Violence

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Phoebe Johansen

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MessageSujet: Violence   Mer 29 Sep - 19:47

Dans le silence de la nuit les talons claquent sur le sol. Chacun de ses pas, chacun de ses avancés, de ses calmes, de ses attentes, sa marche toute entière est une invitation à la suivre. Sur ses talons hauts, Phoebe se déhanche marchant du pas félin de la femme qui connait les secrets de ce monde. Dans son cœur il n’y a pas de peur alors qu’elle est sans défense dans les rues les plus sombres. Dans son attitude il n’y a pas le moindre doute, elle a gagnée son droit à être ici et elle le sait. C’est son absolue confiance en elle qui laisse les hommes séduits ne pas être offensants. Elle danse dans les regards mais aucun ne l’agressent. Elle est à l’abri de tous les dangers. Ce monde est son monde. Elle le connaît et elle l’accepte, il la connait et il l’accepte.

Les talons claquent. Ses talons à elle, ceux qu’elle a cherchée dans toutes les rues, ceux qu’elle a trouvés et qu’elle ne met désormais que rarement pour ne pas trop les abimer -et puis des chaussures comme celles la, elle doit en avoir une armoire. Mettre les chaussures, les accorder à l’habit, au moment et à l’humeur c’est l’un des grands arts qu’elle pratique.

S’habiller aussi. C’est tout un plaisir chez elle. Se préparer, se faire une âme à coup de couleurs ou de textures. Pour ce soir ce sera un corset bordeaux avec des lacets et des rubans noirs. Il n’est pas si décolleté qu’elle n’en a l’habitude mais il est court et laisse voir son ventre. Son pantalon noir lui aussi est moulant et légèrement brillant par moment. Seul bijou, elle a gardé au poignet la chaine d’Alben. Elle n’a pu se résoudre à la retirer.

Phoebe, ainsi habillée, est sculpturale. Un peintre s’amuserait à peindre ses cheveux fous, sa cicatrice descendant jusque dans son corset, son visage sans autre expression qu’une joie ou une légère euphorie, ses habits noirs et bordeaux.

Cette femme n’est pas une femme. Cette femme est l’image d’une femme, l’image même de l’idée d’une femme inaccessible. Avec le vulgaire de la prostituée et la grâce de la déesse. Il suffirait de si peu pourtant pour que l’image se brouille. Si l’une de ses chevilles flanchait. Si un homme trop ivre s’approchait trop près. Il suffirait de si peu. Phoebe est en constant danger ; ce n’est que sa joie, son euphorie d’être là et de braver les dangers qui la sauve de tout ce qui pourrait lui arriver.

Les talons claquent. Elle connait le moindre des chemins qui mènent au Rêves. Elle en sait tellement sur ces endroits qu’elle pourrait les peindre en revenant le matin à leur exact identique. La jeune femme aime, ce moment si incertain où elle s’avance simplement dans la rue, les rues. Ces instants n’ont pas de prix. Ils la préparent petit à petit à sa nuit folle. Ils la mettent en condition. Ils la remettent d’aplomb en elle-même et l’assure de sa force et de sa puissance.
Elle se revêt des couleurs de la nuit et se plait à folâtrer en écoutant les murmures ou les cris de la ville. Déjà elle entend la musique en sourdine de son bar à elle, celui à qui elle est vraiment fidèle. L’endroit où vivent et travaillent des gens qui lui sont proches. Sa troisième maison.

Le bar semble bondé ce soir, sur le trottoir devant se tiennent des gens, Phoebe en reconnait quelques uns, mais son regard ne s’accroche à aucun visage en particulier.

-Hey Kaliath


A son nom Phoebe tourne le visage et celui-ci aussitôt s’illumine. Elle adore cette femme du vieux nom d’Isabella, elle la trouve sublime. Il n’y a pas grand monde qui partage son avis, les gens sont gêné souvent par Isabella, elle est trop étrange. Ce qu’elle dégage est à la fois très sombre et très doux. Ses yeux sont souvent trop maquillés, et ses cheveux sont coupés court à la Cléopâtre. Cette grande femme de peut-être 30 ou 40 ans, n’est bien sur absolument pas quelqu’un de fréquentable pour la grande société, mais dans les rues les plus décadentes c’est une alliée qui ne se monnaie pas et il est tellement rare qu’elle se fasse des protégées comme Phoebe que celles-ci ne craignent pas grand-chose sur son territoire.

-Hey ma belle Isabella …

Kaliath traine sur les L, paraisse sur les lettres et les sons avec sa voix grave. Faisant résonner les mots en elle, elle s’avance vers la dame.

-N’aurais-tu pas pour moi une cigarette ?

