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 Meet the Dragonwort

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Daisuke Akihiko
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MessageSujet: Meet the Dragonwort   Dim 21 Fév - 4:24


    Sept heures. Il ne restait donc plus qu’une heure pour arriver à l’heure à la petite soirée des Dragonwort, parce qu’une fois passer huit heures, c’était tout simplement impensable. Et pour les Dragonwort, et pour leur fils cadet. Rageant donc contre la maudite cravate qu’il tentait d’enfiler, Daisuke commença à douter un jour y arriver. Si les choses ne s’amélioraient pas, il n’était pas prêt de quitter son appartement et comme Quincey ne comptait pas partir sans lui, c’était un réel problème. Tirant sur le bout de tissu, stupide languette inutile, il soupira. À quoi bon hein, il n’y arriverait jamais. Dans la salle de bain attenante, il entendait le séchoir à cheveux. Un bruit qu’il considérait comme quotidien maintenant, parce que avec une chevelure aussi fourni que celle de Quincey, il n’y avait rien d’étonnant à ce que celui-ci utilise l’appareil. Esquissant un demi-sourire, il laissa finalement tomber la cravate sur leur lit, pour s’approcher de la porte menant à la salle d’eau. Debout dans le chambranle, il observa un moment Quincey. Pourrait-il un jour se lasser de le regarder ? Il espérait que non, il voulait y croire. Se décidant enfin à approcher, il lui enlaça la taille de par derrière, le blond ayant visiblement terminé de mettre sa crinière au pas. Son nez se nicha aussitôt dans les fils d’or, en reniflant l’odeur alors que son corps se pressait contre le sien.

    Hmm… je considère cette odeur comme tentatrice. C’est une tentative de séduction, je suis certain.

    Un tantinet joueur, il lui sourit à travers la glace et posa un baiser sur la masse blonde. Une main, plus coquine que l’autre, en profita pour glisser dans son entre-jambe. Ils avaient joués quelques heures plus tôt pendant que Shou trainait avec des amis, tout près bien entendu, il aurait du être contenté mais comme toujours, ce n’était pas le cas. Mais les yeux bleus de son amant reflétaient la même envie, non ? Ils étaient insatiable, ils seraient la perte l’un de l’autre un beau jour et soupirant alors qu’il retirait sa main en vitesse, sachant d’avance que Quincey le ferait de toute manière, Daisuke laissa son regard erreur sur le torse de son compagnon. Ils auraient du prendre une douche froide oui, ça les auraient au moins calmé un peu. Enfin, nuance, ça l’aurait calmé un peu lui. Parce que contrairement à lui, le blond savait se tenir et fort bien. L’endurance, ça le connaissait bien et le rouquin l’enviait de temps à autre. Plus impétueux, la carotte avait toujours eu du mal à tenir en place et de ce fait, en avait encore davantage à ne pas s’offrir des petits moments de plaisir avec son amoureux. Après tout, ils étaient ensemble, il n’y avait pas de mal à ça non ? Lui il était de cet avis. Dévorant des yeux le reflet de Quincey, il grogna tout bas, le relâchant.

    Aller, habille toi avant que je ne réponde plus de mes actes.

    Il avait beau le dire comme ça, il savait fort bien que Quincey ne le laisserait pas faire. De temps à autre on leur demandait qui était ‘L’homme’ dans leur relation et franchement, la réponse n’existait pas. Daisuke avait bien entendue le côté plus brutal, la bêtise masculine dans toute sa splendeur comme aurait dit sa mère, mais Quincey était tout aussi viril et puis avec lui, les jeux de l’esprit n’étaient pas à prendre à la légère. Le rouquin pouvait toujours coincer le blondie dans un coin, il était certain qu’au final, ce serait le choix volontaire de son amant. La princesse savait fort bien comment le manipuler et au final, Daisuke ne faisait jamais rien sans son accord. Que lui en soit conscient n’était qu’une option.

    Il rejoignit donc leur chambre à couché et glissa du côté de leur garde robe. En ouvrant les portes, il chercha de quoi remplacer sa cravate. Après tout, elle n’était pas essentielle et il retira sa chemise en un clin d’œil pour plutôt enfiler un pull d’un gris légèrement plus pâle que son pantalon noir fumé. Un blazer par-dessus, il se tourna en direction de Quin, est-ce qu’il avait eu le temps de s’habiller ? Sinon il voulait bien le regarder faire hein. Un sourire de pervers collé aux lèvres, il tira sur les pans de son blazer tout en approchant de son amant. Ce sous-vêtement lui moulait terriblement bien les fesses, non ? Sa main y courut un instant, son visage disparaissant dans son cou.

    Je t’avertis d’avance, si je suis toujours aimable avec tes parents, ton frère n’a pas intérêt à me chercher et donc, à avoir inviter des potables candidats pour toi.

    D’accord, sa main faisait plus que courir sur ses fesses en ce moment, elle les palpaient avec envie. Une envie irrésistible qui disait vouloir lui retirer son boxer. Allons, ils avaient encore du temps. Mais il se garda bien de le dire, le sous-entendu suffirait amplement et puis de toute façon, quand ça concernait les petites soirées mondaines, Quincey prenait les choses très au sérieux. Il allait se prendre un vent, ni plus ni moins mais il tentait tout de même sa chance. Lorsqu’il reprit la parole, il se contenta de murmurer au creux de son oreille, ses mains passant à l’avant, repoussant les attaques du pantalon qui montait dangereusement haut sur ses hanches.

    Tu crois que je dois amener mon arme avec moi ?

    Cette fois il blaguait bien entendu et un sourire apparut sur ses lèvres alors qu’il soupirait, son corps frémissant contre celui de Quincey. Les vêtements étaient toujours de trop avec lui. Le déclic de la porte d’entrée ce fit alors entendre et la voix de Fred vint emplir l’appartement. Est-ce qu’ils étaient prêts ? Elle revenait avec Shou visiblement et Dai soupira une dernière fois, en signe de résignation cette fois, pour relâcher Quincey. En fait, il était dépendant du blond, c’était aussi simple que ça. Dépendant de son corps, de sa voix, de son regard, de tout et rien mais surtout, de son être. Il ne savait plus comment vivre sans lui et repoussant les mèches rousses vers l’arrière de sa tête, il pivota pour repousser la tante de Shou, qui tentait maintenant d’entrer dans la chambre. Encore une excuse pour mater les fesses du blond tien. Ouvrant les bras, il avança alors qu’elle reculait en rechignant. Il la traitait encore comme une enfant mais à ses yeux, c’est bien ce qu’elle était. Une enfant capable de s’occuper du sien, un minimum utile donc.

    Accès non autorisé ! Aller, pas d’histoire, il doit se préparer.

    Elle aurait pu gémir plus longtemps mais quand il s’agissait des besoins de Quincey, Frédérique savait se montrer sage. Il l’accompagna donc dans le salon, Shou y étant installé, regardant les nouvelles qui y défilaient. Se laissant tomber auprès de son rejeton, Dai bailla. La soirée promettait d’être longue, elles l’étaient toujours dès qu’elle comportait la famille de Quincey. Ils étaient assez loin des soirées intimes avec Troy ou avec les potes du blond, dont Mark. Même Hiroyuki s’avérait moins chiant, à moins que ce ne sois Jeffrey qui l’ai invité. Parce qu’il n’y avait rien de plus chiant qu’une soirée en compagnie du frère de Quin et du sien. Là c’était mortel. Ils étaient collègues et donc, s’appréciait. Dire que leur amitié remontait à la réalisation qu’ils connaissaient tous les deux Daisuke Akihiko. Une semi-haine commune. Hiro ne détestait pas son frère mais Jeffrey détestait bel et bien celui-ci. Enfin, tout était bon pour qu’ils rient à ses dépends et de ce fait, la carotte espérait de tout son cœur que ce soir, son jumeau ne sois pas présent. Fixant la télé sans l’écouter, sa main tomba sur la tête de son fils, qui ne remarqua surement pas le geste non plus. Caressant la tête rousse, la couleur exact que la sienne avait, il soupira. Fred n’avait rien manqué du spectacle et ce fut son rire qui ramena Dai sur terre, sa tête pivotant pour gronder son ex belle-sœur. Sauf que voilà, Quincey venait de faire son apparition et un sourire niais prit la place de son expression agacé. Il sautait déjà sur ses pieds, adieu le canapé, adieu la tête rassurante de son fils, ils étaient de sortis lui et sa blondie !


Dernière édition par Daisuke Akihiko le Mer 1 Sep - 14:37, édité 2 fois
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Quincey Dragonwort
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Mer 24 Fév - 1:26

    Soirée. Famille. Magnifique. Quin était positivement ravi de devoir supporter son père et son frère. En même temps. Il n'y avait rien de pire pour le petit dernier. Arriver en retard ? Pas question ! Même si ça se pouvait devenir la pire soirée du mois. Dans la salle de bain, le blond passait en revue les sujets possibles et aussi dangereux. Ces réunions devenaient très vite un exercice de tir. Et qui était la cible ? Daisuke évidemment. Son père restait modéré mais son frère s'en donnait à coeur joie. Après une longue journée, se défouler sur son beau-frère le remettait d'aplomb. Les protestations du plus jeune n'y changeaient rien. Le clou devait être enfoncé à fond. Sinon pas la peine. En soupirant, il sécha sa crinière. Ses boucles blondes tombaient doucement sur ses épaules. Pourquoi sa mère lui avait-elle refilé ses gênes ? Si elle savait toutes les dépressions capillaires, qu'il s'était payé à cause de ça. Enfin à force, Quincey avait appris à faire avec. Les noeuds. Les têtes de noeuds. Et ceux qui l'appelaient mademoiselle. Le blond remarqua dans le miroir la silhouette de Dai. Un discret sourire vint animer son visage. Fini la grimace. Il n'était pas totalement satisfait mais pour se rendre chez papa et maman, ça ferait l'affaire. Un frisson le parcourut. Son corps se blottit contre le sien. Ce n'était pas l'heure du câlin loin de là mais bon, Quin ne se plaignait pas. Ses lèvres se retroussèrent dans un rictus amusé.

    Idiot... T'as encore perdu face à un bout de tissu, hein...

    Cravate 1. Daisuke 0. Pas très charitable de se moquer mais c'était plus fort que lui. Il savait pertinemment que l'accessoire était la plaie de sa carotte. D'habitude, il s'en occupait. Sauf que ce soir, ce n'était pas indispensable. Un soupir s'envola sous la main malicieuse. Encore faim ? Ce n'était pas le moment ! Ses yeux croisèrent les siens dans le miroir. Comment résister à ce regard ? Son sourire s'affaiblit, devint plus timide. Il savait qu'il était capable de le dévorer sur place et que dire non était pas toujours dans ses priorités. Cependant la lueur plus sombre qui passa dans ses prunelles se voulait clair. S'ils arrivaient en retard à cause de lui, il entendrait parler du pays. Heureusement le rouquin savait pertinemment ce qui l'attendait. Pas besoin de hausser le ton, il agissait de lui-même. Sa main gauche attrapa la masse dorée, la droite un élastique. Ses cheveux furent noués dans une queue de cheval impressionnante. Il fallait sérieusement qu'il songe à couper un bon centimètre. Les paroles de son compagnon le sortirent de sa réflexion.

    Tss, tu n'as rien appris avec le temps ? Mariné, c'est meilleur... Enfin, c'est comme ça que je mange ma carotte...

    La patience, ça le connaissait. Il pouvait jouer longtemps sans se fatiguer. Les plats express, ce n'était pas son truc. Il lui fallait du mijoter avec amour, passion. Que ça ait du goût. Tantôt doux. Tantôt épicé. L'amer, l'acide et le salé ? A éviter, c'était réservé en cas de déconfiture. En gros quand le plat avait pris le fond de la marmite. Que ça collait à cause d'une mauvaise cuisson. La situation n'arrivait pas souvent par chance. Madame cuisinait. Monsieur était cuisiné. A moins que ce ne soit l'inverse. Mais des deux, Quin savait que son physique le reléguait au rang d'épouse. Il aurait été plus baraqué avec les cheveux coupés très courts, on l'aurait appelé monsieur. Attention ce statut lui offrait quelques moments de plaisir non négligeable. Comme manipuler son époux. Si le blond aimait se plaindre des surnoms, c'était uniquement pour le plaisir de râler. Il aurait pu élaguer les fils dorés depuis un bout de temps après tout. Maman aimait donc dominer tout en étant dominé. Maman était chiante mais dans un autre registre que papa.

    En sous-vêtement, Quincey se glissa dans leur chambre. Rien de trop élaboré. Ce n'était que ses parents. Rien de trop décontracté, c'était justement ses parents. Le costard revenait aux hommes. Etant donné qu'il tenait davantage de leur fille cadette, le blond estima que sa tenue pouvait tranchée. Enfin tout en restant dans le domaine du raisonnable. Pantalon gris et pull noir quasiment informe. Peut-être parce que ce vêtement ne lui appartenait pas. De temps en temps, il empruntait des affaires à Dai. Le principe de la communauté. Partage des biens. Evidemment, il flottait légèrement dedans mais ce n'était pas grave, tout était dans le style. Les couleurs étaient inversés dans leur tenue. C'était fait exprès. Le genre de détail qui agacerait typiquement son père. Pas de veste pour le blond. Un grognement s'échappa au contact de la main. Regarder mais pas toucher. Sauf qu'avec son rouquin, ça relevait de l'impossible.

    Ne t'en fais pas, il a juste envie de faire du tir à la carotte en solo, ce soir...

    Jeffrey n'avait pas eu le courage de remplir sa liste de candidats alors il se contenterait de s'occuper personnellement de Daisuke. Lorsqu'il lui avait dit ça, Quin avait aperçu le petit rictus malsain de son aîné. Des fois, il aimait croire qu'ils n'étaient pas frères. Qu'on l'avait tout simplement adopté. En attendant mettre un pantalon était compliqué avec les mains qui traînaient sur son corps. Un nouveau grognement se fit entendre. Il ne lui céderait pas. Ce n'était pas la peine de lui faire son petit numéro.

    Au lieu de dire n'importe quoi, laisse-moi m'habiller !

    Heureusement l'arrivée de Frédérique lui permit de gagner en tranquillité. Ils s'occupaient mutuellement ce qui lui donna le temps de se mettre correctement les vêtements choisies. C'était aussi un autre spectacle très amusant à regarder. Bien beau de clamer qu'il devait se préparer mais qui l'en avait empêché plus tôt ? Sale carotte ! Seul, il en profita pour faire un tour d'horizon de la chambre puis de la salle de bain. Tout paraissait en ordre. Parfait. Chaussettes puis rangers enfilées, il apparut dans le salon. S'approchant de la jeune, il la salua avant de lui poser quelques questions pour enchaîner sur des recommandations. Les mêmes à chaque fois. Le blond était pire que certaines mères quand ça concernait Shou mais il le vivait très bien. Les détails réglés, Quin se dirigea vers Junior et déposa un baiser sur son front. Ils rentreraient sûrement tard alors il espérait qu'il dorme bien. Il se redressa et marcha vers la porte lançant à Daisuke.

    Tu conduis, je suis cassé...

    Son travail n'était pas plus fatiguant que celui de sa carotte, bien au contraire. Il s'agissait juste d'une excuse. Angoissé par la possible tournure de la soirée, le blond jugeait préférable de ne pas conduire. La case hôpital n'était pas programmée en première partie de leur petite soirée. Fouillant dans ses poches, Quin espéra que Daisuke savait où se trouvait la carte pour démarrer le véhicule. Ça se perdait aisément ces objets. Ses bras se posèrent sur le toit de la voiture attendant sagement. Toutefois la teinte bleutée en disait long. On a accumulé du retard et tu le sais alors maintenant bouge-toi. Enfin pour être moins à cran, l'instructeur avait laissé son téléphone dans leur chambre. Aucun risque d'avoir Jeff avant d'arriver à la résidence parentale. Un sourire joueur glissa sur ses traits. Malgré l'inquiétude, il appréciait être passager pour embêter le rouquin. Un autre petit plaisir.

    Daisuke Akihiko, votre mission, si vous l'acceptez et même si vous ne l'acceptez pas d'ailleurs, est de rallier notre domicile et celui de mes parents... En moins d'une heure et demi. Bonne chance !

    Son corps s'engouffra dans la voiture. Ses doigts attrapèrent des mèches blondes. Ils les tortillaient doucement alors que ses yeux fixaient devant lui. 3. 2. 1. Go !


Dernière édition par Quincey Dragonwort le Sam 27 Fév - 1:52, édité 1 fois
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Daisuke Akihiko
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Ven 26 Fév - 0:43

    Du tir à la carotte en solo. Voilà à quoi songeait Daisuke alors qu’il attendait le retour de son blondie préféré. Caressant la tête de son fils, il ne pouvait pas s’empêcher de grincer des dents. Il allait, encore une fois, y passer ce soir. Si seulement Jeffrey avait pu être aimable ne serait-ce qu’un minimum avec lui, les soirées mondaines lui aurait semblé beaucoup moins difficile à endurer. Mais bien entendu, c’était beaucoup trop demander. Après tout, Jeffrey Dragonwort n’était qu’un autre gosse de riche qui avait mal grandit. Incapable de fermer sa grande trappe quand il le fallait, il parlait avec supériorité et se faisait un honneur de briser tous les cœurs ouvert à sa disponibilité. Il d’ailleurs osait se prétendre gentil homme et playboy à la fois, hors pour le rouquin ses deux mots n’allaient pas ensemble. Donc, les seules définitions que l’agent du NSS se sentait capable de donner de son beau frère, ressemblaient de beaucoup trop près à des insultes. Heureusement pour lui, les deux frères ne se ressemblaient pas réellement. Si Quincey pouvait être tendre et à la fois sadique, il avait un côté humble que Jeffrey ne connaitrait jamais. Sans parler que le grand frère avait un sérieux problème d’attachement vis-à-vis son cadet, problème qu’il était le seul des deux frères à vivre. Un autre point qui avait tout pour agacer la carotte.

    Le sauvant de ses pensées sombres, un pli s’étant formé sur le front de la carotte, lui barrant maintenant le front, Quincey vint le rejoindre dans le salon. Le détaillant rapidement, puisque dès qu’il avait aperçu les mèches blondes, Dai c’était redressé, il sourit. Il n’y avait rien d’étonnant à ce que ce soit un vêtement à lui que Quincey ait décidé de porter pour la soirée. C’est à croire que sa présence ne suffisait pas à rassurer le blond. Non seulement lui demandait-il un maximum d’attention, bah oui quand même, mais en plus il devait s’enrouler dans ses vêtements. C’est qu’il devait sentir bon le légume. Tout de même satisfait, parce qu’en réalité Dai adorait voir Quin enfiler ses hauts, le rouquin rejoignit son amant sans plus attendre. Les règles de sécurité furent redonner à Fred, parce que maman avait toujours extrêmement peur pour son poussin et déjà papa attrapait la carte de la voiture. Fiston avait reçu son baiser, Fred avait du s’en passer -ce qui faisait toujours bien rire Daisuke- et ils étaient prêts à partir. Un sourire aux lèvres, il envoya un dernier signe à la babysitter et à son fils pour sortir de l’appartement.

    Et voilà, il venait d’être désigné comme conducteur attitré. Souriant, parce que rien ne pouvait entacher le moment, il allait tout de même être seul avec Quincey un sacré bout de temps, il leva la carte dans les airs. Il avait tout en main. Sauf que lui, il avait ce regard. Pas le regard tendre ou féroce, non non, celui que la carotte n’aimait pas particulièrement. Celui qui vous menace et qui vous lance des propos subtils que lui, en bon petit con qu’il avait toujours été, ne comprenait pas toujours. Hors, il avait bien de la chance que Quin soit toujours très franc avec lui, et ce sois longtemps fait un réel plaisir de tout lui expliquer, parce que pour une fois il comprit complètement de quoi il retournait. Diminuant la force de son sourire, il s’empressa de déverrouiller les portes. Sauf que ça ne suffisait pas et redressant les yeux sur son amant, qui se trouvait de l’autre côté de la voiture, appuyé sur le haut de celle-ci, la pression fut augmentée. Alors maintenant c’était une mission ? En moins d’une heure et demi… Il jeta un regard à sa montre et serra un moment la mâchoire, ses yeux se plissant sous la réflexion. Ce serait serré.

