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 Il aurait fallu rester au lit !! [Pv Lulu d'amour]

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Elisabeth L. Evans
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MessageSujet: Il aurait fallu rester au lit !! [Pv Lulu d'amour]   Dim 5 Sep - 20:32

    Il y a des jours où il est préférable de rester au lit, car de toute évidence la journée a été mal commencée dès le réveil… En effet, quand les yeux grand ouvert rivé sur le plafond on assiste a l’illumination des lampes à UV et à l’éveil du vaisseau et que l’on est toujours couché sur son lit c’est qu’il y a un problème. Son écran c’est allumé et parle tout seul depuis une bonne heure pour lui annoncer qu’aucun microbe n’a été détecté, que l’air et pur et que le vaisseau se porte bien. SOIT. Seulement voilà, elle, ne se porte pas bien mais ça qui s’en soucie ? La cafetière s’est mis en route automatiquement depuis un moment déjà et l’odeur du café se répand avec volupté dans l’appartement tandis que les informations parviennent a ses oreilles sans qu’elle ne pose un œil sur son écran, les yeux toujours fixé sur le plafond.

    « Tchh ~ »

    Avec une expression de sincère dégout de l’humanité et de la vie en général Elisabeth ferme les yeux en plissant le front. Son travail auprès d’Alben avait de quoi rendre chèvre n’importe quel être normalement constitué toutefois il avait juste le don de rendre la demoiselle d’humeur encore plus meurtrière qu’autre chose… un léger sourire se dessina sur ces lèvres quand elle pensa a la tête qu’il ferait en arrivant au bureau aujourd’hui et découvrirait les rendez vous les plus pesants, avec les hommes les plus pitoyables qu’il soit donné. Il foncerait surement pour la trouver dans son bureau cependant elle n’y serait pas et il trouverait un magnifique petit Email doté d’un magnifique sourire lui rappelant qu’aujourd’hui elle ne travaillait pas… hahaha il la maudirait surement, la traiterait de tout les noms et rien que de pensé qu’il passerait une mauvaise journée grâce à elle suffit à lui donner le sourire. Héhéhé

    Sourire qui ne tarda pas à s’effacer quand elle daigna enfin s’asseoir sur son lit… son dos la faisait atrocement souffrir et elle n’avait pratiquement pas fermé l’œil de la nuit. Contre parti ? Elisabeth se leva en grimaçant et se dirigea dans la cuisine pour prendre un café et regarder ces mails sur son écran en écoutant les infos. Elle avait rendez vous avec Lulu aujourd’hui, Halleluya !! elle la ferait surement souffrir dans d’atroces souffrances durant quelques minutes le visage lumineux tel une tortionnaire mais cela irait mieux par la suite. Après avoir bu quelques gorgés de son café et avalé 3 petite brioches aux raisins et au pralin, elle se rendit dans la salle de bain. Les informations et tout le reste vinrent s’afficher sur le coté de son miroir et Elisabeth mis de la musique en touchant le miroir avant de se glisser sous la douche. La nuit avait été longue, et son mal de dos vers la fin de la nuit l’avait rendu encore plus infini. L’eau chaude glissait le long de son corps et elle se laissa aller à fermer les yeux, elle avait le temps, Lucrèce elle aussi devait être en train de se préparer pour aller bosser où vu l’heure était elle déjà partie ? Elisabeth tenta de se sécher le mieux qu’elle pouvait, quand un souci majeur, planétaire, que dis je galactique vint se poser à elle.

    - « Tchh ~ »