Isabella ne parle jamais beaucoup. Elle sort de la poche de sa veste un paquet de cigarette. Lentement elle en sort une, la faisant danser entre ses doigts de plus en plus vite, elle regarde droit dans les yeux Phoebe.

-Que me donnes-tu en échange ?

Isabella veut jouer, jouons. Phoebe s’avance jusqu’à avoir son bassin collé contre celui de la femme, qu’elle pousse doucement mais surement jusqu’à ce que celui de la dame soit contre le mur. Passant sa main dans les cheveux de la lesbienne, elle approche ses lèvres et pose un baiser sur celle de la femme. Se retirant quelques secondes, elle vole des doigts la cigarette puis avant qu’Isabella ne proteste elle l’embrasse, de toutes ses lèvres, de toute son âme. Sa langue s’infiltre, danse et joue.

Quand enfin Phoebe retire son étreinte, elle se pose contre le mur à côté d’Isabella. Calmement t elle allume sa cigarette et inspire quelques bouffées avant de la passer à Isabella.

-Un jour Kaliath, tu me tueras.

-Je t’aime trop pour cela, Isabella.

-Tu as un don pour gagner, Kaliath - le jour où tu as besoin d’argent je me ferais un plaisir de t’introduire dans les meilleurs endroits …

Petite revanche peut-être pourtant les mots ne blessent pas Kaliath. Ils la font sourire.

-Ou tu me prendras sous ton aile…

-Ou je te prendrais sous mon aile …

Quelques taffes brulent encore sa gorge avant qu’elle embrasse sur la joue Isabella. Il est temps d’entrer maintenant, Phoebe commence à se refroidir. D’un signe de tête elle salue la femme avant de s’engouffrer dans le bar. L’ambiance est chaude et dans cet univers si particulier elle sent remonter en elle toute son énergie.

-Jorgen sert moi un verre.

Son premier verre est toujours un martini qu’il lui laisse toujours au même endroit. C’est une habitude entre eux qui s’est pris il y a bien longtemps et qui a perduré.

La musique l’appelle. Une chanson qu’elle aime, un air qui lui plait, sa y est voilà dans ses pas un allongement, un rythme qui se créé. Chacun de ses pas sur un rythme, son corps s’ondule déjà. La piste de dance l’attend. Du haut de ses talons elle pénètre et s’infiltre entre les corps.



Et d’une révérence, salue la violence.
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Alben Van Aalbrück

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MessageSujet: Re: Violence   Ven 1 Oct - 23:26

Il ne faut pas être de bonne humeur. Quand Alben est de bonne humeur, il fait toujours des choses qu'il regrette après. En rentrant de sa soirée avec Phoebe, il avait trouvé dans le couloir une (très) jeune femme ivre morte. A vrai dire, elle saignait du nez. Drogue. Reese. Il était allé le voir dans sa suite mais lui aussi était presque dans le même état, à l'exception près qu'il étais allongé nu sur son lit, le sourire béas de la cocaïne sur le visage. Et dans un élan fou de bonté, Alben l'amena à l'infirmerie du palais, lui injecta un vomitif afin de remettre sur pied l'aventure d'un soir de son frère. Une fois réanimée, il lui demanda où est-ce qu'elle logeait. Dans les Downtowns évidemment. Alors il la ramena.
Et voilà que maintenant, il errait dans les rues malfamées de l'Uros. En croisant des passants, le prince les entendit parler du Rêve. Alben se dit alors qu'il était peut-être temps de savoir la vérité à propos de la rumeur qui courait sur Phoebe. Il les suivit discrètement et tomba face à l'entrée d'un night-club apparemment bondé vu la cinquantaine de personnes qui attendait dehors. Le jeune homme alla directement voir le videur et lui tendit en billet au moins la moitié de son salaire annuel.

"J'ai un achat important de ce que tu sais." fut le mobile parfait pour le faire entrer sans attendre.

Passé la porte, la musique vous déchirez les oreilles. Les lumières bleues et blanches qui éclairaient les murs vous piquaient les yeux. Une sale ambiance de merde quoi. Et vu la poiscaille qui se frétillait au rythme assourdissant d'un DJ dégénéré, la drogue et l'alcool étaient maîtres ici. Il alla au bar, se fraya un passage difficilement et commanda "votre meilleur cognac. Double." On lui amena un ballon à cognac de grande classe, réservé pour les plus gros payeurs, rempli au tiers du liquide brun. Le serveur lui dit un prix indécent et Alben lâcha encore une dizaine de gros billets. Il ne but pas de suite et attendit un peu, auscultant la salle de fond en comble.
Puis soudain, la musique baissa légèrement et le DJ annonca le meilleur moment de la soirée. Entretemps, le prince avait réussi à se frayer un chemin jusqu'au pied du podium pour mieux voir le spectacle décadent qui allait sans doute se produire là.
Et quel spectacle ! Une femme magnifique, salement tape-à-l'œil et habillée comme une pute, terriblement excitante, apparut sur scène. Une cicatrice coulait dans son corset. Elle commença un numéro de rodéo acrobatique. Ou de danse. Ou de strip-tease. Appelez cela comme vous voulez, mais c'était diablement tendancieux.