    Moins d’une heure et demi, tu es cruel amour…

    Mais se plaindre ne le mènerait nulle part et inspirant un bon coup, il glissa à son tour dans l’habitacle. S’attachant sans plus attendre, l’habitude en fait, il démarra presque aussi rapidement le véhicule et s’engagea sur la route. Le chemin était assez long de Flinzam à Arkmeen, il allait devoir garder une bonne vitesse s’il voulait arriver à l’heure. Enfin, pas pour lui mais pour Quincey. Tout était une question de respect, lui il n’était pas sur d’en avoir suffisamment pour le père et le frère de son conjoint. Heureusement pour eux, les Dragonwort aimaient sortir des rangs et donc, donner des fêtes lorsqu’il ne devait pas y en avoir. Perdre des invités ? Voyons donc ! Ils étaient bien trop respectable pour cela et donc, préférait désigner eux-mêmes les soirées festives, plutôt que de suivre les idées des autres. C’était louable d’une façon, les routes étaient toujours moins engorgées ses jours là. Dépassant plusieurs véhicules, parce que le rouquin était pressé, il finit par tourner rapidement le regard vers Quincey. Un sourire naquit enfin sur ses lèvres alors qu’il augmentait encore la vitesse de leur bolide, la vitesse ça lui plaisait à la carotte. Plus à l’aise que jamais, le calme avant la tempête en réalité, il parla doucement, préférant ignorer le danger qui approchait alors que la distance le séparant de ses bourreaux diminuaient de plus en plus.

    Et si ma mission est un succès monsieur Dragonwort, que comptez-vous m’offrir ? J’ai tout de même droit à un prix il me semble. Et ne me sort pas que c’est la satisfaction du travail accomplit, ça ne fonctionnera pas.

    Un sourire à la fois agacé et amusé aux lèvres, Daisuke lui lança un autre regard. Celui-là en disait long; il le voulait lui en prix. Avec une jolie boucle sur le dessus, boucle avec laquelle il pourrait peut-être l’attacher ? Le blondie c’est délicieux, brûlant et attaché, bien que ce dernier ne sois qu’une option. Ça vous fond dans la bouche, littéralement. Un sourire au coin de la bouche, il se faisait déjà des cinémas quant à sa récompense. Tant pis si elle ne lui avait pas encore été proposée, il savait déjà ce qu’il voulait. Il savait déjà ce qu’il aurait. Parce que c’était là toute la différence, il savait que Quincey lui offrirait certainement l’objet de ses désirs. Pas à la fête, parce qu’il savait se tenir, quoi qu'il se rappelait de quelques petites fêtes plutôt mémorable hein. Enfin, pas ce soir -probablement- mais en rentrant, qui sait ce qui pouvait se passer. Ce qui se passerait plutôt ! Il passa donc un bras derrière le siège de son amoureux et se concentrant en majeur partie sur la route, parce qu’ils filaient à toute vitesse tout de même, glissa quelques doigts dans les cheveux blond qui sortaient de l’élastique.

    J’adore quand tu portes mes vêtements. C’est terriblement sexy tu sais ...

    Est-ce qu’il osait lui faire des avances en voiture ? Mais oui, certainement ! Ses yeux suivaient la route mais déviaient maintenant de temps à autre sur le blond. C’était bien lui ça, incapable de tenir en place. Il avait beau conduire comme un dégénéré, frôlant de près les autres voitures, dépassant même le code de la route de par plusieurs chiffres, il ne pouvait pas s’empêcher de dévorer Quincey des yeux. Qu’est-ce qu’un homme comme lui, faisait avec un gars comme lui. C’était l’ultime question, celle qu’il détestait se poser mais qui le hantait tout de même. Il finit par soupirer.

    Si seulement je pouvais me garer pour te retirer les tiens. Tch, ta famille à de la chance de vivre aussi loin.

    Il avait beau le dire ainsi, quand bien même sa belle-famille avait décidée de s'installer dans leur maison d'été à Flinzam, ils auraient quand même été pressés. Ça il le savait, parce qu'ils prenaient toujours trop de temps, et ça parce qu'ils en manquaient toujours. Le temps ou Daisuke pouvait se retrouver au calme -ou pas- avec son blondie n'était jamais satisfaisant, jamais assez long. C'était un sentiment partagé dans tous les cas et les deux hommes en souffraient, souffrance qu'ils n'arrivaient à calmer qu'en se montrant plus affectueux, plus passionnés encore. La main de Dai glissa donc contre la nuque, qu'il se mit à masser doucement, tentant de détendre son amoureux. Là, il appréciait non ? Souriant tout en lançant un regard à Quin, il se contenta de rire tout bas.

    Tu peux ronronner tu sais ...

    Ses paroles avait un léger sous-entendu sexuel, comme toujours mais il se concentra à nouveau sur la route. Ils allaient bientôt sortir de Flinzam. Bye bye la mer, au revoir le décor léger. Maintenant dans Lutia, c'est la campagne qui se dessina autour d'eux dès que la voiture émergea du tunnel. Considérant qu'ils étaient assez loin, lançant un petit regard autour d'eux, inspectant rapidement l'intérieur du véhicule, Daisuke souffla tout bas.

    Shou n'ira pas à l'école ce jeudi. J'aimerais que vous ne sortiez pas de Flinzam, d'accord ? Il y aura sûrement une émeute... L'impératrice doit encore aller se faire arranger le nez, pas mal de ragot tourne sur ça. Vrai ou pas, ce sera un bon coup mais ça risque de dégénérer. Je ne rentrerais pas trop tard, d'accord ?

    Bah voilà, il était aussi affectueux mais il savait se montrer plus sérieux. Diminuant un peu la vitesse puisque la route était libre, il lança un long regard à Quincey. Le blond savait très bien de quoi il parlait, il connaissait les risques encourus. Daisuke n'avait jamais tenté de lui dissimuler quoi que ce sois à son sujet, encore moins d'être discret. Le blond avait le droit de savoir et le rouquin avait toujours répondu, ou presque, à ses questions. Ils étaient dans une relation basé sur la confiance et le respect, il n'y avait pas de place pour les non-dits. Son annonce passée, la main de Dai se montra plus câline, remontant jusque dans les cheveux attachés de Quin, massant tendrement la peau. Il ne voulait pas qu'il s'inquiète, il le voulait simplement en sûreté dans Flinzam. Lui et son fils, leur fils. Il ne ferait que sa part, ce fameux jeudi, et puis les émeutes tournaient rarement au vinaigre. Parce que tourner au vinaigre voulait surtout dire qu'il y aurait des blesser, qu'il serait blessé. Hors, c'était plutôt rare dans ce genre de petit 'rassemblement', enfin pour lui du moins. D'ailleurs, dans le 'presque tout dire', il avait préféré éviter de raconter à Quin que la journée même il c'était presque fait trouer le ventre d'une balle. Ça aurait été une assez bonne excuse pour rater la petite soirée pourtant. À croire que même dans sa chance, il n'en avait pas.
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Quincey Dragonwort
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Dim 28 Fév - 19:06


    Ton compliment me va droit au coeur...

    Lui dire qu'il était cruel ne faisait que gonfler son égo. Dai le savait pourtant, non ? Il savait que la route était longue mais la conduite du rouquin pouvait compenser largement. Raison pour laquelle il ne se faisait pas tellement de souci. Les petits défis quotidiens pimentaient la vie qui plus est. Faire ça à son amoureux n'était pas très classe mais y en avait-il besoin dans un couple ? Non. Il ne voulait pas que leur vie soit ennuyeuse. Il la voulait pleine de surprises, de peine, de bonheur. Bercé par la sensation de vitesse, Quincey laissa son esprit dériver. Ce soir, ce serait famille uniquement. Peut-être qu'il y aurait éventuellement, l'un des petites amies du moment de son frère et encore, il en doutait. Jeff ne manquait jamais de se faire épingler par son cher petit frère. Comme il n'était plus question que Quin s'occupe de consoler les conquêtes délaissées, il les enfonçait avec un malin plaisir. Dames du monde ou pas, leur naïveté ne les menait à rien. A priori la liste des invités était courte. Cependant les imprévus n'étaient pas impossibles, loin de là. Ses sourcils se haussèrent alors que le retour à la réalité s'opérait. En voilà un qui ne perdait pas le nord. Passant une main dans ses cheveux, la blond tourna la tête. Son corps glissa dans son siège. Allait-il lui offrir quelque chose ? Il en déciderait en temps et en heure. Pour le moment, le rouquin faisait mieux de se concentrer sur la route.

    Un rire s'échappa à la vue du sourire. Le blond savait parfaitement ce que la carotte voulait. Toutefois à penser trop, il risquait de faire des bêtises. Sa main se leva et vint mettre une légère tape sur la joue de Daisuke. Réveille-toi. Arrête de dire n'importe quoi. C'est fou qu'en tant qu'officier du NSS, il ne se contentait pas de la satisfaction du travail accompli, non ? Toute une éducation à refaire, quoique à son âge, c'était foutu. Pour le moment, il n'avait juste pas envie d'entendre les fantasmes de son compagnon. Car il se doutait que le cadeau serait forcément un jeu interdit aux enfants. Son côté trop entreprenant leur avait causé bien des soucis lorsqu'ils faisaient leur année au Basha. Au départ, Dai s'était contenté de mémoriser son numéro de chambre. Par la suite, il avait réussi à échanger sa place avec celle de son coturne. C'était là que les soucis avaient réellement démarré. Ses paupières se baissèrent. Ils aviseraient quand ils rentreraient. Un sourire satisfait naquit sur ses lèvres. Le rouquin pouvait caresser ses cheveux qu'il le désirait. Son corps se détendait au fur et à mesure. Simplement si Quin donnait l'impression d'être détendu au point de s'endormir, il n'en était rien. Une princesse, c'est sournois. Ça vous faisait croire quelque chose alors que non.

    Je sais...

    C'était bien pour ça qu'il les mettait. Ce n'était pas seulement une question de flemme ou un manque d'envie de piocher dans sa garde de robe. Sexy, informe, stupide, il entendait de tout à ce sujet mais la véritable raison se trouvait être le besoin d'avoir l'odeur de Dai sur lui. Comme si ses vêtements se révélaient être une seconde peau. En s'enveloppant, il avait le sentiment qu'il était avec lui, qu'il le protégeait. Fondamentalement, Quincey ne s'en vantait pas. Trop féminin comme comportement. Fausse excuse. Sa fragilité devait rester secrète, masquer. Le blond n'aimait pas se montrer vulnérable face aux autres. En attendant, les avances étaient repoussées avec nonchalance. Ce n'était pas la peine que le rouquin s'évertue à tenter toutes les attaques possibles, rien ne bousculerait leur programme. Ses paupières se soulevèrent aux paroles. Avait-il conscience qu'il se ferait du mal à continuer sur cette lancée ? Pas la peine de se faire du mal pour rien.

    J'aurai dit que nous avions de la chance de vivre aussi loin d'eux.

    Dans la tête de Quin, sa mère débarquait chez eux sans prévenir pour voir Shou. Son père le harcelait de questions et de rendez-vous réguliers. Jeffrey déjeunait avec lui tout en entaillant la réputation de Daisuke. La distance et les emplois du temps chargés étaient parfaits. Grâce à ça, ils disposaient de davantage à eux. Si davantage était un terme correct. Entre leur travail et la vie de famille, la vie de couple était passée au second plan. Alors chaque moment était bon à prendre. Sans compter que les élans passionnés de son rouquin avaient un charme inégalable. Un grognement s'échappa pendant le massage. Hm encore. Un oeil s'ouvrit. Relever la suggestion de Dai n'en valait pas la peine. Saleté de rouquin. Son arme située sous la ceinture ne prenait jamais de repos. Même s'il avait l'habitude, ça lassait le blond lorsque ça s'éternisait. Heureusement, la carotte changea rapidement de sujet. Cette fois-ci, Quin se redressa d'un coup. Shou ne pas aller à l'école ? Ne pas sortir de Flinzam ?

    Dai, tu ne penses pas que tu te soucies trop ? Je veux dire, on ne risque pas grand chose...

    Toutefois le blond n'allait pas contrarier l'officier. Il savait de quoi il parlait cependant le blond ne pouvait s'empêcher de trouver ça démesuré. Quand bien même, ça dégénérait, ils pouvaient très bien ne pas être pris pour cible. Qui plus est, les opérations de la reine intéressaient surtout les journalistes ainsi que les femmes qui la considéraient comme un modèle. Levant une main, il prit celle qui courait dans sa nuque. Il la serra dans la sienne, ses doigts s'entrelacèrent aux siens alors que ses yeux bleus le fixaient avec tendresse. Il ne ferait rien qui puisse inquiéter son compagnon. Mais lui, il avait cours alors comment allaient-ils s'arranger pour Shou ? Fred travaillait aussi et ça compliquait la situation. Est-ce qu'une absence pourrait passer à l'Himmel ? Même si Shou, du haut de ses 10 ans, possédait une maturité remarquable, ça ne suffisait pas à rassurer le blond. Ce soir, il n'aurait pas d'autres choix que d'être bien avec ses parents. Son père acceptait tout de même junior, estimant que c'était un petit curieux et intéressant. Avec un peu de chance, deux nounous se trouvaient à leur disposition. Ses dents mordillèrent ses lèvres. Ça s'annonçait compliqué. Demander une faveur à Dragonwort père se voulait un signe de faiblesse cependant Quin savait qu'il ne tiendrait pas au travail avec l'angoisse au corps.

    Je sais que ça va être difficile mais essaie d'être bien avec papa ce soir, ok ? Je demanderais à mes parents s'ils peuvent garder Shou jeudi...

    Pas besoin d'être bien avec Jeff. De toute façon, il ne supportait pas les enfants. Les adolescents, ok mais tout individu de moins de 15 ans ne suscitait que du désintérêt chez lui. Trop innocent, trop turbulent. Il savait qu'il faudrait beaucoup de courage au rouquin pour être en bon terme avec son père, enfin essayer d'être en bon terme avec lui. Peut-être que cette fois, il arriverait à le voir comme son compagnon et pas un ami avec des avantages. Son fils ne pouvait pas aimer les hommes, c'était juste une erreur. Il essayait toujours d'y croire mais la réalité ne suivait pas ses désirs. Quand Quincey lui avait annoncé clairement ses sentiments pour l'officier, son père avait frôlé la crise cardiaque. Toutefois la guerre froide n'existait plus entre eux et il tolérait la présence de Daisuke à une condition, pas d'effusion sentimentale. Main dans la main, niet. Les baisers encore moins. Le blond rusait pour obtenir quelques marques d'affection en toute discrétion. Ils approchaient de la maison. En gros, s'il voulait embêter Dai, c'était maintenant ou jamais. Se penchant, le blond mordilla l'oreille la plus proche avant de déposer un baiser dans le cou. Son nez se frotta conte la peau. Délicieuse odeur. Elle le rendait fou. Il le savait, non ? Un dernier baiser et son corps se redressa.

    L'abstinence est pour bientôt...

    Mais il y avait tout de même une justice. Jeffrey n'était pas plus autorisé à embrasser ses petites amies devant leurs parents. Ce qui posait des problèmes à son frère, trop tactile. Ses mains étaient animées d'intention peu louable. Si seulement, il n'y avait qu'elles... On pouvait dire de même pour ses belles paroles.
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Daisuke Akihiko
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Jeu 4 Mar - 0:24

    Est-ce qu’il était trop centré sur ses besoins physiques ? Probablement, certainement même mais ça Quincey le savait très bien après tout. Daisuke avait toujours été comme ça, trop impulsif et à l’écoute de ses besoins physiques avant ceux psychologique. Est-ce que ça expliquait sa relation avec un homme ? Sa mère disait que oui, lui non. Après tout, son blondie n’avait rien d’une brute épaisse ou d’un neko niait. C’était même plutôt le contraire en fait. C’est d’ailleurs sûrement pour cette raison que leur relation semblait si étrange pour leurs deux familles. Pourquoi est-ce que Quincey s’embarrassait d’un idiot hein ? Peut-être parce que bien que le grand roux soit assez simplet, il n’en était pas complètement un ? Avec les années il apprenait, la présence de son blondie le centrait davantage et il avait même apprit à devenir un père acceptable. Ce n’était pas rien tout de même ! Souriant alors que Quincey disait tout haut ce que lui pensait tout bas en ce moment, il accéléra encore un peu. Lorsqu’ils parlaient de famille, Daisuke n’aimait pas trop s’avancer. Il savait fort bien que la famille de son amoureux ne l’acceptait pas entièrement et ne le ferait peut-être même jamais. Si au début la situation l’avait amusé, c’est qu’il n’avait jamais aimé se prendre la tête avec des futilités du genre, mais au fil des années elle c’était transformé en un problème. Et à chacune des années qu'il passait aux côtés de Quincey, le poids augmentait sur ses épaules mais il ne comptait pas courber l’échine, ça jamais ! Il ne donnerait pas raison au père de Quin en reprenant sa place en tant que simple ami et encore moins à Jeffrey, en s’avouant vaincu. Non, bien que le poids lui paraisse parfois difficile à porter, comme lorsqu’ils devaient assistés à ses petites soirées et qu’ont se faisaient un malin plaisir à l’exclure, son affection pour le blond dépassait tout. La haine, les difficultés, l’incompréhension, rien ne viendrait à bout de lui et c’est dans cet esprit qu’il se concentrait sur son besoin essentiel; Quincey sur ou sous lui.

    Je ne l’aurais pas mieux formulé. ~

    Ne faisaient-ils pas un couple parfait ? Lui il était certain que oui et sa main massa un peu plus tendrement la nuque. Bon, ils avaient enfin rejoint Lutia et il avait fait son annonce. Ça ne l’amusait pas de faire rater l’école de cette façon, et pour cette raison, à Shou mais il considérait que la protection de son fils était plus importante. Celle de Quincey aussi d’ailleurs. Est-ce qu’il était un peu trop protecteur ? Avec les années, oui mais il assumait pleinement ce côté de sa personnalité. Tant pis si ça agaçait les autres, Quin vivait plutôt bien la chose lui, non ? Le couvant d’un regard plus tendre, il esquissa un petit sourire sous la réponse de celui-ci. Oui, il se souciait beaucoup, plus qu’il ne le croyait même mais même si c’était bête ou exagéré, il garderait sa position. Se concentrant sur la route alors qu’il approchait d’Arkmeen, quittant la passerelle, il sentit la main du blond attraper la sienne et soupira doucement. Et voilà encore une fois il songeait à leur relation, à la quasi-perfection que lui y voyait. Un simple touché suffisait à le calmer et ce regard, le brun de ses yeux rencontra une seconde le bleu des siens, déjà il sentait ses muscles se relâcher. C’était démesuré que d’exiger que son fils ne soit pas à Arkmeen ce jeudi mais Quincey trouverait un bon moyen de répondre à ce caprice. Il le trouvait toujours, non ? Resserrant sa prise sur sa main, le remerciant muettement de sa compréhension, il fit glisser la voiture en direction de Dillen Town. Ils approchaient de leur destin fatidique, les Dragonwort, mais le pire était à venir. Parce que si le rouquin se doutait qu’en ce moment les pensées du blond se concentraient sur un moyen de répondre au besoin de sa carotte, Daisuke était loin de se douter que celles-ci était liées à la famille maudite en question.

    Voilà, ils étaient enfin dans le quartier et alors qu’ils s’arrêtaient devant l’hôpital à un feu, une jeune femme brune passant en coup de vent devant leur voiture, suivit de près par un blond, Daisuke écarquilla les yeux. Est-ce qu’il avait bien comprit ? Quincey comptait laisser Shou chez ses parents jeudi ? Tournant aussitôt les yeux en direction de son compagnon de vie, le rouquin le fixa un instant. Il y avait un mélange de crainte et de supplication dans ce regard là, il allait devoir lécher les bottes de papa D ? Arf, il détestait devoir en venir à ça. Pourquoi ? Parce que de un; papa D était un homme têtu, son fils ne retenait pas de n’importe qui tout de même, et que celui-ci c’était mis en tête dès le début de leur relation à tous les deux, que Dai n’était qu’un ami. Donc, papa ne voulait pas accepter leur relation et ça, c’était agaçant à un point inimaginable. Daisuke manquait de grogner à chaque fois que l’homme, bien qu’il le fasse dans le plus grand respect, le présentait à des confrères ou amis sous le pseudonyme du ‘grand ami de Quincey’. De deux, bien que le père du blond soit sympathique, son manque d’ouverture l’empêchait de jouer au papie avec Shou. Attention, Dai ne lui demandait pas de devenir un grand-père gâteau, pas même un grand-père en fait, sauf que comme la mère de Quincey jouait à la mamie, ça devenait presque gênant à voir. Il savait que son fils ne savait d’ailleurs pas toujours quelle position il devait tenir et que donc, n’était jamais complètement à l’aise lorsqu’il se trouvait avec le vieil homme, qui ne l’aurait pas été d’ailleurs. Soupirant, le roux serra le volant d’une main. Est-ce qu’il avait une alternative à la situation ? Sûrement pas.