    Oui, c’était une de ces expressions favorites quand elle était énervée. Effectivement, comment pourrait-elle porter des talons hauts avec son mal de dos… Elle POURRAIT évidemment !! Quiconque connaît un minimum Elisabeth Evans, c’est pertinemment que rien n’est impossible, autrement dit, elle chaussera ses talons un point c’est tout !! et F*** le mal de dos non mais oh !! Avec hargne elle ouvrit sa penderie, jeta sa serviette sur le lit et entrepris de mettre sa culotte en dentelle tant bien que mal… se tenant a la penderie tel une petite vieille… pitoyable, a cet instant, à cette minute, à cette seconde elle était vraiment pitoyable… encore heureux qu’elle ne partageait pas son appartement avec un homme… se serait la fin du monde… et la fin de l’homme en question aussi… Elle se redressa tel un robot et remonta doucement la culotte en dentelle noir sur ses fesses avant de souffler. Premier obstacle : DONE ! Intérieurement elle maudissait tout et tout le monde, la journée promettait d’être un vrai parcours du combattant, il était encore temps de se recoucher et d’appeler Lucrèce à son secours. Elle leva les yeux au ciel, Lucrèce serait trop heureuse d’arriver tel SuperWoman à son chevet et de rire de son état avant de lui palper le corps de ces mains expertes… Définitivement NON, elle irait a l’hôpital même si elle devrait y aller en rampant… enfin, en rampant discrètement hein… ou encore en rampant dans la voiture d’un charmant ambulancier qu’elle ferait garder le secret a coup de battement de cil et de menaces bien placé… Les mains sur les hanches elle regarda sa penderie qui regorgeait de vêtement mais évidemment comme toutes femmes qui se respectent elle n’avait rien à se mettre… haha Elle attrapa un soutien gorge push up puis une petite robe corset vert sombre qu’elle enfila par la tête histoire de ne pas se bloquer a nouveau le dos en se penchant, d’autant plus que le plus dur restait a venir… Elle se rendit dans la salle de bain pour se coiffer et se maquiller et retourna dans la chambre pour faire face au mal !! Elle décrocha une veste en cuir noir d’un cintre et contempla ces chaussures… que des talons hauts… il y avait bien des ballerines ou des bottes plates mais elle n’irait pas avec la robe. Du pied elle tira à elle une paire d’escarpins noir vertigineux. Assurément, il s’agissait de l’une des paires les plus hautes… elle glissa un pied et s’éleva un peu, puis le deuxième, elle était debout devant sa penderie et tenait droit pour le moment. Mais, oui parce qu’il y a un mais, quand elle se tourna et fit un pas pour se rendre dans le salon la douleur se fit sentir et elle se mordit la lèvre avant de plisser le front sous la douleur.

    - « Itaïetaïe aie… journée de merde ! »

    Elle fonça dans la salle de bain pour avaler trois comprimés anti douleur malgré que la posologie soit de 1 par heure et sortie en trombe de son appartement en enfilant sa veste en cuir. Par chance Uros était évidemment doté d’ascenseurs que son inventeur soit adulé !! Elle avança d’un pas qui se voulait rapide et assuré mais qui semblait légèrement raide jusqu'à sa voiture et s’assied avec peine dans le siège. Elle se déchaussa et grimaça avant de glisser sa carte pour démarrer sa voiture, elle mit en marche le chauffe siège histoire de se réchauffer le dos et peut être de lui faire du bien et fonça jusqu’à Arkmeen à l’hôpital général. Que personne ne se mette sur sa route aujourd’hui, elle n’était pas d’humeur… si il fallait qu’elle écrase quelque piétons ou encore désobéisse a certains code de la circulation elle le ferait, tout pour arriver le plus vite possible à l’hôpital. Elle piqua la place d’un homme qui prenait son temps pour se garer et l’envoya bouler comme il se doit avant de se rendre de sa démarche légèrement mécanique dans l’antre de Lucrèce Devereux…
    Elle s’engouffra dans l’ascenseur tel un typhon et malheur a celui qui se mettrait en travers de son chemin, malgré son dos qui la faisait souffrir le martyr pour la simple et bonne raison qu’elle portait en plus de cela des talons d’un bon douze centimètre de haut. Mais ça elle ne l’avouerait jamais, les talons n’ont rien a voir avec tout ça c’est la faute des gens ! Le trajet dans l’ascenseur lui parut interminable et quand elle arriva enfin tout en haut elle maudit Lucrèce de s’être installer si loin.

    - « A-t-on idée de monter si haut ? A-t-on idée de construire des hôpitaux avec tant d’étages, tout dans l’outrance !! pitoyable ! »

    Elle s’avança vers le bureau de Lulu quand la secrétaire de celle çi dont elle ne connaissait ni le nom, ni le prénom, ni la loge, ni même son existence jusqu'à ce qu’elle s’intercepte entre elle et la porte du bureau de la directrice de cet hôpital trop grand !! Trop large !! Trop spacieux !! Qui demande de marcher trop !! Voilà le problème !! Surtout lorsque l’on souffre du dos !!