Et là, il vit un bijou qui lui était étrangement familier.
La musique ne fut soudain plus qu'un bourdonnement sourd et lointain qui parvenait difficilement à ses tympans. Les hommes libidineux autour de lui ne furent plus que des masses mouvantes. Mais ce qui se fit tout à coup plus clair, c'est Phoebe qui dansait sous ses yeux. Phoebe. Son verre de cognac glissa de ses doigts et se fracassa sur le podium.
C'était la première fois qu'Alben ressentait un choc aussi intense. Jamais auparavant il n'avait ressentit un tel flot de stupeur, de déception et de colère. Fort heureusement, elle ne l'avait pas vu car actuellement, ses nerfs étaient tendus jusqu'au point de rompre, sa mâchoire écrasait ses dents et ses yeux lançaient des couteaux. Il n'arrivait plus à bouger et le moindre effort musculaire semblait devenir impossible. Puis soudain, il arracha un cocktail des mains de son voisin et le jeta sur une des enceintes. Le liquide provoqua un court-circuit et l'enceinte crachota une dernière note avant de rendre l'âme. Ce geste inopiné et imprévu pour tous eut pour effet de jeter un froid. La musique continuait toujours de plus belle depuis les autres enceintes, quoi que moins forte, mais tout le monde avait vu quelqu'un détruire une des baffles.
Mais qu'importe. Alben regardait Phoebe. Et ça allait chier.
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Phoebe Johansen

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MessageSujet: Re: Violence   Dim 3 Oct - 18:12

Le martini coula dans sa gorge, embrasa son corps malgré son froid et fini par l’incendier de toute part. Elle croqua le citron et avala la pulpe s’acidifiant la bouche. Son verre était desormais fini, il était temps de sortir le grand jeu. Une annonce fut faite et elle sut que c’était son heure.

Se faire attendre quelques dixième de secondes, les effrayer à l’idée qu’elle ne montera pas sur scène, jouer de leurs nerfs était tout un art, un protocole qu’elle respectait. Un homme l’attrapa alors par les hanches, la souleva et l’envoya à son voisin. Phoebe tourbillonna et ses cheveux volèrent et caressèrent les visages alors qu’ils l’amenaient vers son trône. Ils la portent enfin et la fait monter.lle reste immobile quelques secondes, elle se plait de son silence dans la cacophonie de la musique. Puis elle s’avance, mettant son pas à la musique, se laissant peu à peu happé par la salle. Et quand enfin elle offre son visage, son corps se met à onduler, à tournoyer, à s’envoler. Ils ont payé pour être là, elle ne le sera pas pour ce qu’elle fait. ce qu'elle leur offra n'a pas la valeur de l'argent. Ce qu'elle leur offre c'est un voyage.

La musique l’amplifia, elle la sublima. Ses jambes battaient, son corps devenait harmonie et grâce. Pute aux yeux de louve elle broyait du regard se jouant de leur fascination, de leur désir mêlé d’un trouble de violence. Ils étaient loups eux aussi et il n’appartenait qu’a elle d’être plus forte qu’eux.

Pour leur plus grand plaisir et pour la sombre décadence, elle devenait.
Chimère, une chimère, juste une chimère.
Un rêve qui embrouillait la réalité du mirage.
Elle détruisait toutes les limites qu’elle était censé posséder.
Toutes. Sans exception.

Elle n’entendit pas le verre se briser.
Elle n’en ressentit la décharge.
Elle dansait, juste, en transe.

Mais elle ressentie le froid de la salle après la mort de l’enceinte. Elle sentit le gel la mordre et la fureur l’étreindre. Battant au rythme de la foule, son cœur ralenti un instant avant de repartir au son de la musique des autres enceintes. Son corps n’y était plus. Son corps le vrai, le terrible, celui cruel et sans pitié qui impose la loi sauvage. Son corps à elle qui ne lui obéissait pas, il se mit à marcher.

Ce n’était pas une fin de danse, une autre se jouait - différente.
La musique changea, les gens se séparèrent. Situation d’urgence oblige, l’atmosphère ne fus plus à elle. Phoebe n’était plus sur la scène, elle n’était plus avec eux, elle ne leur appartenait plus.
A personne.
Même pas à lui.