    Je sais que c’est un caprice de ma part mais de là à mêler ton père à ça… Tch ! D’accord, je ferais de mon mieux.

    En fait, ce n’était pas qu’il était inquiet, il savait fort bien que son fils serait en sécurité avec les parents Dragonwort mais chercher les faveurs du père de Quincey supposait, non exigerait de lui une attitude exemplaire. Donc, si déjà il n’avait pas le droit de démontrer son affection pour le blond physiquement, papa digérant plutôt mal leur ‘proximité’ depuis qu’il les avait surprit dans une chambre en plein milieu d’une petite fête, ce soir serait une véritable torture. Normalement Dai se contentait de quelques effleurements par ci par là, le revers de sa main contre sa jambe, replacer une mèche de cheveux dans son dos, de petites attentions qui pouvaient sembler désintéresser pour peu que son instigateur joue bien son rôle. Hors, ce soir il allait devoir se passer de ce ‘minimum’. Soupirant bruyamment alors qu’il remettait le véhicule en mouvement, il se concentra de nouveau sur la route. Faire plaisir à papa D, la soirée s’annonçait géniale ! Vraiment, wow, ils allaient bien s’amuser. Grommelant tout seul, maudissant probablement l’Impératrice de choisir un jour pareille pour se refaire le nez, il ne se tut que lorsqu’il sentit des dents sur le lobe de son oreille. Là, ce fut un autre grognement qui lui échappa alors qu’il tournait les yeux en direction de Quin. Vile princesse, elle faisait exprès de choisir ce moment précis pour ça. Ils entraient dans Via Gloria, il était trop tard pour rebrousser chemin, même s’il aurait été tué par Quincey en tentant un sauvetage, leur sauvetage. La maison apparaitrait dans quelques instants et il grogna entre ses dents quelques mots.

    Je suis maudit.

    Quelque part, il devait avoir raison tout de même ! Le baiser le calma un peu cela dit et il soupira à nouveau alors qu’il prenait doucement un virage, se retrouvant maintenant sur la rue des Dragonwort. La vitesse du véhicule fut alors diminuée, ils avaient encore un peu de temps et le nez qui se frottait contre son cou lui donnait des envies bien peu louable. L’abstinence. Un mot terrible, le cauchemar de Daisuke Akihiko. Il grogna à nouveau et cette fois, arrêta le véhicule pour le garer près de l’entrée de sa belle famille. Pas question qu’il glisse sa voiture, bien qu’elle soit d’une apparence plus qu’appréciable hein, dans le stationnement des Dragonwort. Pas tout de suite, ils avaient encore un petit cinq minutes non ? Sa tête tourna aussitôt vers Quin et relâchant le volant, son autre main glissa tendrement sur la gorge de son amoureux. Son visage rejoignit le sien tout aussi rapidement et ses lèvres capturèrent les siennes. Un long baiser puis un autre plus fougueux, contenant toute l’envie qu’il avait réussit à accumulé depuis leur petite heure de plaisir sous la douche, lui fut imposé. Encore, il redemandait et ouvrant la bouche, il lui mordit tendrement la lèvre du bas, ses yeux se plantant dans les siens alors que sa main moulait son torse pour glisser jusque sur son ventre.

    Je fais le plein, tu es bien trop cruel.

    Esquissant un petit sourire, sa langue prit le relais en glissant contre celle du blond. Refermant les yeux, son corps s’approcha encore du sien alors que le baiser s’éternisait et que sa main glissait dangereusement bas. En fait, là elle tentait discrètement d’ouvrir le vêtement mais aussitôt découverte, aussitôt retirée, elle remonta contre la gorge de Quincey. Le baiser se termina alors et Dai se recula en soupirant, se léchant la lèvre du haut. Ça ne suffirait pas mais il ferait avec. Lançant un dernier regard brûlant à son amant, parce que ce serait probablement le dernier qu’il pourrait se permettre de lui offrir d’ici la fin de la soirée, il regagna son siège et fit avancer la voiture jusque dans la dite entrée. Rejoignant le lot des voitures, il coupa enfin le moteur en retirant sa carte et la rangea dans l’intérieur de son blazer. Inspirant un bon coup, il lança un dernier coup d'Oeil à Quincey avant de n’ouvrir sa portière.

    Je serre les dents et je souris, je sais.

    C’était un rappel en fait et se redressant, il attacha le premier bouton de son blazer pour glisser sa main libre dans la poche droite de son pantalon. Il n’avait aucune envie d’être là mais il n’avait pas le choix, Quin non plus tien et il le rejoignit sans mal, ne se permettant pas de lui ouvrir la portière. Papa ce serait vexé en l'apercevant, parce qu'il se trouvait peut-être derrière l'une de ses fenêtres. Marchant calmement avec son amoureux, il fit de son mieux pour ne pas le regarder plus que mesure et se planta enfin devant la porte du domicile. Elle allait surement s’ouvrir d’une seconde à l’autre devant le sourire ébahis de Maman D. Parce que si papa faisait preuve de retenu dans ses démonstrations d’affection, la mère de Quincey ne lésinait pas. Elle aimait son fils et ne s’en cachait pas. En fait, Daisuke l’aimait bien la dite maman et pas seulement parce qu’elle était le seul membre de la famille prête à l’accepter. Bien qu’elle soit une femme assez superficielle, elle avait quelque chose d’attachant, une insouciance adorable en quelque sorte et puis elle s’entendait à merveille avec Shou. Il faut dire qu’elle avait littéralement adopté le fils de Dai quand elle avait apprit son existence. Depuis, elle aimait jouer les mamies gâteaux et s’amusait à le trimballer partout, il ne devait pas exister une seule femme de la Lux, ne connaissant pas au moins l’existence de son cher petit fils. Son comportement faisait donc chaud au cœur du dit géniteur, bien qu’il ne soit pas enclin à l’avouer. Aussi, lorsque c’était elle qui venait les saluer, il se montrait toujours plus courtois. Rien à voir avec l’accueil qu’il réservait à cet enfoiré de Jeffrey dans tous les cas. Comment une femme aussi adorable avait pu mettre au monde un être aussi immonde ? Daisuke se le demandait encore, un jour il devrait peut-être fouiller les registres. Jeff avait du être adopté, c’était la seule option.
    Ça y est, il serrait déjà la mâchoire.
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Ven 12 Mar - 17:31


    Pensivement, ses yeux suivirent le couple qui courait devant eux. Encore deux qui venaient de se disputer, à ne pas en douter. Les querelles de couple étaient redoutables. Seulement, bien plus que regarder autour d'eux, le blond guettait du coin de l'oeil, la réaction de son compagnon. Cette dernière ne manqua pas. Daisuke paraissait aussi horrifié que s'il avait vu un revenant. Son père avait toujours des réactions inattendues sur le rouquin. Bien sur, il comprenait parfaitement sa réticence. Dragonwort père ne l'avait pas accepté et ce n'était pas prévu au programme avant un moment. Quin avait décidé de ne pas lui forcer la main. Gaspiller son énergie dans une telle cause ne servait à rien. Car elle était perdue d'avance. Le blond ne se souciait plus de ça. Tant pis si ça contrariait son paternel. Déjà, il présentait Dai comme un grand ami et si ça déplaisait au rouquin, ça lui convenait pour sa part. Au moins ce n'était pas une vague connaissance. Son père en aurait été capable. Enfin les problèmes avaient commencé depuis qu'il avait affirmé ne jamais poursuivre d'études de droit. A partir de ce moment-là, rien n'avait été correct dans sa vie aux yeux de son père. Un Dragonwort qui refusait de se tourner vers le droit, le pouvoir, ça tenait de l'hérésie ! Peut-être même que ce Akihiko-là y était pour quelque chose. Si son petit dernier avait fréquenté l'autre, il n'aurait sûrement pas changer de voie. Mais le blond avait fait ce choix et assumait pleinement. Doucement, Quincey tourna son visage vers l'homme, lui adressant un sourire doux. Allons ce n'était pas si terrible. Il se débrouillerait merveilleusement bien face à son père. Son corps se pencha et il déposa un fugace baiser sur la joue du chauffeur. De toute façon, il venait de dire qu'il ferait de son mieux, alors tout était réglé. Mais si Daisuke insistait tellement, il allait trouver une autre solution.

    Ils approchaient et Quin eut envie de jouer un peu. Pas très gentil vu qu'ils ne pourraient pas en profiter pleinement mais bon, un petit bout de carotte pour se donner du courage avant la bataille. Au grognement, il jubila intérieurement. Dai appréciait non ? En entrant dans la rue de ses parents, le blond se redressa se faisant plus sage. Maudit ? Allons, il exagérait toujours un peu. Mais son rouquin se calmait et un sourire tendre se pointa. Qu'il était adorable quand il tirait la gueule. Ce petit air buté, ça avait un charme indéniable. Son traitement cessa et ses yeux bleus fixèrent le rouquin avec intensité. Le véhicule s'immobilisa devant l'entrée de la résidence. Soupir soupir. Les voilà aux portes de l'Enfer. Le mot n'était pas trop fort pour qualifier l'ambiance dans laquelle ils allaient se plonger. Mais avant, il avait droit à un petit bout de Paradis. Un frisson le secoua sous la caresse. Etait-ce une attaque dont lui seul avait le secret ? Ce n'était pas raisonnable, surtout p as à un tel moment. Battant en retraite au baiser, Quin se contenta d'y répondre amoureusement. Mais l'innocence d'un baiser n'allait pas faire passer inaperçu le parcours bien moins décent des doigts. Faire le plein ? Cruel ? Etait-ce de sa faute ? N'avait-il pas honte de l'accuser puis de l'attaquer ? Daisuke le paierait lorsqu'ils rentreront. En attendant, pas de reproches. Jusqu'à ce qu'il comprenne ce que sa main essayait de faire. Ses sourcils se froncèrent. Ses yeux bleu lui lancèrent un coup d'oeil réprobateur. Retire ta main immédiatement. Le message était clair. Très clair. Et Quin détestait répéter par dessous tout. Finalement, la main se retira et la voiture fut garée. Le blond lança un regard aux autres voitures. Celle de son père. Celle de Jeffrey. Pas de Hiro, ni de Mark comme invité supplémentaire. Mais ça aurait pu. Hiroyuki était un très bon ami de Jeff. Quant à Mark, en tant qu'ami d'enfance, il était invité régulièrement à la maison. Enfin d'être certain que le jumeau diabolique de sa carotte n'était pas là, le rassurait. Jeffrey lui donnait suffisamment de boulot.

    Ne serre pas trop les dents... Pense à ta mâchoire...

    Une intonation tendre qui n'aurait pas été tolérée dans la maison. Et puis quand Dai finissait par trop serrer, il avait mal. Ouvrant la portière, il se glissa dehors, la refermant immédiatement derrière lui. Son père n'était pas du genre à épier derrière les fenêtres et le blond se permit de tendre timidement la main pour chercher celle de Dai, ses doigts s'entrelaçant aux siens. Il savait que sa mère viendrait leur ouvrir. C'était son genre, pas celui de son père. Son corps se rapprocha du sien faisant disparaître sa main derrière son dos. Arrivé à la porte, avant même qu'il sonne, cette dernière s'ouvrit. Devant eux, un grand blond se dressait. Cheveux coupés courts. Des yeux d'un bleu plus sombre que ceux de Quin. Une mâchoire carrée que bon nombre de ses conquêtes virile. Jeffrey Dragonwort. 30 ans. Avocat de son état et découpeur de carotte par plaisir. Les rondelles, c'était son truc. Sa passion. Et ce soir, cette dernière allait parfaitement s'exprimer. Le sourire moqueur se pointa et ses yeux fixèrent Daisuke avec un message très clair. Ce soir, il allait souffrir.

    Oh mais qui voilà ! Nous vous attendions, allez Dai, ne fais pas tout de suite la gueule...

    Qu'il attende encore un peu. Il n'avait même pas commencé. Quin roula des yeux alors que Jeff tendait la main au rouquin. Le salut aurait pu passer comme amical, si Jeff n'avait pas été Jeff. Tirant sur la main de Dai, le plus jeune des Dragonwort entraîna son petit ami à l'intérieur. Sa mère ne tarda pas à leur sauter dessus. Toute pimpante. Daisuke et Quincey venaient si rarement à la maison. Dieu qu'elle trouvait ça dommage ! Opinion peu partagée. Quin se contenta de rire doucement, embrassant la femme au passage. A 55 ans, elle prenait soin d'elle voulant garder un air jeune pour faire honneur à ses fils. Déposant des baisers sur les joues de son petit dernier, elle souffla combien elle était contente de le voir. Rapidement, ses paroles se portèrent sur Shou. Comment allait-il ? Et l'école ? Tout se passait bien ? Un faible rire. Elle était impossible. Shou aurait été un véritable Dragonwort, qu'elle n'aurait pas réagi différemment. Ce qui poussa d'ailleurs le blond à demander discrètement à sa mère si son jeudi était disponible. Dai préférait que le petit et lui ne quittent pas Flinzam mais il ne pouvait pas prendre sa journée. Alors si elle ou son père pouvaient faire quelque chose. Pendant ce temps, Jeff avait pris d'assaut Dai, laissant les arrangements se faire.

    Alors le boulot, comment ça va ? Tu n'es pas encore fait tirer dessus ? Son sourire s'étira. On en parlait avec ton frère récemment. Tu as quand même beaucoup de chance. Finalement le terme d'imbécile heureux te va bien, hm ?!

    Qu'est-ce qu'il était généreux, il complimentait même son beau-frère ! Ahlala, il était vraiment dans un bon jour. Il se souciait même de son état de santé. Oui, il était merveilleux sans aucun doute ! D'un coup, une petite douleur se fit sentir dans son bras le ramenant à la réalité. Ne changeant rien au fait, qu'il était positivement. Merveilleux. Quin le pinçait, l'air furieux. Si on ne pouvait même plus embêter son beau-frère, on allait se fracasser dans une météorite ! L'aîné se contenta de se taire, histoire de ne pas aggraver son cas. Si enfoncer Daisuke l'amusait, l'être par son petit frère lui plaisait moins. Il était un incompris. Voilà tout. Le bras relâché, Quincey s'approcha du rouquin en souriant.

    Maman va garder Shou, jeudi... Plus besoin de s'aplatir totalement devant le patriarche. Détends-toi, mon coeur, ok ?

    Et il lui vola un petit baiser alors que son frère toussotait. Si papa tombait sur ce petit moment d'affection, il ne donnait pas cher de la peau de Quin. Heureusement, maintenant qu'il était majeur, il n'avait plus grand chose à craindre, même si papa avait le bras long. Un autre toussotement se fit entendre et cette fois, ce n'était pas Jeff. Une voix s'éleva et les blonds se retournèrent immédiatement. Papa en pleine forme toisait ses fistons. Des yeux bleu acier dont ils avaient hérité, les transperçait. Il avait beau être plus gentil en apparence avec l'aîné, sa conduite l'outrait profondément. Son propre fils qui courait les femmes mariées et l'autre avec un homme. Mais toutefois, même si ça le gênait, il préférait encore la situation de Quin. Au moins, il ne faisait de mal à personne. Et puis le fils de Dai occupait sa femme. Avec Jeff, il craignait les rumeurs. Enfin du moment qu'il ne mettait pas les mains sur une femme de politicien, ça pouvait aller. Papa D s'approcha de Dai pour le saluer.

    Comment allez-vous Daisuke ? Tout se passe bien au NSS ?

    Papa vouvoyait Daisuke et jamais, il n'avait manifesté l'intention de changer. Mais il vouvoyait aussi Mark après tout. Sa femme leur intima gentiment de se rendre dans le salon pour prendre l'apéritif. Les hommes restaient toujours dans le passage ! Dans le salon, Quin prit place sur le canapé et fit discrètement signe à sa carotte de venir près de lui. Quant à Jeff, il prit d'assaut un fauteuil. Le confort avant tout. Dragonwort se trouvait dans son fauteuil en cuir. Le fauteuil que personne n'osait prendre. Leur père avait l'air de bonne humeur. Peut-être qu'il pouvait au moins prendre la main de Dai.

    Daisuke, j'aimerai faire appel à votre position au sein du NSS, j'aurai besoin d'un service...

    La phrase resta en suspens. Jeff et Quin se regardèrent. Avaient-ils bien entendu la même chose ?

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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Dim 14 Mar - 0:45

    Ne pas trop serrer la mâchoire ? En voilà un qui avait de l’humour ! Lançant un petit regard mi agacé, mi tendre à Quincey, le rouquin grogna tout bas. Oui, il savait mais ce serait difficile à faire. Encore davantage si Jeffrey devait apparaitre dans les premières quinze minutes dans le domicile Dragonwort. Parce que si endurer papa D était parfois difficile, c’était une véritable partie de plaisir comparé à se farcir le fils aîné. Serrant la main de Quin dans la sienne, un touché qui ne serait jamais que provisoire, il chercha un peu de courage dans sa chaleur. C’est pour lui qu’il faisait tout ça, tout irait bien, il était plus fort que ça tout de même. Sa mâchoire se détendit alors doucement et il offrit un véritable sourire au blond qui l’accompagnait, comme pour le rassurer. Sauf que ça ne pouvait pas durer, pas quand ils allaient voir la famille de boucle d’or. Jamais. C’était une espèce de malédiction, pas réellement attaché à la maison, parce qu’elle les suivait toujours d’un endroit à l’autre. Dès qu’il entendait le mot ‘famille’ et qu’il savait que Quincey parlait de la sienne, Dai savait qu’elle ferait de nouveau rage. Les films d’épouvante ne savaient réellement pas de quoi ils parlaient, lorsqu’ils jouaient avec le sujet. La réalité était bien pire et comme le karma de la carotte ne valait pas grand-chose, ce fut justement un démon qui leur ouvrit la porte.

    Les gens qui croyaient que ce genre de monstre avait des cornes, des ailes ou étaient affreux, ne savaient pas de quoi ils parlaient. En réalité, les démons avaient la même apparence que le commun des mortels. Ils faisaient tout comme eux d’ailleurs; ils mangeaient, dormaient, baisaient même mais la seule différence était qu’ils étaient des gros connards. Des pourritures qui aimaient faire souffrir les hommes et les femmes. Des êtres ignobles et encore pire même. Et voilà que son exemplaire personnel, parce que c’est ainsi que Daisuke percevait son beau frère, se trouvait en face de lui. Un sourire moqueur scotché au visage, Jeffrey Dragonwort l’attendait visiblement d’un pied ferme. Et voilà ! La mâchoire du rouquin se resserra d’un coup et sans qu’il puisse la contrôler. Il devrait faire avec la douleur, tant pis. Détournant les yeux, n’ayant pas envie de sauter sur le frère de Quincey, parce que ce n’était pas l’envie de lui retirer cette horrible grimace qui lui manquait, il relâcha doucement la main de son compagnon de vie. Ne pas répondre, surtout il devait rester calme, s’il se mettait à jouer des poings ou des mots avec l’ainé des fils, papa D ne serait pas content. Il le savait, parce qu’il avait déjà essayé par le passé. Si le père de Quin refusait toujours d’accepter son existence comme importante aux yeux de son fils cadet, ne pas cogner sur l’ainé s’était avéré une bonne technique pour au moins gagner un minimum de respect de sa part. Pas question de régresser donc et Dai se contenta de sourire avec force, attitude qu’il en tenta pas de cacher alors qu’il suivait son amoureux à l’intérieur. La main de Jeff resta seule en suspens, la carotte se contentant de se laisser trainer par celle du blond, ignorant la main offert de mauvaise grâce.

    C’est plus fort que moi, je suis tellement heureux de te voir Jeffrey.