    - « Mademoiselle !! Vous avez rendez vous ?? Vous ne pouvez pas pénétrez comme ça dans le bureau de la directrice c’est interdit !!
    - Vous êtes qui vous ? rétorqua Elisabeth
    - Mais… mais.. je.. je suis … Je
    - Cela vous embêterez d’arrêter de bégayer et d'émettre une phrase normalement constitué ??
    - Mais, je ..
    - Hum ?
    - Je suis la secrétaire de Mme Devereux et vous ne pouvez pas entrez dans son bureau comme ça sans y être invité.
    Elisabeth applaudis ce qui surpris la secrétaire et la désarçonna.
    - Je vous félicite !! Je vois que vous êtes doté de la parole seulement il vous reste encore à apprendre à vous en servir en temps et en heure !! Et ce n’est ni le moment ni l’heure !! Retourné à votre écran je n’ai que faire de petit yorkshire en guise de chien de garde !!

    Elisabeth contourna la secrétaire restez bouche bée plantée devant elle et ouvrit la porte du bureau de Lucrèce, avant de pénétrer dans l’antre de celle çi, elle se retourna a nouveau sur la secrétaire qui était toujours au même endroit où elle l’avait laisser et rajouta à son attention.

    - Ne restez pas plantez là comme une pauvre plante verte !! Je n’ai ni le tps de vous déplacez, ni de vous arrosez !! Aller nous chercher deux cafés vous servirez enfin à quelque chose !!

    Elle referma la porte derrière elle et fit face à Lulu assise derrière son bureau en train de triller des papiers… son bureau était un vrai champ de bataille…

    - Lucrèce Devereux vieille peau !! Comment oses-tu me faire monter tant d’étages pour arriver à ton bureau en sachant que j’ai mal au dos !! Et mes chaussures n’y sont pour rien !! Je refuse de te l’entendre dire !!

    Elisabeth se laissa aller dans le gros fauteuil en face du bureau du médecin en chef, sortie de son sac a main une brioche a la cannelle qu’elle lança sur le tas de papier devant Lucrèce et se déchaussa avec peine.

    - Aurais tu l’amabilité de me maltraité avec délicatesse et de me droguer avec tes fabuleuse pilules ??? dit elle dans un sourire
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MessageSujet: Re: Il aurait fallu rester au lit !! [Pv Lulu d'amour]   Ven 12 Nov - 21:11

C’était indéniable, la journée avait mal commencé. Quoique. Pour arriver à un constat de ce type, autant aurait-il fallu que cette journée ait commencé. Car pour Lucrèce, il ne s’agissait que du prolongement – et particulièrement interminable – de la veille… Cela devrait bientôt faire trente-quatre heures qu’elle n’avait pas dormi, et au moins autant qu’elle n’avait eu le plaisir – juvénile et mesquin – de taquiner son gâchis préféré, ni même de pouvoir respirer le parfum de ses cheveux. Au lieu de quoi, elle se droguait intensivement et fort honteusement au café du distributeur – bien trop léger – dans l’espoir improbable de garder les yeux ouverts pour encore un moment – juste le temps de rejoindre son propre bureau, où sa chère et tendre secrétaire pourrait lui préparer une substance bien plus forte et plus corsée qui, elle, ne manquerait pas de lui donner l’illusion d’être capable de se maintenir éveillée et en pleine forme encore vingt-quatre heures de plus – ou au moins huit.

Ce matin-là, tandis que, gants chirurgicaux souillés par le sang d’un énième patient, elle quittait le bloc opératoire après une longue et pénible intervention sur un pauvre garçon qui avait été pris entre deux feux, Lucrèce se demandait sérieusement ce qui pouvait bien être à l’origine de cette folie qui semblait avoir entièrement pris possession de ceux qu’elle était bien forcée de considérer comme ses concitoyens. Durant ces trente-quatre heures où elle n’avait pu rejoindre son domicile, qu’elle avait dû quitter en catastrophe, au juste milieu de la nuit, car on avait très rapidement eu besoin d’un chirurgien supplémentaire aux urgences, l’Hôpital Général n’avait pas chômé. Une bombe avait tranquillement explosé, dans les Décombres – attentat ou mauvaise manœuvre d’obscurs imbéciles, elle n’en savait rien et n’en voulait rien savoir – et avait, tout naturellement, ajouté ses victimes à celles d’un règlement de comptes crépitant, quelque part dans Downtown – celui-là même où le petit garçon de sept ans avait récolté une improbable quantité de débris sur tout le corps, sans parler des trois balles perdues qu’il avait retrouvées. En moins de douze heures, l’hôpital avait été surchargé. Oh, il y avait bien la place, pour accueillir une cinquantaine de blessés, dont la moitié en état critique. Seulement, contrairement aux locaux, c’était de main d’œuvre qu’on manquait. Et certainement pas de quelques généralistes… Seigneur. Cela ne pouvait vraiment plus durer ainsi…