Immobile il la regardait.
Qu’il voit.
Qu’il soit maudit lui aussi d’avoir violé son secret.
Il était dans son monde à elle encore. Il allait partir bientôt. Mais pour l’instant il était là. Juste devant elle. Elle pouvait lire dans son regard toute sa colère. Elle n’avait jamais vu autant de violence dans Alben, de la violence retenue, de la violence grondante et menaçante. Elle posa sa main sur son visage, touchant du bout des doigts le visage tendu.

Il ne lui appartenait pas.

Il attendait encore avant d’exploser. Ou peut-être était-ce les secondes qui prenaient allures de millénaires. Phoebe se tenait juste devant lui, le regardait d’un regard qu’il ne connaissait pas, droit dans les yeux. Elle lui infligeait la vérité, détachée tout, rattachée à rien. Ses yeux verts brillaient de lueurs qu'il ne lui connaissait pas.

Il avait voulu voir, et si elle se sentait nue devant lui. Salie par son regard, elle avait encore la force que lui donnait cet endroit. Elle n’avait pas peur de lui. Phoebe n’était pas celle qu’il connaissait. Jamais il ne l’avait vu ainsi. Elle répondait à sa colère par son calme. Un calme menaçant qui présageait de l’ardeur de sa réaction s’il lui fallait se défendre. Elle attendait. Qu’allait-il faire ? La frapper, la mordre de quelques mots violents, s’en aller, détruire cette place ? Elle ne le laisserait pas faire. Il avait voulu la voir. Il avait osé poser ses yeux sur elle sans FAKEFACE, sans qu’elle ne puisse choisir.

Mais plus que sa colère c’était sa déception qui la blessait. Qu’attendait-il d’elle ? Qu’attendait-il de celle qu’il n’avait pas prise comme femme ? Il la connaissait depuis qu’il était né, il avait su voir peut-être en des temps reculé à quel point elle avait été sauvage. Mais il l’avait oublié. Il l’avait trahie en croyant à sa perfection, à sa grâce mesurée et sans la moindre faiblesse. Il aurait du la lire comme elle le lisait lui.

« Alben. »

Sa voix n’était pas comme à son habitude - plus grave, plus triste. Elle ne laissait pourtant pas de place aux faiblesses qui l’étreignaient. Phoebe ne savait quoi lui dire alors elle ne fit que le regarder.
Attendant qu'enfin il réagisse.
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Alben Van Aalbrück

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MessageSujet: Re: Violence   Dim 3 Oct - 19:24

Alors que la musique continuait à faire rage, Alben n'entendait sourdement qu'un adagio. Un magnifique adagio, sombre, empli de tension, de questions et d'incompréhension. Tout comme lui à ce moment précis. Il ne savait plus quoi penser. Plus quoi faire. Phoebe se tenait à présent devant elle, attendant une réaction.
Puis ce fut le vide. Le calme avant la tempête. Le prince ne ressentit plus rien hormis un vide dans tout son être. Il eut soudain froid. Il sortit son téléphone, chercha un numéro dans ses contacts et le composa. Il amena le combiné auprès de son oreille. Après quelques secondes d'attente, il eut son correspondant :

"Ici Alben Van Aalbrück. D'ici la fin de la semaine, je veux que vous ayez fait une inspection complète d'un night-club dénommé 'Rêves'. Je soupçonne fortement un trafic de drogue et d'autres produits illicites." Silence. "En effet, cela ne relève pas de ma juridiction alors prenez cela comme un ordre impérial. J'imagine que vous ne voulez pas que je rapporte notre inimitié à l'Empereur... Bien. Je vous souhaite une bonne fin de soirée."

Il raccrocha. C'était Klemens Eliasson, le préfet de Raimyo. Quelqu'un de très doué. Si ce dernier ne vouait pas une haine féroce à Alben, ils auraient pu être de très bon amis. Mais quoi qu'il en soit, c'était la première fois dans sa carrière politique qu'il utilisait l'argument de parenté pour légitimer un caprice. Mais qu'importe. Tout justifiait ce qu'il venait de voir.
Phoebe était sans doute devant elle. Il ne prit pas la peine de vérifier. La froideur lui allait si bien, il ne voulait pas la troquer contre la colère. Il pivota sur ses pieds et d'un pas las se dirigea vers la sortie. Un bourdonnement vibrait à ses oreilles. On ne prêtait déjà plus attention à lui, la musique avait repris de plus belle. Un videur vint le voir afin de le foutre dehors pour ce qu'il venait de faire.

"Hé mon gars, viens on sort par derrière. Mes potes et moi, on a des choses à te dire."

Alben le regarda profondément dans les yeux. Le primate reconnu qui il était.

"Oh, je suis désolé Majesté. Je vous en prie, si vous souhaitez rester ici...
- Je ne pense pas. Le service est décevant."

