche. Sa main gauche attrapa le poignet de la civile. Elle avait toujours dit qu'elle ne ferait pas de conneries, qu'elle ne ferait rien d'inutile. Pourtant, son bras s'évertuait à ceinturer l'autre jeune femme. La lame du couteau se logea sous la gorge. Qu'il tire, elle se servirait de l'inconnue comme bouclier. Sa gorge était sèche. Le sang battait contre ses tempes. Peur et excitation se mélangeaient. Presque avec dureté, la jeune femme défia l'officier.

" - Un pas de plus et je l'égorge.  "

Son intonation faisait écho à son regard. Elle ne se connaissait pas cette voix. Cette inflexion glaciale mais elle était prête à tout pour s'en sortir. Quitte à avoir du sang sur les mains. Elle ne plaisantait pas et comme pour le prouver, la lame vint caresser dangereusement la gorge. Fallait pas que la petite dame s'inquiète. Alex avait bien retenu la leçon. La mort serait un peu douloureuse mais sûrement rapide. Toutefois c'était l'option radicale. À envisager uniquement en cas de mauvaises tournures des évènements. D'une voix calme, presque rassurante, elle souffla à son otage.

" - Désolée, m'dame, j'ai rien contre vous...  "

Quelle idée de traîner dans le coin. La curiosité avait un prix parfois. Les convictions aussi. La rebelle avait l'impression de courir dans un tunnel. Pour l'instant, elle ne voyait pas la lumière. Peut-être qu'il n'y aurait même pas. À cette idée, un frisson la parcourut. Ce monde meilleur, ce changement qui animait le réseau, elle y croyait. Mais surtout une petite voix lui rappelait qu'elle voulait en être témoin. Un mort ne constatait rien. Il s'éteignait, laissait sa douleur, ses soucis, ses angoisses derrière lui. Plongée dans la survie, la rebelle avait le sentiment de faire un pas dans cette direction. Immanquablement, une nouvelle angoisse la submergea. Ses doigts se resserrèrent sur le manche de l'objet.

" - Faut qu'on s'tire d'ici...  "

Le 'on' avait rien d'inclusif dans l'esprit de la jeune femme. Il faillait qu'elle se casse. Le bruit devenait assourdissant. Les cris et les détonations lui vrillaient les tympans mais elle résistait, se battait contre elle-même pour rester debout. Pas question de flancher maintenant !

[ si vous voulez que j'édite un truc ou qu'un élément pose problème, n'hésitez pas à me le dire :) ]
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Dim 28 Nov - 23:50

L’extérieur de la cage ne valait pas mieux que l’intérieur. L’atmosphère était tout aussi lourde de sang, de carbone ainsi que cette fumée acre qui s’évadait de plusieurs véhicules éparpillés ici et là. Trystan était assit contre un mur, l’infirmier lui badait la main qu’il c’était écorché…Il avait fut la peur dans les yeux de cet homme plus simple que lui…Cette chose légitime qu’il ressentait alors qu’il avait ressortit des morceaux de dents de la blessure.

L’agent AT ne s’en formalisa pas. Il se sentait tellement vide. A vrai dire, ce qu’il ressentait s’apparentait plutôt à une plaine incendié. Cendre et regret cohabitait dans une sérénité épuisante. Une chose si impossible à concevoir qu’il ne savait pas s’il devait rire, laisser faire ou s’intéresser plutôt au combat qui faisait rage autour de lui. Ce qu’il avait vu ou ressentit…Ce n’était que le fantasme d’un esprit épuisé. Au fond de lui, ce n’était qu’une réponse qu’il avait ébauché…Une chose qu’il ressentait chaque jour…Ce n’était pas une vérité absolue.