    Il aurait du l’ignorer et passer son chemin mais voilà, Daisuke ne savait pas y faire. Dans son cas ignorer quelqu’un et son beau frère de surcroit, se révélait être bien trop difficile pour lui. On lui reprochait souvent de parler trop, d’avoir une ‘grande gueule’ et lorsqu’il n’aimait pas les autres, c’était encore pire. À croire que son défaut se multipliait lorsqu’il aurait plutôt du disparaitre. Et voilà, maman D se ruait déjà sur son petit dernier, lui baisant les joues avec amour. Daisuke esquissa enfin un petit sourire et lorsque le regard bienveillant de la femme tomba sur lui, il inclina poliment la tête en soufflant un bonjour des plus respectueux. Il aimait bien maman D. Sauf que ce n’était qu’un moment de répit, ça il le savait et déjà l’avocat du diable l’approchait. Jeff ne ratait jamais une occasion de le taper, mentalement bien entendu parce qu’avec les poings, ils savaient tous les deux qu’il ne serait pas gagnant. Pas de combat clandestin ce soir cela dit, et puis ça datait tout de même de cinq ans cette histoire, une bien triste réalité pour le rouquin. Cogner le grand frère de son chéri aurait sûrement su lui calmer les nerfs mais non, il devrait bien se tenir et devant les railleries habituelles du grand blond, il soupira. Tout ça le lassait, c’était toujours la même histoire, les mêmes saletés qu’il lui sortait. Lui, il n’en avait pas marre ? Rien qu’à voir son air; non et ça n’arriverait probablement jamais. Il avait l’âme d’un sadique et Daisuke se disait parfois que l’ainé des Dragonwort devait pourrir de l’intérieur. En cinq ans, il ne l’avait jamais vu baisser l’intensité de ses attaques, c’était agaçant au plus haut point. Sans parler que le rouquin n’était pas connu pour sa patience.

    Sûrement aussi bien que le mot ‘pourriture’ te sied, mon cher Jeffrey.

    Son sourire n’avait rien d’amical et lorsque Jeffrey fut pincé, Daisuke eut un air de vainqueur. Et voilà, bien fait pour toi sale pourriture. Jubilant intérieurement, il se détendit d’un coup et baissa un regard tendre sur le blond qui l’approchait. Maman D avait accepté la requête et la carotte se détendit encore un peu plus. Ça allait de mieux en mieux finalement ! À peine opinait-il du chef que Quincey lui volait un baiser, ce qui le surprit grandement. Dans le domicile de sa belle-famille, c’était une interdiction non ? Il se contenta pourtant du petit baiser et les lèvres entrouvertes, un petit air perdu au visage, il fixa Quin. Il en aurait redemandé en temps normal mais ce n’était pas le moment et le toussotement de Jeff le lui rappela. Au deuxième coup, il se tourna vers celui-ci avec un air agacé. Il allait la fermé oui ou non ? Mais ce n’était pas son cher beau frère qui faisait du bruit mais bien papa D. Le rouquin figea un instant, toute la tension évacuée au baiser, revint dans sa mâchoire. Crispée, elle n’était plus capable de bouger alors qu’il regardait le maître de la maison approché, toujours aussi grandiose. Il en imposait le papa, beaucoup même et malgré la distance qui existait entres eux, Daisuke le respectait fortement. Quand bien même il n’acceptait pas le choix de vie de son fils cadet ou encore que ce sois le rouquin qu’il ait choisit, ça ne comptait pas réellement. Là il parlait d’un respect tout naturel, parce que ça n’avait absolument rien à voir avec de l’affection, il n’en ressentait aucune pour son beau père.

    Un petit sourire maladroit glissa sur les lèvres de Dai alors que le père Dragonwort l’approchait. Il avait beau se répéter qu’il n’avait rien à craindre de l’homme, il ne pouvait tout simplement pas s’empêcher d’être nerveux en sa présence. Savoir que celui-ci n’approuvait pas leur situation, à lui et Quincey, pouvait encore passer mais c’était de le voir nier les faits et se faire des à croire, qui dérangeait vraiment Daisuke. Le rouquin était peut-être moins intelligent que toute cette gentille famille mais il était de loin le plus honnête de la pièce, non ? Oui, ça il en était convaincu et c’est en se rassurant avec ce fait, qu’il arriva à serrer la main du chef de famille D. Après tout, le père de son amoureux faisait un minimum d’effort en s’intéressant à lui et s’il n’était pas prêt de le considérer comme un membre de la famille, il acceptait sa présence aux réunions et fêtes en tout genre. Bien que le contraire n’aurait pas réellement dérangé l’officier du NSS, enfin à moitié. Parce qu’il aimait tout de même accompagner Quincey, sa famille en moins surtout.

    Bonsoir Monsieur Dragonwort. Je vais très bien, merci de vous en inquiétez et quant au NSS, les choses vont bien, comme à l’habitude. Et vous, comment vous portez-vous ?

    Ce n’était pas tellement par intérêt mais plutôt par respect, tout comme papa D lui avait demandé de ses nouvelles. Au final, il se doutait bien qu’il aurait pu être mourant, que ça n’aurait rien changé à la vie du vieil homme. Peut-être même qu’il en aurait été heureux ? Enfin, pas à ce point, le vieil homme n’était pas du genre mesquin, pas comme son fils ainé mais c’était une façon de parler. Suivant donc les ordres de la dame de la maison, Daisuke en profita pour la complimenter sur sa tenue. S’il se montrait très rigide avec le maître de la maison, il en allait tout autrement de la maîtresse des lieux. La mère de Quincey avait toujours droit à quelques compliments de sa part, parfois même une petite blague, alors qu’il se montrait très droit et très sérieux avec son époux. Quant à Jeff, là il préférait jouer la carte de l’ironique ou du cynisme. Le tout en plus subtil afin de ne pas embêter le paternel et toujours d’une voix plus basse. Ça n’avait rien de mature mais voilà, c’était ça ou laisser Quin se battre pour lui à tout bout de champ, ce qu’il ne trouvait pas très virile de sa part disons le. Il pouvait se défendre et il le faisait. Le jour ou sa belle famille en aurait marre de lui, il le ficherait à la porte et puis voilà, en attendant il faisait de son mieux.

    Une fois dans le salon, la carotte hésita un instant quant au choix de son siège. Il songea un instant à prendre le fauteuil mais Jeffrey le lui subtilisa bien avant qu’il ait réussit à mettre un pied dans la pièce et ses yeux suivirent alors son amoureux. Le petit signe ne lui échappa pas mais il hésita. Il devait se mettre papa dans la poche non ? Est-ce que le père de Quin accepterait qu’il soit assis aussi près de son fils ? Il ne savait pas mais il finit par céder lorsque le vieil homme esquissa un petit sourire. Il fallait en profiter ! Prenant place près de son blondie personnel, il se tourna vers son paternel pour sourire avec le même air crispé sauf que son sourire disparut un instant sous la surprise. Tout le monde pensait la même chose non ? Se tournant vers Quincey, rapidement pour ne pas se montrer grossier envers papa D, il comprit que oui. Reprenant son petit sourire maladroit, Dai fit pivoter son corps un peu plus dans sa direction. En quoi diable pouvait-il l’aider ? Surtout avec sa position au sein du NSS.

    Biensûr Monsieur Dragonwort. Si je peux vous êtres d’une quelconque utilité, ce sera avec le plus grand plaisir. De quoi s’agit-il donc ?

    Il devait bien l’avouer, sa curiosité avait été piqué cette fois. Le père de Quincey était avocat, enfin plus pour très longtemps sûrement, quoi qu’il était assez endurant le monsieur, dans tous les cas Daisuke ne voyait pas trop ce qu’il pouvait faire pour lui grâce à son travail. Bien entendu le NSS avait une banque de donnée mais ce n’était pas le genre de monsieur Dragonwort que de lui demander de l’aide, normalement il s’arrangeait non ? Ce devait être du sérieux donc. Et puis peut-être est-ce que tout ça concernait un de ses collègues ? Aller donc savoir. Mais le rouquin optait pour la banque de donnée. Ce n’était pas très légal comme service cela dit, il le réalisait ? Il préférait pourtant ne pas se faire d’idée et attendait plutôt qu’il l’informe. De là il pourrait donner une réponse clair, oui ou non. Quoi qu’il préférait sincèrement donné son accord, c’était plus sûr avec sa belle-famille.
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Quincey Dragonwort
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Ven 19 Mar - 20:57


    Sa question était tombée et l'attente avait commencé. Terrible moment, n'est-ce pas ? Mais ce qui amusait le plus Dragonwort père, c'était l'étonnement dont les garçons avaient fait preuve. Daisuke, encore, il pouvait comprendre mais ses fils, allons allons ! Ce n'était pas au vieux hibou qu'on apprenait à hululer ! N'était-il donc pas normal qu'il use toutes les cartes possibles pour résoudre ses problèmes ? Les jeunes n'apprenaient donc rien ! Gardant l'effet de surprise, il les jugea longuement chacun leur tour. Quin hésitait à le regarder, sa main gauche glissant sur le canapé pour frôler la cuisse de son compagnon. Jeffrey restait silencieux, l'air grave. Leur père n'était pas du genre à demander facilement de l'aide. Cela devait concerner un sujet important. Doucement, il tourna son visage vers le rouquin. Ça n'arrangeait pas ses affaires. Loin de là. Si la carotte rentrait dans les bonnes grâces de leur père, il serait obligé de se montrer à son égard. Inconcevable. Impossible. Jamais. Ce serait comme approuvé le choix de son petit frère. Ses yeux se plissèrent. Non comment cet idiot pouvait avoir droit à ce privilège. Ses dents se serrèrent à cette pensée. Quin esquissa un faible sourire. Peut-être qu'il pouvait oser ? Lentement, sa main prit la sienne entrelaçant leurs doigts. Dragonwort se contenta d'un faible hochement de tête. Enfin ils étaient entre eux, ça passait encore. Du moments que les effusions de tendresse étaient évitées, il pouvait bien tolérer des mains entrelacées.

    Voyez-vous le sujet est particulièrement délicat... Croisant les bras, il fronça les sourcils un instant. L'un de mes collaborateurs semblerait avoir trafiqué le dossier d'une de ses clientes contre une rémunération en nature, si vous voyez ce que je veux dire. Elle a été accusée de tentative d'homicide à l'encontre de son mari. Sa voix s'arrêta alors qu'il tournait la tête en direction d'une bibliothèque. Seulement depuis quelques jours, son avocat prétend qu'elle aurait été manipulée pour essayer de tuer son époux. J'aimerai que vous jetiez un coup d'oeil à ce dossier et que vous prêtiez attention aux changements de l'enquête. Décroisant les bras pour les poser sur les accoudoirs, monsieur Dragonwort soupira. Etant donné que son mari est encore traumatisé, si elle est réellement derrière cette tentative, vous comprenez que je ne puis laisser mon employé faire comme il veut. Qui plus, il en va de notre réputation. Falsifier des preuves ou maquiller un dossier pour qu'une affaire tourne à notre avantage est inadmissible.

    En somme, Dragonwort père tenait davantage à sa réputation qu'à son employé. En même temps, on ne pouvait pas avoir de pitié pour les incompétents. À manigancer, c'était aussi le cabinet paternel qu'il risquait d'entrainer. Et ça, jamais. Jeffrey hésita un instant. Ce n'était pas une mince affaire et n'était-ce pas risquer de demander à Dai d'agir. D'un côté, l'aîné comprenait la discrétion dont leur père voulait faire preuve. Oui, ça le gênait parce qu'il s'agissait de son beau-frère puisqu'il fallait bien l'appeler ainsi. Seulement, sa grogne ne pouvait pas rivaliser avec le sourire qui se dessinait sur les lèvres de Quincey. Il n'y avait pas plus amoureux comme expression. Daisuke pouvait le faire et même très bien le faire ! Il n'en doutait pas une seule seconde mais le plus jeune ne tenait pas à forcer son compagnon. Papa non plus d'ailleurs. Il apprécierait juste l'aide apportée mais si son gendre enfin le grand ami de son fils se méfiait par peur de quoique ce soit, il le comprendrait très bien. Leur supérieur était connu pour être strict. Dragonwort mère apparut d'un coup dans le salon appelant son mari. Ce dernier se leva en soupirant faiblement. Même s'ils étaient entre de parler affaire, monsieur ne repoussait jamais sa femme. Même s'il avait eu quelques écarts, il l'aimait sincèrement et se pliait souvent à ses volontés. Le chat étant parti, les souris étaient libres et les lèvres de Quin vinrent glisser sur la mâchoire de Dai. Sa main libre se posa sur son menton. Son nez vint se frotter contre le sien alors que Jeffrey maugréait dans son coin. On aurait pu le dire jaloux de leur bonheur mais pourtant ce n'était pas tellement ça le problème. Mais honnêtement est-ce qu'ils ne pouvaient pas avoir un peu de tenue ? Volant baiser sur baiser au rouquin, Quincey avait temporairement oublié son frère. Tendrement, il murmura contre les lèvres de l'officier.

    Papa va peut-être faire des efforts...

    Rien qu'à l'idée que Daisuke devienne dans la bouche de son père, son compagnon, le réjouissait. Si le blond n'a jamais cherché son approbation, son besoin de reconnaissance ne s'était jamais tu. Ses doigts glissèrent dans les mèches de feu quand un petit grognement le ramena à la réalité. Son frère les fixait. Très contrarié. Qu'avait-il fait pour mériter une si mauvaise soirée ? Quin relâcha doucement son rouquin et se glissa dans le canapé avec un petit air content. Au même moment, Dragonwort père réapparaissait suivi d'une courte encolure par sa femme. Dans les mains, elle tenait un plateau sur lequel se trouvaient des verres, une carafe, une bouteille de vodka et des biscuits apéritifs. Ses messieurs Dragonwort allaient se servir. Mais toute sourire, elle se tourna vers Dai lui demandant ce qu'il désirait. L'homme était leur hôte, il était de son devoir de s'occuper de lui. Papa, nullement intéressé, se servait sa rasade d'alcool alors que Jeff approchait son fauteuil prenant le même chemin de boisson que leur père. Quant à Quin, il restait à l'eau jugeant ça plus sage. Pendant qu'il se servait, il lança tranquillement.

    Au fait quand est-ce que Jeffrey nous présente quelqu'un ? On devrait peut-être penser au mariage arrangé, non ?

    Un sujet épineux, ça. Jeffrey manqua de s'étouffer à la remarque de son petit frère. Ses lèvres se pincèrent au moment où son visage se tournait vers son père. Son regard se voulait suppliant. Ne pouvait-on pas le laisser tranquille ? Monsieur Dragonwort soupira. Il n'y avait rien à faire avec son fils aîné. Il ne lui demandait qu'une seule chose. Celle de se protéger s'il couchait avec des femmes mariées. Leurs deux parents étaient résignés en réalité. Cependant tous deux craignaient la même chose : qu'une femme sonne à leur porte disant que Jeff était le père de son enfant. Alors que les enfants Dragonwort s'observaient silencieusement, leur mère rit doucement puis se leva pour prendre place sur un confortable pouf.

    Tu sais Quin... Ce n'est pas nécessaire, je préfère avoir plus de temps pour Shou pour le moment !

    Maman affichait un sourire radieux. Elle adorait Shou et toutes ses amies le savaient. Si bien qu'aucune ne se permettait de commenter le fait que l'enfant n'était pas le fils de Quin. Ce fut comme une gifle pour l'aîné. Sa propre mère préférait s'occuper du fils de l'autre idiot plutôt que de vouloir un autre petit-enfant. Un vrai Dragonwort. Piquant le nez dans son verre, il le finit d'une traite avant de le reposer sur le plateau. Sa langue passa sur ses lèvres et il se cala dans son fauteuil. Il allait dire une vacherie. Il le fallait, c'était juste plus fort que lui. Entre ses dents, pour éviter tout reproche maternel, l'homme marmonna quelques mots.

    Heureusement qu'il a pas pris de son père en tout cas, hein...

    D'ailleurs, était-ce réellement le fils de Daisuke ? Parce que lui, pendant un moment, il en avait sérieusement douté. Le petit avait du tout prendre de sa mère, c'était la seule explication. Au marmonnement, Quin eut un coup d'oeil furieux. Il ne savait pas ce que son frère avait dit mais il se doutait que c'était inamical. Ne pouvait-il pas arrêter pendant quelques heures ? Le temps d'une soirée ? Lançant un coup d'oeil suppliant à sa mère, il vit cette dernière secouer lascivement la tête. Elle ne pouvait rien faire pour que son premier fils se montre plus tolérant. Ce dernier ne voyait que par Hiroyuki, qu'il considérait comme une personne ayant réussi. Maman tapa doucement sur la jambe de Daisuke comme pour lui dire de faire preuve de courage. Ça ne l'enchantait guère que son gendre subisse ce genre de comportement mais elle ne pouvait pas ne pas inviter Jeffrey. Même si ce dernier était une peste ambulante. En comparaison, le plus jeune avait très bien vieilli. Quin tourna la tête et souffla à l'oreille de sa Carotte.

    On a échappé au pire.. Tu imagines, si Hiro était passé ?

    Le double démoniaque de son compagnon avait rien à envier à son frère. À croire qu'ils étaient nés pour faire suer.


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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Mar 27 Avr - 8:35

    L’attente avait été pénible et Daisuke sentait les muscles de sa mâchoire se contracter. Pourvu que ce soir toute cette tension s’envole, sinon il était bon pour une dose d’analgésique le lendemain et franchement, il préférait éviter. Le NSS sous analgésique, c’était une bien mauvaise idée. Ça le ramollissait à quelque part et avec raison. Enfin, papa D en eut assez de les faire patienter et visiblement satisfait de son petit effet de surprise, il s’expliqua, au plus grand soulagement du rouquin. C’était donc une histoire de dossier maquillé, en échange de nature en plus. Les avocats étaient si malheureux que ça ? Enfin bref, Daisuke écouta attentivement son beau père lui expliquer la situation. Le dossier avait l’air assez compliqué, la femme lui faisait presque peur. Elle avait tentée de tuer son époux et s’en sortait presque pour avoir offert son corps à un autre. Très sordide mine de rien. Acquiesçant doucement, il se passa sa main libre sur la nuque, réfléchissant sérieusement à sa requête. Ça n’avait rien de compliqué en réalité, pas de son point de vue du moins. Il n’aurait qu’à faire son job; interroger la femme, l’homme aussi, puis retrouver leurs dépositions, parce qu’il devait bien en avoir dans le fichier du NSS. Rien de bien sorcier en soi et donc, qu’il ne pourrait pas bâcler. Après, bien entendu il en entendrait parler si on découvrait qu’il avait ouvert une enquête pour son beau père mais c’était loin de l’inquiéter. Son dossier n’était pas sans tache et normalement, on lui pardonnait sa bêtise toute naturelle sans plus s’inquiéter. Il était bête mais il faisait correctement son job, si jamais on le surprenait, il pourrait toujours trouver une excuse. C’était là qu’être l’idiot de service se montrait utile.

    Hm, je vois ...

    Bien sur, il aurait été plus correct d’accepter immédiatement l’offre, plus facile aussi mais Daisuke préféra jouer la carte de l’indécision. Faisant mine d’y réfléchir, il serra gentiment la main de Quincey dans la sienne, profitant de leur proximité et de la chaleur de ses doigts entrelacés aux siens. Il en était capable et il ne voyait que des avantages à rendre ce service sauf que lui aussi, comptaient profiter de son petit moment de gloire. Tant qu’il n’acceptait pas, il arrivait à se considérer comme puissant. Baissant les yeux au sol, les yeux légèrement plissé, il ne fut déconcentré que lorsque l a mère de famille appela son époux, qui la rejoignit sans plus attendre. Dès que le chef de famille disparut de la pièce, Quincey l’attaqua en bonne et du forme. Ses lèvres glissèrent contre sa mâchoire et un petit sourire conquis s’empara des lèvres de Daisuke. Bientôt son visage se tournait vers le sien, ignorant avec plaisir l’ainé Dragonwort. Les baisers se mirent à pleuvoir sur ses lèvres et il les accueillit tous avec plaisir, y répondant avec ferveur. Les paroles de son amant le firent sourire encore un peu plus, alors c’était ce que lui, espérait ? Incapable de résister à la beauté blonde qui le chérissait tant, il lui vola un autre baiser. Il aurait accepté n’importe quoi pour ce sourire, pour ce timbre de voix. Même de partager un lit avec Jeffrey.

    Un raclement de gorge les dérangea alors, les faisant émerger de leur bulle de bonheur et Daisuke jeta un coup d’œil presque agacé à son beau frère. D’accord, finalement il aurait été incapable de partager quoi que ce soit avec cet idiot. Normalement il aurait grogné mais pour une fois, il se contenta de sourire lentement. Il était en position de pouvoir ce soir, Jeffrey n’avait qu’à bien se tenir. Quincey regagna donc sa position correcte et Daisuke en fit de même, inspirant lentement alors que papa D revenait à la charge, suivit de près par sa charmante épouse. Dès que la femme fut près de lui, elle lui proposa à boire et laissant Quincey profiter de l’eau, il accepta volontiers un verre de vodka. Un seul, histoire d’accompagner le chef de famille mais après, il comptait bien suivre l’exemple de son compagnon de vie.