Alors que l'autre s'étalait en excuses toutes plus bidons les unes que les autres, le jeune homme continua sa marche lente mais décidée vers la sortie.
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Phoebe Johansen

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MessageSujet: Re: Violence   Mar 5 Oct - 23:12

Elle n’existait pas. Il était partie sans la voir, il s’en était allé sans rien lui dire, même pas un mot. Il avait osé. Tout détruire, ce qu’elle avait fabriqué petit à petit. Le bonheur qu’elle éprouvait ici, l’euphorie qu’elle ressentait, tout.

Tout d’abord réagir. Elle chercha Mihael du regard sans le voir. Elle héla alors une connaissance lointaine mais sure pour transmettre le message. Rêves n’était plus un lieu sûr, Alben avait fait de son bar sur une véritable bombe à retardement. Il lui fallait à tout prix mettre hors de portée les gens qui y était.

Rêves n’avait aucun espoir. Elle ne pouvait même pas le menacer de quoi que se soit ou tenter de lui faire changer d’avis. Le mal était fait. Il était pire que son père. Il lui détruisait une partie de sa vie surement et simplement d'un coup de téléphone juste devant se yeux pour qu'elle puisse l'entendre. A la manière d’un chirurgien il avait enlevé l’organe génant et douloureux d’un coup de scalpel.

Il était partie, pour lui c’était bien plus simple sans doute de bouger de cet endroit que d’y rester. La jeune femme détestait les disputes publiques, mais elle ne pus s’empêcher de le rattraper, de se poser devant lui et de lui parler aussi calmement qu’il lui était possible.


«Cela aussi est incohérent. Fermer le Rêves ne change rien. »

Elle plisse les yeux et jette un coup d’œil au reste de la salle. Son visage est grave et serein. Brulante il y avait quelques minutes, elle était désormais d’une froideur qu’il ne lui avait jamais vu. Mais aujourd’hui était le jour des grandes premières, et son froid à elle faisait écho à celui qu’elle lisait dans ses yeux.

« Je n’ai pas envie d’en parler maintenant Alben. »

Phoebe n’a pas de temps pour lui, elle doit voir ce qu’elle peut faire pour redresser le bar sans utiliser le nom Johansen. Sa fidélité va d’abord à la famille Impériale mais celle-ci n’est pas en danger. Alben ne risque pas d’aller voir son père pour se plaindre d’elle, du moins l’espère-t-elle. Il lui faut calculer les probabilités en essayant de garder son esprit calme. Elle ne peut raisonnablement parler à Alben pour le moment, le temps viendra plus tard.

Son instinct de survie ne lui autorise que peu de temps au Rêves. Il ne faudrait pas que l'homme qu'Alben avait au bout du fil fasse preuve d'un excès de zèle. Déjà ce lieu qui lui plaisait tant ne lui faisait plus de bien. Chaque seconde où elle y restait lui donnait l'impression d'être observée. Rêves ne la sublimait plus, il lui donnait l'impression qu'elle pourrirait si elle restait immobile.


« Ma suite au manoir est restée ouverte. Je devrais être de retour d’ici une heure ou deux. »

Qu’il vienne, ou qu’il attende, il leur faudra un jour parler. A moins qu’il ne soit avec elle désormais comme il l’était avec son père, froid et lointain. Pour le moment elle était tellement choquée de la réaction d’Alben, qu’elle ne pouvait pas se rendre compte des conséquences que cela prendraient sur eux deux.

Fermer le Rêves, ou tenter de le faire, Alben avait joué trop dur, trop peu souple, trop fort. Nathan Johansen aurait agi de la même façon s’il n’avait eu peur de salir le nom Johansen. Instinctivement elle lui renvoyait le même visage que celui qu’elle donnait à son père. Un visage sauvage et glacial, ses yeux verts furieux démentaient le visage d’apparence calme qu’aucuns traits colériques ne salissaient.
Alben l’avait mise loin de lui, elle le mettait loin d’elle.

Phoebe s’éloigna de lui et s’approcha du bar. La nuit allait être longue et les prochaines heures stressantes. Le bar devait survivre à des contrôles. Le bar devait perdre son âme pour quelques temps et cela semblait impossible.
Il lui fallait annoncer la nouvelle.
Et en prendre la responsabilité.