C’était ce dont il voulait se convaincre. Etait ce vraiment la fatigue ou avait il du souci à se faire sur sa santé mentale ? Etait ce une chose qu’il devrait cacher et faire disparaitre au fond de lui ? Il passa sa main dans ses cheveux, essayant de ne pas écouter les hurlements qui retentissaient ici et là. La curiosité gagna du terrain, l’obligeant à se lever pour voir ce que les combats réservaient. Les diverses forces en présence étaient éparpillées un peu partout. En l’état, il n’était pas possible de se faire une idée précise de la situation bien qu’elle ne soit guère meilleure qu’a l’intérieur de la cage.

Une scène attira plus particulièrement son attention. Un groupe restreint des forces spéciales escortait sous une pluie de tir venant des gangs quelques civiles. Attrapant une paire de jumelle, il se rendit compte qu’ils avaient été loin pour aller les chercher…Des femmes et des enfants pour la plupart. Qu’est ce qui les avait poussés à les protéger au lieu de les abandonner ? Ils auraient plus été en sécurité chez eux que dans la rue entrain de se faire plomber de tous les côtés. Sans le vouloir, il revit cette femme dans la cage…La manière dont les autres avaient de la protéger contre cette grenade qu’il avait dégoupillée. C’était vraiment insensé. Ce commando aurait déjà du penser à assurer leurs propres sécurités bien avant de penser aux autres. Dans ce genre de condition, ils risquaient de tous mourir alors que séparément, ils auraient eut une chance de survivre surtout qu’il leur restait une trotte à faire avant d’atteindre la zone sécurisée.

Il reposa les jumelles en soupirant…

‘‘Bande de crétin’’

…Après tout ce qu’il avait fait…Rien qu’aujourd’hui…Il n’avait pas vraiment le droit de sauver des vies. Ca serait complètement hypocrite de sa part. Si ce ne l’était pas, c’est qu’il était assez arrogant pour décider de qui doit vivre ou mourir. Qu’il jugeait et qu’il faisait deux poids de mesure…Les bons et les mauvais citoyens. Juge, juré et bourreau, l’autre nom du complexe de Dieu du moins c’était son ressentit sur la question.

Une explosion attira son attention. Juste à l’endroit où le commando se dirigeait. Il reprit les jumelles. Le flot de poussière qu’il voyait était déjà une information en soit…Tir de gros calibre…Tirant sur le blanc…Certainement un tir contre une structure. Il passa en vision thermique et commença a distinguer quelques hommes s’enfonçant dans le nuage. Certainement les voyous du coin cherchant à savoir s’ils avaient fait une bonne prise.

‘‘Non, non, non…’’

Il fouilla frénétiquement la zone si bien que le nuage se dissipa. Avec un certain soulagement, il entendit quelques échanges de tirs. Ils étaient en vie. La moitié avait mordu la poussière et gisait blessé ou mort dans les décombres. Le reste reculait en bon ordre vers un bâtiment. Il se mordit la lèvre quand il vit l’un des blessés essayer de couvrir une femme, faisant bouclier de son corps pour que les gangs ne fasse pas attention à elle.

L’estomac de l’agent se retourna en voyant cela. Pourquoi aller si loin pour quelqu’un qu’il ne connaissait vraisemblablement pas. S’il mourrait maintenant, ce type ne sauverait plus personne…Cela n’avait aucun sens. Il se tourna vers un officier en lui faisant signe vers la scène de combat.

‘‘Il leur faut des renforts. Vous pouvez leur envoyer quelque chose ?’’

L’homme hocha la tête à la négative avant de continuer d’aboyer d’autres ordres à la radio. La situation était beaucoup trop tendue. Trystan serra les mains sur ses jumelles…Il regarda à nouveau dans la direction…Un des agents avait attrapé un gamin qui pleurait, la main tendu vers l’un des blessés dans les décombres. Maintenant il comprenait mieux. Ces hommes avaient fait un détour pour leurs familles. Trystan regarda une nouvelle fois l’enfant qui pleurait toute les larmes de son corps. Cela lui rappelait trop un autre petit garçon.

