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 Butterfly

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Phoebe Johansen

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MessageSujet: Butterfly   Mar 24 Aoû - 13:55

La discothèque, quelle idée. Phoebe se mit à rire, ainsi il s’attendait vraiment à tout. La discothèque ne lui serait jamais venu à l’esprit, l’idée même de le voir se danser la faisait sourire. Alben ne cadrait pas du tout avec le cadre des boîtes de nuit comme elle était maintenant.

Les papillons, le quartier le plus réputé de la haute sphère, le quartier surveillé et épié par la milice. Un quartier chic, un quartier tendance bien différent du Dowtown. Pas de risque pour le prince, pas de risque pour elle, le lieu était neutre. La jeunesse de Lux s’amusait souvent ici, se laissant aller à quelques déboires qui inquiétaient leur famille. Dillen Town était un faux lieu de débauche, il y régnait un calme empli de paillettes et sans la moindre petite violence effrayante. Pourtant à qui sait chercher trouve. Et si Phoebe avait déniché bien des secrets morbides de la cité d’or, elle avait aussi trouvé un lieu à nul autre pareil.

C’était un bar qui n’ouvrait qu’à 9 heures et qui n’avait qu’un cercle bien particuliers d’intéressés. C’était un lieu secret à deux visages. Au début de la soirée l’atmosphère était calme et tranquille, parfois -comme cela allait être le cas aujourd’hui- un musicien, un chanteur ou un groupe allait sur la scène et se mettait à jouer. C’était là l’image blanche du masque. Tard dans la nuit l’endroit devenait un lieu de débauche où l’on ne pouvait entré qu’invité. Phoebe avait pénétré l’endroit il y a bien longtemps de cela, avant son année d’affectation. Elle n’avait retiré de son visage ni le FAKEFACE ni le masque qui cachait ses traits. Le jeu en avait valu la chandelle, ensuite, de nombreuses fois, elle était revenue dans le secret.

Ce n’était pas pour initier Alben à quelques luxures que Phoebe avait emmené son prince dans ce lieu si particulier et unique à Dillen Town. La première partie intéressait la jeune femme autant qu’elle allait intéresser le jeune homme.

Phoebe sortie de la voiture, attendit le prince et lui prit la main, de la façon la plus naturelle qu’il soit. Le pas qu’elle imposa à leur courte marche était lent mais ils avaient un peu de temps encore et Phoebe voulait apprécier le moment à sa juste valeur. Un moment de calme et de silence avant d’entrer dans une phase tout autrement différente.

-Je suis vraiment navrée que nous avons du laisser ta voiture au piquet, elle aurait fait une charmante accompagnatrice.

Ils étaient désormais devant une grande porte sur une rue parallèle des grandes rues du quartier, le night-club n’avait aucune vitre. Phoebe lui souria avant d’ouvrir la porte et de pénétrer dans le Butterfly. Certes le nom était courant et manquait d’originalité mais il ne fallait pas attirer l’attention de la milice. Ils entrèrent dans une petite salle à la lumière tamisée. Un homme derrière le comptoir, à peine visible dans la pénombre, les salua.

-Gentlemen, nous avons réservé la 6.

L’homme lui lança un regard avant de contourner le couloir et de leur ouvrir la seconde porte de la salle. Sans dire un mot il leur pria d’entrer. Il n’avait jamais vu Phoebe mais son parler, l’utilisation du mot gentlemen et sa demande précise étaient des assurances sûres. Avançant la première, Phoebe laissa la lumière inondée son visage. Le night club était d’une clarté et d’une finesse rare. La lumière ne blessait pas les yeux mais rendait étonnant sur les gens et les objets. Tout semblait briller d’une lueur profonde. Des tissus gris et argentés étaient les seules couleurs. Phoebe avança de quelques pas sur le parquet teint en gris clair pour laisser à Alben le temps d’observer le Butterfly avant d’aller à la table. Le monde semblait être en gris et blanc, la moindre couleur était ravivé, le noir de leurs habits semblait bien plus sombre.

-Alors que penses-tu de l’endroit ?