Alben la condamnait à reprendre sa place dans la société Lux, à remettre le masque.
Le Rêves allait lui devenir bien trop dangereux.
Aux chattes aux ongles coupés et au poil brossé, la compagnie des chats de gouttières est interdite.
Le soir elles restent dans les maisons, au chaud.
Interdites de sortie, prisonnières qui rêvent des nuits étoilées et sauvages.
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MessageSujet: Re: Violence   Mar 5 Oct - 23:38

Évidemment que c'était incohérent. Évidemment que ça ne changerait rien. Mais jamais le Rêves ne serait fermé. Klemens ne ferait que le minimum syndical, à savoir arrêter un ou deux petits dealers. Il ne pouvait pas, sans risque pour lui, faire une telle rafle dans le plus gros night-club du vaisseau. Mais Alben n'avait pas trouvé meilleure solution pour le moment.

Et puis, si elle n'avait pas envie d'en parler maintenant, lui en avait envie. Et il était hors de question de l'attendre comme un gentil garçon au manoir. Du gentil garçon, il avait assez donné. Pour qui se prenait-elle à dire ce qu'il avait à faire ? Jusqu'à preuve du contraire, elle n'était pas maîtresse de la situation, moins qu'Alben en tout cas qui risquait bien moins qu'elle. Mais, dans sa clémence, il allait lui épargner des explications publiques. Il se retourna et marcha d'un pas décidé vers les toilettes. En entrant dans la pièce, il y trouva un mec bourré accroupi en train de vomir. Il le prit par le col et le jeta violemment dans la salle comme une merde. Les toilettes étaient à présent vides. Il n'attendait plus que Phoebe pour avoir des explications.
La pièce comprenait un mur entièrement couvert d'un miroir. Alben se trouvait à quelques centimètres de celui-ci et contemplait aveuglement son reflet. Jamais il n'avait vu un tel visage. Jamais il ne s'était vu comme cela. Il ne se reconnaissait plus. Ce n'était pas Alben Van Aalbrück qui se tenait devant lui mais un imbécile pas fichu de se contrôler. Cela le mit encore plus hors de lui. Il donna un violent coup de poing dans ce bonhomme énervé et ne reçu comme réponse que des éclats de verre se ficher dans sa main. Il ne cria pas. La douleur physique ne faisait pas le poids face à la douleur psychologique. Il regarda sa main saigner et trouva l'idée de ne plus jouer du piano moins terrible qu'une Phoebe sur scène.

Elle était la seule femme qu'il avait jamais aimé. Elle était pour lui la perfection, l'idéal rêvé. Il se voyait passer sa vie à ses côtés. Mais jamais il ne l'avait imaginé comme il venait de la voir. Il était au courant de ces rumeurs mais il priait pour qu'elles ne restent que des rumeurs. La cicatrice n'était pas le problème. Loin de là. Ça ne le dérangeait même pas. Mais l'idée que Phoebe se déhanche à moitié nue devant des libidineux alcoolisés jusqu'à la moëlle... c'était incompréhensible. Insaisissable. Inimaginable. Bordel, comme si son bâtard de géniteur et la corruption ne suffisait pas pour lui causer soucis. Reese aurait pu faire une énième merde que ça ne l'aurai pas dérangé. Neola aurait pu se faire un tour de reins et Javier sortir avec un mec que ça n'arriverait même pas à le sortir de ses gongs.

Il enleva les éclats de sa main se posa face à un robinet, les mains posées sur le rebord. Il voulait rincer le sang mais il n'avait pas le contrôle de ses bras.

"Pourquoi à toi ?"
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MessageSujet: Re: Violence   Mer 6 Oct - 0:35

Bien sur il n’allait pas l’écouter, et du coin de l’œil Phoebe le vit se diriger vers les toilettes. Incapable de se désintéresser de la situation, elle continua de surveiller la porte des toilettes tout en essayant de trouver Mihael. Rien à faire, elle ne pus s’empêcher d’aller voir ce qu’il en était.

"Pourquoi à toi ?"


« Ce n’est pas à toi, c’est à moi. »

C’était maladroit et cela faisait cliché des films de cinéma aux moments des ruptures mais ce fut les seuls mots qui vinrent à la bouche de Phoebe. Consciente que le ‘toi’ des paroles d’Alben avait plus de chance de parler d’elle qu’elle de lui, elle ne savait encore exactement quoi lui dire et comment le faire. La jeune femme s’approcha de lui. Elle ne l’avait jamais vu dans cet état. Elle ne l’avait jamais vu perdre son contrôle sur lui-même, perdre le masque qu’il avait sur son visage aussi véritable que son FAKEFACE.

Comme à un vampire, le sang l’attira et brisa les barrières qu’elle se serait mise. Phoebe s’avança, sans essayer d’éviter les morceaux du miroir. Sans le regarder elle prit ses mains et les approcha de ses yeux pour mieux les voir. Il restait un éclat de verre très petit dans l’un de ses doigts. Elle le retira en continuant de parler.


« Je voulais te le dire. Seulement je craignais que tu refuses de m’entendre. »

Elle ouvrit le robinet et passa les doigts d’Alben dans l’eau, prenant ses mains une par une.