Il commença à faire les cents pas. Il devait agir et le faire rapidement. C’était totalement insensé, il était blessé, il devrait parcourir la moitié du champ de bataille sous un feu nourrit. Tout ça pour quoi ? Cela n’avait aucun sens. Faire ce qui est juste ? Après ce qu’il avait fait a l’intérieur ? Ou même toutes ses années ? Cela n’avait aucun sens…Aucun…Il se frotta le front se rappelant ce que cela faisait de se poser devant une simple photo certains soirs quand cela devenait trop dur.

Le cri déchira son âme. L’avait il vraiment entendu ou était ce son imagination ? Dans tout les cas, cela lui avait fait un choc. Pas question de laisser faire. Pas cette fois. Il se dirigea vers quelques agents qu’il connaissait, montant dans le véhicule qu’ils gardaient pour faire une marche arrière au point d’en faire crisser les pneus, se mettant en face des barricades. Sa main dansa sur le levier de vitesse avec une souplesse peu commune malgré sa blessure dont le bandage devenait légèrement carmin. Il croisa son regard dans le rétroviseur. Ce regard qui semblait lui dire s’il savait ce qu’il faisait.

‘‘Non’’

Son pied écrasa la pédale d’accélération dans un nouveau crissement de pneu accompagnée de cette fumée légère. La voiture partit immédiatement, fonçant droit devant elle. Les tirs commencèrent à fuser au point qu’on pouvait entendre le bruit des balles ricocher sur la carlingue, la bosselant ici et là. L’agent du nss serra les dents. Il ne voulait pas hurler. Il ne voulait pas montrer sa peur. Il continua d’accélérer plus que de raison, lui faisant prendre des risques inconsidérés. Il faillit perdre plusieurs fois le contrôle de son véhicule, fauchant au passage quelques membres de gangs.

Il n’aurait jamais cru pouvoir arriver jusqu’à la petite unité entier pourtant un miracle avait du avoir lieu. Il manqua de renverser un nouveau lot de voyou qui se recula précipitamment, ne semblant pas comprendre la situation. Cela ne dura pas longtemps. Sortant de la voiture, il fut tout d’abord frappé par le nombre d’impact sur cette dernière…Puis remarqua en arrière plan une femme tenant le canon anti-matériel qui avait fait tant de ravage. Trystan jura, se précipitant en avant juste au moment où la voiture explosa derrière lui, Le souffle le coucha au sol alors que son dos lui brûlait. Ses oreilles vrombissaient alors qu’il tentait de se relever tant bien que mal, attrapant un blessé par la ceinture pour l’obliger à se lever aussi, le portant a demi. Il fit signe aux autres d’avancer, profitant de la fumée de la carcasse pour couvrir leur fuite.

Et maintenant ?

Il se traitait de crétin alors qu’il pensait toujours deux coups à l’avance. Même s’il se sentait bien, cela risquait de ne pas durer longtemps au rythme où allaient les choses. Ils ne pouvaient se diriger vers le gros des troupes de la cage. Il ne restait plus qu’a sortir le plus rapidement du quartier et espérer que…

Bang

…Ses yeux s’écarquillèrent. Ses jambes cédèrent sous son propre poids. Tout se ralentissait autour de lui, tournant au ralentit…Son acuité c’était accrut et il percevait mieux les choses. La sueur qui dégoulinait le long de sa colonne vertébrale, Son rythme cardiaque qui s’affolait. L’odeur du sang omniprésente. La façon dont ses muscles se décontractaient sous la surprise. La seule chose qu’il n’arrivait pas à comprendre…C’était l’endroit où il avait été touché quand il s’écroula sur le sol.

Son esprit se vidait alors qu’il essayait de se mettre debout. La logique lui aurait demandé de rester au sol et de faire le mort, mais tout son être lui hurlait de ne pas abandonner. La première tentative lui fit sentir cette horrible douleur qui lui irradiait le ventre. Ses bras tremblaient mais refusait de se laisser aller, une étrange volonté qui ne semblait pas être la sienne l’obligeait à en faire toujours plus. Il ne réussi qu’a faire quelques mètres ainsi avant de s’immobiliser, le souffle court…Il pressa sa main sur son ventre, espérant qu’il ne se viderait pas de son sang comme une outre.