*Certes ce n’est pas le Rêves, les gens qui sont ici sont surement tous des beaux quartiers. L’argent qu’à couté et que coute cet endroit n’est pas négligeable. Mais on dirait bien que je t’entrouvre la porte de mon chez moi.*


La table 6 était une table située sur une petite loge à gauche de la scène. Même si Phoebe n’avait jamais vu de débordements quand la salle était ainsi illuminée, elle préférait se mettre légèrement à l’écart. Un escalier de la même couleur que le parquet montait jusqu’à l’endroit. De là, la vue serait magnifique.
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MessageSujet: Re: Butterfly   Mer 25 Aoû - 2:16

Dillen Town. Alben n'était pour ainsi dire jamais réellement venu ici. Par contre, grâce à son poste de préfet, il pouvait vous dire le taux d'imposition de chacun de ces magasins. Le prince n'aimait pas Arkmeen. Il la trouvait tellement surfaite, tellement iréelle et sans vie. Sans vie dans le sens où tout était factice, où la nature n'existait pas, où le métal faisait la guerre au verre et au béton. Mais bon, il était avec Phoebe et pour le coup, cette ville était un peu plus jolie. Alben avait garé son véhicule et sa compagne l'avait pris par la main pour l'amener à leur lieu de rendez-vous. Ils marchaient lentement, trop au goût du jeune homme mais qu'importe, il s'adaptait sans rechigner ; il n'avait pas pour habitude de râler ou de montrer quelconque sentiment que ce soit. En marchant dans la rue, il croisait des jeunes gens de leur âge, voire plus jeunes, venant sans aucun doute de la Lux. Ils étaient très maniérés et apprêtés par de grandes marques. Tous des enfants gâtés. Alben ne se considérait pas comme un enfant gâté. Il était né avec ce que certains appelleraient la chance de s'appeler Van Aalbrück mais, pour lui, cela ne lui donnait pas le pouvoir de faire des caprices ou de dépenser à volonté. Il pensait que l'argent n'était et l'apparence n'étaient pas la priorité de la vie, de sa vie, et qu'il serait dépenser à des fins utiles. A savoir des investissements culturels tel que le piano, ou encore des dons anonymes à des associations caritatives. Ce qui était tout de même quelque peu ironique puisque l'argent versé venait des impôts prélevés sur ces associations... Mais passons.
Alben se demanda où ils allaient. Sans doute un restaurant. Son intuition se révéla juste quand ils arrivèrent à l'entrée du Butterfly. La fiche administrative qu'il avait lu il y a peu de temps à l'Hôtel de Ville lui revint en tête :

Statut légal - restaurant
Chiffre d'affaire mensuel - 2 518 600 ¢
Impôts mensuel - 755 400 ¢
Démêlé judiciaire - aucun

Bref, un magasin qui donnait une belle somme à la ville chaque trimestre. Des fiches descriptives qu'il avait lu, il se souvenait d'un endroit très discret de façade mais très moderne et tendance à l'intérieur. Réservé à un groupe d'initiés ou entrée sur invitation d'un de ces derniers. Si Alben et Phoebe y entraient, c'est qu'elle devait y être habituée ? La commande qu'elle passa au réceptionniste le prouva.
Le restaurant était superbe. Alben suivait Phoebe tranquillement, regardant le lieu d'un œil morne et vitreux. Mais il en était tout autrement à l'intérieur. La clarté était érigée en maîtresse et les jeux de couleurs grises étaient intéressants. Leur table était située en hauteur dans une petite loge. Tout deux s'installèrent face à face devant une table où étaient dressés de magnifiques couverts.

- Il est beau.

Alors qu'il arrangeait de quelques millimètres son couteau à entremets de telle façon qu'il soit parallèle à l'autre, il ajouta :

- Comme toi.

Ah, ça y est ! Le couteau était aligné. Il la regarda, les sourcils arqués, attendant une réaction de sa part.


Dernière édition par Alben Van Aalbrück le Sam 28 Aoû - 19:13, édité 1 fois
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Phoebe Johansen

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MessageSujet: Re: Butterfly   Jeu 26 Aoû - 21:37

-Il est beau.

Parlait-il du lieu ? Parlait-il du couteau ? Cela était du pareil au même, il aimait l’endroit. La jeune femme savait que l’atmosphère même de la pièce attirait sa curiosité, le mettant en éveil pour la suite des évènements. Pour apprécier ce qu’il allait voir ensuite, Alben avait besoin d’être dans un état d’attention particulière. Phoebe voulait qu’il soit tout entier à la femme qui allait intervenir.

-Comme toi.

Alben ne souriait pas, ne jouait pas, il parlait clairement et simplement. Etait-ce une affirmation ou devait-elle en répondre ? Perturbée la jeune femme cessa de respirer. Il la trouvait belle, c’était ce pour quoi elle avait œuvré si longtemps dans sa suite. Seulement il le lui disait maintenant la prenant par surprise. Phoebe baissa les yeux, il était tellement sérieux, elle lui mentait si bien. La jeune femme le regarda de nouveau, envahie par un sentiment de gène coupable, se promettant de lui avouer sa cicatrice avant peu de temps. Elle posa sa main sur Alben sans prendre attention à son geste.