    Bien décidé à ne pas se montrer aussi cruel que le père Dragonwort, Daisuke se promit de donner sa réponse dans les plus brefs délais sauf que voilà, lors des petites soirées familiales il n’était pas rare que le sujet change à tout bout de champ. Aussi étaient-ils donc tous passé à son moment favoris; taper sur Jeffrey. Quin lança les offensives, comme la plupart du temps et comme toujours, papa D se contenta de soupirer, n’étant pas d’un très grand secours pour ni l’un ou l’autre de ses fils. Le rouquin s’amusait déjà et il eut bien du mal à s’empêcher de sourire avec un amusement des plus complets. Les déboires amoureux de son beau frère le passionnaient. Il était en quelque sorte un boulet de ce plan là. Préférant jouer, il n’était pas prêt d’offrir un héritier à la famille et comme toujours, c’est sa mère qui venait maladroitement à sa rescousse, l’enfonçant plus qu’elle ne le sauvait de la noyade. L’agent du NSS se retint de justesse de rire, se moquer ne faisait jamais bonne impression auprès de papa D. Néanmoins, les paroles de la femme lui firent plaisir et le rouquin se tourna vers celle-ci pour sourire gentiment.

    C’est très gentil à vous d’ailleurs .

    Après tout, son fils adorait tout autant maman D, que celle-ci pouvait l’adorer. Ils se rendaient une affection mutuelle et sincère, il n’y avait donc pas de mal à ce que lui, en bon père de famille -parce que ça lui arrive de temps à autre-, remercie sa belle mère pour son comportement envers sa progéniture. Bien entendu, ça ne pouvait pas durer et ce cher Jeff fut forcé de lancer une vacherie. Préférant l’ignorer, n’ayant pas comprit ce qu’il racontait de toute façon, Daisuke ne cessa pas de sourire mais passa directement son regard sur le chef de famille. Au diable l’ainé et ses remarques agaçantes, il se sentait puissant. Maman lui tapota même la jambe et il lui sourit, jouant l’homme parfaitement calme. Que le blond continu de jouer seul, il n’était pas intéressé. Enfin il essayait ! Puis Quin chuchota à son oreille et il soupira. Dieu merci oui ! Tournant la tête vers celui-ci, portant son verre à ses lèvres, il souffla tout bas.

    Il ne vaut mieux pas, je pense.

    Lui offrant un petit sourire de soulagement, il avala une gorgée de l’alcool pour enfin se tourner vers papa D, bien décidé à lui donner son accord et soutient total. Enfin, c’était avant que la sonnette ne retentisse. Surpris, Daisuke tourna la tête vers Quincey puis vers l’épouse modèle. Ils attendaient un autre invité ? Laissant la femme de la maison aller voir de qui il s’agissait, il se tourna à nouveau vers son beau père.

    En ce qui concerne votre petit problème, Mr.Dragonwort, vous avez mon accord. Comme je le disais, si je peux vous être utile, ce sera avec plaisir. Je regarderais ce que je peux trouver dès demain.

    N’était-il pas serviable ? Et efficace en plus ? Serrant la main de Quincey, il lui envoya un petit regard tendre. Là, papa allait vraiment faire des efforts à son avis. Ils avaient tout à gagner de cette situation, absolument tout. Au diable les risques, il savait gérer ce genre de petite turbulence depuis le temps. Mais il n’y en avait une avec laquelle il avait encore beaucoup de mal, en dehors de celle nommée ‘Jeffrey’ et elle lui revint comme une gifle en pleine face lorsqu’il reconnu la voix, par trop familière, qui leur venait depuis l’entrée. Son frère. Son jumeau; Hiroyuki. Celui-ci s’excusait auprès de maman D, il ne voulait pas les déranger, il avait bien aperçu la voiture de son cher frère à l’extérieur et ne voulait pas entacher un diner en famille, mais il avait un dossier à remettre à Jeffrey. Le corps du rouquin numéro un se crispa entièrement, finalement le pire était arrivé. Il connaissait bien la famille Dragonwort, ils connaissaient tous Hiro depuis des années, bien avant Daisuke en fait, au moins deux ou trois ans avant qu’il ne rencontre la beauté qu’il avait maintenant la joie d’avoir pour amoureux. Lançant un regard désespéré à Quincey, il marmonna.

    Il ne manquait plus que lui, bien entendu...

    Il y avait toutes les chances pour que son frère soit invité à se joindre au repas collectif. Après tout, il était un grand ami à Jeffrey, sans parlé qu’il avait eut à travailler à plusieurs reprise avec Mr.Dragonwort et toujours avec brio. C’était un homme qui avait réussit et rapidement en plus, il était respecté, avait la même belle gueule que son frère -quelques muscles en moins seulement- et son mariage était une réussite. Si seulement sa pauvre épouse, de santé trop fragile, avait pu lui donner un enfant alors il aurait aussi eut droit à la famille parfaite. Enfin, son double le supposait sans mal. Sauf qu’avec un homme tel que son frère, tout n’était jamais qu’une question d’apparence. En réalité Hiroyuki Akihiko n’était qu’un acharné vis-à-vis de son travail, un sadique dès que l’occasion se présentait mais aimait être dominé par son amant et meilleur ami, alors qu’il n’avait jamais même partagé le lit conjugal une seule nuit. Il avait hérité de sa loge parce qu’il travaillait fort et parce qu’il avait épousé une femme qui était ‘condamnée’ au vue de sa santé mais bien sur, il n’y gagnait que des compliments. Melia avait droit aux meilleurs soins possibles, il la traitait avec égard mais Daisuke ne pouvait que lui reprocher son manque d’amour envers la pauvre femme, qui n’était finalement choyée que par la mère des jumeaux.

    Grognant tout bas, Daisuke sentit rapidement la joie d’être ‘puissant’, s’envoler. Déjà son frère riait dans l’entrée. Il était le gentleman par excellence, les femmes le trouvaient délicieux. Il n’avait jamais un geste déplacée vis-à-vis d’elle, parfois à leur plus grand désespoir mais c’était avec raison. Les femmes ne lui faisaient aucun effet, voilà tout. Acceptant finalement de suivre la maîtresse de la maison dans le petit salon Dragonwort, Hiroyuki apparut à la vue de tous alors qu’il approchait lentement de sa démarche assuré. Ses lunettes sur le nez, il avait toujours ce petit air confiant et légèrement moqueur qui le caractérisait tant. Il s’inclina poliment en regardant d’abord le chef de famille.

    Bonsoir Mr.Dragonwort. Puis ses yeux glissèrent sur Jeffrey, qu’il salua d’un autre hochement de tête, lui souriant amicalement. Jeff...

    Et finalement, il regarda le couple. Daisuke préféra éviter de le regarder pour le moment, inspirant un peu d’air alors que son frère souriait avec une touche d’amusement. Il avait été le premier à avoir droit à du temps en privé avec Quincey, le premier amant dans le couple de jumeau identique qu’ils formaient à avoir passé la nuit avec le blond, au plus grand malheur du rouquin numéro un. Si le cadet de la famille Dragonwort avec finalement terminé avec Daisuke, c’était simplement par chance, enfin c’est ce que Hiro s’amusait à dire. Après tout, il n’y avait rien de mieux pour se consoler, que de prendre son jumeau, non ? Bien sur, c’était faux et les frères Akihiko le savaient, sauf que de temps en temps la rancœur refaisait surface. Surtout que le juge ne se privait pas de faire savoir que l’attirance qu’il avait jadis ressentit pour Quin, ne c’était toujours pas envolé. Aussi, les remarques plus salaces, parfois franchement directes, n’étaient pas rares, au contraire. S’approchant du couple qu’il n’avait pas vue depuis un moment, Hiroyuki inclina légèrement la tête sur la droite.

    Quincey~ … Dai. Ça faisait un moment, cher frère. Je t’ai laissé quelques messages, c’est dommage que tu n’y répondes pas. Je devrais peut-être appelé Quin à la place.

    Soupirant, comme s’il était réellement déçu du comportement de son petit frère, Hiro secoua doucement la tête alors qu’il fouillait sa mallette. Bientôt il sortait un dossier et le tendait à Jeffrey, s’excusant de le déranger en pleine réunion de famille, bien entendu papa D eut droit aux même excuses. Hiro était bien élevé après tout.

    C’est bon, pas la peine de déranger Quincey avec tes bêtises, je répondrais à l’avenir.

    C’était plus fort que lui, il avait fallut que Daisuke réponde et déjà son jumeau jubilait, un superbe sourire aux lèvres alors qu’il détaillait le couple. Il semblait ravi. Les menaces, c’était toujours efficace avec son frère et il savait fort bien que Dai l’aimait le plus loin possible de son très cher Quincey. Bien entendu, ce n’était pas drôle de suivre les règlements et le juge se faisait toujours un plaisir de n’en faire qu’à sa tête. Il n’y avait pas de promesse à faire, un salaud comme lui n’avait pas de temps à perdre après tout mais il n’avait jamais forcé le blondie à quoi que ce soit. Il était un gentleman après tout. Fort heureusement d’ailleurs…
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Dim 2 Mai - 0:35


    Mentionner Hiro revenait à parler d'une entité diabolique mais Quin l'appréciait. Quand il n'était pas en compagnie de son frère. C'était comme s'ils se motivaient mutuellement afin de créer le plus de dégâts possibles. Peut-être qu'ils faisaient un concours pour savoir qui méritait le titre d'enfoiré familial ? Jeffrey n'était pas en reste et il tenait bon à sa place. Enfin ils n'avaient pas lieu de s'inquiéter. Sa mère l'aurait tout de même prévenu si le jumeau de son compagnon avait décidé de passer. C'était ce que le blond pensait jusqu'à ce que la sonnerie de la porte se fasse entendre. Ses yeux suivirent le mouvement du corps maternel alors que Dragonwort père évaluait son verre. La réponse de Daisuke lui tira un léger sourire et un hochement de tête marqua son remerciement. L'homme serait plus démonstratif en fonction de résultat du rouquin. Monsieur n'était pas du genre à se réjouir trop vite. On verrait si les efforts de son gendre, bien qu'il répugnait à l'appeler ainsi, seraient payants. Enfin dès demain, ça lui plaisit la motivation décelable chez l'officier. Pensivement, il regarda la main de Dai serrée celle de Quin. Ce dernier redressa la tête, oubliant le départ de sa mère. Il lui adressa un sourire doux sous l'oeil énervé de son aîné. Non mais ils 'avaient pas fini les démonstrations d'affection ?! Dire que leur père fermait les yeux uniquement parce qu'il avait demandé une faveur au rouquin. Encore une soirée où Jeff avait envie de clâmer que la vie était vraiment injuste.

    Heureusement une voix le rassura. Elle lui souffla que le vent était entrain de tourner. En sa faveur, c'était le plus important. Daisuke avait un peu trop chance ce soir. Il jugeait ça indécent. Madamne Dragonwort se trouvait, quant à elle, légèrement embarrassée par la visite surprise. Elle savait que les jumeaux ne s'entendaient pas très bien mais la femme rassura Hiroyuki en lui disant qu'ils ne les dérangeaient. Une femme décidement bien trop gentille. Cependant ces messieurs travaillaient ensemble et elle estimait qu'il était de son devoir d'entretenir de bonnes relations au sein de la famille. Papa D eut un coup d'oeil intéressé à l'intention de son premier fils. Quel dossier ? Il se révélait toujours très curieux de connaître les clients de Jeffrey. Toutefois, indifférent au regard paternel, l'aîné fixait l'entrée avec insistance. Un soupir quitta les lèvres de Quin et il se pencha pour murmurer quelques mots à son compagnon.

    - Ça va aller...

    Avec un peu de chance, l'arrivant aurait bien trop à faire pour rester avec eux. Une éternité d'ailleurs, qu'ils ne s'étaient pas vus. Mark, son meilleur ami et amant de Hiro, lui donnait régulièrement des nouvelles mais il était toujours très occupé par son travail. Un point commun qu'ils partageaient avec le rouquin. Sauf que si l'un le faisait pour soigner son apparence, l'autre essayait d'oublier sa situation. Le brun ne se plaignait jamais. Pourtant le mariage de l'avocat lui avait fait l'effet d'une gifle. Bien sur, il n'était pas le plus à plaindre car l'homme passait beaucoup de temps avec lui. Néanmoins, la situation lui paraissait injuste. Il avait préféré se marier pour une loge, pour avoir du prestige alors que lui aurait souhaité que leur situation soit plus claire. Une seule solution s'était présentée à lui. S'investir dans ses créations, ne jamais être disponible, avoir un emploi du temps imprévisible. Il ne voulait pas être dépendant de cet homme qu'il aimait. Ça, Daisuke ne le savait pas. C'était un secret entre Quincey et Mark. Le blond n'avait pas été non plus très chaleureux à l'annonce du mariage. Le choix lui avait semblé douteux. Seulement ce n'était pas sa vie et ayant déjà fort à faire avec ses propres problèmes, il s'était tu. Des fois, il espérait que Melia disparaisse. Des fois, il espérait que Mark décide de vivre sa vie avec quelqu'un d'autre. La mère de Jeffrey et Quincey avait considéré l'union comme un geste de pitié à l'égard d'une jeune femme malade mais son coeur balançait toujours entre approbation et scepticisme. Même si elle savait qu'elle n'aurait jamais accepté qu'un de ses fils fasse ça. Enfin que Jeffrey ne fasse ça.

    Après avoir pris les affaires de Hiro, elle le conduisit jusque dans le salon où les hommes étaient assemblés. Jeffrey se frottait déjà les mains et son sourire s'élargit à la silhouette. Quin restait calme, un brin las d'être le souffre-douleur partiel de son aîné. Dire qu'on osait lui demander d'où il tirait sa personnalité parfois changeante. Pour le goût du sadisme, il avait été bonne à école. Merci frangin. Premier salué, leur cher père qui adressa un sourire terriblement bienveillant au rouquin. Il n'allait pas se cacher de sa préférence. Le nouvel invité était plus intelligent, plus sur de lui avec d'excellentes manières. Peut-être que Dragonwort aurait pu concéder une relation avec ce modèle là. Ils avaient du perdre le moule entre temps. Ça, c'était l'avis de Jeff. Hiro avait le cerveau, Dai les muscles. Pourquoi son cadet avait-il choisi le modèle le moins évolué ? Ça restait un mystère à ses yeux. Quoique. Il avait une vague idée. Daisuke avait du l'amadouer avec son fiston. Quin adorait les enfants même s'il se plaisait à jouer avec les nerfs de ses élèves. Contraitrement à lui, qui en avait peut-être un ou deux de caché, le plus jeune n'était pas prêt d'en avoir. Salaud de rouquin du NSS. Enfin son sauveur était là !

    - Hiro ! Quel plaisir de te voir ! Son sourire se fit joyeux. Comment vas-tu ?

    Quincey fronça les sourcils à l'attitude de son frère. Quel gamin. Il n'était pas dupe et savait que son seul plaisir était d'avoir son ami et allié pour enfoncer Dai. Par chance, la nouvelle supposition de Jeffrey lui était inconnue. Il était doué dans ce domaine. Chaque mois, il se faisait un scenario sur la raison de leur couple. Si au départ, il en avait parlé au plus jeune, leur relation s'était tellement dégradée qu'il avait compris son erreur. Le mystère de l'amour ? Non mais tout avait une explication rationnelle. Alors que Dai évitait conscienceusement son double, l'instructeur se contenta d'un sourire paisible. Au fond, il n'avait pas grand chose à reprocher à Hiro. Ils avaient été ensemble, enfin, ils s'étaient fréquentés plus exactement avant qu'il ne rencontre le père de Shou. Pour couronner le tout, Quin ne regrettait absoulement pas son choix malgré les désaccords paternels. L'attirance restait un petit problème mais pour le peu qu'ils se voyaient, ça restait tout à fait gérable. Seulement une chose était difficilement gérable. Les déclarations de guerre subtiles. Pour couper court à toute réponse impulsive de sa carotte, le blond lança immédiatement quelques mots. Gagner du temps. Faire diversion. Peu importait du moment que l'officier restait calme.

    - Bonsoir Hiro ! Quin ajouta. Tout va bien ? Comment se porte Mark ? Et ta femme ?

    Il fallait bien faire preuve de politesse même quand le sort d'une personne ne vous touchait guère. Quin se garda de soupirer. Hiro pouvait être charmant lorsqu'ils étaient tous les deux. Il se rappelait fort bien avoir vu l'homme affaibli, triste. Cette facette ne se dévoilait jamais en public. Non, son comportement devait être incisif. Désagréable mais toujours poli. Il aurait pu faire culpabiliser n'importe quelle personne qui se trouvait dans son bon droit et surtout énerver n'importe qui. Daisuke semblait un peu trop calme, ce qui ne rassurait nullement Quincey qui serra doucement sa main. Pendant ce temps Dragonwort père jugeait bon d'inviter le jumeau à rester dîner avec eux. Il pouvait bien rester, il souhaitait discuter avec lui. Jeffrey s'empressait d'insister auprès de son collaborateur. De toute façon, pour leur père, le marché était conclu et il se leva de bonne humeur laissant les quatre plus jeunes. Quartier libre en somme pour l'aîné des Dragonwort qui ne résista pas à siffler sur un ton moqueur.

    - Bah Daisuke est très occupé hein ! Un officier n'a jamais le temps de décrocher... N'a jamais le temps de rien d'ailleurs.

    Pas le temps pour sa famille, son compagnon. S'il n'avait pas craint de se faire défoncer la mâchoire, il aurait probablement dit qu'il prenait son petit frère pour sa bonne. De la cuisine aux devoirs en passant par le ménage, il avait la belle vie Daisuke Akihiko. Trop de veine aussi. Normalement les imbéciles heureux n'étaient pas censés avoir droit à un tel destin. Ils devaient croupir dans un coin en grognant sur la fatalité et la malchance. Ses mains ouvrirent le dossier et tout en le feuilletant, Jeff souffla.

    - Quand est-ce qu'on te tirera dessus pour que tu te reposes enfin hein ?

    Son regard se posa sur le couple et les yeux bleus horrifiés de son petit frère lui arrachèrent une grimace. Il blaguait. Quoique. Ce n'était pas comme si un décès avait été mentionné. Dai était trop coriace pour ça. En tout cas, il n'aurait pas versé une larme pour l'officier à l'hôpital. Sauf que Quin aurait été mort d'inquiétude. Non mais pourquoi, il l'aimait pas un peu moins ce type ? Un triplé avait son charme cependant son petit frère entrain d'essayer de l'étouffer à table ne lui plaisait pas tellement. La carotte était sacrée. La réplique ne tarda pas, épargnant Jeff pour se consacrer sur Hiro. Celui qui était le plus susceptible d'en rajouter une couche.

    - Et toi Hiro ? Quelque chose à ajouter ? Un peu plus ou un peu moins, que Hiro ne se gêne pas. Quand est-ce que tu prévois de quitter le cher pantin qui te sert d'épouse ? Ou tu attends qu'elle meurt peut-être ? 

    Une voix douce. Un sourire simple. Quincey. Ce soir, chez les Dragonwort, on réglait ses comptes.
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Lun 3 Mai - 3:04

    Il était tellement facile de deviner qui la famille Dragonwort préférait des deux jumeaux, que Daisuke en aurait presque vomis. Si maman D se montrait toujours bienveillante à son égard, les deux autres hommes ne lui avait jamais accordé, voir pas du tout pour Jeffrey, qu’un minimum d’intérêt. Attention, la carotte ne demandait pas d’être traité en héros, après tout il en était encore loin mais un minimum de respect, et du vrai hein, ne faisait pas de mal. Au moins son égo aurait pu se gonfler, parce qu’une fois chez la famille de Quincey, la pauvre bestiole avait des envies suicidaires. Donc, son frère reçut bien entendu la bénédiction du chef de famille, Dai alla même jusqu’à se demander si le père de son amoureux n’allait pas lui faire la bise ! Tout ça l’écœurait et il préféra se taire, un mot de trop et toute la soirée serait gâchée pour son chéri. Soupirant, il laissa son frère faire son petit numéro, auquel Jeffrey se fit bien entendu un plaisir de participer, lui tendant les perches et lui rendant les répliques avec une joie tout aussi agaçante que le sourire d’Hiroyuki.