‘’ …Of…de…A…Repo…’’

Devant lui, les agents essaient de faire machine arrière pour le récupérer. Peine perdu…La grande avenue qu’il avait essayé de traversé était emplit de part et d’autre de tireur embusqués.

‘’ …Of…Offici…’’

Il fronça les sourcils. Ce bruit ne cessait de le gêner.

‘’ …Officier…Activez votre transpondeur. Les renforts sont en route…Mais j’ai besoin de connaître votre position exacte. REPONDEZ BORDEL ! DONNEZ MOI VOTRE PUTAIN DE POSITION VOUS VOUS FAITE ALLUMER’’

Transpondeur…Marquage…Iff…Les mots coulaient dans ses veines. Non, il y avait quelque chose d’autre sur sa combinaison. Ses doigts fouillèrent frénétiquement sa poitrine. Devant lui les agents hurlaient quelque chose. C’était à la radio ? Ou pour lui ? Il roula sur le dos, crachant du sang…C’était plus facile de respirer comme ça. Il allait se faire repérer mais c’était plus tellement grave.

‘’ …TRYSTAN…ALLUME LE ! VAS Y ! ‘’

Quelqu’un fonça vers lui. Il vit le visage d’un enfant…Non c’était une adolescente. Qu’est ce qu’elle foutait là ? Pourquoi ? Elle pressa quelque chose sur sa poitrine et un fort bip fut émit. Et maintenant ? Les coups de feux retentirent de plus belle. La fille était terrorisée, se couchant a moitié sur lui pour se protéger…Comme si un tel geste aurait pu l’aider. Un vrombissement dans le ciel se fit entendre, attirant tout les regards vers le ciel.

‘’Hræsvelg’’

C’était insensé…Passer aussi bas dans une avenue c’était de la folie. L’oiseau de métal passa rapidement…Semblant larguer quelque chose au passage. Cela devait être massif car cela avait été assez lourd pour défoncer la chaussée et lever un nouveau torrent de poussière. Trystan se releva pour se coucher sur l’adolescente en voyant de nouveau des armes se braquer vers eux. Plusieurs détonations se firent entendre semblant…Ricocher sur du métal alors que le nuage était sur eux. Il se passa plusieurs secondes de silence avant que Trystan n’ose regarder la raison de l’ombre au dessus de sa tête.

C’était un Einherjar…

‘‘Ok…Maintenant ca va chier…’’
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Mar 30 Nov - 2:39

Marlow n'avait rien répondu à Dai, contrairement à ses habitudes. Normalement, il aurait répondu par une petite blague de son cru, mais là... Il n'en avait pas eu envie, pas parce que la situation était trop grave pour son coéquipier. Il était à peu près sûr que Akihiko était à peu près increvable.

Non, c'était plutôt qu'il était en colère. Et quand il était en colère, Malone boudait.

Il était en colère parce qu'il en voulait à ce jeune garçon pourtant pas bête (contrairement à ce qu'il laissait paraître) de faire partie d'une résistance qui se permettait de faire exploser des prisons, de créer un bazar pas possible qui allait finalement avoir des conséquences détestables d'abord et avant tout pour des civils innocents, de créer une situation qui permettait à des gangs de racketter les gens en masse et en pleine rue sans s'inquiéter et sans être inquiétés.

Plus encore, il était en colère de voir que Akihiko préférait aller jouer avec sa résistance que de s'occuper de la situation immédiate et problématique qui se déroulait devant eux.
C'était pour cela que Marlow avait la politique, et principalement les idéaux, en horreur. Il n'y avait rien de pire que lorsqu'une idée, un rêve, prenait le pas sur la compassion humaine.