-Cette femme, cette femme est belle.

Désignant de la tête la scène, elle montra des yeux une femme sans particularité qui venait juste d’entrer. Extrêmement maquillée sans couleur pourtant, elle ressemblait sans profondeur et sans sensibilité mais il était tout autrement.

-Elle est sublime.

Phoebe tentait de ramener l’attention d’Alben à la scène pour qu’il l’oublie et qu’elle cesse enfin de se sentir si coupable. Elle lui mentait depuis tellement longtemps maintenant qu’elle oubliait souvent que c’était le cas, aujourd’hui cela la rattrapait.

La femme resta debout sur la scène acceptant d’un salut la vague d’applaudissements. Le Butterfly était désormais plein à craquer, les gens de Lux se pavanaient fiers d’être au secret du bar et de la princesse qui allait jouer. Qui pourtant allait mieux apprécier qu’Alben ce qu’il allait entendre ? Personne. On ne venait pas au Butterfly pour l’amour de ce qui se passait de jour, les genres des ‘spectacles’ étaient toujours en mouvement. On venait au Butterfly pour le prestige et qui y a-t-il de plus prestigieux que de la musique aux résonnances classiques ?

Elle prit son violon et posa son archet. Le silence fut instantané. Statufié elle semblait attendre quelque chose, cela dura quelque secondes avant qu’enfin elle cesse d’être silencieuse. La femme était sublime, la femme était océan et ce qui se jouait dans ses doigts étaient aussi harmonieux que les longs mouvements des marées, aussi terrible que la hauteur de ses vagues. Les caresses du vent, l’attente du bateau qui monte qui descend, la peur, le chaos, la violence des éléments, la solitude de la mer plate tout, tout était au bout de son archet.

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MessageSujet: Re: Butterfly   Sam 28 Aoû - 19:21

Alben leva lentement les yeux, d'un air fatigué et inintéressé. Une femme venait d'arriver sur la scène, avec une boîte à violon. L'attention d'Alben se décupla soudainement. La femme, banale soit-dit en passant, sortit l'instrument. Un chef d'œuvre de lutherie. Le vernis était orange foncé, ce qui caractérisait les violons de Stradivari, un des plus illustres luthiers de la fin du premier millénaire. L'antiquité qui était dans les mains de la violoniste devait valoir une fortune. Autant au moins que le piano à queue d'Alben. Le prince se redressa sur sa chaise.
La musicienne donna le la. Un la diapason, c'est à dire un la de hauteur 3, fréquence qui n'était plus utilisé depuis des siècles : aujourd'hui, on préférait le la6, mais Alben le trouvait moins harmonique que le précédent. D'ailleurs, c'était lui-même qui accordait son piano car aujourd'hui, on ne les accordaient plus qu'en la6.
Silence total dans la salle. Et le déluge de notes commença. Au début très lent et legato, la mélodie était plutôt contemplative et langoureuse. Puis elle devint plus sombre, comme des sanglots réconfortés par quelques triolets en staccato. Crescendo jusqu'à une partie au phrasé plus vif, joyeux, comme un jour de fête ou un torrent d'eau de dégel du printemps, coulant vivement dans une forêt verdoyante.
Puis le silence. Alben ne respirait plus, il était tout entier à la musique. La violoniste au talent exceptionnel avait conclu le morceau de telle façon qu'on restait sur sa faim. On voulait encore de ce génie. On en redemandait. Tout le monde dans la salle applaudissait. Alben non. Il n'aimait pas. Mais il n'en ressentait pas moins.

- Ce concert n'était pas mentionné dans les bulletins municipaux. Je devrai faire un rapport quand j'irai au boulot demain.

Bien sûr, c'était une façon de dire qu'il avait apprécié ce moment. Mais voyons, il n'allait tout de même pas dire "oh, c'était superbe ma chérie" ! L'idée ne l'avait même pas effleuré. Mais ses paroles en était autant chargées de sens. Et Phoebe comprenait ça en voyant la joie dans les yeux du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Butterfly   Lun 6 Sep - 20:35

Silence et puis la géante cacophonie des sens commence, violente. Tout se contredit, tout se rentre. Il y a son cœur qui s’engouffre et qui remonte suivant la vague des temps et l’ahurissante course des notes. Il y a son ventre qui se sert, l’étreins et la bouleverse. Il y a sa tête, immobile, pâle comme la mort. Il y a ses jambes retenues tant bien que mal. Rien, rien ne serait plus beau maintenant que de suivre la beauté de la musique. Rien ne serait plus fou et indécent que de se lever et de danser. Rien ne serait plus chimérique et plus hors de propos.