L’enfant ayant été le dernier patient d’une interminable série dont elle avait enfin vu le bout, Lucrèce se décida, pour une fois, à aller s’enfermer tranquillement dans son bureau. Moins pour prendre un repos mérité que pour entamer une longue et courroucée lettre à l’adresse de l’aîné des fils Van Albrück. A qui incombait la joyeuse tâche de préfet d’Arkmeen et qui allait joyeusement l’entendre, depuis le temps que ses vassaux lui promettaient de nouveaux médecins et qu’aucun recrutement ne lui avait été autorisé, sous prétexte d’une situation de crise de pacotille dont les agonisants ne se souciaient certainement pas, et elle moins qu’eux. Par ailleurs, c’était justement cette situation de crise qui générait autant de blessés chaque jour. C’était à cause de sombres histoires politiques que l’on se retrouvait avec des rebelles qui défiaient le régime en place, et c’étaient ces mêmes rebelles qui, par leurs attentats imbéciles, tuaient chaque jour des innocents en disant œuvrer pour leur bien. Si cela ne tenait qu’à elle, voilà bien longtemps qu’elle les aurait fait guillotiner. Tous autant qu’ils étaient. Les violentes méthodes de ses ancêtres avaient du bon, parfois… Cela lui aurait au moins permis de travailler en paix.

Arrivée à son bureau, Lucrèce maugréait déjà de perfides et glaciales salutations à l’adresse du gamin qui se disait préfet. Cependant, devant le regard scandalisé que lui décocha sa secrétaire, – qui l’attendait fidèlement sur le pas de la porte, une tasse de Super Café à la main – le contrarié médecin se souvint qu’elle était avant tout Directrice et Devereux, et que, par conséquent, elle devait prioritairement prendre soin de son image, avant de laisser place à son indignation… Ce qui se résuma à jeter ses gants sanguinolents et le gobelet vide dans la première poubelle qui croisa son chemin, ne daignant ôter sa blouse plastifiée qu’une fois dans son antre, en la confiant bien sagement à Faye – c’était le prénom de l’aimable secrétaire médicale qu’elle avait pour habitude de gentiment tyranniser – et qui reçut la périlleuse mission de la renvoyer aux urgences, chez ses propriétaires légitimes. Bah, elle n’avait pas dormi depuis des siècles, on lui pardonnerait bien ce léger oubli, n’est-ce pas…

Dix minutes lui furent suffisantes pour reprendre des forces et un visage humain – maquillage compris. Désormais, l’élégante jeune femme qui rédigeait avec application une lettre grincheuse – les courriers officiels avaient toujours plus de portée lorsqu’ils étaient manuscrits, même en ces temps technologiques – n’avait plus grand-chose en commun avec la créature sanguinaire et plastifiée qui avait quitté les urgences un peu plus tôt. Elle avait même contraint ses membres fourbus au suprême effort de changer de tailleur – celui qu’elle portait depuis la veille était odieusement froissé et elle se demandait encore si cela n’irait pas plus vite de le jeter que de le faire nettoyer. Bah, elle aviserait bien en temps voulu.

Toute à ses formulations glaciales et exaspérées, le médecin ne se rendit compte qu’un ouragan avait investi son bureau que lorsque celui-ci – celle-ci, en l’occurrence – se fut affalé dans l’un des deux fauteuils carmin qui faisaient face à son bureau en râlant comme il se doit. Lucrèce cilla. Une fois. Puis deux. Puis trois. Baissa le regard vers le paquet tiède qui avait atterri sur sa très précieuse lettre. Le remonta pour fixer celui de son assaillante. Et daigna enfin lui retourner son sourire.