Mais que pouvait-il dire ? Pas grand chose. Il n'allait pas lui donner mauvaise conscience alors qu'il partait quasiment en mission suicide vu l'expression de son visage. Il n'allait pas non plus lui faire la morale alors qu'il n'était même pas sûr de savoir exactement ce que faisait Daisuke dans cette histoire. Et il était sûr qu'il ne voulait pas d'explication. Parce que, s'il n'avait pas envie de dénoncer des rebelles (il n'était pas sûr d'aimer la manière qu'avaient les politiciens de traiter tout cela), il n'avait pas l'intention non plus d'être complice.
En tout cas d'être complice encore plus qu'il ne l'était déjà.

Bref. Malone laissa Akihiko partir sans un mot, et se concentra sur la situation plutôt préoccupante du bout de quartier qui était devant lui, mais de l'autre côté de la ranger de voiture qui lui servait toujours de camouflage.
Le racket continuait, mais on sentait une certaine inquiétude poindre chez les gars. S'il ne se trompait pas il entendait des "Allez, allez, on se grouille..."

Bon, c'était déjà ça, mais que pouvait-il faire, hein... Il n'allait tout de même pas se lever tout seul au milieu de ces timbrés et dire "NSS, arrêtez !" parce que là, il se ferait juste descendre. Et il n'était qu'un petit détective, lui, il n'avait pas le droit aux superbes uniformes ultra protecteur de la section action. Il n'avait que sa cravate pour le protéger, et c'était pas terrible.

Bon, déjà des renforts, ce serait pas mal... Marlow esquissa le geste de prendre sa radio pour voir si elle marchait encore, et s'arrêta net. L'une des filles, celle à qui Daisuke avait parlé (conversation que Marlow avait soigneusement évitée de comprendre ou même d'entendre), sans doute interprétant mal son geste, venait de prendre l'autre dame en otage.

Marlow la regarda avec des yeux ronds avant de soupirer.

"Bon, on se calme ma petite dame. Au cas où vous n'auriez pas remarqué, y'a une bande de criminel en train d'intimider une rue, et l'avenue du bout est en train de se transformer en champ de bataille. Alors, croyez-moi, j'ai d'autre chat à fouetter que de savoir si vous avez vraiment tenté de voler ma voiture ou pas."

Oui, Marlow ne voulait vraiment pas imaginer une autre raison au comportement de la jeune femme.

"Et même, pour tout vous dire, je n'ai carrément pas le temps de m'occuper d'une prise d'otage. Donc vous allez relâcher Madame tout de suite, gentiment. Je crois qu'il y a assez de pagaille partout pour que vous puissiez être sûre que je ne vais pas me mettre à courir après vous si vous voulez décamper.
Damn, je décamperais bien moi-même si je le pouvais. Et chercher à vous encombrer d'un otage alors que seule vous aurez déjà du mal à éviter les tirs, c'est carrément suicidaire. Donc arrêtez de faire l'idiote et lâchez cette arme.


Un vacarme assourdissant se fit entendre de l'avenue d'à côté. Malone grimaça. Ce bruit... ça ne pouvait être qu'un tank. Encore ces abrutis de la section Action qui se prenaient pour des héros et maintenant faisaient venir l'artillerie lourde. Ils voulaient vraiment que tout finisse en un bain de sang ?
Pour l'instant les gangsters se contentaient de voler et frapper. Mais s'il les militaires arrivaient et se mettaient à tirer... les civils allaient être pris dans le feu croisé. Malone pesta de plus belle.

"Oh et puis gardez-là même si vous voulez votre arme, il faut vraiment que je vois un peu mieux ce qui se passe..."

A quatre pattes, (ben oui, les roulades chics, c'est plus de son âge) Marlow s'approcha de l'arrière d'une voiture et jeta un coup d’œil. Le gang semblait de plus en plus agiter. Sans doute qu'ils se demandaient eux-aussi ce qu'il se passait exactement. En plus, ils avaient sans doute largement pris tout ce qu'il y avait de valeur maintenant chez les pauvres passants...

si seulement il pouvait trouver un petit truc pour que leur panique monte juste d'un tout petit cran et que leur instinct de survie reprenne le dessus, qu'ils partent en courant...