Phoebe se sert peu à peu en elle comme l’on serrerait quelqu’un pour l’empêcher de partir sur l’affreuse pente de la déprime incessante. Le corps porte, le corps enferme. Le fourbe : il la tient si bien prisonnière.

Hurlante, elle en perd sa voix à la manière des chats qui crient en silence, entendu par seul leur race. Race, il y a une race qui s’inscrit dans la peau de son dos. Il y a cette marque brulante qui la broie et fais vibrer ses vertèbres de force manquant de briser sa colonne. Elle est marquée à la manière des bannis ou des prostituées d'autrefois. Bannie, sans famille, sans père, sans cadre.

Tant de pressions, tant de pressions sur ses petites épaules - un gigantesque amas d’électricité, de sentiments et d’énergie. Qui se combinent, qui s’allient, qui s’enlacent.

Et il y a Alben, sur qui sa main se pose. Son prince, son amour, son prétendant qui la rattache au monde. Les doigts se serrent contre les siens, mais il ne la sens pas. Il est pris lui aussi sous le joug de la fascination. Il suffirait d’un rien pour que la main porte la sienne et l’emmène sur la piste. Mais il la retient, il est lié à elle, là, maintenant. Phoebe le regarde, le sens, l’entens respirer. Il est lié à la musique, il est retenu avec la même puissance à chacune des notes. Prisonnier de chaque enchaînement, amoureux de chaque suite.

Et puis le silence se fait et la pression retombe, en force, faisant naître de très légers cernes sous les yeux d’apparence plus sombres de Phoebe. Sa peau pâle se relâche, son corps tout entier bat de nouveau d’un rythme calme et serein, protégeant d’un écrin de tranquillité le vertige de la jeune femme.

Phoebe retire sa main et bat au rythme du peuple. Ils ont vu, ils ont vécu. Chacun à leur façon ils ont senti l’effet de la musique sur eux. Alben n’applaudit pas, elle si. En un sens applaudir c’est saluer la fin de l’étreinte, évacuer par le geste l’intensité de ce que l’on a ressenti.
Ses lèvres répondent à Alben sans qu’elle n’y prenne garde, ce n'est qu'un murmure à peine entendu - une promesse secrète.

« C’est une étoile, elle brille et meurt pour chacun d’entre nous, bien peu peuvent la garder captive. Je ne sais pas si elle reviendra ici, je ne sais pas quand mais quand ce sera le cas, je te le dirai. »

Une étoile, une si belle étoile, si brillante, si puissante mais qui pourtant le jour redeviens sans couleur et faible s’éteins dans le ciel. Ce n’est pas l’étoile de Phoebe, si la jeune femme aime la musique comme elle aime l’art, elle n’est non plus l'une de ses ensorcelées. Les éclats la prennent bien sûr, il peut lui arriver de pleurer en entendant une histoire triste racontée en note mélodieuse, elle est comme toute sujette à ses humeurs et à ses forces. Mais elle n’est l’esclave de la musique comme l’est Alben. Elle ne ressent le besoin d’en jouer, le besoin de chanter. Elle n’a pas besoin d’entendre de la musique pour se sentir bien, en phase avec le monde. Phoebe préfère la danse, à la manière des prostituées ou avec l’élégance des grandes dames. Et son amour de la danse est bien différent de son amour pour la musique même si l’une prend support de l’autre.

Mais plus encore, Phoebe aime la peinture. Ce n’est pas quelque chose qu’elle se plait à dire, même si certains le savent comme Alben par exemple à qui pourtant elle n’a jamais rien montré. La jeune femme aime peindre, poser ses doigts contre la peinture pour allonger les traits, homogénéiser les couleurs. Le pinceau en lui-même est un objet qu’elle apprécie tant pour sa grâce que pour son étonnante façon à s’allier parfaitement à ses idées. Il est rare qu’elle entreprenne une peinture, chaque toile a pour elle une signification particulière et l’ensemble de son travail réel ne doit pas excéder 6 toiles. A chaque toile qu’elle peint, elle devient coléreuse et lunatique. Ses nerfs sont à vif, elle ne peut dormir, elle ne peut manger. Peindre est pour elle plus qu’une libération, un véritable déchirement d’âme qu’elle applique sur du lin avec une infinie précision.

Les gens se lèvent lentement dans la salle et sortent, peu d’habitués restent discrètement - les autres viendront plus tard. Phoebe passe sa main dans les cheveux en les secouant. Ses yeux sombres regardent les clairs d’Alben, contemplant les quelques notes de joie qui y résonnent encore. La jeune femme se lève, se sentant soudain grande et droite.

« Je crois bien que cette charmante artiste viens de prendre la fuite. »
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