    « Elisabeth, que tu le veuilles ou non, ce sont pourtant bel et bien tes talons qui te détruisent le dos. Merci pour la brioche, cela dit… »


Elle se demanda vaguement si celle-ci serait nature ou aux graines de pavot, puis reconnut l’odeur caractéristique et si prisée de la cannelle en la sortant de son emballage – bah, voilà qui ferait l’affaire. Alors qu’elle y mordait à belle dents, Faye revint avec deux nouvelles tasses de Super Café fumant – vraiment, Lucrèce ne la remercierait jamais assez de prendre aussi bien soin d’elle. Et lorsque la secrétaire médicale s’en fut retournée vers ses quartiers, en lui lançant un regard de détresse silencieuse qu’elle n’avait que trop bien compris, elle fixa de nouveau Elisabeth avec un sourire railleur.

    « Tu n’es pas obligée de la martyriser à chaque fois que tu viens, tu sais… C’est une brave fille et son café est le plus fantastique dopage qu’il m’ait été donné d’avaler. Bon, et si tu me racontais ce que tu as fait, pour te bloquer le dos encore ? »


En réalité, elle connaissait déjà le contenu de la réponse – ou du moins connaissait-elle les différents contenus possibles, suivant les cas. Elisabeth Evans était sa patiente depuis bientôt dix ans. Ou bien onze ? Sa mémoire des chiffres était passablement défaillante… Toujours était-il qu’elle l’avait connue gamine, et que la gamine en question souffrait d’un triste tassement de vertèbres qui lui causait régulièrement un mal de dos terrible. Que Mademoiselle aggravait avec ses sempiternels talons hauts – encore plus hauts que ceux de Lucrèce, c’en était alarmant. Mais elle ne voulait rien savoir… Tant pis pour elle.
Le médecin écouta donc calmement l’exposé de sa chère patiente – qui était de bien mauvaise humeur, mais c’était compréhensible – en savourant la brioche qu’on lui avait généreusement offert et en se délectant de sentir la caféine se frayer un chemin ardent dans ses artères. Et lorsqu’Elisabeth eut tout exposé, elle se sentait enfin elle-même – ou peu s’en fallait.

    « Eh bien… Comme tu refuses de m’écouter et de simplement rester allongée chez toi toute la journée, je vais te trouver un lit, quelque part, t’injecter des quantités industrielles d’anti-inflammatoires et d’antalgiques, et si tu protestes, tu auras droit à un supplément de sédatifs. »


Elle se leva alors et après avoir sommairement examiné le contenu de l’une de ses armoires, en sortit une paire d’horribles sabots blancs – de ceux que l’on mettait habituellement dans les blocs opératoires – et les tendit à sa patiente avec un sourire lupin ou se devinait un brin de délectation.

    « Maintenant, sois une gentille fille, déchausse-toi et enfile ça. On va devoir marcher… »


Vingt minutes plus tard et deux étages plus bas, les deux jeunes femmes arrivèrent enfin à destination ; une petite pièce tranquille qui servait en même temps de chambre supplémentaire en cas d’urgence, de réserve de médicaments et de placard à balais. Naturellement, l’endroit connu de tout le personnel de l’hôpital avait, accessoirement, d’autres utilisations moins avouables. Soupir résigné, lorsque Lucrèce en ouvrit la porte – il était vide d’occupants, c’était déjà ça…

    « Tu m’excuseras de t’installer ici, Eli, mais avec la bombe et la fusillade d’hier soir, l’hôpital est surchargé et je soupçonne l'arrivée d'un second flux de blessés dans le courant de la journée. »


Elle parlait bien entendu des idiots qui s’étaient trouvés mêlés à l’un ou l’autre des drames cités, qui auront supposé qu’ils n’avaient que des égratignures et dont le cas aura empiré dans la nuit. Seigneur, que la fierté des hommes pouvait les rendre bêtes…

    « Eh bien, installe-toi, je t’en prie ! Je suis à toi dès que j’aurais en main ce dont j’ai besoin… »


A savoir des antalgiques, des anti-inflammatoires et une seringue.

Cependant, l’exclamation victorieuse qu’elle s’apprêtait à lancer après avoir enfin trouvé ce qu’elle cherchait mourut au fond de sa gorge. A la place, Lucrèce haussa un sourcil suspicieux en toisant cet intrus au visage barbouillé de noir qui osait pointer une arme sur elle. Une arme ! Dans son hôpital ! Mais pour qui se prenait-il ?!