*Réfléchis, Malone, réfléchis...*

Quand Malone réfléchissait, et surtout là où il était appuyé contre la roue d'une voiture, assis sur le trottoir, il avait tout à fait l'air d'un clodo en train de cuver sa dernière bouteille. C'est sans doute ce qui lui valu la vie sauve, lorsqu'un des types du gang - un plus peureux qui voulait voir ce qui se passait plus loin, ou un plus âpre au gain, qui voulait être sûr d'avoir bien vidé le coin avant de le quitter - un type donc, tourna dans la ruelle où ils se trouvaient et resta un instant stupéfait à voir un type faire la sieste dans un climat de guérilla.

Instant qui permit à Marlow de ne pas réfléchir, de lui donner un coup dans le genou (c'était facile d'où il était) et de le plaquer sur le sol en l’assommant du mieux possible, avant de lui arracher sa radio et de lancer, du ton le plus urgent possible :


"Bordel, boss, je me barre, c'est les tanks qui rappliquent, faut qu'on s'taille, viiite !"

Et là, y'avait plus qu'à espérer que le type ne faisait pas parti des plus peureux pour que sa parole (présumée, Marlow faisait confiance à la mauvaise qualité de ces appareils et au bruit ambiant qui rendait l'écoute difficile) soit prise au sérieux, sans temps de réflexion. On pouvait rêver hein...
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Ven 10 Déc - 0:00


Alexis Hummer

Se sentant aussi décontenancée que son interlocuteur, Alexis relâcha lentement sa prise. Elle ne comprenait plus. Oui, c'était le chaos. Peut-être même que l'Apocalypse des anciens, c'était ça mais il n'essayait pas de l'arrêter ? Ni de la tuer ? Et elle aurait pu piquer sa voiture ? La rousse pensa bien dire qu'il était bizarre toutefois, elle essayait d'abord de rassembler ses esprits. On ne lui avait pas parlé comme ça depuis une éternité. Inconsciemment, les sourcils haussés, la jeune femme hocha la tête. Il valait mieux écouter l'officier. Et si c'était un piège ? Non, l'homme avait l'air sincère. Faut pas se fier aux apparences. Sauf que les ennuis risquaient de toucher tout le monde. Sans distinction cette fois. Comme si c'était possible. Les mêmes paieraient comme d'habitude. Pas forcément. Leur chef avait peut-être réussi. Ses pensées jouaient au ping-pong se renvoyant des idées contraires. Ses yeux fixaient l'homme cherchant une conduite à adopter. Ses lèvres s'entrouvrirent comme pour parler même si rien ne sortit. Sa tête bougea à nouveau. Oui, monsieur, j'ai compris. Oui, c'était une bêtise. Elle avait l'air d'une bonne fille réalisant ses erreurs. Même si quelque chose lui échappait. Mais pas le temps d'y penser, un bruit assourdissant surgit. Ses doigts relâchèrent le couteau. Poussant son otage d'un instant, elle leva sa tête. Cauchemar ou réalité ? Alexis déglutit lentement. Ces armes, ils les avaient vus dans leur réunion. Ils ne les avaient vus que sur des vidéos.

L'inquiétude la paralysait. Les grands moyens étaient sortis et jusqu'où pouvaient-ils aller ? Qu'allaient-ils faire ? Elle imaginait une marre de sang, des immeubles détruits... Son visage se tourna vers l'autre jeune femme pour revenir sur la foule agitée.

" - Merde...  "

Trop tard pour jurer. Maintenant, il fallait vraiment réfléchir. Vite et bien. Fébrilement, la rousse reprogramma son fakeface. On avait déjà vu son visage alors quoi bon ? Mais elle préférait. Là tout de suite, elle aurait souhaité un ordre. Oui, elle n'était qu'un pion qui suivait un leader. Sauf que là, se bouger l'aiderait à sauver sa peau. Elle devait penser par elle-même. Alors qu'elle décidait de commencer à évaluer la situation en se rendant sur l'avenue, Alexis se figea sous l'action de l'officier. Comme quoi... Il pouvait avoir l'air vieux, il n'était pas rouillé. Ses sourcils se froncèrent et elle s'approcha de l'homme. Elle entendit ses mots mais ne comprit pas ses intentions. Qu'est-ce qu'il cherchait à faire au juste ? Une sorte de pause sembla se faire. Tout le monde prenait conscience du danger planant au-dessus de leurs têtes. Un nouveau mouvement de foule se fit. Des cris. Des coups de feu. Des types se mirent à tirer sur le tank avant de courir. D'une voix tremblante, la jeune femme souffla.