    Ici, Hiro était toujours reçut comme un roi, presque un fils tien ! D’ailleurs le rouquin numéro un n’avait aucun doute quant à la préférence du chef de famille, si Quincey avait choisit son frère à sa place, il n’aurait probablement jamais créé cette histoire de règlement à la maison. Le juge aurait pu embrasser le blond à souhait, sans que papa D ne lève un sourcil, après tout Hiro était la bonne version, celle qui avait réussie. Ce n’était pas totalement faux, son frère travaillait fort alors que Dai avait tendance à agir comme un abrutit au travail, pourtant il faisait correctement son boulot, au moins autant que Hiro. La différence se trouvait dans l’acharnement, son frère vivait pour son travail, pour la gloire qu’il en tirait, il avait toujours vu grand et il avait voulu posséder tout autant. C’était chose faite. Il était un grand homme, un modèle mais sous sa peau, Daisuke doutait fort qu’un cœur batte encore. Il avait du le tué entre deux procès, le bruit l’avait agacé ou encore, il avait trouvé que respirer réduisait son rendement. En plus clair, c’était un monstre purement et simplement. Bien entendu, ça il était le seul à le croire. Sa mère l’adorait, il avait toujours été son favoris d’ailleurs, et même son père, qui pourtant avait prit le plus turbulent des deux frères sous son aile, était fier de lui. C’était d’une injustice écœurante mais il n’y avait rien à faire, ça il l’avait apprit avec les années. Au moins avait-il été celui capable de gagner le cœur de Quincey, ce que son jumeau n’avait jamais été en état de faire et ce simple rappel, le fit se détendre la mâchoire alors que le blondie prenait des nouvelles d’Hiro. À sa façon, comme Dai aimait tant le voir faire.

    Je vais très bien merci et toi aussi à ce que je peux voir. Un repas en famille, c’est une valeur sur.

    La question de Quin coupa pourtant court à cette petite discussion agaçante pour laisser un Hiro fort amusé, se tourner vers le blond. Il essayait de gagner du temps ? Il ne voulait pas qu’il discute avec Daisuke ? C’était tellement mesquin. Mais il se ferait un plaisir de remplacer son interlocuteur par le cadet Dragonwort. Après tout, leur histoire ne datait pas de si loin, ils se voyaient encore de temps à autre et Quincey ne le repoussait jamais très longtemps. Voilà ce que le charme Akihiko, sans la bêtise de son frère, pouvait faire. Confiant, ne bronchant pas un instant au fait que son beau frère nomme son amant avant son épouse, ce que normalement il n’aurait pas accepté. Tout était une question de politesse et devant publique, il ne fallait pas oublier l’étiquette. Après tout, à la vue de tous, il était un époux aimant et attentionné. Qu’importe qu’il n’ait jamais ressentie un seul frisson pour Melia, ce n’est pas son affection pour la femme ou sa passion inexistante pour sa personne, qui changeait quoi que ce soit à la donne. Il faisait ce qu’il devait faire, un point c’est tout.

    Le travail ne manque pas mais c’est ce que j’aime. Quant à Melia, elle va très bien, merci. Elle semble récupérée doucement et Mark, j’aimerais te dire qu’il se porte à merveille mais malheureusement, il est tellement occupé depuis une semaine, qu’il répond à peine à mes messages.

    Un sous-entendu subtil bien entendu. Sa vie de couple n’allait pas tellement bien, avec Mark ça avait toujours été compliqué. D’abord, ils n’avaient pas pris les positions qu’il avait espérer puis, il avait apprécié mais le mariage avec Melia c’était annoncé. Hiro n’ignorait pas les réserves, voir l’animosité que son amant vivait à travers son choix de vie mais puisque le brun avait tout accepté sans menace, sans même un mot, le juge avait supposé que celui-ci comprenait le pourquoi de cette mascarade. Une supposition qu’il regrettait certain jour, ceux ou Mark ne daignait pas répondre à ses appels ou encore ceux durant lesquels il fuyait loin de leur studio. Parce que le rouquin ne vivait pas réellement avec sa femme, il n’en voyait pas l’intérêt et préférait de loin vivre avec son amant. Préférence pas toujours partagé des deux côtés. Daisuke esquissa finalement un petit sourire. Si son frère n’avait pas de réponse du brun, qu’il trouvait plutôt sympathique pour l’avoir croisé souvent par le passé, après tout c’était le meilleur ami du blond, c’était que les choses allaient mal. C’était un détail non négligeable et Daisuke profita de la situation, fixant son frère avec un mélange d’amusement et de désapprobation. Voilà ce qu’on tirait à ne pas être fidèle, à épouser une femme pour son statut -voir sa fortune, ce qui n’aurait pas étonné la carotte-, puis à vivre avec son amant. Il espérait bien que Mark tienne bon encore un moment, son frère avait toujours une sale gueule quand le brun l’ignorait trop lentement et il décelait maintenant la trace de léger cerne sous ses yeux. Parfait !

    Ce ne fut pourtant pas pour longtemps, Jeffrey s’empressant d’enfoncé Daisuke et avec un malin plaisir. Le rouquin grogna tout bas, les dents serrées. Les remarques sur son job le gavait royalement, il n’en connaissait pas des meilleurs ? Au début il c’était moqué de sa stupidité, puis de son manque de responsabilité, puis de son manque de finesse, puis… En fait, ça ne se terminait jamais. À croire que son beau frère, parce que c’est bien ce qu’il était au plus grand malheur de l’officier, l’imaginait comme un boulet pour le NSS. Hors, il bossait et dur ! D’accord, pas tant que ça mais il avait des journées bien remplies. Entre les allées et venus pour Shou, parce que lui et Quincey se refusait de le laisser vivre temps plein dans le dortoir de l’institut, son job et ses passe-temps, sans parler des heures qu’il réservait à son couple, il ne lui restait pas même assez de temps pour trouver des insultes à dire à ce cher Jeffrey.

    Pourtant, l’officier ne rétorqua rien. Tout ça le fatiguait et avec Hiro pour soutenir son ennemi, parce que son frère en était un aussi finalement, il ne tenait pas à lancer les offensives. Il allait s’en prendre pleine la gueule, il le savait d’avance. Les jeux psychologiques, les tours de phrase ou de langue, ce n’était pas son genre et encore moins sa force. Il attendait donc que le frère ainé de son amant se tait lorsque la question terrible tomba. Si elle ne fit aucun effet à son destinataire, Daisuke se contentant d’un regard blasé, elle fit l’effet d’une gifle à Quincey. Le rouquin se contenta de finir son verre, qu’est-ce qu’il en avait à faire que Jeffrey souhaite le voir à l’hôpital. Il n’allait pas crever pour si peu, il ne lui ferait pas ce plaisir. Même amputé d’une jambe, il reviendrait le faire suer et avec plaisir ! La mort, c’était loin d’être gagné pour Daisuke Akihiko. L’idée fit pourtant sourire Hiro avec amusement, Jeffrey était d’une honnêteté qu’il appréciait depuis le début. Il ne mâchait pas ses paroles et son frère en faisait toujours les frais. C’était terriblement divertissant et il ne se lassait pas du spectacle. Bien entendu, le blondie était toujours là pour défendre son amant et lorsque sa réponse fut diriger vers lui, le double de son amant se contenta d’un petit sourire d’une innocence plus fausse que la poitrine de sa réceptionniste personnelle.

    Hm, les gens stupides sont rarement blessés par les autres. Normalement, ils se font du mal tout seul ? …

    Il trouva sa réponse intéressante et se tourna vers Jeffrey pour lui sourire avec un petit air complice mais bien sur, lorsqu’il revint à Quincey, il avait reprit un air plus charmeur. Il ne faisait que blaguer voyons mais bien entendu, son frère ne le voyait pas comme ça et Daisuke se redressa avec agacement.

    Si j’avais su que tu venais, je nous aurais trouvé une excuse.

    Oh ça, Hiro n’en doutait pas une seule seconde mais bientôt le preux chevalier Quincey, avec ses long cheveux blond, que lui-même aimait bien empoigner lorsqu’il lui faisait l’amour, vint au secoure de son frère. Drôle de princesse que le rouquin d’ailleurs. Mais à chacun ses goûts, lui il les aimait avec moins de muscle. Les questions tombèrent donc comme des poignards et à cette discipline, l’instituteur était bien meilleur qu’un ninja. Le timbre de sa voix, son sourire et même le choix de ses paroles, étaient inquiétant. Le juge subissait une attaque en règle, il était la cible mais il l’avait cherché à sa façon et il se contenta de sourire palement. Mine de rien, il n’aimait pas qu’on sous-entende des trucs pareil à son sujet. Non pas qu’il tenait particulièrement à son épouse mais son statut d’époux lui tenait à cœur, l’apparence extérieur et ce, même dans le confort du salon Dragonwort. Et puis il ne détestait pas Melia, au contraire. Daisuke sembla tout aussi surprit mais contrairement à son double, son sourire n’avait rien de pâle. Non et il s’étirait avec délice sur son visage maintenant. C’était un petit jeu cruel que celui-là mais il ne fallait pas s’attendre à mieux de la part de l’instituteur, ça tout le monde le savait.

    Alors nous en sommes là, hm ? D’accord. Non, je ne compte pas la quitter, ce ne serait pas dans mon intérêt et surtout pas dans le sien, quant à sa santé, comme je le disais, elle s’améliore. À croire que la vie conjugale lui fait des bienfaits étonnant.

    Contre Quincey, l’homme de loi n’aimait pas pousser le jeu trop loin. Il ne tenait pas à blessé le blond, ni à le vexer. Il connaissait sa désapprobation vis-à-vis de sa situation conjugale, après tout le blondie aurait probablement préféré le voir s’afficher ouvertement avec son meilleur ami, mais ça ne les empêchait pas normalement de discuter sans problème. Hiroyuki se considérait comme un ami du cadet Dragonwort et loin de se décourager, il préféra se servir un verre puis se glisser dans un autre fauteuil. Daisuke resta debout, le dévisageant. Si sa situation dérangeait quelqu’un, c’était bien celui-là. Si les deux frères avaient toujours eu du mal à s’entendre, le mariage les avait fait tomber dans la haine. À faible dose, parce qu’ils restaient des frères et que leur mère en aurait été malheureuse, bien que Daisuke ait toujours soupçonné que sa mère y survive très bien. La mascarade n’avait engendré de bon sentiment chez la carotte, au contraire. Il considérait que son frère utilisait une pauvre femme malade, qu’il abusait d’elle et de sa richesse, voir de son nom et de sa loge. Là ou la société voyait un beau geste, parce que Melia était non seulement malade mais pas non plus d’une beauté éclatante, lui ne voyait que le mal. Son frère était tombé bien bas et il ne manquait jamais une occasion pour le lui rappeler. Un sourire mi-amusé, mi-agressif aux lèvres, ce fut au tour de Daisuke de s’exprimer. Il était temps d’ailleurs, sa langue le démangeait d’une certaine façon.

    Parce que tu la laisse assister à tes petites réunions avec Mark ? Tu es d’une générosité Hiro ! Tu te filmes peut-être ? Parce que je doute que ce soit dans les goûts de celui-ci, que d’avoir ta femme pour auditoire.

    Hiroyuki se contenta de soupirer. Pourquoi Daisuke devait-il toujours suivre l’élan de son amant ? Leur lançant un coup d’œil, il ne put pourtant pas s’empêcher de songer qu’ils formaient un joli couple. Le même que lui et le blond avait un moment formé, enfin de l’extérieur. Les jugeant du regard, il soupira à nouveau, Mark lui manquait. Daisuke finit par grogner tout bas, puisque son frère ne daignait pas lui répondre. Ça l’agaçait toujours quand le juge le traitait de la sorte, comme s’il ne méritait pas d’avoir son attention. Ce qui n’était pas faux, l’homme de loi commençait à perdre son détachement pour tout ce qui touchait sa relation avec sa femme. Il tenait tout de même à Quincey, il n’aimait pas qu’il ait une vision pareille de lui, ça le travaillait toujours et même s’il n’appréciait plus particulièrement son frère, son attitude le touchait. Pourquoi devait-il être perçu comme un homme méchant et sans cœur ? Il ne manipulait pas Melia, il ne l’aimait pas comme un homme aime son épouse mais il avait une affection, détachée soit, pour celle-ci. Le monde était injuste. Se décidant à se venger, il souffla doucement, levant un regard fatigué sur Quincey.

    Il faudrait peut-être que j’apprenne à utiliser une arme à feu ? Comme ça mon frère prendrait le temps de s’occuper de toi, hm.

    Des propos qu’il regrettait déjà. À moitié.
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Lun 10 Mai - 19:47


    Les problèmes d'apparence ou de réputation n'avaient jamais réellement touchés Quincey. Il fallait assumer ses actes ainsi que son mode de vie. Tranquillement, un sourire imperturbable aux lèvres, le blond attendait. Il était curieux d'entendre les belles paroles de Hiroyuki. Parce qu'il ne doutait pas une seule seconde qu'ils allaient avoir droit à quelque chose empreint d'une profonde bonté. Ça le faisait toujours tiquer le mot intérêt mais au fond, il était vrai que pour la majorité des gens, un mariage signifiait régler une affaire comme une autre. Si sa mère n'avait pas plaidé en sa faveur; il n'y aurait sans doute pas échapper malgré ses préférences. Pourtant l'expérience n'aurait pas été trop traumatisante puisque l'heureuse élue aurait été une amie d'enfance, Laura Wong. Même si Quin avait continué sa scolarité à l'Himmel, les adolescents ne s'étaient pas perdus de vue pour autant. D'ailleurs enfants avec Mark, ils avaient formé un trio inséparable. Laura aurait été prête à endosser le rôle d'une parfaite épouse. Elle avait essayé de le convaincre que cette comédie serait profitable à leurs deux familles. Qui plus est, ça ne l'empêchait même pas d'aller voir ailleurs. La jeune femme avait essayé de convaincre les parents Dragonwort, surtout Papa D, qui avaient approuvé avec plaisir cette possibilité. Sauf que le cadet était avec Daisuke et qu'il ne voulait pas entendre parler d'arrangements. Certes, ils auraient fait un magnifique mariage mais il connaissait bien Laura, hélas. Depuis le blond vivait avec Daisuke et elle, elle avait déjà usé 3 maris. Le dernier faisait d'ailleurs tout son possible pour éviter le divorce.

    Et si, ils en étaient là. Tous autant qu'ils étaient. La même génération et des styles de vie très différents. Ils n'avaient pas tous les mêmes attentes, les mêmes désirs. Laura cherchait désespérement son prince charmant tout en collant des divorces pour adultère à ses anciens maris, lui vivait avec Daisuke malgré les reproches paternels, Mark n'espérait plus rien et se contentait de vivre au jour le jour. Ce fut en pensant à lui que Quincey répondit.

    “- Et... L'intérêt de Mark ? ” Il eut un pâle sourire. “ Il ne fait pas parti de ta vie, c'est vrai... ”

    Dans cette pièce, où ils retrouvaient tous les 4, il n'y avait rien à cacher devant Jeffrey. Il savait tout mais évitait de mettre son nez dans leurs affaires. Malgré la divergence d'opinion vis-à-vis du choix de Daisuke, Jeff rejoignait tout de même l'avis de son petit frère. En somme, il aurait trouvé plus juste que Hiro coupe les ponts avec l'ami du couple. Pour lui, il était impossible d'être heureux dans une telle situation. Les félicitations de Mark lors du mariage de Melia et du juge lui avaient paru extrêmement courageuses. Néanmoins, il avait eu l'impression que quelque chose s'était brisé dans ce jeune homme. Du point de vue de Jeffrey, le rouquin aurait eu autant à gagner de cultiver les relations de la famille du brun que de se marier avec la jeune femme. Fils de joaillier, il avait repris le flambeau et fournissait quelques boutiques de luxe. Le beau monde, il connaissait en somme. Le plus vieux des Dragonwort posa le dossier sur une bibliothèque et s'approcha, s'appuyant sur le canapé.

    Ses yeux détaillèrent Daisuke et il observa Hiroyuki. L'invective de l'officier du NSS tomba à l'eau. Un sourire amusé flotta sur les lèvres de Jeff. À chaque fois, c'était la même chose. Il essayait de se distinguer après Quin et immanquablement, ça échouait. L'instructeur savait que l'union de son frère était aussi un sujet sensible pour lui. Et comme il ne ratait pas une occasion pour l'épingler, il aurait été étonnant qu'il reste silencieux. Hiroyuki restait indifférent, comme d'habitude au fond. Le blond se leva. Son torse glissa contre le dos de la Carotte. Le juge Akihiko utiliser une arme à feu... Un rire s'échappa. Il fallait avouer que les jumeaux n'étaient pas bâtis de la même façon. Ils n'avaient pas les mêmes prédispositions. Daisuke était un sportif, un officier consciencieux et attentif comme conjoint et père. Hiro se révélait être un cérébral faisant d'abord ses choix par intérêt plutôt qu'en suivant son coeur. Il préférait être défendu par son stupidement adorable rouquin plutôt que par son exemplaire diabolique.

    “ - Je ne crois pas que l'idée soit excellente ! ” Ses yeux glissèrent en direction de son grand frère. “ Ce serait fâcheux que tu te blesses... Jeff en serait attristé, non ? ”

    L'aîné leva les mains en signe de paix. Là pour le coup, il ne voulait pas être mêlé à leur discussion. Pourtant les paroles de Quincey appelait tout de même une réponse. Il ne voulait pas passer pour un dégonfler en face de son petit frère dont les yeux bleu le scrutaient avec insistance. Un grognement s'échappa de ses lèvres. Un raclement de gorge suivit. Comment dire. Par quel bout attaquer ? Passant une main dans sa nuque, il finit par dire.

    “ - Quin a raison... Daisuke est entrainé pour, chacun son boulot quoi ! ”

    Qui s'occuperait des affaires ? Et puis ils travaillent souvent ensemble. Non, bien sur, il ne croyait pas Hiro capable de se faire tuer mais si l'officier était encore en vie, ce n'était sûrement pas parce qu'il possédait une chance odieuse. Bien qu'il dise le contraire devant l'intéressé. Enfin le professeur de n'avait pas l'air malheureux et Dai semblait le combler à tout point de vue. Au fond, c'était probablement leur bonheur qui les agaçaient. Ils étaient jaloux de ne pas avoir atteint cet état. Maman Dragonwort apparut coupant court à toute suite possible. Les messieurs étaient priés de passer à table. Annonce que Jeffrey accueillit avec soulagement. Quincey posa ses mains dans le dos de Daisuke se mettant à le pousser en direction de la salle à manger. L'ainé se glissa dans la pièce tout en parlant avec Hiroyuki. La table était dressée, il ne manquait plus que les convives. Le père des blonds prit place à un bout, lançant un regard bienveillant sur les plus jeunes. Papa D eut le droit d'avoir Jeffrey à sa gauche et Daisuke à sa droite alors que Quin et Hiro se trouvaient face à face, Maman étant assise à l'autre bout de table. On pouvait considérer que l'officier avait le côte aujourd'hui. Habituellement, le paternel aimait s'entourer de ses fistons, sauf que cette fois, une exception était faite, ce qui arrangeait le plus jeune. Avec trois hommes évoluant dans la sphère policière et la justice, il préférait se trouver près de leur mère pour parler d'autre chose. Disons que ce qui occupait leur journée était radicalement différent. Seulement trois acharnés se trouvaient présents et l'un d'eux s'exprima.

    “ - Alors vous travaillez sur quelle affaire en ce moment ? Et au fait, comment est votre chef ? Je ne crois pas l'avoir vu lors d'une audience ! ”

    Jeff, au plus grand désespoir de Quin, était une véritable pipelette. Enfin déjà l'instructeur savait qu'il perdait la moitié de ses élèves quand il parlait de constructivisme radical ou de la vision du contrôle des hommes en vu de rendre leurs actions efficaces, alors sa famille. Les yeux rivés sur son verre, il sursauta quand leur mère lui demanda des nouvelles de l'Himmel. Cette dernière se leva et servit l'entrée alors que les mots du blond se perdaient dans l'autre conversation. Les assiettes remplies, un joyeux ''Bon appétit'' s'éleva et tout le monde se mit à manger en échangeant tranquillement. D'un coup en parlant des adolescents, quelque chose revint à l'esprit de Quincey. Il se pencha vers Daisuke et souffla.