    « Mains en l’air et plus un geste ! Et allongez-vous sur le sol ! ET PLUS VITE QUE CA !!! »


Allons bon. Quitte braquer un hôpital, il aurait tout de même pu faire preuve d’un peu plus d’originalité dans le choix de ses répliques…
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MessageSujet: Re: Il aurait fallu rester au lit !! [Pv Lulu d'amour]   Mar 28 Déc - 20:12








    Dieu qu'elle détestait venir à l'hôpital... voir tout ces gens en blouse blanches... courir à droite à gauche, parfois maculé de sang, tentant de sauver des vies. Leur travail était louable certes... cependant il n'avait rien pu faire pour sa mère... Elisabeth se rappelait encore le soir où on l'avait conduit à l'hôpital et où un homme en blouse blanche aux airs hautains lui avait annoncé la mort de sa mère comme si il annonçait la chose la plus normale du monde. Espèce de vieux connard.. Elle ouvrit les yeux et observa Lucrèce, toujours sur son trente et un, malgré les nuits harassantes qu'elle passait dans cette maison de dingue. En même temps c'était Lulu, tout reposait sur l'apparence, elle devait être parfaite, ou du moins s'en approcher, c'était primordiale !!
    Elle écouta sans écouter son serment sur le fait que porter des talons hauts tels que les siens était tout simplement inhumain, surtout pour elle. Mais que nenni !!! Jamais Elisabeth ne s'abaisserait à porter des petites sandales plates, à moins qu'elle soit chez elle sans personnes aux alentours évidemment...

    Un lit. PARDON ?? avait elle mal entendu où Lucrèce venait de lui dire qu'elle allait lui trouver un lit dans cet infâme hôpital !!! jamais de la vie !!! Autant rentrer chez soi et se coucher dans SON lit, même si Elisabeth n'avait pas que ça à faire en cette journée. Cependant elle ne dirait pas non au quantités industrielles d'anti inflammatoires et d'antalgique !! et même des sédatifs ferait l'affaire !! BANCO !!! elle ferait semblant de se coucher puis s'échapperait en douce après que Lucrèce sa sauveuse lui est administré tout ça. Si t'en est qu'elle puisse mettre un pied devant l'autre en ayant ingéré tout ça... effectivement cela demande réflexion... Elisabeth suivis du regard Lucrèce jusqu'à ses nombreux placards, qu'allait elle chercher là ?? Ce que le médecin en chef en sortit ne laissa pas notre demoiselle indifférente, au vu de la grimace tout a fait ignoble qui s'affiche sur son visage angélique... Lucrèce était elle vraiment sérieuse... au vue de son sourire de sadique, oui, elle l'était.

    -" Tu es très drôle quand tu veux Lulu !! crois tu vraiment que je vais enfiler ces horreurs !!! " elle jeta un regard de dégout au chaussures avant de reprendre " plutôt mourir en talons aiguille !!! "

    Il était hors de question qu'elle enfile ça !! ces choses !! ces immondices !!!! Au moment ou Elisabeth se leva d'un bon fulgurant pour protester, oubliant l'espace d'une nano seconde son mal de dos. Elle poussa un cri fulgurant, qui lui rappela bel et bien qu'elle souffrait le martyre. Elle se rassied en grognant.

    -" Tu me les paieras Lucrèce... comment peut tu porter ce... ces... bref !! allons y !!! injecte moi de la morphine qu'on en finisse !! au moins je pourrais oublier cette affront.. "

    Elisabeth se releva plus doucement cette fois çi, prête à suivre Lucrèce, elle remonta le col de son manteau pour tenter de se cacher dedans, mais elle était toujours visible. Cependant, elle devait se l'avouer, elle n'avait plus aussi mal maintenant qu'elle était à plat. Mais l'avouer à Lucrèce, jamais...
    Elle suivit son médecin dans les dédales de l'hôpital, qui avait eu l'idée de le faire aussi grand ?? La folie des grandeurs, encore et toujours. Elles arrivèrent dans une petite pièce qui servait autant de chambre que de réserve de médicament et.. de placard à balais... fabuleux !! quel luxe !!!
    Lucrèce s'excusa tant bien que mal tandis que Elisabeth scrutait la pièce, déchiffrant les étiquettes des médicaments posés sur les étagères.