" - Vous croyez qu'on va mourir ?  "

Dîtes-moi, non. Voilà ce que ses yeux paraissaient signifier. Fallait se barrer, il avait raison. Ses yeux cherchèrent une solution. Elle courut récupérer son couteau et revint vers une voiture sur le même pas. Pas le temps de peser le pour ou le contre, Alexis frappa de toutes ses forces contre une vitre. À la seconde tentative, le verre lui explosa au visage. Peu importait les traces, les cicatrices. Son corps glissa dans le véhicule. Démarrer, démarrer... Comment on faisait déjà pour piquer une voiture ?! Elle essaya tout un tas de possibilités sans jamais regarder le joujou destructeur du NSS. Le bruit l'angoissait suffisamment. Il était impossible d'y échapper.

" - Démarre... Démarre... Putain !  "

Elle tapa violemment sur le volant en proie à l'agacement et au désespoir. Passant une main sur son visage, Alex ferma les yeux. Son pied gauche bougeait frénétiquement. Soudain, elle bougea pour se glisser sous le volant. Se contorsionnant, la jeune femme tenta de trifouiller les câbles avec son couteau. Un déclic la fit sursauter. Il y eut un mouvement rapide comme si la voiture s'emballait. Sauf que ce n'était pas qu'une impression. Lancé, le véhicule se mit à fendre la foule pendant que Alexis cherchait à arrêter cette course folle.
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MessageSujet: Re: [INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence   Jeu 6 Jan - 0:26

Les cris sont moins puissants. On entend maintenant surtout des gémissements et puis le ricanement des armes, qui terminent de vomir leur dernière munition. La violence gratuite tire à sa fin pour certains, qui pestent déjà que leurs armes sont vides mais une autre moitié de gens, d’autres ‘méchants’, sont déjà en chemin pour les remplacer. Le cycle de la violence reprend mais c’est un jeu qui se joue à deux et les deux joueurs sont doués. Plusieurs Einherjar se mêlent au conflit, recréant un équilibre entre les forces l’espace d’un instant avant de ne finalement reprendre l’avantage. Les balles semblent pleuvoir du ciel et c’est un Hræsvelg qui accuse le coup, jouant le bouclier grâce à un pilote expérimenté qui hurle sur ses coéquipiers des encouragements. Les hommes glissent au sol avant de ne se libérer de leur harnais et certains se jettent sur l’agent Brosca alors que d’autres se contentent d’éliminer les hommes assoiffés de sang qui se mettent déjà à hurler leur désapprobation. Un homme tombe ici, un autre là mais les rangs se resserrent et le groupe forme bientôt un tout, une masse vivante et compacte qui se protège mutuellement. Un militaire fait rouler Trystan sur le dos et lui envoie une gifle, ses yeux le fixant avec inquiétude par la fente de son casque.

« Hey ! Hey, debout ! Brosca ? Il faut vous évacuez, la dame aussi. On s’occupe de vous ! »

L’homme semble sourire sous son casque puisque ses yeux formes de petite demi-lune mais difficile à dire. Aidé de son compagnon, protégé par le reste des hommes qui continuent de tirer mais de moins en moins puisque les adversaires commencent à manquer de personnel semble-t-il, le militaire aide Brosca à se redresser. La femme est aussi soulevée et le groupe se dirige calmement plus loin, vers les rues. Un Einherjar s’arrête alors près d’eux et une femme en descend rapidement.