« Tu n’as pas le droit d’abîmer tes mains, Alben. »

Elle lui disait encore ce qu’il devait faire mais sa voix était tellement triste que cela ne ressemblait ni à une remontrance ni à un ordre.

« C’est quelque chose que je ne contrôle pas, que j’ai toujours eu besoin de faire. Au début cela prenais forme de petites délinquances. Et puis j’ai grandi en même temps que ceux d’Ios et je suis rentrée dans leur monde tout en restant aux limites de celle de Lux. »

Les blessures semblaient propres, soignables. Elle put enfin le regarder, voir son visage tout près d’elle, voir ses émotions. Son visage à elle montrait ses émotions sans les altérations du FAKEFACE. Tout ce qu’elle ressentait y était décrit.

« Ce n’est qu’un jeu, un défi en quelque sorte, une prise de pouvoir. Il n’a d’importance pour moi que pour l’effet qu’il me fait. »

La sensation que lui donnait le Rêves prenait bien moins d’importance que celle qu’elle ressentait en ce moment même. Sous les yeux d’Alben, malgré la douleur et la rancœur sans doute, elle sentait se libérer en elle un nœud qu’elle croyait du aux convenances. Il lui semblait se sentir mieux alors que jamais elle ne s’était sentie aussi misérable de lui avoir autant menti sur elle.
Dans la douleur d’Alben elle voyait enfin qu’il l’aimait ou du moins qu’il l’avait aimé avant d’entrer dans le Rêves. Et ce n’était pas pour des raisons politiques, ou sous influence de leur soi disant possible mariage, ou dut à leur presque fraternelle liaison ou à leur amitié. Non il y avait eu de l’amour, de l’amour véritable en Alben, et seule une situation aussi pénible et surprenante pouvait l’affaiblir suffisamment pour que ses sentiments transparaissent sans que Phoebe ne se se demande si ce n’était qu’un jeu.

C’est la première révélation qui lui fut donné, la seconde lui était bien plus douloureuse. Elle aimait Alben. D’un amour vrai. Il était la raison pour laquelle les autres hommes n’avaient été qu’un jeu parfois cruel. Elle s’était toujours interdit de voir cette vérité qui la mettait dans une position de faiblesse qui l’effrayait. Leur relation n’avait toujours été qu’un jeu, parfois pleins de tendresses mais juste un jeu qui peut avoir de pervers pour celui qui aime de douter sans cesse et de prendre au mot le moindre des petits rires.

Le voir dans cet état lui était insupportable. Elle refusait de relâcher ses mains, se jugeant coupable de leurs meurtrissures. Il y avait peu de personnes qui savent vraiment ce que signifiait pour Alben des mains blessées. Elle faisait parti du nombre et en payait le prix.


« Alben »

Elle ne savait quoi lui dire, là maintenant. Comment le consoler alors qu’elle le sentait dans une incompréhension complète.

« Je suis désolé de t’avoir blessée. J’aimerai tellement pouvoir me faire pardonner de toi.»
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Alben Van Aalbrück

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MessageSujet: Re: Violence   Dim 10 Oct - 16:59

Mais bordel de cul, elle pouvait pas lui lâcher ses mains ? Comme elle s'obstinait à les tenir, ce fut Alben qui les ôta. Il n'avait pas envie qu'il la touche, il n'avait pas envie qu'elle lui parle. Il l'avait attendu justement ici pour lui parler mais maintenant, il ne savait plus quoi dire. Plus quoi penser. Il se mis dos à Phoebe et marcha lentement vers le fond des toilettes, la tête entre les mains. Comme la salle faisait un recoin, il y alla afin de se retrouver seul, à l'abri de son regard.
Il en avait marre. C'en était trop.

Il retourna voir Phoebe, la regarda sans la voir, la prit doucement par la nuque et posa un baiser sur ses lèvres.

"Pardonnée."

Et il sortit.
Il partit du Rêves, partit des Downtowns. Il ne voulait plus être là. Il couru presque jusqu'à sa voiture et s'y enferma. Les verres fumés lui donnait de l'intimité. Assez d'intimité pour pouvoir craquer en paix. Alben ne pleurait pas. Il ne pleurait jamais. Mais ses lèvres et ses mains tremblaient.
Durant des années, il avait supporté son géniteur. Il avait supporté la corruption. Il avait supporté toutes ces merdes sans ciller. Mais mince, là, c'était pousser le bouchon trop loin.