    -" Dit donc !! mais c'est que c'est une chambre de luxe !!! digne d'un préfèt ma parole !!!"

    Elisabeth ne s'installa pas comme le lui avait si gentillement demandé Lucrèce, elle se contenta d'enlever ses infâmes sabot qu'elle avait au pied, autant se mettre pied nus, c'était déjà un peu plus confortable... Tandis qu'elle lisait l'étiquette d'une grosse bouteille en verre contenant un liquide transparent, elle entendit un homme.

    « Mains en l’air et plus un geste ! Et allongez-vous sur le sol ! ET PLUS VITE QUE CA !!! »

    Seigneur !!! il fallait vraiment que ça arrive aujourd'hui !! quand elle était dans cette hôpital !! et puis, quel idée de braquer un hôpital déjà ?? Ce que le vaisseau pouvait regorger d'imbécile... Elisabeth posa son regard sur Lucrèce, qui elle aussi devait se demander qu'elle mouche avait piquer cette imbécile, venir la braquer dans SON hôpital, c'était le pompom. Elisabeth se retenue de rire, quand son regard croisa celui de la bouteille en verre dont elle était en train de lire l'étiquette... tant qu'à faire ??? Son regard passa de la bouteille à l'homme peinturluré de noir plus d'une fois, avant qu'elle ne se saisisse discrètement de la bouteille en question et ne ressorte derrière l'intrus. Il était seul... quel imbécile... D'un geste victorieux, tel le chef des spartiates en guerre contre une armée, elle fracassa la bouteille sur la tête de l'homme au visage noir. La bouteille explosa sur son crâne et lui tomba comme une masse sur le sol. Elisabeth se frotta les mains avant de les poser sur sa taille tel un super héros.

    -" Nan mais ho !!! tu aurais pu me prévenir qu'il y avait tant d'imbéciles dans ton hôpital ma chère Lulu !! "

    Elisabeth sortis de son sac ses escarpins noir vertigineux et les enfila en grimaçant un peu, avant d'enjamber le corps inerte recouvert de débris de verre et de liquide soupçonneux pour rejoindre son amie.

    -" Maintenant aurais tu l'amabilité de me bourré de sédatif !! histoire que nous puissions sortir de là et alertez le NSS ou que sais je !!! et oui ! j'ai remis mes escarpins !! tu ne voudrais tout de même pas que je m'ouvre la voute plantaire en marchant dans du verre !!! "

    Elisabeth tâta de son talon l'homme à terre histoire de vérifier si il était bien inconscient, et dans un élan de sadisme aussi, avouons le. Tandis que Lucrèce préparait avec soin les injections qu'elle allait lui faire, la demoiselle se rendit à nouveau vers la porte et y passa doucement la tête. Ce qu'elle vit ne la fit pas sourire, loin de là. Des hommes en noirs, peinturlurés de la même façon ignoble tenait en joue des infirmières et des médecins. JACKPOT !!!!!!!! Elles avaient tout gagnés.
    Elisabeth referma la porte avec le plus de discrétion possible, puis le locket et enfin avança tant bien que mal avec son dos en compote, une chaise pour bloquer la poignet. ça ! c'est fait ! Cependant il restait toujours la larve en plein milieu du chemin.

    -" Lucrèce !! aurais tu l'amabilité, toi et tes compétences de médecin en chef, d'injecter à ce paillasson" elle écrasa le talon de sa chaussure dans le dos de l'homme avant de reprendre " une dose suffisante de quelque substance de ton cru, afin qu'il ne se réveille pas avant quelques lustres !!! Cela nous laissera le temps de réfléchir à une solution pour se sortir de là.. "

    Elisabeth se laissa aller sur le lit qu'elle était censé occupé tranquillement durant toute la journée comme le lui avait si bien conseiller Lucrèce en début de journée. Elle leva les yeux au plafond, un signe serait le bienvenue, là, maintenant, tout de suite !! Mais le signe était là !!! devant ses yeux !! Elisabeth se redressa sur le lit, le regard toujours rivé sur le plafond, la bouche d'aération là.... Oseraient elle ??

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MessageSujet: Re: Il aurait fallu rester au lit !! [Pv Lulu d'amour]   

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Il aurait fallu rester au lit !! [Pv Lulu d'amour]

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