    “ -Est-ce que vous avez eu des disparitions enregistrées récemment ? ”
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Mar 1 Juin - 0:57

    Il attaquait rapidement. C'était surement mieux ainsi, plus précis. Un bon coup pour déconcentrer l'adversaire, Quincey avait toujours su y faire. Daisuke ne pouvait pas s'empêcher de songer que des deux, le blond était surement le plus apte à tuer, enfin façon de parler. Ils avaient été militaires ensemble et sincèrement, le rouquin n'avait jamais apprécié être celui sur qui boucle d'or passait ses sautes d'humeurs. Il était peut-être devenu simple instituteur, mais il savait blesser comme personne. Il utilisait les mots comme des armes, pourtant dieu sait qu'il savait manier les armes aussi. En fait, cette idée était presque effrayante. Sauf que la carotte trouvait ce niveau de danger extrêmement sexy. C'était ça qui l'avait attiré chez Quincey au départ en fait; son agacement perpetuel envers sa stupide personne, sa facilité à vous massacrer en trois mots. C'était une fine lame, une fine langue et il crambrait les reins plus sensuellement que toutes les actrices porno de ce monde. Hiroyuki le savait aussi malheureusement et lorsque la réponse tomba, l'offensive étant lancé, il se contenta d'un petit sourire. Il venait de toucher une corde sensible. Peut-être avait-il accepté d'épouser une femme mais il n'y avait pas un seul jour ou il se demandait s'il avait eut raison. Des regrets ? Il n'aimait pas le formuler ainsi mais il arrivait de douter. Mark était quelqu'un d'important dans sa vie, l'un des piliers sans lequel sa vie ne serait plus. Si seulement celui-ci voulait bien le croire lorsqu'il tentait de le lui dire mais non, le brun préférait le repousser et se contentait de leur relation libertine. En fait, son amant se contentait trop, beaucoup trop et il le vivait mal.

    Il savait que Daisuke le fixait et celui-ci était bien conscient que ses yeux fixés sur lui, le dérangeait. Le juge finit pas soupirer. Il ne quitterait pas son air calme, l'officier du NSS le savait d'avance, tout le monde le savait mais Hiroyuki continuait de jouer son rôle. Il était bon acteur mais avait choisit le mauvais rôle, il n'aurait jamais ce qu'il désirait réellement. C'est aussi pour ça qu'il faisait de la vie de son jumeau un enfer dès qu'il en avait l'occasion. En dehors d'être un hobbie 'fun', il lui enviait son bonheur et sa facilité à assumer son choix de vie. Lui aussi, il aurait aimé être vu comme la moitié de l'homme qu'il aimait. Mais ça n'arriverait pas de si tôt. Pas avant que Melia ne soit morte. Il le supposait du moins.

    Mark comprend. Lorsque j'ai pris ma décision, il a été le premier à me donner son avis.

    Le pire mensonge que le juge avait jamais dit et qu'il tentait toujours de croire. Normalement, il savait se convaincre de la véracité de ses dires, il y avait toujours un peu de vérité mais il avait toujours eu du mal avec celui-ci. Peut-être parce qu'il avait toujours su que l'absence de réaction de son amoureux n'avait rien à voir avec son accord mais bien avec sa douleur à accepter la simple idée. Et lui, le salaud qu'il était, avait continuer dans cette direction. Il avait espéré que Mark lui reproche l'idée, qu'il crit, qu'il le cogne, n'importe quoi sauf le laisser aller. Mais le brun n'était pas d'un tempérament violent et avait accepté la situation avec calme, il avait été jusqu'à les féliciter ! Bon dieu, Dai n'avait jamais compris comment Mark avait pu faire. Lui, n'aurait jamais été capable d'accepter une alliance entre son blond et la terrible Laura. Il l'aurait kidnapper, quitte à l'enfermer dans une pièce, tout pour ne pas le perdre. Pas Hiro. Non, lui il avait trainer son masque de neutralité partout autour de lui le jour du mariage, avait remercié gentiment les autres et fixés son amant, qui félicitait la nouvelle épouse. L'ambiance de ce mariage ressemblait à l'enterrement de leur père. Un tournant forcé du destin que la famille Akihiko avait subit.

    La conversation bifurqua pourtant, Hiro n'aimant jamais s'éternisé sur sa vie privé. Une sale habitude qu'il avait depuis toujours, Dai agissant complètement à l'opposé. L'officier pouvait parler des heures durant de sa vie, de sa famille mais Hiro n'aimait pas dire plus que dix mots au sujet de ce qui se résumait à être sa vie 'de couple'. Ça ne valait pas la peine et il avait probablement raison. Ils parlèrent donc plutôt d'un moyen de ramener Daisuke à la maison. Plus souvent. Pour ne pas dire définitivement. Cela dit, ce ne fut qu'un coup dans l'eau et le rouquin dévisagea son double avec un mélange d'amusement et de surprise. Quincey fut le plus rapide, riant déjà devant le ridicule de la situation. Le juge eut probablement envie de grogner, il n'aimait pas qu'on se moque de lui mais il se contenta au contraire de sourire légèrement, les sourcils froncés.

    C'est un plaisir de t'amuser, Quin.

    La suite le fit taire mais s'il perdit son petit sourire, au plus grand plaisir de son jumeau, il n'en fut pas offusqué. Plus réfléchis que Dai, qui aurait mal digéré pareille remarque à sa place, il se contenta de tourner la tête vers Jeffrey. Quin avait raison, face à son frère, le juge ne ferait pas le poid, pas avec une arme à feu dans sa main aussi. Tiré une carotte sans défense, ça pouvait encore aller mais une carotte militaire armée, non pas réellement. L'avocat tira la gueule un instant, chercha ses mots et Daisuke se mit à sourire avec amusement, un petit air victorieux au visage. En fait, ça lui plaisait bien comme situation. Non seulement son amant avait-il cloué le bec de son frère mais en plus, il torturait son terrible beau frère afin qu'il l'appuie. Ce qu'il n'aurait bien entendu, pas le choix de faire. Il fallait se montrer logique et bien que le grand blond déteste Dai, il avait un esprit assez développé pour donner raison à Quincey. Ce qu'il fit, volant un grognement de contentement à l'officier. Souriant avec un tantinet de fierté, le dit intéressé croisa les bras avec les yeux brillant. Alors on reconnaissait enfin ses talents hein ? Il était temps ! D'ailleurs, il décocha un petit regard tendre à sa tendre moitié, derrière lui. Hiro soupira et se redressa simplement.

    Je suis content de voir que vous n'êtes pas aussi con que ça.

    Eh oui, après tout il avait réellement du talent dans la chose. Pas tuer mais tirer bien entendu. Ils n'eurent pourtant pas le temps d'approfondir le sens de 'aussi con que ça' que maman D venait les rejoindre. C'était l'heure du dîner et l'estomac du premier rouquin grogna en écho aux paroles de l'adorable femme. Hiro leva un sourcil, un sourire légèrement amusé aux lèvres. Alors c'était contre ça que Quincey l'avait troqué ? Il y avait de quoi avoir des remords. Jeffrey prenant les devants, le juge le suivit tout naturellement, laissant son frère et Quincey clore la marche alors que le blond s'amusait à pousser son compagnon dans la salle à manger. Dai se garda bien de rire ou de tenter de capturer ses mains, papa D n'aurait sans doute pas apprécié mais dès qu'ils furent assis, une main effleura la cuisse de l'instituteur. Si seulement... il n'était pas assis aussi près de son beau père ? Il ne réalisa pas immédiatement la position qu'il occupait à table mais lorsque ce fut fait, il dévisagea Quin avec de grand yeux. Il se pencha même à son oreille pour y souffler quelques mots rapides, Hiro les étudiant du regard.

    Ton père est malade tu crois ?

    L'envie de lui demander s'il croyait que c'était grave et que donc, ils pourraient hérité de quelque chose, lui effleura bien l'esprit mais dans un élan de pure intelligence, il n'osa pas l'ajouter. Que papa D lui demande de l'aide pour un cas, c'était déjà tout un exploit mais qu'en plus, il se retrouve assis à sa droite, tirait de la pure folie. C'était comme s'il rêvait mais pas un bon rêve. Non, plutôt mauvais en fait, un cauchemar qui attendait son heure pour grimper en moment horrible. Il y aurait beaucoup de sang. Comme toujours. Il s'agissait de papa D tout de même. Se redressant, un petit sourire aux lèvres, Dai se tint droit sur sa chaise alors que son frère le jaugeait depuis l'autre bout de la table. Au moins se trouvait-il en face de Quincey et non pas de son double idiot, c'était mieux que rien. Niveau conversation, Dai ne lança aucune tentative, ce qui n'avait rien d'un silence stratégique, loin de là. Mais l'ainé des Dragonwort n'avait pas pour habitude de tenir sa langue et le juge tourna la tête en direction de l'avocat lorsque celui-ci se lança à l'attaque de son beau frère. Leur conversation ne l'intéressait pourtant pas et il préféra détourner son attention et l'offrir à Quincey. Le joli blond répondait aux questions de sa mère, tout absorbé par le récit de son passionnant travail. Parce qu'il suffisait de regarder le cadet de la famille D pour comprendre qu'il aimait son travail, oh ça oui. Et il n'y avait pas plus sexy que ses yeux bleu la, pétillant de bonheur.

    L'officier n'eut pas la même chance bien entendu et n'eut pas d'autre choix que de répondre à l'offensive de l'ainé. Un petit sourire polit aux lèvres, il eut davantage envie de lui lancer un truc. Si seulement le chef de la famille n'était pas présent et que la nourriture ne venait pas de maman D. Ravalant son agacement, il baissa les yeux sur son assiette pour répondre quand on la lui demanda. La nourriture fut généreusement distribuée et Daisuke se décida enfin à répondre à son vis-à-vis.

    Des traffiquants d'armes. Ils ont volés du matériel dans le vaisseau, ont as de bonne piste cela dit. Quant à mon patron, c'est un homme stricte et dévoué à son job, il sait ce qu'il fait. Sinon le NSS se devant de protéger tous les citoyens et citoyennes du vaisseau, on l'excusera, mais il n'a pas tellement de temps à perdre pour les débats.

    Il y avait un peu d'amertume dans sa voix. Daisuke n'avait jamais compris à quoi servait la justice sur l'Uros. L'argent achetait tout, les titres et les loges pesaient tout autant et il n'y avait donc par conséquent pas grand chose à faire dans les tribunaux. Sauf jouer. Et là, il ne doutait pas un seul instant que Jeff était doué. Oh ça oui. S'il jouait aussi bien devant les jury que devant les femmes, il méritait largement son salaire. Il ce serait bien amusé à le lui faire remarquer mais devant le paternel Dragonwort, c'était une mauvaise idée. Après tout, dans cette maison, ils étaient avocats de père en fils. Quin y avait échappé de justesse et encore, s'il n'avait pas opté pour l'Himmel institut, la carotte n'aurait pas été certain que le père des deux hommes puisse un jour s'en remettre. Se concentrant sur son assiette et coupant donc court au début de conversation avec le frère de son amant, il avala une double ration de nourriture. Tout pour lui tenir la bouche occupée en somme. Hiro sourit à cette vision, ça n'avait rien de bien flatteur pour son frère mais ça lui allait entièrement, un rustre à table, voilà ce à quoi il songeait. Sauf que boucle d'or se pencha vers la brute pour lui souffler quelque chose que ses oreilles, bien que plutôt bien aiguisé en bon salaud qu'il était, ne furent pas en état de comprendre.

    Daisuke fut surprit par la question posé par son amoureux. Ce genre de question venait rarement de la part de Quin. Enfin, normalement il n'avait pas non plus à le délivrer de la présence diabolique de son frère ainé ou encore, des plans machiavéliques du jumeau terrible. À table les conversations étaient toujours légère chez les Akihiko-Dragonwort. Shou s'éternisait sur ses plans pour le week-end, son adoration pour ses amis ou encore, Quincey proposait des activités et Dai racontait des anecdotes. On ne discutait jamais boulot, pas à table. Ce genre de discussion n'avait jamais lieu que dans l'intimité de leur chambre à coucher, enfin le métier de Daisuke du moins. Sauf qu'en ce moment, la barrière était retombée, ils étaient en camp ennemi. L'officier dévisagea un instant la beauté blonde qui se trouvait près de lui et repoussant sa première pensée, soit; dieu qu'il est beau, il avala en vitesse sa nourriture pour se racler la gorge.

    Trois, avec quelques jours d'intervalles mais seulement des jeunes hommes. Alors jusqu'ici les cas sont répertoriés comme des fugues. Pourquoi ? L'un de tes élèves est dans le lot ? Il y en a un qui a disparut il y a deux jours, c'est celui-là ? ...

    S'il y avait bien quelque chose que l'officier n'aimait pas dans son travail, c'était d'y croiser des jeunes. Sauf quelques cas mineur, il était d'avis que la proximité des jeunes avec la police était un grand malheur. Les enfants maltraités, ceux assassinés et les adolescents aimant jouer les rebelles, tout y passait et en tant que père, il ne pouvait pas s'empêcher de remplacer les jeunes visages par celui de Shou en quasi permanence. Il avait beau faire, les années ne changeaient rien et il était certain que son amant était comme lui. Lorsqu'il aidait ses jeunes hommes et femmes, ne songeait-il pas qu'un jour, ce serait leur fils qui serait là ? Daisuke y songeait constemment. Attrapant son verre, il souffla plus bas, limitant leur conversation à eux deux, comme s'il tentait de repousser les attaques extérieurs, qui ne manqueraient pas d'apparaitre, il en était certain.

    Tu sais, je trouve ça agaçant mais puisque les jeunes disparus sont presque majeur, le NSS à tendance à repousser les recherches. Les fugues c'est courant et ils ont l'habitude de repousser les familles. Alors l'importance tombe... Tu veux que je regarde pour un nom particulier ? Je suis certain que Marlow ne serait pas contre une petite recherche sur le terrain.

    Et puis Daisuke ne savait rien refuser à son blondie. Absolument rien. D'ailleurs, ça lui rappelait une certaine conversation au sujet d'une certaine petite fille. Une petite blonde avec de grands yeux bleu serait la bienvenue dans leur famille non ? Il songea un instant à en parler avec maman D mais avec le paternel à ses côtés, qu'il ignorait complètement en ce moment d'ailleurs, une très mauvaise stratégie de sa part, ce n'était pas une excellente idée. Papa D aurait vu là un probable échappatoire à son fils, il aurait peut-être courut appeler Laura afin qu'elle aménage dans leur appartement et qu'elle vire les affaires du rouquin par la même occasion. Le repas ne serait pas même terminé qu'elle serait déjà bien installé oui ! Après tout, elle n'attendait probablement que ça, mettre la main sur son cher Quin et lui pondre des enfants. Pas question.
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Sam 10 Juil - 21:52

 - Peut-être...  Il souffla.  Hm, ça fait plus de deux jours... Tu vois peut-être qu'il est simplement malade mais on a eu aucune nouvelle de sa famille et ils ont dit qu'il reviendrait bientôt que tout allait bien... 

Ça, il y croyait à moitié mais il n'avait pas le choix. On lui demandait de faire ses cours, former de futurs excellents militaires ainsi qu'apporter sa contribution pour les sauteries en tout genre de l'établissement. Le pire étant les sorties scolaires. Secrètement, le blond espérait que Shou ne choisisse jamais sa section, ni qu'il soit obligé de le surveiller pendant une excursion organisée par l'Himmel. Quincey se voyait déjà ne pas lâcher la mini-carotte des yeux. Ce ne serait pas bon pour lui, encore moins pour l'enfant. Pourtant, l'instructeur savait faire preuve de détachement envers ses chers étudiants. Après tout, aucun ne discernait une pointe d'attachement dans son comportement malgré le nombre de surnoms affectueux qui volait dans une heure de cours. C'était triste au fond. Ce manque de compréhension. Il râlait auprès des nouveaux et regrettait les anciens. Enfin, les très anciens. Il fallait qu'ils soient déjà dans la vie active pour qu'ils lui manquent. Jouant avec sa nourriture un instant, il se décida à manger alors que le regard maternel pesait sur lui. Cependant il s'arrêta quand Dai parla, la fourchette en suspend dans l'air.

 - Toujours la même chose, non ? Quand on est pas touché, on s'en fout. Je suis sur que si un mec du NSS avait sa soeur ou son frère était impliqué, il se bougerait...  Il hésita mais hocha doucement la tête.  Non, merci...  Un faible sourire glissa sur ses lèvres.  Ça ira... 

Ses yeux croisèrent ceux de son frère. Il se contenta de soupirer avant de se remettre à manger. Qu'il le veuille ou non, le blond savait que lever le voile sur certaines familles n'amenaient rien de bon. En clair, il avait l'intention de se mêler de ce qui le regardait uniquement. De toute façon, s'il allait trop loin, un rappel à l'ordre tomberait de plus haut. Son frère aîné glissa malicieusement.

 - Pourriez-vous nous faire partager votre discussion ? Elle doit être très intéressante si Quin en oublie de manger. 

Le blond observa son assiette puis celle des autres convives mais pas question de satisfaire la curiosité fraternelle. Le silence offert froissa Jeff qui lança un regard furieux à Daisuke. Sa mère s'inquiéta lui demandant au passage, si le plat n'était pas à son goût. Le plus jeune se contenta d'un sourire rassurant et se mit à finir tant bien que mal sa nourriture. La suite ne tarda pas à apparaître sur la table laissant Quincey dans un état incertain. Pourquoi on ne faisait jamais de repas simple ici ? Dragonwort semblait attendre ce moment précis pour mettre la main sur son gendre comme tout le monde disait.

 - Avez-vous l'intention de continuer dans le NSS et monter en grade Daisuke ?  Jeff ne se retint nullement de glisser.  Comme si c'était possible... 

On avait jamais vu un légume avec un cerveau ! On ne parlait pas d'une carotte transgénique ! Profitant de la double attaque, Quin se leva pour murmurer quelques mots à l'oreille de Hiro. Il souhaitait s'entretenir avec lui pendant quelques minutes. Par chance, leur père était d'une ténacité redoutable. Aucune chance qu'il laisse du repos à l'officier tant que ses réponses ne lui conviendraient pas. À leur mère, le petit frère souffla une excuse avant marcher en direction du salon. Son corps se laissa tomber dans un des fauteuils. Ses yeux glissèrent sur la silhouette du jumeau. Et si Dai portait des lunettes ? Non, ce serait totalement différent. Revenant à des préoccupations plus sérieuses, l'homme croisa les bras. Songeur. Mais aussi inquiet.

 - Hiro, je voulais te demander... S'il venait à m'arriver quelque chose, Dai, comment dire, ne serait pas lésé ? Nous avons notre appartement en commun et tu sais comment est mon père... 

Si la moindre faille se trouvait quelque part, il s'engouffrerait dedans pour mettre le rouquin à la porte. Sa mère aurait beau être en colère, Dragonwort père était têtu. Une qualité partagée par ses fils. Mais depuis quelque temps, le plus jeune repensait à ça. À cet après qui le terrorisait. Pendant un moment, l'idée ne l'avait pas effleuré mais elle était revenue le hanter suite à quelques situations d'élèves. Machinalement ses doigts se mirent à triturer une mèche blonde.

- Mais ne dis rien à Daisuke, je ne sais pas comment il le prendrait. Enfin si, mal, évidemment.

Ce qu'il comprenait parfaitement. D'ailleurs des deux, l'instructeur ne faisait pas le travail le plus dangereux. Mais il était sans contexte le plus soucieux.



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Daisuke Akihiko
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Jeu 29 Juil - 17:44

    S’il y avait bien une chose qui intéressait Quincey en ce monde, parce que Daisuke avait comprit avec le temps que peu de chose intéressait réellement son blondie, c’était bien ses élèves. On avait beau dire le blond froid, détaché, voir insensible, il n’en était absolument rien. Les jeunes à qui il donnait ses cours, ne réaliserait peut-être jamais à quel point leur enseignant avait tout fait pour les voir réussir. Il n’était donc pas étonnant de voir celui-ci s’inquiéter si l’un d’entre-deux manquait à l’appel. Après tout, l’Uros n’était plus tellement un endroit sur pour la jeunesse, entre les malades qui rôdaient, les mouvements de résistance pour jeune -qu’il détestait particulièrement- et les différent trafiquant, ça n’avait plus rien d’étrange. Sauf que cette fois, selon les dires de Quin, les parents avaient assurés que le fils reviendrait en classe. Il n’y avait donc rien à faire et soupirant faiblement, le rouquin acquiesça doucement alors qu’une pointe de déception, parce qu’il n’allait pas pouvoir se montrer utile, et une de soulagement, parce que le jeune allait probablement bien, le traversait en même temps. Ce n’était visiblement pas de ressort mais il offrit tout de même ses services, qui sait, peut-être qu’il pourrait rassurer un minimum son amoureux ?