Il alluma la chaîne stéréo et fit passer la première musique de la playlist. Une valse. De quoi le calmer. De quoi le détendre. La musique eut sur lui un effet de baume. Il la sentait l'entourer, l'ensevelir d'un nuage de coton. Il sentait son corps se réchauffer. Alben ferma les yeux et savoura ce moment. C'était son Rêves à lui. Si Phoebe avait son vice, lui aussi avait le sien.

Enfin, il démarra et partit se réfugier chez lui. Fin de la musique. Rideau. Applaudissements. Silence.
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Phoebe Johansen

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MessageSujet: Re: Violence   Lun 11 Oct - 20:00

Il a retiré ses mains des siennes et s’est échappé de son regard. Phoebe s’était regardée dans le miroir et avait redessinée, de son doigt sur sa peau, sa cicatrice. Elle avait vu dans la glace des larmes coulées sur le visage de la femme. Elle les avait recueillies sur son doigt, elle les avait léchées. Pourquoi pleurait-elle ? Alben n’était pas mort, seules les femmes faibles pleurent pour un rien. Ses larmes étaient des inconnues, ses larmes étaient des étrangères. Phoebe les sécha quand elle entendu les pas d’Alben et son retour.

Il était beau. Sur son visage il n’y avait plus rien à lire. Elle se sentit rejetée hors de lui. Elle n’osa bouger quand il s’approcha d’elle. Il était d’une douceur infinie. Sans parler, Phoebe le regarda partir. La jeune femme sortit du bar juste à temps pour voir sa voiture démarrer et se confondre avec la nuit.

Des mains se posèrent sur ses épaules, des lèvres touchèrent le côté de son cou.


- J’ai froid.

Isabella la serra dans ses bras. Avoir sa présence dans son dos calmait la jeune femme mais n’arrivait à la remettre d’aplomb.

- Je crois qu’il ne m’aime plus.

Pardonnée cela signifiait quoi au juste. Alben lui avait accordée son pardon pour l’avoir blesser. Qu’en était-il d’eux ? Allait-elle le revoir ? Lui parlerait-il un jour normalement ? Pardonnée certes par les mots, par l’esprit mais le cœur, le cœur lui accorderait-il sa confiance un jour ?

-Je vais partir moi aussi, je ne sais pas combien de temps. Tu devrais aussi le lieu va être surveillé.

Sa décision n’avait pas pour unique raison la surveillance du Rêves. Alben se mettrait à la détester si elle continuait, autant calmer l’affaire du moins un temps, découvrir ses limites n’est jamais un mal surtout quand la motivation est forte.

-Moi je ne crains rien.

-Il ne pourra plus jamais me regarder, ni me croire.


Sa voix était un murmure que la musique battante du Rêves rendait frêle et impuissant. Isabella retourna la jeune femme et releva son visage pour pouvoir la regarder droit dans les yeux.

-Tais toi, demain est demain. On ne peut pas toujours tout avoir.

Isabella lui attrapa la main et l’amena dans le Rêves, la forçant à avancer elle la poussa sur la scène. Elle la laissa quelques secondes seule, immobile, avant de revenir.

-Tu vois je t’avais dis que plus jamais je ne te ferais danser et me voilà sur scène, lieu que j’exècre à te proposer mon tango.

Phoebe ne pu s’empêcher d’esquisser un petit sourire au clin d’œil d’Isabella.

-Je ne sais pas si je sais encore …

-J’étais un excellent maître ma belle, et puis n’est-ce comme cela que nous nous sommes connues.

Sa professeur de danse posa sa main sur son épaule, et attrapa sa main. Les deux femmes se tinrent l’une en face de l’autre, sans bouger avant que doucement Isabella se mette à marcher. Les yeux fermés, Phoebe la suivi quelque temps puis se mit à embellir la danse de jeux de jambe. Isabella se mit alors à improviser de plus en plus vite, la guidant sur des pas croisés, dirigeant le poids de son corps pour qu’elle danse des figures. La musique avait toujours le même rythme, un peu lent. Les femmes insérèrent le suspense, les silences et les élans. Isabella commença à se jouer de Phoebe, lui imposant des pas difficiles, poussant ses pieds, elle demanda toute son attention et l’eut.
Pas à pas elles entrent dans un un autre monde. Kaliath se relâcha toute entière, desserra ses dents, respira de nouveau au rythme de leurs mouvements.


-Arrête.

Isabella rompit l’abraso tout en lui tenant toujours la main.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Je ne peux pas, je ne peux pas te porter comme cela. Je suis désolée, je ne m’étais jamais rendu compte…

-Rendu compte de quoi ?

La voix de la jeune femme était tranchante et froide, Isabella ne répondit rien. Phoebe lâcha la main d’Isabella et descendit de la scène. Ses talons claquèrent bientôt dans la rue. Marchant à toute vitesse, au détour de quelques rues elle retrouva sa voiture, y entra et rentra.
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