« Et voilà ! Mettez-les-moi au chaud là-dedans, je les ramène au point 2. »

Les deux hommes s’exécutent et aide le couple à se faufiler dans la machine. Eux qui craignaient avoir à forcer l’homme à écouter leurs ordres, il le trouve bien docile. Est-ce qu’il seulement encore conscient ? Bah, à l’hôpital ils sauront s’occuper de lui et c’est dans la direction du deuxième Hræsvelg que le véhicule se dirige. Les blessés sont déjà entassés en son ventre, les gémissements et le rouge servant de rappel aux autres militaires occupés à aider leur collègue. Mais il n’y a pas que des militaires ici, des civils y sont aussi ainsi que des ‘vilains’ qui eux ont été menottés. Cette fois encore, on prie pour que l’avaleur de cadavres gagne un autre nom, un titre plus rassurant alors qu’une femme est déposée sur une civière.

« Quelqu’un peut s’occuper d’elle ?! Elle saigne beaucoup, faites lui des compresses ! »

Un homme se jette sur la pauvre femme, Alexis perd beaucoup de sang et bientôt, son FAKEFACE l’abandonne, offrant un tout autre visage mais tout aussi barbouillé de sang, au soin de l’aide infirmier. L’homme soupire et secoue la tête, quelle idée idiote que d’aller mourir pour un homme qui n’en a rien à faire. Il éponge pourtant son front rapidement, à ses yeux les hommes et femmes peuplant le Hræsvelg sont tous égaux dans la souffrance. Plus loin, on termine de nettoyer une rue, celle que justement un véhicule à traversé rapidement avant de ne s’enfoncer dans un mur, tout près du point 2. C’est assez ironique mais le havre de paix se trouve derrière les lignes ennemies, lignes qui s’affaiblissent d’ailleurs. Certains trouble-fêtes se rendent d’eux-mêmes, craignant beaucoup trop les représailles des forces opposées qui commencent seulement à s’imposer de par leur nombre mais surtout, leur puissance. Le groupe de quarante individus fraîchement débarqués de ce qui est maintenant le point 2, se divise en deux, parcourt les rues. Parmi les gens qu’ils croiseront, il y aura deux groupes; les survivants, dont la majeure partie est plus que secouée et les prisonniers, certains bien dissimulés. Si les premiers ont droit à une escorte de trois hommes par groupe de six, pour atteindre le véhicule prêt à les conduire hors de ce chantier, les deuxièmes font les frais des chargeurs à la moindre résistance.

On retrouve bien sur l’inspecteur Marlow, en compagnie d’une civile qui ne pipe pas mot malgré les taquineries d’un homme au sujet de ses lunettes. Ils sont rapidement raccompagnés vers le deuxième Hræsvelg mais malheureusement, sur le chemin du retour, des tireurs embusqués arrivent à atteindre la civile aux lunettes en forme de cœur. Elle meurt sur le coup, le militaire tentant de la sauver aussi et heureusement, l’inspecteur ne se prend qu’une balle dans la jambe. Il n’a pas le temps de râler que déjà on s’empresse de le déplacer. Lorsque l’Hræsvelg 2 se soulève dans les airs, il compte seulement cinq militaires en bon état, portant des enfants dans leur bras et quarante blessés, couché sur des lits collés ensemble. Des hommes déportés du véhicule, plus de la moitié passera le reste de la nuit à pourchasser des tireurs fous alors que le quart du groupe se retrouvera à attendre à leur tour, l’Hræsvelg 1, qui décollera avec lui aussi son lot de blessé. Cette nuit là, les stèles du funérarium situé juste à côté, seront les seules à gagner quelque chose; une cinquantaine de nom.

Puis l’annonce générale est lancée à travers le vaisseau depuis les petits et grands écrans; Nicholas Van Aalbrück a disparu. Le message est clair pour la plupart, l’homme est mort. Les choses vont changer, pour le bien ou pour le mal.
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[INTRIGUE] #1 : Dans une guerre, c'est toujours l'adversaire qui commence

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