    Visiblement pas. L’offre fut rejetée avec amertume, une pointe du moins. Il comprenait la frustration de son amant, lui-même n’arrivait pas à se faire à l’injustice du système mis en place. Mais c’était partout la même chose non ? C’était comme ça avant le départ de la terre, cette supposée planète d’où ils venaient tous, mais c’était la même chose il y avait trente ans de cela aussi. Bref, il n’y avait rien à faire, sauf continué de se battre et de profiter des quelques officiers tel que lui et Marlow, qui préférait faire à leur tête et suivre les pistes qui les intéressaient. À quand la promotion ? Il serrait toujours des dents à cette question. Il ne travaillait pas pour le NSS pour ça, pas du tout, il y était pour se montrer utile et aider son prochain. Mais ça, personne -ou presque- ne voulait le croire réellement. Surement pas son beau frère, s’il pouvait le nommer ainsi, démon va. Il n’avait pas même eu le temps de vider son assiette, encore préoccupé par l’air étrange de son amoureux, que déjà Jeff faisait des siennes. Est-ce que cet homme savait la fermer un instant ? Rien qu’un tout petit ? Lui jetant un regard las, il se dit que non. Jeffrey le détestait, il n’y avait rien à y faire, il ne le lâcherait pas avant sa mort probablement. Daisuke ne s’attendait pas réellement à mieux. Soupirant, il repoussa son irritation. Il devait rester calme, c’était la règle d’or et il préféra avaler la nourriture avec plaisir. Les repas avec l’ennemi n’avaient jamais qu’un seul point positif; la nourriture. Du reste, il suffisait d’avoir un minimum d’endurance. En tant qu’officier, il y arriverait.

    Il n’avait pourtant pas prévu la suite. Est-ce que le rouquin avait prit la mauvaise habitude d’être protégé en permanence par le cadet de la famille ? Peut-être et c’était une très mauvaise idée. Aussi, lorsque Quincey se redressa en s’excusant, ne lui jetant pas même un regard, Dai ne put s’empêcher de froncer légèrement les sourcils. Il n’aimait pas quand le blond échappait à son regard et lorsque celui-ci se pencha à l’oreille d’Hiro, le jumeau terrible qui le fixait toujours, il sentit son pouls s’accélérer. Il avait beau être le petit ami, l’amant et compagnon de vie de Quin, la carotte n’arriverait probablement jamais à accepter que son amoureux traine avec son jumeau. Fixant le couple quitter la salle à manger, parce que bien entendu Hiroyuki ne pouvait pas résister à la requête de Quincey, Daisuke baissa les yeux sur son assiette. Ce n’était pas le moment d’être jaloux mais le sang lui battait les tempes. Qu’un étranger tente de draguer son amoureux pouvait encore passer, il avait assez confiance en lui pour ne pas se sentir entièrement menacé mais avec son double, c’était autre chose. Il avait été le premier, au tout départ il n’avait été lui-même qu’un remplaçant. Enfin, c’est ce que son frère jumeau s’amusait à dire et même si la carotte faisait mine de ne pas le croire, il y aurait toujours un doute. Ce fichu doute qui lui comprimait la poitrine alors qu’il redressait des yeux noirs sur Jeffrey.

    Dans mon travail, ce n’est pas tellement le grade qui compte mais plutôt les résultats. Je ne m’inquiète pas du montant de mon salaire personnellement, c’est plutôt le bien-être des autres citoyens de l’Uros qui me tient à cœur, contrairement à certain… Je suppose. Mais bien entendu, je compte grimper en grade. Plus on a de pouvoir, plus on peut protéger correctement les autres.

    Est-ce qu’il avait réellement envie de se battre ? Non, bien sur que non. Enfin, pas avec les mots et les poings étaient interdits. Soupirant, il préféra ramener les yeux sur son assiette. Surtout, il ne devait pas songer au fait que son amant trainait avec la première copie Akihiko, celle-là même qui l’avait longtemps étreint. Tentant de rester calme, il jeta son dévolu sur maman D, la félicitant sur sa nourriture, comme toujours tien. Au diable Jeffrey, il pouvait aller pourrir en enfer, pas question de l’accompagner. À croire qu’il avait fait bien du chemin depuis l’époque. Autrefois, il devait agripper son pantalon durant tout l’entretient que le repas était, afin de ne pas étouffer ce salopard mais avec le temps, il avait prit à prendre sur soi. Tout ça grâce à Quin, bien entendu. Ses yeux trainèrent un instant en direction de la pièce où le blond c’était glissé et il soupira à nouveau. Il n’y avait pas à dire, sans lui, Dai se sentait perdu.

    Quant à son frère identique, il suivit sans attendre Quincey, lui emboitant le pas avec un naturel inquiétant. Il n’avait aucune idée de ce dont l’autre homme voulait lui parler mais il se planta devant lui, une main se faufilant dans la poche de son veston. La question ne le surprit qu’à moitié. Il connaissait bien le blond depuis le temps, à l’époque beaucoup mieux qu’aujourd’hui assurément, mais il reconnaissait l’angoisse typique de l’homme qui le fixait. Alors il s’inquiétait pour son frère ? Un petit sourire ourla le coin gauche de ses lèvres. Il n’y avait probablement que Quincey Dragonwort pour craindre ainsi le futur de son amant, alors que des deux, il était celui avec le job le plus stable et le moins dangereux. Cela dit, ce petit côté trop consciencieux, lui avait toujours plu. Il n’avait rien de l’homme soumit que certain pouvait imaginer qu’il était, enfin en le voyant en compagnie de Daisuke. S’approchant de lui, Hiro prit place sur le petit pouf que maman D avait prit plus tôt. Le juge était un homme calme, il aimait prendre son temps et en ce moment, il se gâtait. Fixant Quincey, il étudiait son visage, y cherchant des traces de leur passé. Comment ouvrait-il la bouche déjà, lorsqu’il le suppliait de se montrer plus brusque ? Son sourire s’étira et il baissa les yeux sur ses mains un instant, les croisant.

    J’apprécie toujours autant la responsabilité dont tu fais preuve. Avec Daisuke, je considère que ce n’est pas un luxe. Cela dit, je ne sais pas ce que tu espère de moi Quincey. Tu connais ton père mieux que moi, tu sais très bien que même avec un testament en béton, il cherchera des failles et qu’il arrivera, plus que probablement à contourner tes dernières volontés.

    Il ne faisait que dire la vérité et ça, il savait que Quin le savait. En fait, Hiro n’avait jamais aimé mentir, sauf quand ça l’arrangeait dirait certain mais il était réellement un homme honnête. Tant pis si la vérité blessait. Il n’avait donc jamais tenté de dissimuler ses rapports intimes avec Mark, pas même à son épouse et vice versa. Il pouvait prendre un appel de Mark devant Melia, bien que ce soit rare mais il ne se gênait pas non plus pour prendre ceux de sa femme devant son amant. Enfin, sauf lorsqu’il était vraiment occupé, pas question de se dérangé pour si peu tout de même. Inspirant doucement, il avança une main et effleura le genou de Quincey. Sans réelle raison, juste une envie de le toucher. Le bout de ses doigts effleura l’homme, tira doucement sur le tissu puis sa paume rejoignit la rondeur de son articulation.

    Tu sais pourtant que Daisuke s’en sortirait très bien non ? Quand bien même il perdait l’appartement et le petit ta loge… il arriverait à l’élever correctement.

    Ce n’était pas les paroles les plus rassurantes qui soient, il en était conscient mais contrairement à son frère, il n’aimait pas rêver en grand. Il aimait rester dans la mesure du possible, du prévisible. L’optimiste, c’était bon pour les cons. Lui, il avait tous les jours la bêtise humaine en pleine figure, c’était difficile de se montrer rêveur et d’espérer trop. Il préférait être conscient de ce qu’il possédait et de l’apprécier, quand bien même il ne le mérite pas. Parce que ça aussi, il en était conscient. Toutefois, il ne voulait pas inquiéter le blond et soupirant doucement, il fit légèrement glisser son siège vers l’avant. Son genou cogna alors doucement celui de son vis-à-vis et il sourit en faisant monter sa main de quelques centimètres.

    Dit moi plutôt ce qui t’inquiète comme ça. Tu as des problèmes à l’institut ? Des menaces d’élèves ou de parents ? Je ne suis pas Daisuke, tu le sais bien, je peux écouter sans me fâcher.

    Parce qu’il imaginait très bien son frère se jeter sur les dits parents en les menaçant de son arme à feu. Cette idée le fit sourire à nouveau, la bêtise humaine incarnée, c’était son double. Pendant ses réflexions, sa main c’était mise à caresser lentement, gentiment même, la jambe de son beau frère. Parce que tu côté Akihiko, Quincey était un membre de la famille, en fait papa A l’avait tout de suite accepté parmi eux. Paix à son âme. Dans la cuisine, le scénario n’était pas tellement joyeux, Daisuke avait dépassé le stade de l’inquiétude et grimpait à l’angoisse, écrasant sa purée encore et encore avec sa fourchette. Qu’est-ce que Quin et Hiro fichait hein ? Ils étaient absents depuis bien trop longtemps ! Il devait se vider l’esprit et ne quittant pas des yeux la sortie, qu’avaient empruntés les deux hommes plus tôt, il s’adressa à Jeffrey. La preuve qu’il n’était pas entièrement conscient de ce qu’il faisait.

    Et alors Jeffrey, tu n’as toujours pas trouver une femme ? Pourtant, au nombre que tu rencontres, tu devrais être en état de trouver une épouse non ? Tu veux que je te présente une amie ?

    C’était trop gentil, il s’en doutait mais il devait s’occuper l’esprit. Tant pis s’il faisait une grosse bêtise, il devait au moins se vider la tête. Non, Quincey n’était pas en train de retirer ses vêtements, tout en tirant sur la satanée cravate de Hiro. Non non, personne ne dévorait la gorge de l’autre, ne se perdait en baiser et il n’entendrait pas de gémissement. Soupirant, il se décida enfin à manger et lança un coup d’œil à Jeffrey, qui était probablement sous le choc ou encore, complètement dégoûté par l’offre.

    Des épouses potentielles bien entendue. La sayeh détient beaucoup de femme adorable et prête à prendre leur retraite dès qu’un homme correct sera capable de les prendre en charge. En plus, elles ont une cervelle, ce qui n’est pas rien.

    Finalement, c'était définitivement trop généreux mais tant pis, il s'en mordrait les doigts plus tard. Il avait prit l'habitude avec les années. Aller, on continue de serrer les dents et on sourit !


Dernière édition par Daisuke Akihiko le Dim 19 Sep - 21:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Mer 15 Sep - 22:45


Ses craintes confirmées, le blond songeait à partager sa véritable inquiétude. Elle n'avait rien à voir avec l'implication de son père dans son couple.

 - Depuis quelques temps, nous avons trois élèves particulièrement turbulents mais terriblement brillants qui nous posent problème. Ils utilisent leur capacité à mauvais escient et ne semblent pas avoir peur de se servir de leurs camarades, ni de nous emprunter du matériel... 

Le terme exact aurait été plus exactement volé mais le blond ne voulait l'avouer qu'à demi-mot. Cette situation était déjà suffisamment honteuse, il n'était pas nécessaire de l'exposer plus clairement. Croisant les bras, Quincey ferma les yeux. Quand le contrôle leur avait-il échappé ? Il se retrouvait piégé avec un autre collègue, contraint de ne pouvoir prendre des sanctions adéquates. Si un n'était que d'une loge inférieure, les autres venaient de la Lux et de la Sayeh. Le mal devait être éradiqué en une seule fois, cependant le blond craignait des représailles. La réputation d'instructeurs avait été ternie pour moins que ça et dans certains cas, ils avaient été acculés jusqu'à commettre le pire. Un soupir franchit ses lèvres et ses paupières se levèrent doucement. Non, il ne se voyait pas mentionner les travaux douteux découverts sur l'ordinateur d'un des élèves. Modifier le génome humain afin de lui permettre de vivre dans l'espace ? Ils n'avaient que 17 ans et rêvaient déjà de jouer aux apprentis sorciers avec leur voisin de classe. Sans compter le reste... Comment dire à un parent que son enfant était potentiellement dangereux ? Pas seulement pour lui mais pour son entourage. Passant une main dans ses cheveux, le blond tourna la tête vers le rouquin. Ses inquiétudes passées s'étaient dissipées laissant le présent prendre place. Il était de ceux qui ne souhaitaient pas l'Himmel soit terni ou que des rumeurs circulent sur l'établissement. Ils avaient des projets pour leurs élèves. Ils voulaient en faire l'élite des militaires prête à intervenir durant n'importe quel combat malheureusement, leur sélection les souciait.

Pensivement, son visage se détourna. Fallait-il détruire et reconstruire ? Retracer des nouvelles limites, imposer d'autres exigences serait nécessaire. Sa main droite se leva et il frotta vigoureusement son front. Ces pensées étaient restées bien trop longtemps dans son esprit. Bien des fois, l'envie de se confier à Daisuke s'était présentée mais il n'en avait jamais eu le courage. Avec son travail, il devait s'occuper des biens de cas, si bien qu'en rajouter une couche ne lui avait pas paru nécessaire. Pour lui-même, il murmura.

 - Je me demande quelles plantes nous sommes entrain de faire pousser... 

Sûrement des mauvaises herbes. Un champ de mauvaises herbes qui les étouffera dès que l'occasion se présentera. À cette image, le blond frissonna, toutefois une sonnerie s'invita dans la pièce. Cherchant son iNomad, Quin se leva et présenta ses excuses à son beau-frère avant de disparaître dans une autre pièce. Le numéro lui était inconnu. Une voix lui parvint mais il resta interdit ne sachant comment une personne qui ne lui était même pas familière avait ses coordonnées. Cependant la réponse ne tarda pas. Ses sourcils se froncèrent et lorsque son interlocuteur raccrocha, l'instructeur se sentit abattu. La soirée allait être beaucoup plus mouvementée que prévue mais au moins, l'officier pourrait échapper à son père. L'iNomad rangé, le blond retourna rapidement à table. Jeff avait répondu à Dai de s'occuper de ses affaires, qu'il n'avait pas besoin de lui comme entremetteur et qu'il n'avait pas l'intention d'épouser une femme de la Sayeh. Pas question de s'unir à une femme plus forte que lui, physiquement parlant. Mentalement parlant aussi. Quand son petit frère arriva, il redressa sa tête et lui adressa un air presque suppliant qui semblait dire « Remballe ta carotte transgénique ». Quincey ne le remarqua pas mais lança.

 - Excusez-nous, nous ne pouvons pas rester. Dai doit m'accompagner quelque part. C'est urgent. 

Le ton était sans appel. Madame Dragonwort essaya bien d'insister sans résultat. Le patriarche hocha en silence la tête alors que l'aîné questionnait son cadet du regard. Qu'avait-il de si urgent à faire ? S'il demandait au rouquin de venir avec lui, cela signifiait que c'était important, non ? Si cela avait concerné Shou, il en aurait parlé librement. Même s'il ne disait rien, Papa D se posait les mêmes questions. Son fils n'était pas du genre à se défiler sans bonne raison, cependant il ne semblait pas pouvoir évoquer cette dernière en face d'eux. Des excuses s'élevèrent à nouveau, pourtant le blond estimait que c'était mieux ainsi. Hiro passerait un bon moment avec sa famille et Daisuke se détendrait. Quittant la salle à manger, Quin se dirigea dans le hall pour y attendre son compagnon. Etait-ce vraiment une bonne chose de l'emmener ? Tant pis pour les répercussions, il était le seul à pouvoir l'accompagner à l'endroit où il devait se rendre. Ses mains se glissèrent dans ses poches au moment où sa mère apparaissait avec leurs vestes. Une lueur inquiète brillait au fond de ses prunelles. Les yeux bleus se baissèrent, presque mal à l'aise. D'une voix timide, il chuchota.

 - Je suis désolé... On reviendra bientôt. Et avec Shou... 

Un sourire bienveillant apparut de suite sur ses lèvres. C'était une promesse, qu'il allait essayer de tenir. Il n'aurait qu'à tout arranger un jour où leur père serait absent. Alors que cette perspective faisait son chemin, le jeune homme passa sa veste, un brin coupable. Néanmoins affaires de famille ne pressaient pas et ressortant son iNomad, il regarda si l'inconnu l'avait contacté une nouvelle fois. Franchement, il aurait aimé savoir quelle folie ou malice s'était emparée du concerné. À cette heure-là, n'avait-il pas mieux à faire que de trainer du côté de l'un des quartiers les plus malfamés ? Si encore, il n'avait fait que passer gentiment. Mais non, provoquer des hommes du coin lui avait paru bien plus intelligent et pour couronner le tout, il fallait que ce soit un de ses élèves. Magnifique l'Himmel ! Avec un peu de chance, tout n'était qu'un cauchemar. Il rêvait qu'il allait se rendre dans les décombres pour récupérer un idiot qui avait voulu jouer au plus malin. Quincey réalisa que la condition de l'adolescent ne lui avait pas été précisée. Le pire lui vint à l'esprit mais une partie de lui estimait que cela ferait office de bonne leçon ! À cela, il ajouterait quelques devoirs supplémentaires et des travaux pratiques. Tout en fixant la porte, Quin se mit à songer à tous les sujets plausibles de torture. Et est-ce que les parents étaient au courant ? Valait-il mieux les appeler maintenant ou après avoir vu leur bambin en vie ? Ses dents triturèrent ses lèvres sous les interrogations successives lui rappelant toutes ses obligations d'instructeur.

 - Je vais peut-être finir par demander un poste au Basha.. 

Depuis le temps qu'il disait ça, aucun risque. À chaque souci de ce type, l'envie de partir le prenait mais il restait.
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Daisuke Akihiko
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MessageSujet: Re: Meet the Dragonwort   Lun 4 Oct - 16:17


    Une mère n’abandonne jamais ses petits. Tu serais bien malheureux de quitter l’Himmel et son lot de petit connard surestimé.

    Ayant surprit Quincey à encore parler d’un probable départ de l’Himmel, une menace qui refaisait surface de temps à autre mais jamais avec sérieux, le rouquin lui offrit un petit sourire en coin alors qu’il enfilait la veste tendue par maman D. Il avait retrouvé des couleurs depuis le moment où son amant avait annoncé leur départ. Finalement la soirée ne serait pas si moche que ça, enfin c’est ce qu’il se disait. Quant à Hiroyuki, il venait tout juste de les rejoindre pour les saluer en bonne et du forme. Son jumeau soupira d’ailleurs en l’apercevant. Pour une fois, il aurait bien aimé que son double oublie la bonne étiquette et leur fiche simplement la paix. Quoi qu’il veuille en dire, Dai n’aimait pas du tout voir sa princesse trainer avec le salaud qu’était son frère, hors ça Quin s’en fichait la plupart du temps. Ça ne devait pas même lui avoir effleuré l’esprit que le petit entretient privé qu’ils avaient eu lui et le juge, pouvait déranger son amoureux. Hiro attendit donc son tour pour saluer le blond et lui promettre de revoir la question qu’il lui avait posé, ah ce Hiro toujours si utile hein. La carotte serrait légèrement les dents maintenant et embrassant la joue de sa belle-mère non officielle, il s’empressa de quitter la demeure. Quincey n’aurait qu’à lui emboîter le pas, lui ça le rendait déjà malade comme situation. Sans parler qu’il avait eu la grandeur d’âme d’offrir à Jeffrey de lui présenter une fille et que celui-ci l’avait envoyé balader. Ce type n’était qu’un froussard !

    L’officier du NSS en était à son deuxième examen des lieux, un moyen comme un autre de s’occuper lorsqu’on s’ennui, lorsque Quin le rejoignit enfin. Cette fois, ce fut Daisuke qui lui emboita le pas jusqu’à leur véhicule. Il ne savait toujours rien sur la situation actuelle, quel était ce superbe plan qui lui évitait de passer la soirée avec la si charmante famille Dragonwort ? Parce que franchement, il se sentait presque redevant maintenant.

    Alors, qu’est-ce qu’il se passe ? Non pas que la situation m’inquiète remarque, on ne fait pas réellement pire que ce à quoi l’ont viens d’échapper non ?

    Il tenta bien de lui offrir un petit sourire espiègle mais l’expression de son amant gâcha un peu le tableau final. Quincey s’inquiétait pour tout et rien, ça il l’avait comprit bien vite au bout de leur première année de fréquentation mais ce soir, le blond avait l’air encore plus anxieux et ça, ce n’était pas rien. Soupirant, le roux se passa une main dans les cheveux avant de ne se glisser sur le siège conducteur de leur véhicule. Il ne savait pas encore où ils allaient mais il préférait prendre le volant, encore davantage quand il voyait l’état de son amoureux.

    D’accord, dit moi où je dois me rendre, tu as le temps du voyage pour m’expliquer. Et pas d’omission Quincey Dragonwort. Tu tire une sale tête mon lapin...

    Oh ça oui et c’est bien ce qui l’inquiétait alors qu’il glissait la carte magnétique dans la voiture pour la mettre en marche. Pourvu que les choses ne soient pas si terrible que le laissait présager le visage de son amant.
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Meet the Dragonwort

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